Israël a émis un avertissement sévère aux résidents du sud du Liban ainsi qu’aux secouristes et ambulanciers opérant dans la région, en affirmant que le Hezbollah utiliserait des véhicules médicaux pour transporter des combattants et des armes. Dans un message adressé à la population locale, l’armée israélienne a averti que toute tentative de retour dans les zones évacuées serait extrêmement dangereuse en raison des combats en cours.
Dans un communiqué diffusé vendredi, Israël a souligné les risques encourus par les équipes médicales, en les exhortant à ne pas coopérer avec le Hezbollah. « Nous avertissons que l’utilisation des ambulances pour transporter des combattants et des armes par le Hezbollah est inacceptable. Par conséquent, des mesures seront prises contre tout véhicule transportant des combattants, indépendamment de sa nature, » a déclaré l’armée israélienne.
Appel à la population et aux secouristes
Le message, largement diffusé dans le sud du Liban, appelle les habitants à ne pas retourner dans leurs maisons ou dans leurs champs d’oliviers situés dans les zones évacuées, qu’Israël qualifie de « zones de combat dangereuses. » Les autorités israéliennes ont ainsi averti que ces régions étaient particulièrement à risque en raison de la présence active du Hezbollah, engagé dans des affrontements intenses avec les forces israéliennes.
L’armée israélienne a également averti que toute ambulance soupçonnée de transporter des combattants armés du Hezbollah serait considérée comme une cible légitime, peu importe son statut médical. Cet avertissement a soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des civils et des équipes médicales, souvent prises dans le feu croisé des combats.
Accusations contre le Hezbollah
Israël accuse le Hezbollah de se servir des ambulances pour dissimuler des activités militaires, notamment pour transporter des armes et des combattants, une pratique qui, selon l’armée israélienne, met en danger les équipes médicales et complique les opérations de secours. Ces accusations surviennent alors que les combats dans le sud du Liban s’intensifient, avec des pertes croissantes de part et d’autre.
Le Hezbollah, de son côté, n’a pas officiellement répondu à ces accusations. Cependant, le groupe a précédemment nié toute utilisation abusive des infrastructures civiles pour mener des opérations militaires, tout en continuant à engager Israël dans des affrontements violents le long de la frontière.



