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Liban : 12 morts et 33 blessés à Nabi Chit après l’opération héliportée israélienne visant à récupérer la dépouille de Ron Arad dans la Békaa

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Beyrouth, le 7 mars 2026. Dans la soirée du vendredi 6 mars, l’armée israélienne a lancé une opération héliportée d’envergure près de Nabi Chit, dans la Békaa orientale, une localité considérée comme un bastion historique du Hezbollah. Quatre hélicoptères militaires se sont infiltrés depuis la direction syrienne avant d’atterrir aux abords du cimetière de la ville, située dans le district de Baalbek. Cette incursion, détectée vers 19 heures par les observateurs locaux et l’armée libanaise, a immédiatement provoqué un affrontement direct au sol avec des combattants de la force Radwan, l’unité d’élite du mouvement chiite. Les troupes israéliennes au sol ont été prises à partie dès leur exposition, entraînant des échanges de tirs nourris qui ont duré une vingtaine de minutes avant un repli sous couverture aérienne massive.

L’opération, revendiquée par Tsahal comme une action ciblée contre des infrastructures du Hezbollah dans la région de Baalbek-Hermel, visait explicitement à localiser et récupérer la dépouille de l’aviateur israélien Ron Arad, porté disparu depuis le 16 octobre 1986. Abattu au-dessus du Liban lors de la guerre du Liban, le pilote avait été capturé vivant par des éléments du mouvement Amal avant d’être transféré, selon les renseignements israéliens accumulés au fil des décennies, dans des zones contrôlées par le Hezbollah dans la Békaa. Des rapports concordants indiquent que Nabi Chit, où Ron Arad aurait été détenu un temps, constituait un site prioritaire pour cette mission de recherche de restes humains. Les hélicoptères avaient été positionnés pour un débarquement rapide permettant une fouille ciblée du cimetière et des environs, mais la riposte immédiate des combattants libanais a transformé l’intervention en combat direct.

Un affrontement au sol inédit qui a dégénéré en raids aériens massifs

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Dès le contact au sol près du cimetière, les mujahideen du Hezbollah ont engagé les forces israéliennes avec des armes légères et des lance-roquettes. Le mouvement chiite a diffusé un communiqué précisant que « les combattants ont observé l’infiltration de quatre hélicoptères ennemis depuis la direction syrienne » et que « l’affrontement a dégénéré après que les forces adverses ont été exposées ». Des témoins locaux ont rapporté des échanges intenses d’une vingtaine de minutes, avec des tirs d’armes automatiques et des explosions de grenades. Les troupes israéliennes ont alors demandé un appui aérien immédiat. Moins d’une heure après le retrait des hélicoptères, treize frappes aériennes successives ont visé Nabi Chit et ses abords entre 20 h 30 et 23 heures. Ces raids ont touché non seulement le site d’atterrissage présumé mais également des routes d’accès, des habitations périphériques et des infrastructures civiles adjacentes au cimetière.

Le ministère libanais de la Santé a publié un bilan actualisé en fin de soirée vendredi, faisant état d’au moins 12 personnes tuées et 33 blessées lors de ces raids aériens israéliens sur la ville de Nabi Chit. Parmi les victimes figuraient des civils, dont des femmes et des enfants présents dans des habitations proches du cimetière. Les blessés, dont plusieurs dans un état critique, ont été évacués vers les hôpitaux de Baalbek puis, pour les cas les plus graves, vers des établissements de la capitale. Les équipes de la protection civile libanaise ont travaillé toute la nuit pour dégager les décombres, relevant d’importants cratères et des bâtiments partiellement effondrés. Des colonnes de fumée étaient encore visibles au petit matin du samedi 7 mars depuis la plaine de la Békaa.

L’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de Tsahal contre les capacités du Hezbollah

Cette opération héliportée représente une intensification notable des actions terrestres israéliennes au Liban, au-delà des frappes aériennes classiques. Tsahal a justifié l’intervention comme nécessaire pour neutraliser des centres de commandement et des entrepôts de drones du Hezbollah, tout en poursuivant activement la recherche de la dépouille de Ron Arad. Le pilote, dont la disparition remonte à plus de 39 ans, reste un symbole national en Israël, et les services de renseignement n’ont jamais cessé d’explorer toutes les pistes, y compris dans la Békaa où des indices historiques plaçaient sa détention. L’infiltration depuis la frontière syrienne visait à exploiter la topographie montagneuse pour une approche discrète, mais la vigilance des forces locales a contraint les troupes au sol à se replier sous un déluge de feu aérien.

