Le 7 janvier 2026, la Maison-Blanche a confirmé que le président Donald Trump examinait activement une série d’options pour acquérir le Groenland, y compris des mesures militaires, dans un contexte de rivalités géopolitiques croissantes avec la Russie et la Chine dans l’Arctique. Cette déclaration, relayée par des porte-parole officiels, intervient alors que les autorités groenlandaises et danoises ont fermement rejeté toute idée d’annexion, soulignant l’autonomie de l’île et son statut au sein du Royaume du Danemark. Jens Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland, a déclaré lors d’une conférence de presse à Nuuk : « Il n’y a pas de place pour les menaces, la pression ou les discussions sur l’annexion. » Cette position reflète les préoccupations immédiates sur la souveraineté, mais elle s’inscrit dans un tableau plus large de tensions entre les États-Unis, l’Europe et la Russie, où les sphères d’influence semblent se redessiner sous l’effet de dynamiques actuelles.
Cette initiative américaine, qui fait écho à des propositions antérieures de Trump lors de son premier mandat, met en lumière un regain d’intérêt pour les ressources minérales critiques et les positions stratégiques arctiques. Selon des rapports du Département d’État américain, publiés en décembre 2025, le Groenland représente un enjeu vital pour la sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises dans la région. Des exercices militaires russes près de l’Arctique, incluant des déploiements navals en janvier 2026, ont accentué ces craintes. Le secrétaire d’État américain a affirmé lors d’une audition au Congrès le 5 janvier : « Les États-Unis doivent sécuriser leurs intérêts dans l’Arctique pour contrer les menaces émergentes. » Ce discours intervient alors que la Russie maintient une présence accrue dans la zone, avec des bases renforcées en Sibérie et des patrouilles sous-marines signalées par l’OTAN.
Dans ce contexte, les parallèles avec des épisodes historiques se font jour. L’intérêt américain pour le Groenland évoque des stratégies de contrôle territorial qui rappellent les divisions de sphères d’influence du passé, comme celles opérées par les grandes puissances au XXe siècle. Parallèlement, l’invasion russe en Ukraine, qui entre dans sa quatrième année en 2026, soulève des questions similaires sur la répétition de schémas où des accords tacites ou explicites entre puissances extérieures pourraient affaiblir l’Europe centrale et orientale.
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Échos du pacte germano-soviétique dans les dynamiques actuelles
Le pacte Molotov-Ribbentrop, signé le 23 août 1939 entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique, reste un jalon sombre de l’histoire européenne. Cet accord de non-agression, nommé d’après les ministres des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop et Viatcheslav Molotov, incluait des protocoles secrets qui divisaient l’Europe de l’Est en zones d’influence. L’Allemagne obtenait une liberté d’action à l’Ouest, tandis que l’Union soviétique s’arrogeait les États baltes, une partie de la Pologne et des territoires roumains. Moins d’une semaine après la signature, l’Allemagne envahissait la Pologne le 1er septembre 1939, suivie par l’invasion soviétique le 17 septembre. Ce partage a conduit à l’occupation de la Pologne, avec des massacres comme celui de Katyn en 1940, où plus de 20 000 officiers polonais ont été exécutés par les forces soviétiques.
Les implications immédiates furent dévastatrices : la Pologne, prise en étau, perdit son indépendance, et l’Europe bascula dans la Seconde Guerre mondiale. Staline justifiait ces actions par la nécessité de créer un tampon contre l’Ouest, tandis que Hitler visait à sécuriser ses flancs pour une expansion ultérieure. Des documents déclassifiés par les archives soviétiques en 1992 confirment que les deux régimes coordonnaient leurs opérations, y compris des parades conjointes à Brest-Litovsk en septembre 1939. Le pacte a été rompu par l’opération Barbarossa en juin 1941, lorsque l’Allemagne attaqua l’URSS, mais il avait déjà redessiné la carte européenne, favorisant l’ascension de totalitarismes et l’affaiblissement des États intermédiaires.
