jeudi, février 5, 2026

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Législatives: Le ministère de l’Intérieur appelle les Libanais non-résidents à vérifier la validité de leurs données électorales avant le 20 février

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Le ministère de l’Intérieur et des Municipalités a lancé, via la plateforme X, un appel pressant aux Libanais non-résidents pour qu’ils assurent la validité de leurs données avant le 20 février, en utilisant les canaux officiels disponibles. Cette annonce, diffusée en fin d’après-midi, s’inscrit dans le cadre des préparatifs accélérés pour les élections législatives prévues en mai 2026. Elle vise à garantir que les listes électorales préliminaires, récemment finalisées, reflètent avec précision les informations des électeurs expatriés, dont le rôle est devenu central dans le paysage politique libanais depuis les scrutins de 2018 et 2022.

Cet appel intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a signé, le 2 février, le décret n° 2438 convoquant les corps électoraux. Ce document officiel fixe les dates du scrutin : les Libanais résidant à l’étranger voteront les 1er et 3 mai, selon les pays de résidence, tandis que les citoyens au Liban se rendront aux urnes le 10 mai. Le décret, cosigné par le président de la République, Joseph Aoun, marque une étape décisive dans un processus électoral qui doit élire les 128 membres du Parlement, dans un contexte marqué par les séquelles de la guerre récente avec Israël et les efforts de reconstruction nationale.

Les préparatifs pour les élections législatives de 2026 s’intensifient

Depuis la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Nawaf Salam en février 2025, les autorités libanaises ont multiplié les initiatives pour respecter les délais constitutionnels. Le cabinet Salam, composé de 24 ministres et équilibré sur le plan confessionnel avec 12 représentants chrétiens et 12 musulmans, a hérité d’une situation complexe après plus de deux ans de gouvernement intérimaire. Parmi les portefeuilles clés, le ministère de l’Intérieur, sous la direction d’Ahmad Hajjar, assume la responsabilité principale de l’organisation des élections, en coordination avec les gouverneurs et les qaemaqams des districts.

Le 30 janvier, le ministère a annoncé la disponibilité des listes électorales préliminaires, invitant l’ensemble des électeurs à les consulter et à corriger toute inexactitude. Pour les non-résidents, cet appel spécifique via X souligne l’urgence : les données doivent être validées avant le 20 février pour éviter toute contestation ultérieure. Les canaux officiels incluent les ambassades et consulats libanais à l’étranger, ainsi que la plateforme en ligne du ministère des Affaires étrangères et des Émigrants, qui avait servi à l’inscription initiale close en novembre 2025.

Le décret du 2 février détaille les modalités pratiques. Les élections pour les expatriés se dérouleront sur deux jours pour accommoder les fuseaux horaires et les jours fériés locaux : le 1er mai pour les pays arabes, islamiques, africains et certains européens, et le 3 mai pour les Amériques, l’Australie et d’autres régions. Au Liban, le scrutin est fixé au 10 mai, un dimanche, pour maximiser la participation. Le ministère a également émis, le 3 février, une circulaire précisant les délais pour les candidatures : les dépôts s’ouvrent le 10 février et se clôturent le 10 mars à minuit, auprès de la Direction générale des Affaires politiques et des Réfugiés.

Cette accélération des préparatifs répond à des pressions internes et internationales. Le président Aoun, lors d’une réunion avec le ministre Hajjar le 1er octobre 2025, a insisté sur le respect des délais, déclarant : « Les élections parlementaires doivent se tenir à temps pour consolider la stabilité institutionnelle. » Cette position a été réitérée lors de consultations avec les représentants de l’Union européenne et des Nations unies, qui supervisent l’assistance technique pour le scrutin.

Le rôle crucial de la diaspora libanaise dans le processus électoral

La diaspora libanaise, estimée à plus de 14 millions de personnes contre 4 millions de résidents au Liban, représente un électorat pivotal. Depuis l’amendement de la loi électorale en 2017, les expatriés peuvent voter depuis leur pays de résidence, une mesure qui a boosté la participation en 2022 avec plus de 225 000 inscrits. Pour 2026, l’inscription s’est déroulée du 2 octobre au 20 novembre 2025, via la plateforme diasporavote.mfa.gov.lb, gérée conjointement par les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères.

Les critères d’éligibilité sont stricts : les votants doivent être nés avant le 30 mars 2005, posséder la nationalité libanaise et résider à l’étranger. Les documents requis incluent un passeport libanais, une carte d’identité nationale ou un extrait d’état civil (ikhraj kayd), accompagnés d’une preuve de résidence étrangère comme un passeport étranger ou un permis de séjour. Ceux qui prévoient d’être au Liban en mai 2026 ne doivent pas s’inscrire en ligne, sous peine de disqualification pour le vote local.

L’appel à la validation des données avant le 20 février cible précisément les anomalies potentielles : erreurs dans les noms, adresses ou numéros d’identification, souvent dues à des translittérations ou à des mises à jour manquantes. Le ministère des Affaires étrangères a mis en place un système de double authentification pour les comptes en ligne, avec envoi de liens par email et SMS. En cas de correction, les électeurs peuvent soumettre des formulaires via les missions diplomatiques, qui transmettent les modifications à Beyrouth.

Cette mesure s’appuie sur l’expérience de 2022, où des irrégularités mineures avaient entraîné des recours judiciaires. Le ministre Hajjar, dans une déclaration du 16 octobre 2025, a affirmé : « Les préparatifs pour les élections législatives sont en cours, avec un engagement pour la transparence et l’unité nationale. » Cette transparence est renforcée par la collaboration avec l’Association libanaise pour la transparence électorale (LADE), qui monitore les listes.

