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Naim Kassem pose ses conditions au Liban

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Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, a revendiqué samedi une lecture offensive du cessez-le-feu entré en vigueur entre le Liban et Israël. Dans un texte très politique, Naim Kassem affirme que son mouvement n’a pas été vaincu, menace de répondre à toute violation israélienne et se dit en même temps prêt à ouvrir « une nouvelle page » avec l’État libanais. Derrière cette formule, le message est double : refuser toute capitulation militaire et tenter de replacer le Hezbollah dans une séquence intérieure dominée par la souveraineté, la reconstruction et l’après-guerre.

Une déclaration qui mêle défi militaire et ouverture politique

Le texte diffusé par le chef du Hezbollah intervient dans un moment de grande fragilité. La trêve annoncée le 16 avril pour une durée initiale de dix jours a suspendu une partie des hostilités, mais elle n’a ni clos les affrontements, ni réglé la question du retrait israélien, ni défini un mécanisme politique accepté par tous les acteurs libanais. Dans ce vide, chaque camp cherche à imposer son récit.

Naim Kassem a choisi une ligne nette. Il présente l’arrêt des combats non comme le fruit d’une pression diplomatique sur toutes les parties, mais comme la conséquence directe du combat mené par les combattants du Hezbollah sur le front sud. Le cœur de son argument est simple : si un cessez-le-feu existe, c’est parce qu’Israël n’a pas atteint ses objectifs militaires.

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Cette lecture n’est pas seulement rhétorique. Elle sert à verrouiller l’interprétation de la séquence ouverte depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Pour le Hezbollah, reconnaître que le mouvement a été affaibli au point d’accepter une pause imposée de l’extérieur reviendrait à fragiliser sa légitimité interne. En affirmant au contraire que « le terrain » a parlé et que la politique doit tirer parti de ses résultats, Naim Kassem tente de maintenir intacte l’idée d’une capacité de dissuasion encore active.

Le ton du texte dit beaucoup de cette volonté. Le communiqué emprunte au registre de la mobilisation, de l’hommage aux morts et du refus de la défaite. Il insiste sur la ténacité des combattants, sur le coût humain assumé par l’environnement social du Hezbollah et sur la centralité du Sud-Liban dans l’imaginaire politique du mouvement. Cette insistance vise autant les partisans du Hezbollah que le reste du pays. Elle cherche à faire de la guerre une affaire nationale, et non plus seulement l’affaire d’un parti armé.

Le cessez-le-feu, enjeu central de la bataille des récits

La trêve en vigueur repose sur un texte qui ouvre une fenêtre de négociation, mais laisse de nombreux points sensibles sans solution immédiate. Le document prévoit une cessation des hostilités pour dix jours, des discussions directes facilitées par les États-Unis et une responsabilité exclusive reconnue aux forces de sécurité libanaises pour la souveraineté et la défense du pays. En revanche, il ne règle pas d’emblée la question du maintien de troupes israéliennes dans le sud du Liban et n’accorde pas explicitement au Liban le même cadre de riposte qu’à Israël pendant cette période. (Reuters)

C’est précisément sur cette faille que le Hezbollah appuie son discours. Naim Kassem affirme qu’il ne peut exister de cessez-le-feu à sens unique. Il refuse l’idée d’une résistance tenue à l’arrêt alors qu’Israël conserverait, selon lui, une liberté d’action militaire. En annonçant que les combattants resteront « sur le terrain » et « le doigt sur la gâchette », il tente de transformer une période supposée de désescalade en phase de vigilance armée permanente.

Ce passage est politiquement décisif. Il signifie que le Hezbollah ne se considère pas lié par une lecture étroite du texte, surtout si des opérations israéliennes se poursuivent au sud. Il maintient ainsi une ambiguïté calculée : le mouvement n’endosse pas formellement l’accord comme partie signataire, mais il se réserve le droit d’en imposer sa propre interprétation par la force. Cette position entretient la possibilité d’une reprise rapide des échanges de feu, même si la trêve se poursuit officiellement.

Dans les faits, la fragilité de l’arrangement est déjà visible. Des violations et des incidents ont été signalés après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, tandis qu’Israël soutient qu’il garde le droit d’agir contre des menaces qu’il juge imminentes. Le décalage entre la lettre du texte, les lectures qu’en font les protagonistes et la réalité du terrain nourrit donc une instabilité immédiate. C’est dans cet espace que Naim Kassem inscrit sa déclaration.

