Dans un contexte de guerre intense entre le Liban et Israël, le secteur bancaire libanais est mis à rude épreuve, devant démontrer une nouvelle fois sa capacité à résister et à maintenir ses services financiers. C’est dans ce cadre que le Dr. Fadi Khalaf, Secrétaire général de l’Association des Banques du Liban, a publié un éditorial dans le rapport mensuel de l’Association, soulignant les défis majeurs auxquels le secteur est confronté.
Stabilisation du taux de change : Une priorité absolue
L’une des pierres angulaires de cette résilience repose sur la capacité de la Banque du Liban à stabiliser le taux de change, malgré les pressions économiques et financières croissantes exacerbées par la guerre. Le maintien de cette stabilité est essentiel, car l’accumulation des défis internes et externes risque de peser lourdement sur les réserves de devises étrangères. La gestion de ces réserves, cruciales dans cette période de crise, est devenue une priorité pour la gouvernance de la Banque du Liban.
Maintien des services bancaires dans les zones touchées
En parallèle, les banques libanaises s’efforcent de garantir un niveau minimal de liquidités pour continuer à respecter les directives émises par la Banque du Liban, notamment celles des circulaires 158 et 166. Ces circulaires encadrent les liquidités exigées par les banques correspondantes et celles requises sur le plan local. Malgré les difficultés, les banques tentent également de maintenir leurs services dans les régions directement touchées par les bombardements ou celles souffrant de la dégradation des infrastructures.
La relation avec les banques correspondantes : Un lien vital
Dans ce climat incertain, la relation avec les banques correspondantes est essentielle pour garantir le flux continu de liquidités et répondre aux besoins financiers du Liban. Ce lien vital avec le système financier international assure le maintien des services bancaires et des transferts monétaires, essentiels pour soutenir l’économie. Sans ce soutien, le Liban risquerait une isolation financière qui pourrait entraver l’importation de biens essentiels et affecter la vie quotidienne de la population.
Préparer la reconstruction
Malgré les défis immédiats, le secteur bancaire libanais se projette vers l’avenir avec un optimisme mesuré. La phase de reconstruction post-conflit sera cruciale et nécessitera un soutien international important, ainsi qu’une participation active des banques locales et internationales. La pérennité du secteur bancaire sera un facteur clé pour rétablir la confiance et favoriser le développement économique à long terme.
En somme, sous la supervision de la Banque du Liban, le secteur bancaire reste le pilier central de l’économie libanaise en ces temps difficiles. Le maintien du taux de change, la relation avec les banques correspondantes, ainsi que la capacité à offrir des services, même limités, restent des priorités incontournables pour soutenir le Liban durant cette période critique.
Note : L’éditorial rédigé par le Secrétaire général de l’Association des Banques du Liban représente ses opinions personnelles et ne reflète pas nécessairement la position officielle de l’Association.