Le Hezbollah, de son côté, a affirmé avoir repoussé la tentative d’infiltration et avoir infligé des pertes à l’ennemi lors de l’embuscade. Un second communiqué du mouvement a revendiqué le tir de roquettes en direction des positions israéliennes lors du retrait des hélicoptères. L’armée libanaise, via son commandement, a confirmé avoir détecté les quatre appareils grâce à ses systèmes de surveillance et avoir tiré des fusées éclairantes pour signaler les mouvements sans pouvoir intervenir directement dans la zone.

Parallèlement, une base de la FINUL touchée dans le sud : trois Casques bleus blessés

Au même moment, dans le sud du pays, une base de la Force intérimaire des Nations unies au Liban à Al-Qawzah a été atteinte par deux missiles vers 20 heures, au milieu de tirs intenses. Trois Casques bleus ont été blessés, dont deux soldats ghanéens grièvement atteints, l’un transféré d’urgence vers un hôpital de Beyrouth. Un troisième militaire a subi un choc traumatique. Le mess des officiers du bataillon ghanéen a été entièrement détruit par l’incendie qui a suivi. La FINUL a réagi dans un communiqué officiel : « Parmi les tirs intenses de cette soirée, trois Casques bleus ont été blessés à l’intérieur de leur base à Al-Qawzah. Il est inacceptable que des Casques bleus accomplissant des tâches mandatées par le Conseil de sécurité soient pris pour cible. »

L’armée ghanéenne a confirmé avec précision ces faits. Le président libanais Joseph Aoun a condamné les frappes israéliennes, les qualifiant d’« assaut direct contre la FINUL ». À Paris, le président Emmanuel Macron a jugé l’incident « inacceptable » et réaffirmé le soutien français à la mission onusienne. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a déposé une protestation officielle auprès des Nations unies. Ces événements simultanés sur deux fronts – Békaa orientale et Liban-Sud – soulignent la multiplication des théâtres d’opérations ce vendredi soir. La résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui régit le déploiement de la FINUL depuis 2006, prévoit précisément la protection des forces de maintien de la paix et le retrait de toutes forces non gouvernementales du sud du Liban.

Bilan humain en forte hausse et exode massif des populations

Le ministère libanais de la Santé a actualisé son bilan cumulé depuis le lundi 2 mars, date du début de cette nouvelle phase d’escalade : au moins 217 morts et 798 blessés à travers le pays. Les 12 victimes de Nabi Chit et les 33 blessés des raids de la Békaa contribuent significativement à ce total, tout comme les blessés du sud. Les hôpitaux de Baalbek, de la Békaa et du Liban-Sud ont activé leurs plans d’urgence, transférant les cas les plus graves vers Beyrouth par convois sécurisés. Des scènes d’exode massif ont marqué la soirée du 6 mars : plus de 95 000 personnes se trouvent désormais dans des abris officiels, tandis que des centaines de milliers d’autres ont fui vers le nord ou les quartiers centraux de la capitale. Des ordres d’évacuation israéliens réitérés ont accéléré ces mouvements, transformant écoles, centres communautaires et installations sportives en refuges de fortune.

Le Premier ministre Nawaf Salam, à la tête du gouvernement depuis février 2025, a présidé une réunion de crise en soirée. « Notre pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice que nous n’avons ni cherchée ni choisie », a-t-il déclaré, appelant la communauté internationale à une intervention immédiate pour protéger les civils et les forces de maintien de la paix. Le chef du gouvernement a coordonné l’acheminement d’aide médicale vers la Békaa, où les équipes de secours continuaient de fouiller les décombres au petit matin du 7 mars. Le président Joseph Aoun a multiplié les contacts avec les chancelleries étrangères, insistant sur la préservation de la souveraineté nationale.