Aujourd’hui, des observateurs notent des similitudes avec la situation en Ukraine. L’invasion russe lancée le 24 février 2022, et qui se poursuit avec des offensives intenses en janvier 2026, est présentée par Moscou comme une opération de « démilitarisation » pour sécuriser ses frontières contre l’OTAN. Vladimir Poutine, dans un discours du 21 février 2022, a invoqué des revendications historiques sur des territoires ukrainiens, évoquant une « dénazification » qui fait écho aux justifications staliniennes contre la Pologne. Des attaques récentes, comme celle sur Kyiv le 6 janvier 2026, qui a tué un civil et blessé quatre autres dans un hôpital, illustrent la persistance du conflit. Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a rapporté : « C’est la première mort civile rapportée dans la capitale en 2026. »
La Russie contrôle actuellement environ 18 % du territoire ukrainien, incluant la Crimée annexée en 2014 et des parties du Donbass. Des négociations sporadiques, comme celles médiées par les États-Unis en 2025, n’ont abouti qu’à des accords mineurs sur des échanges de prisonniers. Le ministère des Affaires étrangères russe, dans un communiqué du 3 janvier 2026, a condamné une opération militaire américaine au Venezuela, mais réaffirmé ses exigences pour un retrait ukrainien des régions occupées. Kyrylo Budanov, chef du renseignement militaire ukrainien, a averti le 1er janvier : « L’objectif russe pour 2026 est de saisir tout le Donetsk et Zaporijjia. »
Ces dynamiques soulèvent la question d’une possible entente tacite entre Washington et Moscou pour redéfinir les zones d’influence en Europe, affaiblissant ainsi l’Union européenne. Des analystes pointent les déclarations de Trump sur l’Ukraine, où il a suggéré en décembre 2025 un « accord rapide » impliquant des concessions territoriales, rappelant les protocoles secrets du pacte de 1939.
Le Groenland comme enjeu américain : une sphère d’influence arctique ?
L’intérêt des États-Unis pour le Groenland n’est pas nouveau. Dès 1867, le secrétaire d’État William Seward envisageait son achat, et en 1946, Harry Truman proposa 100 millions de dollars au Danemark, sans succès. Trump, lors de son premier mandat en 2019, avait publiquement exprimé son désir d’acquérir l’île pour ses ressources en terres rares et sa position stratégique. En janvier 2025, le représentant Mike Haridopolos a réitéré ce soutien, citant des impératifs de sécurité nationale.
En 2026, cette quête s’intensifie. Le 6 janvier, la Maison-Blanche a indiqué que des discussions actives impliquaient des options économiques, politiques et militaires. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a déclaré : « Le président et les responsables de la sécurité nationale examinent activement un plan potentiel pour l’achat du Groenland. » Cela inclut des déploiements militaires accrus, comme l’expansion de la base aérienne de Thulé, gérée par les États-Unis depuis 1951. Des rapports du Pentagone, datés de décembre 2025, soulignent les menaces posées par la Russie et la Chine, avec des investissements chinois dans les mines groenlandaises évalués à plusieurs milliards.
Le Groenland, avec ses 2,1 millions de km² majoritairement couverts de glace, abrite des réserves cruciales en lithium, cobalt et terres rares, essentiels pour les technologies vertes et militaires. Le réchauffement climatique ouvre de nouvelles routes maritimes, rendant l’île pivotal pour le commerce arctique. Le gouvernement danois, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a réagi le 7 janvier : « Toute tentative d’acquisition forcée violerait le droit international et les engagements OTAN. » L’OTAN, dont le Danemark est membre fondateur, a exprimé des préoccupations sur l’unité alliée.
Ce scénario évoque une sphère d’influence américaine en Arctique, parallèle à celle que la Russie revendique en Ukraine. Des experts, comme ceux du Conseil des relations étrangères, notent en décembre 2025 que sans restrictions nucléaires post-New START (expirant en février 2026), les États-Unis et la Russie pourraient entrer en compétition directe, avec l’Europe prise en sandwich.
Soutien aux extrêmes droites : une confluence russo-américaine en Europe ?