Une main tendue à l’État sans renoncement sur les armes

L’élément le plus remarqué du communiqué se trouve pourtant ailleurs. Après plusieurs jours de discours très durs contre les discussions menées sous médiation américaine, Naim Kassem affirme que le Hezbollah est ouvert au « plus haut degré de coopération avec l’autorité au Liban », dans le cadre d’« une nouvelle page » fondée sur la souveraineté nationale.

La formule peut sembler conciliante. Elle ne relève pourtant pas d’un ralliement simple à la logique de l’État. Elle ressemble davantage à une tentative de redéfinition de la place du Hezbollah dans l’équilibre libanais de l’après-guerre. Le mouvement ne dit pas qu’il remet ses armes à l’État. Il ne dit pas non plus qu’il renonce à son autonomie militaire. Il propose une coopération maximale à condition que celle-ci s’inscrive dans une lecture commune de la souveraineté et dans une « stratégie de sécurité nationale » capable d’intégrer les « capacités de force ».

Autrement dit, le Hezbollah essaie de déplacer le débat. Au lieu d’accepter une opposition frontale entre monopole étatique de la violence et existence de son appareil militaire, il suggère une articulation entre les deux. Cette articulation est ancienne dans le discours du mouvement, mais la formulation actuelle prend une résonance particulière. Elle intervient au moment où le texte de la trêve réaffirme, lui, la responsabilité exclusive des forces de sécurité libanaises en matière de souveraineté et de défense.

Le contraste est net. D’un côté, la logique du document entré en vigueur le 16 avril renforce le rôle institutionnel de l’armée et des services de l’État. De l’autre, le Hezbollah répond qu’il est prêt à coopérer, mais dans une architecture où ses moyens de force resteraient des ressources à valoriser, non des instruments à dissoudre. La « nouvelle page » évoquée par Naim Kassem n’annonce donc pas une normalisation complète. Elle dessine plutôt une cohabitation sous tension.

Ce que dit vraiment cette « nouvelle page »

Sur le plan intérieur, cette ouverture remplit plusieurs fonctions.

Elle permet d’abord au Hezbollah de se présenter comme un acteur responsable, soucieux d’éviter la fitna et de fermer la porte aux ingérences étrangères. Le choix de ces mots n’est pas anodin. Il répond aux critiques adressées au mouvement depuis des mois, au Liban comme à l’étranger, sur le coût national de sa stratégie régionale.

Elle lui permet ensuite de parler au pouvoir libanais sans apparaître en position de faiblesse. Le communiqué ne demande pas une médiation de sauvetage. Il propose une coopération entre partenaires qui auraient, selon son auteur, un objectif commun : protéger le Liban, récupérer les droits du pays et empêcher Israël d’obtenir sur le terrain politique ce qu’il n’aurait pas obtenu par la guerre.

Enfin, cette ouverture sert à cadrer d’avance tout débat futur sur la sécurité. Si des discussions s’ouvrent sur le rôle du Hezbollah, le mouvement veut qu’elles se tiennent non pas sous l’angle du désarmement immédiat, mais sous celui d’une stratégie nationale intégrant la résistance comme composante de puissance.

Les cinq points mis en avant par Naim Kassem

Au milieu d’un texte chargé en symboles et en accusations, Naim Kassem énumère aussi cinq exigences concrètes pour la suite :

  • un arrêt permanent de l’agression contre tout le Liban, par air, terre et mer ;
  • le retrait israélien des territoires occupés jusqu’à la frontière ;
  • la libération des prisonniers ;
  • le retour des habitants dans leurs villages et localités jusqu’à la ligne frontalière ;
  • la reconstruction avec un soutien international et arabe, sous responsabilité nationale.

Ces cinq points remplissent un rôle essentiel. Ils permettent au Hezbollah de quitter, au moins en partie, le terrain de la seule rhétorique militaire pour occuper celui des objectifs politiques immédiats. Le mouvement ne parle pas seulement de riposte, de dignité ou de victoire. Il met en avant des demandes qui touchent directement l’opinion libanaise : la sécurité quotidienne, le retour des déplacés, les détenus et l’argent de la reconstruction.

