Le ministère libanais des Affaires étrangères et des Emigrés a annoncé, en coordination avec le ministère de l’Information, le dépôt d’une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette démarche, menée par la mission permanente du Liban à l’ONU à New York, fait suite aux récentes attaques israéliennes contre des journalistes et des installations médiatiques dans les régions de Hasbaya, au sud du Liban, et d’Al-Ouzai. Ces frappes ont entraîné la mort de deux photographes, Wissam Qassem et Ghassan Najar, ainsi que du technicien Mohammad Reda, en plus de plusieurs journalistes et photographes blessés.
Plaintes pour crimes de guerre et violations de la liberté de la presse
Dans sa plainte, le Liban a qualifié ces attaques de « crimes de guerre » nécessitant une responsabilité internationale et des sanctions contre Israël. Le texte souligne que les attaques israéliennes visent à « terroriser les journalistes et à freiner la couverture médiatique du conflit ». Le Liban affirme que ces agressions « sapent les fondements de la presse libre », notamment la sécurité des journalistes et la liberté de circulation de l’information.
Les autorités libanaises estiment que ces frappes font partie d’une stratégie d’intimidation contre les journalistes, visant à empêcher la diffusion des crimes et violations qu’Israël commet au Liban, et qui violent les normes du droit international humanitaire et les droits de l’homme.
Appel du Liban pour un cessez-le-feu immédiat
Le Liban a exhorté les membres du Conseil de sécurité à agir pour obtenir un cessez-le-feu immédiat et mettre fin aux attaques continues contre le peuple libanais, incluant les civils, les journalistes et les secouristes. Cette demande souligne l’urgence d’une action internationale pour protéger les droits et la sécurité des professionnels des médias, qui sont essentiels pour assurer une information libre et impartiale.



