La Banque du Liban (BdL) a annoncé que ses réserves en devises liquides atteignaient 10,13 milliards de dollars au 31 décembre 2024, marquant une légère diminution par rapport aux 10,18 milliards enregistrés à mi-décembre. Ces chiffres, révisés pour se conformer aux normes internationales, offrent une image plus précise des ressources financières disponibles pour soutenir la stabilité monétaire du Liban.
Malgré une baisse de 15,2 millions de dollars en décembre, les réserves en devises affichent une progression nette de 1,56 milliard entre juillet 2023 et fin 2024. Cette augmentation est attribuée à des mesures de stabilisation prises par la BdL, notamment le maintien du taux de change officiel de la livre libanaise à 89 500 LBP pour un dollar américain depuis février 2024. Ces efforts ont permis de limiter l’impact de l’instabilité monétaire, bien que le pays reste confronté à des défis économiques majeurs.
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Les fluctuations des réserves en devises reflètent également des mouvements saisonniers et les interventions de la BdL pour gérer le marché des changes. En novembre, les réserves avaient diminué de 113 millions de dollars, suivies d’une contraction de 402,1 millions en octobre, indiquant une pression continue sur les liquidités. Cependant, la tendance globale reste positive sur 18 mois, renforçant légèrement la position financière de la banque centrale.
La BdL a par ailleurs introduit une reclassification de ses actifs depuis octobre 2024, distinguant les réserves étrangères liquides des actifs non liquides, comme les obligations souveraines libanaises. Cette initiative vise à améliorer la transparence et à aligner les pratiques comptables sur les standards internationaux.
Ces réserves en devises représentent un levier essentiel pour le Liban dans un contexte marqué par des besoins de financement urgents et une dette publique croissante. Elles permettent également d’assurer un filet de sécurité pour les importations vitales, telles que le carburant, les médicaments et les denrées alimentaires, dans une économie fortement dépendante des devises étrangères.
La gestion de ces réserves constitue un défi de taille pour la Banque du Liban, une institution fondée en 1964 et chargée de maintenir la stabilité monétaire et économique. Dans le contexte actuel, la capacité de la BdL à préserver ces ressources tout en soutenant l’économie reste un indicateur clé de la résilience financière du pays.



