Dans un communiqué, la société a souligné que le vol d’électricité constitue non seulement un vol d’argent mais également une infraction punissable par la loi. Elle appelle tous les citoyens consciencieux à signaler tout soupçon de tentative de vol d’électricité.
La société a également publié les noms des individus impliqués dans ces vols, affirmant que quiconque est capable de voler de l’électricité pourrait potentiellement voler n’importe quoi d’autre.
Le communiqué se conclut sur un appel à la responsabilité : « Assez de violations et de vols, assez d’indifférence ».
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FocusLiban
La situation de l’électricité publique au Liban a longtemps été critique, marquée par des déficits de production, des infrastructures vieillissantes, et un rationnement important, même si elle s’est légèrement améliorée ces derniers mois.
- Heures de Rationnement : Les Libanais font face à des coupures d’électricité drastiques, avec des zones recevant souvent moins de 2 à 3 heures d’électricité par jour de la part de l’État, forçant les résidents et les entreprises à s’appuyer sur des générateurs privés coûteux pour combler le déficit.
- Production Actuelle : La production d’électricité est nettement insuffisante pour répondre à la demande. Avant la crise actuelle, la production totale d’électricité oscillait autour de 1 500 à 2 000 mégawatts (MW), alors que la demande peut atteindre jusqu’à 3 500 MW pendant les pics d’été.
- Électricité Perdue ou Volée : Les pertes techniques et non techniques (y compris le vol d’électricité) dans le réseau électrique libanais sont considérables, estimées à environ 40% du total de l’électricité produite. Cela inclut à la fois les pertes dues à l’ancienneté et à l’inefficacité de l’infrastructure (pertes techniques) et les pertes dues au vol ou à la facturation inexacte (pertes non techniques).
La crise de l’électricité au Liban est exacerbée par des années de gestion inefficace, de corruption, et de manque d’investissements dans les infrastructures. Les tentatives de réforme et de sécurisation de nouveaux financements ou de partenariats pour améliorer la production et réduire les pertes ont été entravées par des impasses politiques et des désaccords sur la manière de procéder.