Réactions internationales et promesses de riposte du Hezbollah

La communauté internationale a réagi avec fermeté. Le secrétaire général des Nations unies a exigé une enquête indépendante sur l’attaque contre la FINUL et rappelé l’obligation de toutes les parties de respecter le mandat onusien. Les États-Unis ont appelé à la « désescalade immédiate » tout en réaffirmant le droit d’Israël à se défendre. La France, contributeur majeur à la FINUL avec des troupes déployées, a annoncé l’envoi d’un renfort logistique pour sécuriser les positions des Casques bleus. Le Hezbollah, dans ses communiqués successifs, a promis une réponse « proportionnée et douloureuse » aux opérations israéliennes, affirmant que ses capacités opérationnelles restent intactes malgré les frappes répétées et les tentatives d’infiltration.

Situation au matin du 7 mars : déblaiement des ruines et vigilance maximale sur tous les fronts

Au lever du jour ce samedi 7 mars, la situation sur le terrain demeurait tendue mais sans nouvel incident majeur signalé entre minuit et 9 heures. À Nabi Chit, les équipes de la protection civile poursuivaient le déblaiement des sites touchés par les treize frappes aériennes. Les douze corps avaient été identifiés et remis aux familles dans la nuit. Les recherches se poursuivaient pour d’éventuels disparus sous les ruines du cimetière et des habitations adjacentes. Les routes d’accès à la localité restaient sous surveillance étroite de l’armée libanaise, qui a déployé des patrouilles supplémentaires pour protéger les civils encore présents et faciliter l’arrivée des convois humanitaires.

Dans la base FINUL d’Al-Qawzah, les Casques bleus ghanéens blessés recevaient des soins spécialisés ; l’un des deux soldats grièvement atteints avait été stabilisé à l’hôpital de Beyrouth et faisait l’objet d’une surveillance médicale constante. Le troisième militaire, victime d’un choc traumatique, bénéficiait d’un soutien psychologique adapté. La FINUL a renforcé ses patrouilles dans le secteur sud, veillant à la sécurité de l’ensemble de ses contingents issus du Ghana, de la France et d’Italie. L’enquête sur l’origine des missiles ayant touché la base progressait avec l’analyse balistique de fragments recueillis sur place.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, les raids aériens de la veille avaient laissé des traces visibles : bâtiments endommagés à Haret Hreik et colonnes de fumée encore perceptibles au petit matin. Les services municipaux avaient commencé à dégager les voies principales pour permettre la circulation des secours. Les autorités portuaires et aéroportuaires de Beyrouth signalaient une activité normale mais sous haute surveillance, avec des patrouilles renforcées autour des installations stratégiques.

Les hôpitaux de la capitale continuaient de recevoir un flux constant de blessés transférés de la Békaa. Le ministère de la Santé maintenait ses équipes en alerte maximale, coordonnant avec le Croissant-Rouge libanais et les organisations humanitaires internationales l’acheminement de tentes, de médicaments, de kits sanitaires et de produits de première nécessité vers les centres d’accueil. Plus de 100 000 personnes avaient quitté leurs foyers depuis le début de la semaine, selon les décomptes actualisés des autorités, avec une augmentation notable des arrivées dans les abris de Beyrouth et du nord du pays au cours de la nuit.

Les observateurs de la FINUL continuaient de consigner tous les mouvements aériens et terrestres le long de la ligne bleue, transmettant des rapports horaires au siège de Naqoura et au Conseil de sécurité. L’armée libanaise assurait la protection des villages frontaliers de la Békaa et du sud, avec des renforts positionnés aux points stratégiques et des checkpoints filtrant les flux de déplacés. Dans les centres d’accueil provisoires, des distributions de nourriture et d’eau potable étaient organisées sans interruption, soutenues par des équipes mobiles de médecins et de psychologues.

Dans la région de Baalbek-Hermel, les autorités locales rapportaient que les recherches sous les décombres à Nabi Chit se poursuivaient avec l’appui de chiens de détection fournis par des partenaires internationaux. Plusieurs habitations adjacentes au cimetière présentaient des fissures importantes, rendant leur occupation temporairement impossible. Les services d’électricité et d’eau potable avaient été partiellement rétablis dans les zones périphériques, mais des coupures intermittentes persistaient dans le centre-ville. Les convois humanitaires acheminaient des vivres et des couvertures vers les familles directement touchées par les événements de la soirée.

