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« La guerre contre le Liban doit commencer maintenant » (responsable israélien)

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Les propos menaçants adressés au ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, à l’égard du Liban ont capté l’attention internationale, exacerbant les craintes d’une confrontation plus large.

En effet, la situation a pris une tournure encore plus grave lorsque Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale et membre d’un parti d’extrême droite, a exhorté Galant à intensifier les actions militaires contre le Liban : « L’armée est votre responsabilité, et la guerre contre le Liban doit commencer maintenant. Arrêtez de publier des vidéos et commencez à répondre et à attaquer maintenant ». Ces déclarations ont jeté de l’huile sur le feu dans un contexte déjà tendu, marqué par des échanges hostiles et des frappes militaires entre les deux pays.

Pour rappel, Itamar Ben-Gvir avait déjà proposé le déplacement des populations palestiniennes hors de Gaza et à la recolonisation de ce territoire.

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Une escalade rapide

La situation a rapidement évolué avec des frappes aériennes israéliennes successives sur le territoire libanais. Deux semaines après des frappes dans la Bekaa, des avions israéliens ont ciblé lundi soir près de la ville de Baalbek, affirmant répondre à des attaques du Hezbollah. Ces attaques ont causé la mort d’un Libanais et blessé six autres.

La tension a encore monté mardi matin avec des frappes renouvelées autour de Baalbek, faisant au moins un mort et dix blessés, après la destruction complète d’un bâtiment à l’entrée de la ville de Sar’in. Une seconde frappe a visé Nabi Shet, tuant une personne et en blessant neuf autres.

L’armée israélienne a justifié ces attaques en affirmant avoir ciblé des positions stratégiques du Hezbollah, accusé d’avoir lancé des dizaines de roquettes sur des sites militaires israéliens en représailles à des bombardements israéliens.

Répercussions humanitaires et matérielles

Les conséquences de ces affrontements vont bien au-delà des pertes militaires et touchent durement les populations civiles. Dans le sud du Liban, notamment à Marjayoun et dans le district de Tyr, la peur et la destruction sèment le chaos. Des avions de guerre violant le mur de bruit au-dessus des villages ont provoqué une vague de panique et la rupture de vitres dans les villes de Siddiqin et Kana. Des obus d’artillerie et des bombes incendiaires ont été tirés, causant d’importants dommages matériels aux habitations, aux infrastructures et à l’agriculture, exacerbant ainsi la crise humanitaire avec une augmentation des déplacements forcés et une pénurie aiguë de vivres.

Fin des règles d’engagement

L’ampleur et la profondeur des frappes israéliennes, étendant le conflit au-delà des zones frontalières traditionnelles du Sud Liban avec des bombardements touchant l’est du pays des cèdres, marquent une rupture apparente des règles d’engagement non déclarées depuis 1982 qui avaient jusqu’ici confiné les hostilités à une certaine retenue.

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Newsdesk Libnanews
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