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L’Allemagne et l’Australie appellent à la prudence au Liban ; Israël renforce sa frontière nord avec des abris mobiles

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Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau seuil ce 25 février 2026, avec des avertissements émis par les gouvernements allemand et australien à l’intention de leurs ressortissants au Liban, tandis qu’Israël procède au déploiement d’abris mobiles le long de sa frontière nord. Ces mesures interviennent dans un contexte de craintes croissantes d’une escalade impliquant l’Iran, le Hezbollah et potentiellement les États-Unis, ravivant les spectres d’un conflit régional plus large.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a émis un avertissement clair concernant la détérioration potentielle de la situation sécuritaire au Liban en cas de guerre contre l’Iran. Selon le communiqué, « en cas d’escalade supplémentaire, des restrictions de vol pourraient survenir à tout moment ». L’ambassade allemande à Beyrouth a insisté sur la nécessité pour les nationaux allemands de suivre de près les conseils de voyage et de sécurité, et de constituer des réserves de nourriture, d’eau et de carburant. Cette recommandation s’étend également à Israël, soulignant les risques liés à une possible implication du Hezbollah dans un conflit plus vaste. Le Foreign Office à Berlin a mis en avant les conséquences potentielles d’une attaque américaine sur l’Iran, qui pourraient affecter Israël et ses voisins, y compris le Liban.

De son côté, le gouvernement australien a pris des dispositions plus concrètes en ordonnant le départ des familles des diplomates australiens stationnés en Israël et au Liban. Le ministère des Affaires étrangères australien a justifié cette décision par une « détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient ». Dans un communiqué, il est précisé que « la situation sécuritaire au Moyen-Orient est imprévisible. Les tensions régionales restent élevées et il existe un risque continu de conflit militaire ». Cette directive s’accompagne d’une offre de départs volontaires pour les familles des diplomates en poste aux Émirats arabes unis, en Jordanie et au Qatar. Canberra conseille par ailleurs à ses citoyens en Israël et au Liban de envisager un départ tant que des options commerciales restent disponibles.

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Simultanément, les médias israéliens rapportent que l’armée israélienne a commencé à envoyer des abris mobiles vers les villes situées à la frontière nord avec le Liban, en réponse à des craintes d’escalade. Ces structures sont destinées à protéger les populations civiles en cas d’attaques potentielles du Hezbollah. Cette initiative fait suite à des évaluations sécuritaires indiquant un risque accru, particulièrement si le groupe libanais s’implique dans un conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Des avertissements en cascade face à l’ombre iranienne

Ces développements s’inscrivent dans une série d’avertissements émis par plusieurs pays occidentaux au cours des dernières semaines. Déjà, le 24 février, des sources libanaises ont rapporté que Israël avait transmis un message indirect au Liban, menaçant de frapper durement le pays, y compris des infrastructures civiles comme l’aéroport, si le Hezbollah s’impliquait dans une guerre américano-iranienne. Deux hauts responsables libanais ont confirmé cette mise en garde, soulignant les signes indiquant que les Israéliens pourraient cibler des installations stratégiques en cas d’escalade.

Le ministre libanais des Affaires étrangères, lors d’une intervention à Genève le 24 février, a exprimé les craintes de son pays quant à des frappes israéliennes sur des infrastructures si la situation avec l’Iran dégénère. Il a déclaré : « Il y a des signes que les Israéliens pourraient frapper très fort en cas d’escalade, potentiellement incluant des infrastructures stratégiques comme l’aéroport ». Cette déclaration reflète l’anxiété croissante à Beyrouth, où le gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam tente de désarmer le Hezbollah depuis son entrée en fonction il y a un an. Dans une interview publiée le 24 février, Salam a exhorté le groupe à ne pas entraîner le Liban dans « une autre aventure », affirmant : « Nous espérons que nous ne serons pas entraînés dans une autre aventure ».

