Le Liban, représenté par le ministre des Affaires étrangères en fonction, Abdallah Bou Habib, a renouvelé son appel à la paix lors d’une intervention devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Soulignant le refus catégorique du Liban d’entrer en guerre, il a exhorté à la mise en œuvre immédiate d’une proposition américaine et européenne visant à instaurer un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.
« Nous réaffirmons notre rejet de la guerre et appelons à l’application immédiate du cessez-le-feu proposé par les États-Unis et l’Europe », a déclaré Bou Habib. Ce plan, qui vise à mettre fin aux combats en cours, a été soutenu par plusieurs puissances mondiales dans l’espoir de rétablir une stabilité temporaire au Moyen-Orient.
Bou Habib a également réitéré l’importance de la mise en œuvre complète de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. « Ce n’est pas seulement essentiel pour la sécurité du Liban, mais aussi pour celle d’Israël », a-t-il affirmé. Cette résolution, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, prévoit notamment la cessation des hostilités et le déploiement de forces internationales dans le sud du Liban.
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Dans son discours, Bou Habib a également abordé la question du conflit israélo-palestinien, soulignant que la paix dans la région ne serait possible qu’à travers une solution diplomatique basée sur la création de deux États. « Il n’y aura pas de paix dans la région sans l’application de la solution des deux États. Au lieu de militariser le conflit, il est temps de rechercher une solution diplomatique à cette crise », a-t-il insisté.
Le ministre a aussi dressé un tableau alarmant de la situation intérieure du Liban. « Le Liban traverse une crise existentielle qui menace la stabilité de tout le Moyen-Orient », a averti Bou Habib, en faisant allusion aux profondes difficultés économiques et politiques du pays. Selon lui, l’occupation israélienne et son refus de respecter les délimitations frontalières avec le Liban sont à l’origine de nombreuses tensions actuelles. « Ce que nous vivons aujourd’hui au Liban est le résultat de décennies d’occupation et de non-respect des frontières par Israël », a-t-il affirmé.
Bou Habib a également condamné l’utilisation d’armes controversées comme le phosphore blanc par Israël, qui a détruit des terres agricoles au Liban, rendant certaines d’entre elles inutilisables pour plusieurs années. « L’occupation israélienne incendie nos terres agricoles avec du phosphore blanc, empêchant ainsi toute culture pour les années à venir », a-t-il dénoncé, appelant à la fin immédiate de ces actes destructeurs.
Il a ensuite insisté sur le fait que la violence ne résoudra pas la situation. « Le retour des Israéliens dans leurs colonies ne se fera pas par la guerre, mais par un cessez-le-feu. Israël doit se lasser des guerres. Quand donnera-t-elle enfin une chance à la paix au lieu de s’en remettre au langage de la violence et des armes ? » a-t-il ajouté avec force.
Bou Habib a conclu son intervention par un appel à la retenue, implorant Israël d’arrêter son escalade militaire pour éviter une catastrophe régionale plus large. « Israël doit cesser son escalade pour éviter un grand désastre. Tuer des civils, que ce soit en Israël ou au Liban, est une tragédie inacceptable et injustifiable. »
Ainsi, le ministre libanais a mis en garde la communauté internationale contre les conséquences désastreuses d’une poursuite des combats. Il a plaidé pour que toutes les parties s’engagent de bonne foi dans des négociations diplomatiques afin de mettre fin aux souffrances civiles et d’éviter un « grand effondrement » dans la région.



