Une position de médiateur dans un contexte tendu
Nabih Berri, président du Parlement libanais et figure politique influente, a récemment réaffirmé l’importance d’élire un président consensuel pour mettre fin à la vacance présidentielle. Lors d’une déclaration relayée par Ad Diyar(09/01/2025), il a souligné que « la stabilité politique passe par l’unité nationale et le dialogue ». Ses propos interviennent à un moment où le Liban fait face à une paralysie institutionnelle sans précédent, aggravée par une crise économique dévastatrice.
Berri face aux divisions parlementaires
Depuis le début de la crise, Nabih Berri joue un rôle central en tant que médiateur entre les différents blocs politiques. D’après Al Bina’ (09/01/2025), son objectif principal est d’empêcher un éclatement total des institutions parlementaires en maintenant un minimum de dialogue entre les factions opposées. Cependant, les divisions restent profondes, notamment entre les forces soutenues par le Hezbollah et celles favorables à une ligne plus alignée sur les intérêts occidentaux, comme le souligne Al Joumhouriyat (09/01/2025).
Un plaidoyer pour Joseph Aoun
Le soutien croissant à la candidature de Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise, a été évoqué par Nabih Berri comme une opportunité de consensus. Selon Al 3arabi Al Jadid (09/01/2025), il a décrit Aoun comme une figure capable de transcender les divisions confessionnelles et de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions. Toutefois, Berri a également mis en garde contre les risques de blocage si un accord n’est pas trouvé rapidement.
La pression des puissances internationales
Dans ses déclarations, Nabih Berri a reconnu le rôle des puissances étrangères dans les négociations en cours. Al Sharq Al Awsat (09/01/2025) rapporte que le président du Parlement a insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté libanaise tout en coopérant avec les acteurs internationaux pour stabiliser le pays. Berri s’est notamment montré favorable à une médiation saoudienne et américaine, mais a insisté sur le respect des équilibres internes.
Les défis d’un consensus
Malgré son rôle de médiateur, Nabih Berri fait face à des critiques, notamment de la part de certains députés indépendants qui estiment que son soutien au duo chiite (Hezbollah et Amal) entrave la possibilité d’un compromis rapide. Selon Al Liwa’ (09/01/2025), ces critiques reflètent les frustrations croissantes d’une partie de la population qui considère que la classe politique traditionnelle est incapable de répondre aux défis actuels.
Une opportunité historique ou un blocage supplémentaire ?
Nabih Berri semble conscient que cette élection présidentielle pourrait définir l’avenir du Liban pour les années à venir. Dans ses interventions, il a appelé à un sursaut de responsabilité de la part des députés pour éviter une escalade de la crise. Comme le souligne Nida’ Al Watan (09/01/2025), l’élection de Joseph Aoun pourrait constituer une première étape vers la stabilisation du pays, mais elle nécessitera un véritable engagement de toutes les parties pour mener des réformes structurelles.