Les tensions entre Israël et le Hezbollah persistent malgré l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024. Depuis le début de 2026, Israël a maintenu une présence militaire dans cinq positions au sud du Liban et a mené des frappes quasi quotidiennes contre ce qu’il décrit comme des sites du Hezbollah. Le 21 février, le ministère libanais de la Santé publique a rapporté que dix personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes nocturnes, dont huit membres du Hezbollah, et 24 blessées, parmi lesquelles trois enfants. Ces attaques ont visé des centres de commandement du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa.

L’armée libanaise a réagi à une attaque israélienne sur un poste d’observation près de Marjayoun le 24 février, ordonnant à ses forces de riposter. L’incident a impliqué un drone israélien survolant à basse altitude et émettant des menaces pour forcer les personnels libanais à quitter les lieux. Bien que la nature exacte de l’attaque n’ait pas été précisée, elle illustre la fragilité du cessez-le-feu, avec des échanges de tirs transfrontaliers persistants.

Un contexte de violations récurrentes

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en novembre 2024, le Hezbollah a commis 1 925 violations, selon des estimations israéliennes. Ces infractions incluent des tirs de projectiles vers des zones ouvertes en Israël, des tirs sur des positions israéliennes au Liban, et des activités de reconstitution militaire. Le 20 février, le Hezbollah a lancé quelques projectiles vers des zones ouvertes au nord d’Israël dans une attaque symbolique, marquant une réponse limitée mais significative.

L’armée israélienne a continué ses opérations pour appliquer l’accord, ciblant des infrastructures terroristes du Hezbollah au sud du Liban. Entre le 16 et le 23 février, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont mené des opérations dans 25 zones du Liban, incluant des frappes aériennes, des missions d’artillerie, des attaques de drones et des opérations au sol. Ces actions visent à empêcher la reconstruction des capacités militaires du Hezbollah, qui conserve encore plusieurs centaines de missiles à moyenne et longue portée malgré la destruction de 70 à 80 % de ses capacités de tir.

Le 16 février, le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a réaffirmé le refus du groupe de se désarmer, contredisant les affirmations des Forces armées libanaises selon lesquelles le désarmement a commencé et qu’elles ont pris le contrôle opérationnel au sud du fleuve Litani. Les frappes israéliennes sur des infrastructures du Hezbollah dans ces zones indiquent que le processus est loin d’être achevé.

Par ailleurs, l’armée israélienne a entrepris des mesures préventives, comme la pulvérisation d’herbicides pour éliminer toute végétation près des frontières avec le Liban et la Syrie, craignant que la densité végétale ne cache des militants ou des intrus. Cette décision, prise par le Commandement nord début février, vise à dégager la végétation proche de la clôture pour des raisons de sécurité.

Des dynamiques régionales complexes

La menace du Hezbollah reste prégnante, amplifiée par les tensions régionales croissantes alors qu’Israël et le Moyen-Orient attendent de voir si et quand les États-Unis lanceront une opération militaire contre la République islamique d’Iran. Le groupe, affaibli par les opérations des FDI qui ont éliminé des dirigeants seniors, continue de représenter une menace significative pour la frontière nord d’Israël et l’ensemble du pays.

Le 21 janvier, Israël a ciblé des installations de stockage d’armes du Hezbollah au sud du Liban, ainsi qu’un officier de liaison du groupe. Les FDI ont également annoncé des frappes contre quatre passages frontaliers entre le Liban et la Syrie utilisés par le Hezbollah pour le trafic d’armes, et contre un passeur clé d’armes. Le président libanais Michel Aoun a déclaré le 6 janvier que « les attaques continues d’Israël visent à contrecarrer tous les efforts locaux, régionaux et internationaux pour arrêter l’escalade israélienne en cours, malgré la réponse montrée par le Liban à ces efforts à divers niveaux ».

Malgré les espoirs de désescalade en 2026, les frappes aériennes et de drones israéliennes au Liban se sont intensifiées, augmentant les pertes civiles et jetant le doute sur le cessez-le-feu de 2024. Les analystes notent que le début de l’année a vu une augmentation notable des activités militaires israéliennes sur le territoire libanais, passant d’une période attendue de réduction des tensions à un modèle soutenu et élargi de frappes.

