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Mise au point du CEA libanais concernant les bombes à uranium appauvri

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Face à la recrudescence des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la commission nationale libanaise pour l’énergie atomique, relevant du Conseil national pour la recherche scientifique, a tenu à éclaircir la situation concernant l’utilisation présumée d’armes contenant de l’uranium appauvri par l’armée israélienne lors des récents bombardements sur le Liban. Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, la commission dénonce les informations non fondées et insiste sur l’importance d’attendre des résultats scientifiques fiables avant de tirer toute conclusion.

Dès le début des attaques israéliennes, qui ont frappé durement la banlieue sud de Beyrouth, la commission, sous la supervision du Premier ministre libanais, a collaboré étroitement avec l’armée pour mener des inspections sur les sites potentiellement touchés par des armes non conventionnelles. Des équipes d’experts, notamment de la section des armes de destruction massive du régiment du génie de l’armée, ont commencé à prélever des échantillons de sol, de poussière et de débris sur les sites concernés, en vue d’analyses en laboratoire afin de détecter toute trace de matériaux radioactifs, y compris l’uranium appauvri.

Cependant, la poursuite des opérations militaires et les attaques israéliennes continues, qui ne font pas exception pour les équipes de secours et les unités de la défense civile, empêchent pour le moment ces experts de se rendre en toute sécurité sur certains sites clés. La commission affirme être en état d’alerte et prête à intervenir dès que les conditions de sécurité le permettront, afin de garantir la précision des enquêtes.

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Selon la commission, seule une approche scientifique rigoureuse, basée sur des normes internationales reconnues, permettra de confirmer ou non la présence d’uranium appauvri dans les munitions utilisées par Israël. Les suppositions actuelles basées sur des observations visuelles, des odeurs ou la couleur des explosions ne sauraient se substituer à des analyses factuelles et demeurent infondées.

Le précédent de 2006 est ici rappelé. À l’époque, à la fin des hostilités, des équipes locales et internationales, y compris des laboratoires de l’ONU et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avaient été mobilisées pour examiner des dizaines de sites dans le sud du Liban, la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth. Plus de 150 échantillons avaient été analysés en laboratoire, tant au Liban qu’à l’étranger. Ces résultats, présentés en conférence de presse à Beyrouth en 2007, avaient permis de conclure à l’absence de preuves concluantes de l’utilisation d’uranium appauvri dans les munitions israéliennes à cette époque.

Aujourd’hui, la commission réaffirme son engagement à collaborer avec les organisations internationales compétentes et les autorités libanaises pour assurer la transparence et la rigueur des analyses. Si des traces d’uranium appauvri venaient à être détectées, cela fournirait une base solide pour que le Liban porte plainte auprès des instances internationales, en particulier l’ONU, sur la base de preuves irréfutables.

Enfin, la commission rappelle que la condamnation d’Israël ne dépend pas uniquement de la nature des armes utilisées. Les attaques israéliennes, qui ont provoqué des destructions massives, tué des civils, y compris des enfants, et ciblé délibérément des infrastructures civiles, constituent en elles-mêmes des violations flagrantes du droit international humanitaire.

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Newsdesk Libnanews
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