Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Jebran Bassil, a marqué les 40 jours depuis la mort du leader du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne, en publiant un éloge et une déclaration politique dans le journal al-Akhbar. Dans ce texte, Bassil a exprimé son chagrin face à la perte de « l’ami irremplaçable » qu’était Nasrallah pour lui, affirmant que seul l’ancien président Michel Aoun, fondateur du CPL et son beau-père, occupait une place plus importante dans son cœur.
S’adressant symboliquement à Nasrallah, Bassil a souligné la vision du défunt leader, qui croyait fermement en sa capacité à éviter la guerre grâce à l’équation de dissuasion. Cependant, comme l’a noté Bassil, « la guerre t’a poursuivi et t’a ciblé ». Nasrallah, selon lui, aspirait à libérer Jérusalem et misait pour cela sur l’unité des forces de l’Axe de la Résistance. Bassil reconnaît toutefois les limites des capacités de cet Axe, qui n’ont pas suffi à soutenir pleinement les ambitions de Nasrallah.
Bassil a ensuite insisté sur l’importance de protéger le Liban, affirmant que « l’occupation d’Israël restera impossible ». Il a toutefois ajouté un message clair et franc, reflétant une prise de position politique sur la sécurité nationale : « Cela ne peut plus être accompli sans un État fort et juste capable de mener une stratégie de défense qui préserve tous les éléments de la force ». Ces propos mettent en lumière la conviction de Bassil que seul un État fort peut véritablement protéger le Liban et garantir sa souveraineté.
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Cette déclaration, bien qu’honorant la mémoire de Nasrallah, comporte également un appel à une restructuration de la politique de défense libanaise, sous une direction étatique consolidée. Bassil semble ainsi réaffirmer sa vision d’un Liban où l’État aurait le monopole de la force et serait en mesure de diriger la défense nationale de manière autonome, sans dépendre de forces non-étatiques. Ce message reflète une position de plus en plus discutée au Liban, notamment dans le contexte des relations tendues avec Israël et des enjeux de souveraineté et de sécurité qui en découlent.



