Un avertissement sur la paralysie institutionnelle
« Nous avançons vers l’inconnu. Les blocages politiques et l’effondrement économique forment une bombe à retardement. » Walid Joumblatt a critiqué la classe politique pour son incapacité à former un gouvernement efficace, affirmant que le pays ne peut plus se permettre une telle impasse.
Il a dénoncé la multiplication des intérêts partisans, expliquant que chaque acteur politique cherche à tirer profit de la situation au lieu de chercher une solution collective. « Ceux qui pensent encore pouvoir gouverner avec les mêmes méthodes du passé n’ont pas compris l’urgence du moment. »
Pour lui, la situation actuelle est aggravée par l’absence de dialogue entre les principaux blocs politiques, notamment entre les souverainistes et le Hezbollah. « Nous sommes dans une logique d’affrontement permanent, où chaque camp campe sur ses positions sans chercher de compromis. »
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Une attaque directe contre le Hezbollah et ses alliés
« On ne peut pas bâtir un État avec un parti armé qui agit en dehors des institutions. » Joumblatt a fustigé le Hezbollah pour son rôle dans l’aggravation de la crise, soulignant que sa mainmise sur les institutions empêche toute réforme réelle.
Il a aussi mis en garde contre les conséquences régionales de l’alignement du Hezbollah sur l’Iran, affirmant que cette relation met en péril les intérêts du Liban. « Nous ne pouvons pas être un pion dans des conflits qui nous dépassent. »
Joumblatt a critiqué l’inaction de certaines forces politiques, accusant plusieurs partis de se contenter d’un rôle d’observateur sans proposer d’alternative crédible. « Attendre sans rien faire revient à signer l’arrêt de mort du pays. »
Un appel à un changement radical de gouvernance
« Il faut reconstruire un État sur des bases solides, et cela passe par un changement total de gouvernance. » Il plaide pour une réforme institutionnelle profonde, avec une réorganisation de l’administration publique et une lutte effective contre la corruption.
Il a également souligné la nécessité de repenser le système économique en mettant fin à l’oligarchie financière qui a capté les ressources du pays. « Nous ne pouvons pas sortir de la crise avec ceux qui l’ont créée. »
Un avenir politique incertain
Joumblatt a reconnu que le Liban est dans une phase de transition difficile, où aucune issue ne semble évidente. « Nous devons préparer l’avenir sans être otages des erreurs du passé. » Il a laissé entendre qu’il pourrait jouer un rôle plus actif dans les mois à venir pour tenter de débloquer la situation, tout en avertissant que sans compromis entre les grandes forces politiques, la crise ne fera que s’aggraver.



