Alors que le cessez-le-feu entre Israël et le Liban est désormais en vigueur, les troupes israéliennes restent positionnées dans le sud du Liban. Selon un responsable israélien, le retrait sera effectué progressivement, en conformité avec les dispositions de l’accord, qui prévoit une période de 60 jours pour achever cette opération. La date exacte du début de ce retrait n’a toutefois pas été précisée, et son rythme dépendra de la mise en œuvre effective de l’accord par toutes les parties concernées.
Ce responsable a ajouté que le retour des civils libanais dans leurs habitations, toujours limité pour l’instant, sera également conditionné par le respect des engagements pris dans l’accord. « Nous devons nous assurer que le processus fonctionne correctement », a-t-il souligné, indiquant que ce plan repose sur une application progressive des mesures convenues.
Des tensions persistantes malgré l’arrêt des hostilités
Dans la matinée de mercredi, alors que le cessez-le-feu était déjà en vigueur, des soldats israéliens ont ouvert le feu sur plusieurs véhicules qui s’approchaient d’une zone militaire restreinte dans le sud du Liban. Aucun blessé ou victime n’a été signalé, mais cet incident montre que la situation reste instable. Selon Israël, ses forces continueront de réagir en cas de menace directe, tandis que les situations jugées moins urgentes seront rapportées au comité international de suivi. Le responsable israélien a précisé qu’en cas d’inaction de ce comité, Israël n’exclut pas d’intervenir directement pour protéger ses troupes.
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Frappes israéliennes à la frontière syro-libanaise
Dans les heures qui ont précédé l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, des frappes aériennes israéliennes ont ciblé des points de passage entre la Syrie et le Liban. Ces attaques ont causé la mort de plusieurs personnes, selon des sources locales et internationales. Le ministère syrien de la Défense a rapporté que six personnes, dont deux soldats, avaient péri, tandis que 12 autres, parmi lesquelles des civils, des enfants et des membres du Croissant-Rouge syrien, ont été blessées.
Israël affirme régulièrement que ces zones sont utilisées pour le transfert d’armes vers le Hezbollah, justifiant ainsi ses frappes. Ces incidents illustrent une dynamique où les cessez-le-feu sont souvent fragilisés par des événements survenant en périphérie des conflits principaux.
Une paix incertaine
Malgré l’annonce du cessez-le-feu, les tensions persistent sur plusieurs fronts. Le sud du Liban reste un point de friction majeur entre Israël et le Hezbollah, tandis que la frontière syro-libanaise continue de servir de théâtre à des opérations militaires israéliennes. Ces développements montrent que l’accord, bien que salué comme une étape positive, devra être soutenu par des mécanismes efficaces de suivi et de mise en œuvre pour éviter une reprise des hostilités.