Dans le contexte actuel, cette liste vaut aussi hiérarchisation des priorités. Naim Kassem dit en substance qu’aucune discussion sérieuse sur l’avenir de la sécurité libanaise ne peut avoir lieu avant la fin complète des opérations israéliennes, le retrait des forces déployées au sud et la relance de la vie civile dans les zones dévastées. C’est une façon de repousser à plus tard tout débat structurel sur l’armement du Hezbollah.

Le point sur la reconstruction mérite une attention particulière. Le mouvement sait que la question matérielle va peser lourd dans la période qui s’ouvre. Des villages du sud ont été fortement endommagés, des infrastructures ont été touchées et des familles commencent à revenir dans des zones encore instables ou en ruines. En inscrivant la reconstruction dans ses priorités, le Hezbollah tente de rester central dans la gestion de l’après-guerre, un terrain où l’État, les bailleurs arabes, les partenaires internationaux et les partis libanais vont se disputer l’initiative.

Le rejet frontal de la négociation directe sous pression

L’autre axe fort du communiqué vise la séquence diplomatique en cours. Naim Kassem attaque le document publié après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et dénonce ce qu’il présente comme une humiliation pour le Liban. Il reproche aux États-Unis d’avoir formulé un texte parlant au nom du gouvernement libanais et de l’avoir inscrit dans une logique de négociation directe avec Israël.

Cette charge s’inscrit dans la continuité de ses prises de position des jours précédents. Le Hezbollah avait déjà rejeté les discussions organisées à Washington entre représentants libanais et israéliens, les jugeant inacceptables tant que les bombardements se poursuivaient. Le communiqué de samedi approfondit cette ligne : négocier sous les frappes, selon lui, revient à se soumettre à un rapport de force imposé.

L’argument a une portée interne évidente. Il vise à mettre en difficulté toute autorité libanaise tentée de défendre une diplomatie directe comme voie de sortie de crise. Mais il répond aussi à une réalité plus large : la trêve actuelle ne ressemble pas à un accord de paix. Elle constitue une suspension limitée, adossée à une médiation américaine, avec des zones d’ombre sur l’application concrète du texte et sur la séquence politique qui doit suivre.

En dénonçant la forme du document, Naim Kassem cherche donc à délégitimer le cadre qui pourrait conduire, à terme, à un redéploiement des équilibres sécuritaires au Liban. Il refuse d’être enfermé dans une architecture diplomatique où l’État discuterait pendant que le Hezbollah serait traité comme un problème à résoudre. D’où cette combinaison, apparemment paradoxale, de coopération avec l’autorité et de refus d’un processus qu’il estime dicté de l’extérieur.

Ce qui relève du discours, ce qui relève des faits

Le communiqué de Naim Kassem accumule aussi des affirmations que rien, à ce stade, ne permet d’établir comme des faits acquis. C’est le cas lorsqu’il présente l’arrêt des combats comme le résultat exclusif de la performance militaire du Hezbollah. C’est aussi le cas lorsqu’il attribue un rôle précis à l’Iran, au Pakistan ou à la fermeture du détroit d’Ormuz dans la séquence qui a conduit à la trêve.

Ces passages doivent être lus pour ce qu’ils sont : des éléments de récit politique, destinés à magnifier le rôle du mouvement, à inscrire le front libanais dans un cadre régional plus vaste et à remercier des alliés. Ils n’ont pas tous été corroborés par les documents publics disponibles ou par les informations recoupées sur les conditions exactes de la trêve.

Cette distinction est importante, car elle conditionne la lecture du texte. Le communiqué n’est pas un compte rendu neutre des événements. C’est une intervention stratégique. Il vise à donner un sens à l’après-combat, à éviter tout sentiment de recul chez les partisans, à mettre l’État devant ses responsabilités et à rappeler aux médiateurs étrangers que le Hezbollah entend rester un acteur incontournable.

Un message adressé à plusieurs publics à la fois

Le texte ne parle pas à un seul destinataire. Il s’adresse d’abord à la base du Hezbollah, éprouvée par les pertes humaines, les destructions et l’incertitude. En répétant qu’Israël n’a pas vaincu le mouvement, Naim Kassem tente de préserver la cohésion du camp partisan au moment où la guerre entre dans une phase moins lisible.

