La situation au sud du Liban prend une tournure de plus en plus sombre. Jeudi, une roquette tirée par le Hezbollah près de la frontière israélienne a fait cinq morts, dont un citoyen israélien et quatre travailleurs étrangers. La zone touchée, un champ agricole non loin de Metula, est désormais le symbole d’une escalade qui pousse des milliers de civils à fuir leurs foyers, pris en étau entre le Hezbollah et l’armée israélienne.
Les frappes israéliennes s’intensifient
Israël, qui prétend répliquer aux attaques du Hezbollah depuis fin septembre, a redoublé d’efforts jeudi en multipliant les frappes aériennes. L’armée israélienne ne cible plus seulement des positions militaires mais atteint des infrastructures vitales et des quartiers résidentiels. Parmi les zones concernées, le camp de réfugiés palestiniens de Rashidiyeh, non loin de Tyr, a reçu des avertissements d’évacuation. Le camp, établi depuis 1948, abrite des milliers de Palestiniens, pour qui chaque frappe signifie davantage de destruction et de pertes humaines.
Une hémorragie humaine vers la Syrie
Les civils n’ont souvent que peu d’options. Depuis que les frappes israéliennes ont intensifié leur rythme le 23 septembre, plus de 2600 personnes ont perdu la vie dans ces bombardements, selon les chiffres du ministère libanais de la Santé. Face aux attaques, des centaines de milliers de personnes ont fui, dont près de 355 000 Syriens qui ont fait le choix désespéré de retourner dans leur pays natal, bien qu’ils y risquent d’être arrêtés ou persécutés par les autorités syriennes.
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Des hôpitaux débordés par l’afflux de blessés
Les hôpitaux du Liban, notamment l’unité de brûlures de l’hôpital Geitaoui à Beyrouth, sont submergés. Les histoires de jeunes patients comme Ivana, une fillette de deux ans gravement brûlée, rappellent la tragédie humaine au cœur de ce conflit. Les équipes médicales doivent gérer un flux constant de victimes de brûlures et de blessures par éclats d’obus. « Elle est notre plus jeune patiente, mais sans doute la plus forte », a confié le chirurgien Ziad Sleiman. L’hôpital manque de lits et risque de manquer de fournitures essentielles si la guerre continue.



