Le président français Emmanuel Macron a également réagi positivement à l’accord de cessez-le-feu, appelant les dirigeants libanais à profiter de ce climat de répit pour résoudre leurs blocages politiques internes. Dans un message vidéo publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), Macron a exhorté à l’élection d’un président libanais « sans délai ». Le Liban est en effet sans président depuis plus d’un an, un vide institutionnel qui alimente l’instabilité dans le pays.
Selon Macron, « l’accord de cessez-le-feu au Liban doit ouvrir la voie à une solution durable, tant pour la région que pour les habitants de Gaza ». Le président a mis en avant les souffrances des populations civiles, en particulier à Gaza, et a insisté sur le besoin d’une approche globale et durable pour garantir la paix à long terme au Moyen-Orient. « Cet accord est une démonstration de courage politique, seule capable d’apporter la sécurité et la paix à tous les habitants de la région », a-t-il déclaré.
Une fenêtre pour le changement politique au Liban
La France, qui entretient des liens historiques avec le Liban, joue un rôle actif dans la médiation et le soutien à une solution politique durable. L’appel de Macron pour l’élection d’un président reflète l’urgence d’un retour à un fonctionnement institutionnel normal. L’absence de chef d’État entrave la prise de décisions cruciales pour le pays, notamment dans le contexte des réformes économiques exigées par les donateurs internationaux.
Cependant, les désaccords entre les principaux blocs politiques libanais, exacerbés par les influences régionales, compliquent la tâche. Pour Macron, cet accord de cessez-le-feu offre une opportunité de « rompre avec la paralysie » et d’engager des réformes nécessaires pour restaurer la confiance internationale et nationale.
Une perspective régionale : la paix à Gaza en ligne de mire
Le président français a également élargi le champ de son discours en liant l’accord de cessez-le-feu au Liban à la situation à Gaza. Selon lui, les négociations qui ont abouti à cet accord pourraient servir de modèle pour un cessez-le-feu tant attendu entre Israël et le Hamas. « La souffrance énorme des populations civiles à Gaza doit cesser », a insisté Macron, rappelant que la paix durable dans la région dépend d’une volonté politique partagée et d’une vision à long terme.
Toutefois, la situation à Gaza demeure complexe, les récents affrontements ayant aggravé les tensions. L’ONU et d’autres acteurs internationaux continuent de plaider pour un accès humanitaire sans entrave et une résolution des causes profondes du conflit.
Vers une paix durable au Moyen-Orient ?
L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban est un développement encourageant, mais il ne constitue qu’un premier pas sur un chemin long et incertain. Les appels à la mise en œuvre complète de la résolution 1701 rappellent l’importance d’un engagement politique fort de toutes les parties impliquées.
Pour le Liban, cet accord pourrait marquer une opportunité pour sortir de l’impasse politique et renforcer les institutions de l’État. Cependant, les défis restent nombreux : surmonter les divisions internes, restaurer la confiance publique, et naviguer dans un environnement régional instable.
L’implication internationale, notamment celle de la France, montre que le Liban n’est pas abandonné à son sort. Mais pour garantir une paix durable, il faudra davantage qu’un cessez-le-feu : un véritable engagement pour résoudre les causes profondes des tensions et offrir un avenir sécurisé et prospère à tous les habitants de la région.