Les routes principales reliant Beyrouth à la Békaa restaient ouvertes mais sous surveillance constante, avec des ralentissements dus aux déplacements des populations. Les sirènes d’alerte demeuraient prêtes à retentir dans l’ensemble des régions affectées. Les services de secours libanais quadrillaient toujours les zones touchées à Nabi Chit, relevant les dommages aux infrastructures routières, aux réseaux électriques et aux habitations civiles. Les blessés légers des affrontements de la nuit étaient pris en charge dans les centres médicaux locaux de Baalbek, tandis que les cas les plus complexes continuaient d’être transférés vers la capitale par hélicoptère ou ambulance sécurisée.

Dans les quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, des habitants ayant choisi de rester malgré les ordres d’évacuation décrivaient une nuit ponctuée de survols d’avions de chasse et de détonations lointaines. Les rues de Haret Hreik montraient des traces d’impacts mineurs, avec des vitres brisées et des véhicules endommagés par les ondes de choc. Les équipes municipales avaient mobilisé des engins de levage pour dégager les débris et rétablir la circulation sur les axes principaux. Des distributions d’eau potable et de pain étaient organisées par les municipalités locales pour soutenir les résidents les plus vulnérables restés sur place.

Les cellules de crise gouvernementales, placées sous l’autorité directe du Premier ministre Nawaf Salam, restaient actives pour évaluer en temps réel les besoins en matière de sécurité, d’aide humanitaire et de coordination avec les partenaires internationaux. Des contacts permanents étaient maintenus avec les ambassades accréditées à Beyrouth afin de faciliter l’arrivée de matériel médical supplémentaire et de renforts pour la FINUL. L’armée libanaise avait également renforcé ses positions le long de la frontière syrienne pour prévenir toute nouvelle infiltration.

Au petit matin du 7 mars, aucun mouvement aérien suspect n’avait été signalé au-dessus de la Békaa ou du sud du Liban. Les patrouilles mixtes de la FINUL et de l’armée libanaise quadrillaient les secteurs sensibles, tandis que les observateurs onusiens poursuivaient leur mission de surveillance conformément au mandat de la résolution 1701. Les ports et l’aéroport international de Beyrouth fonctionnaient normalement, bien que sous vigilance renforcée, avec aucun vol annulé dans la matinée. Les compagnies aériennes et maritimes recommandaient toutefois aux passagers de vérifier les horaires en temps réel.

Les chiffres du ministère de la Santé continuaient d’être actualisés heure par heure, intégrant les données des hôpitaux de la Békaa et du sud. Les interventions chirurgicales se poursuivaient sans relâche pour traiter fractures, brûlures et traumatismes causés par les explosions. Des psychologues étaient mobilisés auprès des familles endeuillées et des déplacés dans les centres d’accueil. Plus de 512 sites d’hébergement étaient opérationnels à travers le pays, accueillant des familles entières originaires de Nabi Chit, de la banlieue sud et des villages frontaliers.

Les services de la protection civile avaient déployé des unités supplémentaires dans le sud pour anticiper toute nouvelle escalade nocturne. À Nabi Chit, les opérations de déblaiement se concentraient sur le cimetière et les rues adjacentes, où les impacts avaient endommagé plusieurs tombes anciennes. Les autorités locales coordonnaient avec le ministère de l’Intérieur la mise en place de mesures de sécurité temporaires pour protéger les lieux saints et les sites historiques de la localité. Les familles des victimes recevaient un accompagnement administratif accéléré pour les formalités liées aux décès.

Dans les villages de la Békaa orientale, les habitants restés sur place rapportaient un calme relatif mais une tension palpable, avec des survols sporadiques observés à l’aube. L’armée libanaise circulait dans les axes secondaires pour assurer la sécurité des convois humanitaires et prévenir tout mouvement suspect. Les équipes médicales mobiles distribuaient des kits d’urgence contenant bandages, antiseptiques et traitements contre le stress post-traumatique dans les centres d’accueil provisoires installés dans les mosquées et les écoles de la région.

La matinée du 7 mars s’annonçait ainsi sous le signe d’une vigilance accrue sur l’ensemble du territoire libanais, avec des équipes de secours toujours à pied d’œuvre à Nabi Chit et des forces de sécurité déployées pour accompagner les opérations de secours et de reconstruction immédiate. Les communications officielles du gouvernement et de la FINUL continuaient d’être diffusées régulièrement pour informer la population sur les points d’aide disponibles, les mesures de protection et les itinéraires sécurisés vers les zones moins exposées.

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