Les élections européennes de 2024 et 2025 ont vu une montée des partis d’extrême droite, souvent alignés sur des positions pro-russes ou pro-Trump. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen a obtenu des scores records, avec des liens financiers passés avec des banques russes. En Allemagne, l’AfD, qui a augmenté son soutien en 2025, est accusée de sympathies pro-Kremlin, comme l’a rapporté le Bundestag en octobre 2025. Poutine, dans un discours du 3 octobre 2025, a loué les politiciens européens priorisant les « questions nationales », citant implicitement ces formations.
Du côté américain, la stratégie de sécurité nationale de Trump, publiée en décembre 2025, critique l’Europe pour une « ère de déclin civilisationnel » due à l’immigration, et appelle à soutenir des nationalistes. Des figures comme Viktor Orbán en Hongrie ont reçu des endorsements publics de Trump, qui a déclaré lors d’un meeting le 5 décembre : « L’Europe fait face à une ère de déclin civilisationnel. » Cela s’aligne avec des théories conspirationnistes comme le « grand remplacement », évoquées dans le document.
En 2025, des élections en Europe centrale et orientale ont vu des surges de partis d’extrême droite, avec des avertissements sur l’ingérence russe. Le Pew Research Center, en juin 2025, indiquait que 79 % des Européens voyaient la Russie négativement. Pourtant, des partis comme l’AfD cherchent à normaliser les relations avec Moscou, comme l’a analysé Dmitri Stratievski en octobre 2025.
Cette confluence affaiblit les partis pro-européens. En Pologne, des élections de 2025 ont vu des tensions, avec des accusations d’ingérence. L’ONU, via son secrétaire général, a appelé en septembre 2025 à contrer les manipulations historiques par des partis pro-russes, rappelant le pacte de 1939.
Affaiblissement de l’Europe : une division en zones d’influence ?
Les dynamiques actuelles suggèrent un affaiblissement délibéré de l’Europe. La Russie pousse pour une neutralité ukrainienne, comme dans les scénarios de Globsec en octobre 2025, prévoyant une hybridation des conflits en 2026. Les États-Unis, sous Trump, réduisent leur engagement OTAN, avec des menaces de retrait si les alliés ne dépensent pas 2 % du PIB en défense.
En janvier 2026, des exercices OTAN en Europe du Nord intègrent des scénarios arctiques, mais des divisions internes persistent. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a rejoint une réunion de la « Coalition des Volontaires » à Paris le 6 janvier, déclarant : « Nous devons renforcer nos alliances face aux menaces russes. »
La Russie modifie ses drones Shahed pour cibler des avions ukrainiens, comme rapporté par l’ISW le 5 janvier 2026. Parallèlement, des sabotages en Europe, attribués à Moscou, visent les chaînes d’approvisionnement pour l’Ukraine.
Ces éléments, combinés au soutien aux extrêmes droites, indiquent une stratégie pour diviser l’Europe. Des rapports du Conseil européen des relations étrangères en juin 2025 notent comment Trump reshape la politique européenne, avec des sondages montrant des populistes en tête.
Implications immédiates des tensions arctiques et ukrainiennes
En janvier 2026, la Russie déploie des navires pour escorter un tanker vide poursuivi par les garde-côtes américains, illustrant les frictions. Au Venezuela, l’ouster de Maduro le 3 janvier, observé passivement par Moscou, montre une retenue russe face aux actions américaines.
En Ukraine, des attaques HIMARS ukrainiennes près de Pokrovsk le 6 janvier ont frappé des concentrations russes. Le ministère de la Défense russe revendique le contrôle de villages, mais l’ISW rapporte des avancées limitées.
Pour le Groenland, des pressions américaines incluent des investissements, mais des craintes d’annexion persistent. Le leader groenlandais a réitéré le 5 janvier : « Pas de place pour les menaces. »
Ces faits récents, ancrés dans des rivalités géopolitiques, soulignent les pressions sur l’Europe, avec des États comme la Pologne et les Baltes en première ligne, rappelant les vulnérabilités de 1939 sans pour autant prédire un destin identique. Les dynamiques actuelles, incluant des sanctions prolongées par l’UE le 22 décembre 2025 contre la Russie, maintiennent un équilibre précaire, où les intérêts américains et russes convergent parfois sur l’affaiblissement des structures européennes unifiées.