Il s’adresse aussi aux institutions libanaises. Le message est clair : le Hezbollah n’exclut pas un arrangement intérieur, mais il veut le négocier à partir d’un rapport de force politique qu’il estime encore favorable sur plusieurs points. Il veut empêcher que la trêve soit transformée en levier pour l’écarter ou pour imposer un traitement unilatéral de la question de ses armes.

Le communiqué vise encore les acteurs régionaux et occidentaux. Il leur dit que le Hezbollah ne se considère pas hors-jeu malgré la pression militaire et diplomatique. Même affaibli, même contesté, même sous surveillance, le mouvement prétend conserver une capacité d’initiative, de nuisance et de blocage.

Enfin, il parle au reste de la société libanaise. En mettant en avant le retour des habitants, la reconstruction et l’unité nationale, Naim Kassem tente d’élargir son registre. Il ne veut pas apparaître seulement comme le chef d’une organisation armée parlant à ses seuls soutiens. Il essaie d’occuper le terrain du langage national, là où se jouera une grande partie de la bataille politique des prochaines semaines.

Le pari du Hezbollah dans l’après-guerre

La déclaration de samedi révèle en creux la difficulté de la position du Hezbollah. Le mouvement ne veut pas donner le moindre signe de capitulation. Mais il ne peut pas non plus ignorer que la phase qui s’ouvre sera dominée par des enjeux où l’État redevient central : application de la trêve, gestion des violations, retour des déplacés, reconstruction, relations extérieures et avenir du cadre sécuritaire au sud.

Naim Kassem essaie donc de tenir les deux bouts. Il réaffirme la légitimité du combat armé et le droit de répondre. Dans le même temps, il ouvre la porte à une coopération large avec les autorités. Cette ligne n’efface pas les contradictions. Elle les organise. Le Hezbollah veut être à la fois une force de résistance, un acteur institutionnel indirect et un partenaire obligé dans toute redéfinition de la souveraineté libanaise.

Reste la question centrale : cette posture peut-elle tenir si la trêve se prolonge et si la pression internationale se renforce sur le monopole des armes ? Toute la suite dépendra de la réponse à cette question, mais aussi du terrain lui-même, des violations constatées ou non, du sort des zones encore occupées, de la vitesse du retour des habitants et de la forme que prendra, ou non, cette « nouvelle page » que Naim Kassem dit vouloir ouvrir avec l’État.

Traduction intégrale du discours de Naim Kassem

Traduction intégrale du texte arabe fourni dans la dépêche.

Naim Kassem a souligné, dans un communiqué, que « le terrain a prouvé qu’il avait le dernier mot, et que la politique réussie est celle qui sait tirer parti de ses résultats comme d’une source de force pour contraindre l’ennemi israélien à céder, afin d’obtenir les droits du Liban et de ses citoyens sur leur terre et dans leur souveraineté, dans le cadre d’une complémentarité nationale coopérative qui ferme les portes de la discorde et de l’exploitation de notre pays par les étrangers ».

Le communiqué ajoute : « Le cessez-le-feu temporaire n’aurait pas eu lieu sans le jihad des combattants de la résistance sur les nobles positions du front sud, dans une performance légendaire qui a stupéfié le monde, et dans une fermeté martyre face à l’ennemi israélo-américain malgré un déséquilibre immense dans les rapports de force militaires. Les combattants de la résistance ont prouvé que leur arme à trois dimensions — la foi, la volonté et la capacité — est plus forte que toutes les armées des agresseurs, et qu’au Liban il existe des hommes prêts à sacrifier ce qu’ils ont de plus précieux pour la libération, la dignité et l’indépendance. La présence des hésitants, des démoralisateurs et de ceux qui poignardent dans le dos n’entrave pas leur marche vers ce noble objectif, car ils ont offert leurs têtes à Dieu Tout-Puissant avant toute chose, et ils sont entourés d’un peuple digne et sacrificiel qui a supporté les tueries, les destructions, les déplacements et le prix de la dignité et de l’honneur. Ce peuple est issu de toutes les confessions, de toutes les communautés et de toutes les régions ; sa direction est le Sud-Liban, car tout le Liban est son Sud. Si le Sud sourit et est libéré, tout le Liban sourit et est libéré. »

