La chute de Bachar al-Assad, leader de longue date de la Syrie, marque une étape cruciale dans l’histoire tourmentée du pays, plongé dans la guerre civile depuis 2011. Après une offensive éclair menée par une coalition de rebelles islamistes, Assad a été destitué, suscitant des réactions variées à travers le monde. Les conséquences de cet événement se dessinent sur les plans géopolitique, humanitaire et stratégique. Voici un tour d’horizon des principales réactions internationales.
Chine : « Retour à la stabilité »
Pékin a appelé à un retour rapide à la stabilité en Syrie. Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné son suivi attentif des événements et a exprimé l’espoir que la situation s’améliore rapidement.
France : « L’heure de l’unité »
La France a salué le départ d’Assad, appelant à une transition politique pacifique. Christophe Lemoine, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a insisté sur la nécessité de rejeter toute forme d’extrémisme et de réunifier un pays fracturé par plus d’une décennie de conflits internes.
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Allemagne : « Protection des minorités »
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a mis en garde contre la prise de contrôle du pays par de nouveaux radicaux. Elle a plaidé pour la protection des minorités ethniques et religieuses, notamment les Kurdes, les Alaouites et les Chrétiens, tout en appelant à une inclusivité politique.
Iran : « Dialogue politique »
L’Iran, allié de longue date du régime d’Assad, a appelé à un dialogue politique entre les factions syriennes. Toutefois, des diplomates iraniens ont quitté leur ambassade à Damas avant qu’elle ne soit attaquée par des assaillants inconnus, reflétant une situation chaotique sur le terrain.
Turquie : « Un pays en tourmente »
Pour la Turquie, la chute d’Assad est la conséquence logique d’une guerre civile prolongée. Hakan Fidan, ministre turc des Affaires étrangères, a rappelé que le pays était en proie à des troubles depuis 13 ans, soulignant la nécessité d’une gestion prudente des événements.
Émirats Arabes Unis : « Travailler ensemble pour éviter le chaos »
Un conseiller présidentiel des Émirats Arabes Unis, Anwar Gargash, a exhorté les Syriens à collaborer pour éviter une nouvelle vague de désordre. Il a exprimé son souhait que la Syrie ne retombe pas dans un chaos prolongé.
Royaume-Uni : « Une solution politique nécessaire »
Angela Rayner, vice-première ministre britannique, a reconnu les problèmes posés par le régime Assad mais a insisté sur l’importance d’une solution politique qui garantirait stabilité et justice pour les Syriens.
Nations Unies : « Espoir prudent »
Geir Pedersen, envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, a qualifié cet événement de « moment charnière » et a exprimé un espoir mesuré pour une nouvelle ère de paix, de dignité et de réconciliation.
États-Unis : « Un tournant lié au désengagement russe »
Le président-élu Donald Trump a attribué la chute d’Assad au retrait du soutien de la Russie. Selon lui, Vladimir Poutine n’était plus intéressé à protéger le leader syrien.
Russie : « Suivi avec préoccupation »
Moscou a confirmé que Bachar al-Assad avait quitté la Syrie après des négociations avec des groupes rebelles. Bien que la Russie ait joué un rôle clé dans le maintien au pouvoir d’Assad depuis 2015, ses priorités semblent désormais concentrées sur l’Ukraine, tout en maintenant une présence militaire en Syrie.



