La raison d’être des organisations civiques

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La raison d’être des organisations civiques


Tels les rosiers sauvages plantés en avant des vignes dont parle Amin Maalouf qui, à la moindre alerte de maladie alertent les vignerons afin d’agir; les mouvements et organisations civiques d’un pays seraient – à mon avis – le dernier rempart avant l’instauration d’un état de chaos.

Si leurs raisons d’être est l’intérêt citoyen d’une population, ces organisations ont un avantage c’est qu’elles ne dépendraient pas des partis ou organisations politiques. Les mouvements citoyens ont fait leurs preuves dans bien des villes réussissant là où le parti au pouvoir ou les partis de l’opposition auraient échoué.

Nous savons trop bien combien de couches administratives intermédiaires sont nécessaires pour qu’un message aille du système politique aux citoyens, l’organisation civique quant à elle se suffit de descendre dans la rue et de s’adresser directement aux personnes. Le lien est bien et bel réel, ne prend pas de temps et n,attend pas.

Conserver l’indépendance politique de ces mouvements est critique, cette dernière e doit subir aucune influence idéologique partisane ou culturelle si ce n’est celle de la nation, de la ville et de son histoire.

Si les choix politiques sont l’expression d’une liberté de pensée ces derniers ne peuvent avoir d’influence de la part des membres d’une organisation dans les actions particulières. On y travaille pour tous sans exception, même ceux qui ne sont pas en accord avec son orientation civique .

Pourrait-on imaginer un conseil municipalité ou d’arrondissement servir uniquement les citoyens qui auraient voté pour ces derniers ? Cela ferait partie des aberrations dont on pourrait aisément se passer.

L’on me dira que chaque partie arrivant au pouvoir est tenu des mêmes obligations et que cela ne présente aucun avantage pour un mouvement civique.

Ce serait probablement vrai si ce dernier fonctionnait telle une organisation ayant une idéologie politique bien définie. Les mouvements civiques ont par contre ce pouvoir de convergence que les partis ne sont tentés d’adopter du fait de lerurs raisons d’être. La convergence dans L,intérêt des différentes groupes de citoyens d’une même nation. Que ce soient les métropoles, les villes ou les villages, les besoins citoyens sont identiques, ces besoins constituant la trame essentielle pour qu’existe la paix sociale qu’elle soit locale ou nationale. On s’assurera d’un plan durable pour tout un peuple, on se mettra d’accord d’unir les initiatives pour le bien collectif, on associera les expertises de part toutes les régions d’un pays sans distinction.

C’est là que réside ce pouvoir, qui d’apparence anodine, représente celui de la majorité, celui de la population dans son ensemble.

Aller vers ceux qui n’ont pas supporté son propre mouvement et leur montrer que d’autres mouvement ont eux aussi les mêmes objectifs et que lorsque l’intérêt commun de tous est en jeu, ce sont tous ces mouvements qui contribuent efficacement au service de la personne et des collectivités dont il fait partie.

Une telle réalité est possible et ne présente pas d’investissement notable si ce n’est que de mettre de côté la culture de divergence si bien alimentée par les idéologies politiques qui ont, de nos jours pas mal de misère pour emballer les citoyens.

Michel ©

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