Il ajoute : « Louange à Dieu Tout-Puissant d’abord, car Il est le Victorieux et le Secoureur. Merci ensuite aux héros de la résistance qui ont brisé l’avancée de l’ennemi israélien malgré le déploiement de cent mille soldats à la frontière, et qui ne lui ont pas permis d’atteindre le Litani, ni pendant la première semaine comme il l’avait projeté, ni pendant les quarante-cinq jours de la bataille dite d’“al-Asf al-Ma’koul”. Merci aussi aux habitants, aux gens et aux sympathisants pour leurs dons et leurs sacrifices. Merci, en troisième lieu, à la République islamique d’Iran, à sa direction et à son peuple, qui ont soutenu et appuyé, et qui ont lié le cessez-le-feu, dans l’accord du Pakistan, à son arrêt au Liban de manière explicite dans l’annonce officielle ; puis l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz en réponse au manquement américain au cessez-le-feu au Liban ; puis il y a eu la capitulation américaine et la contrainte exercée sur l’ennemi israélien pour qu’il l’arrête, ce qui a conduit à la réouverture du détroit d’Ormuz. Nous avons suivi cette trajectoire instant par instant. Et nous n’oublions pas de remercier le parrainage du Pakistan et tous ceux qui ont aidé, ne serait-ce que par une déclaration, en soutien au cessez-le-feu au Liban. »

Il poursuit : « Nous avons lu une publication émise par le département d’État américain sous le titre : “Accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël – avril 2026”, publiée après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Elle ne signifie rien sur le plan pratique, mais elle constitue une insulte pour notre pays, notre patrie, le Liban, qu’un texte soit dicté par l’Amérique, laquelle parle au nom du gouvernement libanais. Il est écrit au début du communiqué : “Le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban ont approuvé le texte suivant”, alors que tout le monde sait que le gouvernement libanais ne s’est pas réuni et n’a pas donné son approbation à cette déclaration. Cela suffit de faire porter au Liban de telles humiliations dans le cadre d’une négociation directe avec l’ennemi israélien pour entendre ses diktats, et dans cette scène honteuse à Washington où la tyrannie encercle sa proie, et où des positions sont prises au nom du Liban. C’est une pente sans fin. »

Il déclare : « Assez. Le peuple libanais est digne et il le restera, dans la complémentarité et la solidarité avec l’armée, le peuple, la résistance et l’autorité politique qui veut l’indépendance du Liban et sa libération. Le cessez-le-feu signifie un arrêt total de tous les actes hostiles. Et parce que nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, les combattants de la résistance resteront sur le terrain, le doigt sur la gâchette, et ils répondront aux violations de l’agression en conséquence. Il n’existe pas de cessez-le-feu du seul côté de la résistance ; il doit être respecté par les deux parties, et nous n’accepterons pas de revivre les quinze mois de patience face à l’agression israélienne dans l’attente d’une diplomatie qui n’a rien obtenu. »

Il ajoute : « L’étape suivante consiste à appliquer les cinq points suivants :

  1. un arrêt permanent de l’agression sur l’ensemble du Liban, par air, terre et mer ;
  2. le retrait de l’ennemi israélien des territoires occupés jusqu’à la frontière ;
  3. la libération des prisonniers ;
  4. le retour des habitants dans leurs villages et leurs localités jusqu’à la frontière ;
  5. la reconstruction avec un soutien international et arabe, et sous responsabilité nationale. »

Il poursuit : « Le Hezbollah est ouvert au plus haut degré de coopération avec l’autorité au Liban, dans le cadre d’une nouvelle page fondée sur la réalisation de la souveraineté de notre patrie, le Liban, dans l’esprit de l’unité, de la prévention de la discorde et de l’investissement des capacités de force dans une stratégie de sécurité nationale. Construisons ensemble notre patrie, le Liban, empêchons les étrangers d’exercer des tutelles et d’atteindre par la politique les objectifs de l’ennemi israélien, et traduisons la souveraineté et la protection des citoyens par des mesures et des plans clairs. »

Il conclut : « Israël, avec tous les tyrans de la terre, ne nous a pas vaincus, et ne nous vaincra pas, surtout après les sacrifices des martyrs, au premier rang desquels le maître des martyrs de la nation, Sayyed Hassan Nasrallah, que Dieu l’agrée, ainsi que Sayyed al-Hachémi et tous les martyrs, ainsi que les sacrifices des blessés, des prisonniers et de ce grand peuple. La tête du Liban restera haute grâce à ses fils qui se sacrifient. »

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