Les procédures de validation des données pour les non-résidents

Pour valider leurs données, les Libanais non-résidents disposent de plusieurs options officielles. La plateforme diasporavote.mfa.gov.lb permet un accès direct : après création d’un compte avec nom, prénom, numéro de téléphone et email, une authentification via lien email est requise. Les utilisateurs peuvent alors consulter leurs informations et soumettre des corrections, accompagnées de pièces justificatives scannées.

Les ambassades et consulats jouent un rôle complémentaire. Par exemple, l’ambassade du Liban à Washington a publié, en octobre 2025, un guide vidéo étape par étape pour l’inscription, adaptable à la validation. Les délais sont impératifs : toute demande après le 20 février risque d’être irrecevable, impactant la participation. Le ministère estime que plus de 300 000 expatriés pourraient être concernés, particulièrement en Europe, aux Amériques et en Australie, où les communautés libanaises sont denses.

En cas de litige, des comités d’appel sont prévus, comme stipulé dans la loi électorale n° 44 de 2017. Ces comités, formés par le ministère avant le 1er février 2026, examineront les plaintes dans un délai de 15 jours. Le processus est gratuit, mais nécessite des preuves documentées. Le ministre des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a déclaré lors d’une conférence de presse en septembre 2025 : « La diaspora est le deuxième poumon du Liban ; nous facilitons leur participation pour renforcer la démocratie. »

Le contexte politique et sécuritaire entourant les élections

Les élections de 2026 interviennent dans un Liban encore marqué par la guerre de 2024-2025 avec Israël, qui a causé des destructions massives au sud et déplacé plus d’un million de personnes. Le gouvernement Salam, formé après l’élection du président Aoun en janvier 2025, priorise la reconstruction, avec un accent sur les réformes financières et judiciaires. Le cabinet inclut des figures technocrates comme le ministre des Finances Yassine Jaber, proche du président du Parlement Nabih Berri, et le ministre de la Santé Rakan Nasreddine.

Sur le plan sécuritaire, la résolution 1701 de l’ONU, renforcée après le cessez-le-feu, prévoit un déploiement accru de la FINUL au sud pour stabiliser la frontière. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré en décembre 2025 : « Les élections libanaises sont essentielles pour consolider la paix et la gouvernance. » Cette résolution influence indirectement le scrutin, car plusieurs districts sudistes, traditionnellement influencés par le Hezbollah et Amal, pourraient voir des shifts électoraux dus aux déplacements de population.

Politiquement, le système confessionnel distribue les 128 sièges : 64 musulmans (27 chiites, 27 sunnites, 8 druzes, 2 alaouites) et 64 chrétiens (34 maronites, 14 grec-orthodoxes, etc.). Les alliances se forment : le bloc du 8 mars, incluant Hezbollah et Amal, détient une majorité relative depuis 2022, mais fait face à des oppositions comme les Forces libanaises et des indépendants issus des protestations de 2019.

Les défis logistiques et légaux face au scrutin

Malgré les avancées, des défis persistent. Le ministre Hajjar a rejeté, le 1er février, toute idée de report, affirmant : « Il n’y a pas d’intention de proposer un ajournement ; les préparatifs se poursuivent pour respecter les délais. » Cependant, des députés comme Adib Abdel Massih ont proposé un délai d’un an, citant des problèmes sécuritaires et des ambiguïtés sur le vote des expatriés dans le district 16.

Logistiquement, le ministère a complété la plupart des préparatifs, sauf pour le vote expatrié. Des sources internes indiquent que les listes préliminaires couvrent plus de 4 millions d’électeurs au Liban et 300 000 à l’étranger. La formation des comités électoraux, achevée le 1er février, inclut des juges et des fonctionnaires pour superviser les urnes.

L’Union européenne fournit une assistance technique, avec des observateurs prévus pour mai. Le commissaire européen aux Affaires étrangères, Josep Borrell, a noté en janvier 2026 : « Nous soutenons un processus électoral inclusif pour aider le Liban à surmonter ses crises. »

Les implications pour les partis politiques et les dynamiques confessionnelles

Les partis préparent leurs listes. Le Hezbollah, affaibli par la guerre, maintient son influence au sud via des ministres comme celui de la Santé. Amal, dirigé par Berri, contrôle des portefeuilles clés comme les Finances. Les Forces libanaises, opposées au Hezbollah, visent à renforcer leur présence chrétienne, avec des ministres comme celui des Affaires étrangères Youssef Raji.

Les sunnites, divisés depuis la démission de Saad Hariri, voient émerger de nouveaux leaders. Les druzes, sous Walid Joumblatt, négocient des alliances. Les indépendants, issus de la thawra de 2019, cherchent à capitaliser sur le mécontentement économique, avec une inflation persistante à 50 % et une dette de 100 milliards de dollars.

Les prochaines étapes dans le calendrier électoral

Le 10 février marque l’ouverture des candidatures, avec des dépôts possibles jusqu’au 10 mars. Les retraits sont autorisés jusqu’au 25 mars, et les listes finales doivent être enregistrées avant le 10 avril. Le ministère déploiera 15 000 agents pour les 5 000 bureaux de vote au Liban, et coordonnera avec 150 missions diplomatiques pour les expatriés. Les campagnes débuteront officiellement le 10 avril, avec un focus sur la reconstruction et la stabilité frontalière.

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