La cessation des hostilités entre Israël et le Liban a été saluée par la communauté internationale comme un pas en avant dans la stabilisation d’une région en proie à des tensions prolongées. La coordinatrice spéciale des Nations unies au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a exprimé son soutien à cet accord, le qualifiant de « point de départ pour un processus délicat basé sur la mise en œuvre complète de la résolution 1701 (2006) ». Cette résolution, adoptée après la guerre de 2006, appelle à un cessez-le-feu durable, au respect de la Ligne bleue et à une cessation des violations aériennes et terrestres.
Hennis-Plasschaert a averti que pour garantir la durabilité de cet accord, « un engagement sérieux et continu de part et d’autre est nécessaire ». Elle a également souligné qu’un retour au statu quo ante – caractérisé par l’application sélective de certains articles de la résolution tout en ignorant d’autres – ne serait pas suffisant. Ce modèle, selon elle, a souvent conduit à une stabilité de façade, masquant une exécution incomplète de la résolution. « Aucun des deux côtés ne peut se permettre une autre période d’application non sérieuse sous le couvert d’un calme apparent », a-t-elle martelé.
La coordinatrice spéciale a également salué les efforts des deux parties pour « saisir cette opportunité et mettre fin à cette période destructrice », tout en appelant à « des mesures concrètes pour consolider cet accomplissement ».
Les défis de la mise en œuvre
L’accord de cessez-le-feu marque un tournant, mais il est loin de régler les tensions profondes entre Israël et le Liban. Si la résolution 1701 offre un cadre pour la paix, son application a souvent été entravée par des divergences sur son interprétation et par l’absence d’un mécanisme de mise en œuvre robuste. Les violations répétées de la Ligne bleue par Israël, ainsi que les activités militaires du Hezbollah, restent des points de friction majeurs.
Jeanine Hennis-Plasschaert a souligné l’importance d’un engagement renouvelé pour respecter toutes les dispositions de la résolution. Cela inclut notamment le désarmement de toutes les milices au Liban, une question sensible dans le contexte des équilibres politiques internes et régionaux. En parallèle, le renforcement de l’autorité de l’État libanais et de ses forces armées, souvent recommandé par la communauté internationale, demeure un défi, en raison de la crise économique sans précédent que traverse le pays.



