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Netanyahou défie l’Iran : Discours choc et frappes nucléaires dans la nuit du 13 au 14 juin 2025

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Dans la nuit du 13 au 14 juin 2025, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’exprime après le lancement de l’opération « Rising Lion », une offensive aérienne visant des sites nucléaires et militaires iraniens à Natanz, Téhéran, Ispahan, Fordo, Arak, Kermanshah, Hamadan, Tabriz et Karaj. Ses déclarations, marquées par une rhétorique audacieuse et un appel direct au peuple iranien, s’inscrivent dans une longue série de prises de parole où il désigne l’Iran comme une menace existentielle pour Israël. Voici un compte rendu des déclarations de cette nuit, suivi d’un retour sur ses discours antérieurs sur le conflit israélo-iranien.

Déclarations dans la nuit du 13 au 14 juin 2025

Dans un message vidéo diffusé après minuit le 13 juin 2025, Netanyahou confirme le lancement de l’opération « Rising Lion », mobilisant environ 200 avions de combat, dont des F-35I Adir, F-15I Ra’am et F-16I Sufa, pour frapper des installations nucléaires iraniennes, comme Natanz, Fordo et Ispahan, ainsi que des bases militaires. Il déclare que l’objectif est de « neutraliser le programme d’enrichissement d’uranium iranien », affirmant que l’Iran était « à quelques jours de produire une arme nucléaire ». Il insiste que l’opération « se prolongera autant de jours que nécessaire » pour éliminer cette menace.

Netanyahou s’adresse directement au peuple iranien, une démarche inhabituelle, les exhortant à se révolter contre le « régime oppressif » de Téhéran. Il reprend le slogan des manifestations iraniennes de 2022, « Femme, Vie, Liberté » (Zan, Zendegi, Azadi en persan), et assure que les frappes visent le régime, non les civils. Il qualifie le gouvernement iranien de « plus faible que jamais » et avertit : « Le régime ne sait pas ce qui l’a frappé, ni ce qui le frappera encore », suggérant d’éventuelles attaques supplémentaires. Il met en avant la capacité d’Israël à atteindre « n’importe quel point en Iran », soulignant la portée de ses forces armées.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran riposte avec des salves de missiles balistiques et des drones visant Tel-Aviv, Jérusalem, Haifa, Beersheba, le Néguev et la Galilée, causant trois morts et 64 blessés, selon Channel 12 Israel. Netanyahou appelle les Israéliens à rester près des abris, vantant l’efficacité des systèmes de défense Dôme de fer, Fronde de David et Arrow, soutenus par des forces américaines, britanniques et jordaniennes. Il annonce un état d’urgence, la fermeture des écoles, la suspension de l’espace aérien et l’interdiction des rassemblements publics.

Contexte des discours antérieurs sur le conflit israélo-iranien

Depuis les années 1990, Netanyahou désigne l’Iran comme une menace majeure pour Israël, en raison de son programme nucléaire et de son soutien à des groupes armés anti-israéliens, tels que le Hezbollah, le Hamas et les Houthis. Ses discours, souvent prononcés lors de forums internationaux, combinent des avertissements contre Téhéran et des appels à des mesures diplomatiques ou militaires. Voici un aperçu de ses principales prises de parole.

2012 : La « ligne rouge » à l’ONU

Le 27 septembre 2012, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, Netanyahou utilise un dessin d’une bombe pour illustrer les progrès du programme nucléaire iranien. Il trace une « ligne rouge » symbolique, correspondant à un seuil d’enrichissement d’uranium que l’Iran ne doit pas franchir. Il déclare : « L’Iran construit une arme nucléaire qui menacera non seulement Israël, mais le monde entier ». Ce discours vise à mobiliser la communauté internationale contre Téhéran, malgré des critiques sur son style théâtral.

2018 : Révélations sur les archives nucléaires

Le 30 avril 2018, Netanyahou révèle lors d’une conférence de presse télévisée que le Mossad a obtenu 50 000 pages et 163 disques compacts de documents iraniens, prouvant, selon lui, que Téhéran a poursuivi un programme nucléaire militaire malgré l’accord de Vienne (JCPOA) de 2015. Il accuse l’Iran de mentir et déclare : « Nous ne permettrons pas à l’Iran d’obtenir des armes nucléaires ». Cette annonce soutient le retrait américain du JCPOA par Donald Trump en mai 2018, intensifiant les sanctions contre l’Iran.