Au Liban, des craintes persistent quant à une escalade militaire israélienne similaire à celle de 2024, qui a tué plus de 4 000 personnes et déplacé environ un quart de la population. Des dizaines de milliers de Libanais restent déplacés de leurs maisons le long de la frontière sud, et l’inquiétude grandit que l’action militaire s’intensifie. Des analystes craignent également que les tensions internes ne mènent à la violence si Israël continue d’attaquer sans impunité et si le désarmement du Hezbollah est imposé par la force.

Les implications immédiates des préparatifs israéliens

Israël a commencé le déploiement d’abris mobiles dans les localités le long de sa frontière nord le 24 février, au milieu de menaces d’escalade sur le front nord. En cas de guerre avec l’Iran, il y a un risque d’activation du groupe Hezbollah depuis le Liban. Cette mesure vise à renforcer la protection des civils face à une possible implication du Hezbollah.

L’armée israélienne a averti les résidents du nord près du Liban d’explosions potentielles pour les heures à venir, le 14 février, signalant une préparation accrue. Des sources israéliennes indiquent que tout affrontement à venir pourrait différer des guerres précédentes, avec la possibilité de cibler des infrastructures vitales.

Le 19 février, le journal Maariv a rapporté, citant une source militaire, que l’armée israélienne dispose de plans prêts pour agir contre le Liban, incluant une attaque préventive à grande échelle contre le Hezbollah, à la lumière des tensions régionales croissantes. Une source sécuritaire a indiqué un état d’alerte élevé à la frontière nord par crainte d’une escalade avec le Hezbollah, avec des préparatifs secrets en anticipation de tout développement.

Cette alerte accrue fait suite à l’élévation du niveau de préparation de l’armée israélienne à des niveaux sans précédent il y a environ un mois, en raison de craintes d’une escalade avec l’Iran et de son impact sur le front nord. L’inquiétude israélienne croissante concernant le rôle du Hezbollah dans tout affrontement régional global s’accompagne de la tension persistante à la frontière libano-israélienne et de la complexité des calculs politiques et militaires entre Tel Aviv et Téhéran.

Dans la nuit du 25 février, les FDI ont frappé des infrastructures terroristes du Hezbollah à travers le sud du Liban, ciblant des installations de stockage d’armes, des lanceurs de missiles et des installations militaires utilisées pour planifier des attaques contre Israël. Jérusalem a averti le groupe chiite qu’il subirait un coup « très douloureux » s’il intervenait, et se prépare à la possibilité que d’autres mandataires iraniens entrent en lice. Malgré le cessez-le-feu de novembre 2024, Israël a conservé une présence au sud du Liban et mené des frappes limitées contre le Hezbollah pour empêcher la reconstruction de ses capacités militaires.

Des sources libanaises rapportent que des civils reviennent vivre à la frontière dans des maisons mobiles pour établir une présence, malgré la destruction des villages. Ces personnes risquent leur vie pour affirmer que la terre est la leur, face à l’objectif israélien de débarrasser la bande frontalière libanaise de toute forme de vie, y compris la végétation. Le 1er février, les FDI ont largué des tracts d’avertissement sur Bint Jbeil, indiquant que l’hôpital local est utilisé par des terroristes du Hezbollah. Les tracts présentent des notices nécrologiques à la manière du Hezbollah, avec les noms des operatives visés, et un message : « Vous êtes sous notre œil vigilant ». Un autre tract, avec un point d’interrogation à la place d’une photo, avertit : « La prochaine victime sera vous, votre fils, votre ami ou votre voisin ».

Le Hezbollah reste en état d’alerte face à l’opposition du nouveau gouvernement syrien à l’Iran et au groupe, augmentant les tensions le long de la frontière libanaise au milieu de mouvements militaires. Des estimations israéliennes indiquent que le 24 février, des responsables ont signalé une date possible pour l’escalade avec l’Iran, le jeudi après-midi, après la visite de Modi et la réunion entre les émissaires de Trump et le ministre iranien des Affaires étrangères.

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