2024 : Escalade et discours à l’ONU

Le 27 septembre 2024, à l’Assemblée générale des Nations unies, Netanyahou adopte un ton offensif, affirmant qu’Israël « gagne » contre l’Iran et ses mandataires, dont le Hezbollah et le Hamas. Il avertit : « Si vous nous frappez, nous vous frapperons. Aucun endroit en Iran n’est hors de portée d’Israël ». Il accuse l’Iran d’orchestrer « tout le terrorisme » au Moyen-Orient et critique l’ONU pour son « apaisement » de Téhéran. Ce discours suit des frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban, incluant l’élimination de Hassan Nasrallah le 27 septembre 2024, et des attaques iraniennes en avril et octobre 2024, avec 300 drones et missiles en avril et près de 200 missiles en octobre. Netanyahou attribue l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 à l’« axe iranien », englobant le Hezbollah, les Houthis et des milices en Irak et en Syrie.

Avril 2025 : Désaccord avec les États-Unis

En avril 2025, des tensions émergent avec le président américain Donald Trump, qui annonce des négociations directes avec l’Iran pour un nouvel accord nucléaire. Netanyahou, lors d’une visite à Washington, déclare que « tout accord avec l’Iran est une erreur stratégique » et exige le démantèlement total des infrastructures nucléaires iraniennes. Cette position contraste avec son discours de février 2025, où il saluait l’alliance avec les États-Unis pour contrer l’Iran, notamment après des frappes israéliennes en octobre 2024 neutralisant des défenses aériennes iraniennes. Il s’oppose à un compromis permettant à l’Iran de conserver une capacité d’enrichissement limitée pour un usage civil.

Analyse des déclarations de juin 2025 dans leur continuité

Les déclarations de la nuit du 13 au 14 juin 2025 s’inscrivent dans la lignée de la posture anti-iranienne de Netanyahou, mais se distinguent par plusieurs aspects :

  1. Urgence nucléaire : Netanyahou réaffirme que l’Iran est proche d’obtenir une arme nucléaire, une rhétorique utilisée depuis 2012. Il s’appuie sur un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) du 12 juin 2025, signalant des violations iraniennes, bien que des experts estiment que Téhéran reste à plusieurs mois d’une capacité nucléaire militaire.
  2. Appel au soulèvement : L’utilisation du slogan « Femme, Vie, Liberté » et l’appel à la révolte iranienne sont nouveaux. Netanyahou cherche à exploiter les tensions internes en Iran, notamment après les manifestations de 2022, mais cet appel pourrait galvaniser le nationalisme iranien face à une intervention étrangère.
  3. Portée militaire : En vantant la capacité d’Israël à frapper « n’importe quel point en Iran », Netanyahou fait écho à son discours de 2024 à l’ONU, soulignant la portée de l’Armée de l’air israélienne, démontrée par les frappes sur des cibles éloignées comme Tabriz et Arak.
  4. Défi diplomatique : Les frappes surviennent juste avant des négociations nucléaires américano-iraniennes prévues le 15 juin 2025 à Oman. Netanyahou, opposé à ces pourparlers en avril 2025, semble imposer un fait accompli, défiant les efforts diplomatiques américains, malgré le soutien de Washington à l’interception des missiles iraniens.

Réactions aux déclarations

En Israël, les déclarations de Netanyahou renforcent son image de leader déterminé, mais divisent l’opinion, certains craignant une escalade régionale. En Iran, le Guide suprême Ali Khamenei promet une « réponse sévère », qualifiant les frappes de « crime sioniste ». Les médias iraniens rapportent 78 morts, dont des civils, alimentant l’indignation. L’Organisation des Nations unies, par António Guterres, condamne l’escalade et appelle à la retenue. Les États-Unis, informés des frappes, réaffirment leur soutien à Israël tout en prônant une solution diplomatique, selon un haut responsable.

Stratégie et continuité

Depuis 2012, Netanyahou construit un narratif où l’Iran représente une menace imminente, justifiant des actions préventives. Ses discours à l’ONU (2012, 2024), ses révélations sur les archives nucléaires (2018) et ses critiques des négociations américaines (2025) visent à mobiliser le soutien international et domestique. L’opération « Rising Lion » concrétise ses avertissements, passant d’une guerre de l’ombre à un conflit direct. En février 2025, il proposait une « alliance Abraham » anti-iranienne avec des pays arabes, partiellement réalisée lors de l’interception des missiles iraniens en 2024, mais les frappes de juin 2025 tendent les relations avec l’Arabie saoudite, qui dénonce une violation de la souveraineté iranienne.

Les déclarations de Netanyahou en juin 2025 prolongent sa stratégie : diaboliser l’Iran, exagérer la menace nucléaire et préparer l’opinion israélienne à une action militaire. L’appel au peuple iranien et le timing des frappes, juste avant les négociations, soulignent une volonté d’affirmer la suprématie militaire israélienne face aux efforts diplomatiques internationaux.

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