dimanche, janvier 25, 2026

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Revue de presse du 08/09/25: Le gouvernement adopte le plan américain de désarmement

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Adoption des objectifs malgré un retrait ministériel

Selon Al Joumhouriyat du 8 août 2025, le Conseil des ministres, réuni sous la présidence de Joseph Aoun, a adopté les onze objectifs contenus dans la « feuille de route » proposée par l’émissaire américain Thomas Barrack. Parmi eux : mise en œuvre complète de l’accord de Taëf ; application intégrale de la résolution 1701 ; exercice exclusif par l’État du droit de décider guerre et paix ; retrait progressif de toutes les forces armées non gouvernementales, y compris le Hezbollah ; déploiement renforcé de l’armée dans les zones frontalières ; négociations indirectes pour régler les différends avec Israël ; retour des civils déplacés ; délimitation permanente des frontières avec Israël et la Syrie ; organisation d’une conférence économique internationale avec les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite et le Qatar ; et renforcement de l’appui international aux forces armées libanaises.

D’après Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025, cette adoption a eu lieu malgré le retrait des ministres du « thani » chiite. Ces derniers ont quitté la salle pour protester contre l’approbation des objectifs avant la présentation par l’armée d’un plan détaillé sur l’exclusivité des armes. Le quorum restant suffisant, le texte a été validé.

Annahar du 8 août 2025 souligne que ce retrait diffère de celui de 2006, lorsque les ministres chiites du gouvernement Siniora avaient quitté leurs postes, entraînant une paralysie institutionnelle. Cette fois, aucun n’a démissionné : le geste reste symbolique et vise à marquer l’opposition sans provoquer une crise immédiate.

Arguments et manœuvres du camp opposé

Selon Al Bina’ du 8 août 2025, le Hezbollah juge que cette adoption viole l’esprit de l’accord de Taëf et cherche à réduire ses capacités militaires. Le parti affirme que le Premier ministre Nawaf Salam agit sous injonction américaine, menaçant l’unité nationale. Les députés dénoncent une précipitation et un refus d’attendre l’avis de l’armée, ce qui, selon eux, compromet la méthode consensuelle indispensable aux choix stratégiques.

Al Akhbar du 8 août 2025 rapporte que l’émissaire saoudien Yazeed bin Farhan a rencontré Samir Geagea et Walid Joumblatt. Riyad leur aurait demandé de maintenir leur soutien à Nawaf Salam et de ne pas se retirer du gouvernement, tout en écartant toute alliance avec Saad Hariri, y compris pour des scrutins syndicaux. L’objectif serait de consolider un bloc politique cohérent face au Hezbollah.

D’après Ad Diyar du 8 août 2025, Nabih Berry, président du Parlement, a réclamé une correction formelle des décisions prises lors d’une séance précédente avant toute poursuite des débats. Les ministres chiites auraient voulu éviter d’assumer politiquement la responsabilité d’un texte jugé contraire à leurs intérêts stratégiques, préférant le départ temporaire à la confrontation ouverte.

Pressions américaines et engagement du gouverneur de la Banque du Liban

Toujours selon Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025, Thomas Barrack a félicité Joseph Aoun et Nawaf Salam pour ce qu’il qualifie de « décision historique et courageuse ». Washington considère cette feuille de route comme un outil pour appliquer les résolutions internationales et rétablir la souveraineté sur l’ensemble du territoire.

Al Akhbar du 8 août 2025 précise que les États-Unis, par des canaux diplomatiques et économiques, ont demandé la fermeture d’institutions financières accusées de financer la résistance, comme al-Qard al-Hassan. Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, se serait engagé à aligner la législation libanaise sur les standards du GAFI, impliquant des modifications de lois et un contrôle accru des flux financiers. L’objectif serait de réduire les circuits échappant au système bancaire officiel.

Selon la même source, Souaid a affirmé que, comme tout pays, le Liban devait adapter ses lois aux standards supervisés par le GAFI, ce qui nécessitera des amendements ciblés dans le secteur bancaire et monétaire.

Réactions populaires et mobilisation sur le terrain

D’après Al Sharq Al Awsat et Al Liwa’ du 8 août 2025, le Hezbollah a organisé des manifestations dans la banlieue sud de Beyrouth et dans certains quartiers de la capitale. Les participants dénonçaient une capitulation face à la pression étrangère. L’armée s’est déployée pour éviter tout débordement.

Selon Al Quds du 8 août 2025, ces tensions politiques se doublent d’une escalade militaire. Une frappe israélienne a tué cinq personnes et blessé dix autres sur une route de la Békaa, près du poste-frontière de Masnaa. La cible aurait été un véhicule soupçonné de transporter des armes.

Ad Diyar du 8 août 2025 évoque également la poursuite des attaques israéliennes sur plusieurs points du territoire libanais, y compris la zone frontalière de Deir Seryan. Le gouvernement n’a pas publié de réaction officielle immédiate à ces frappes.

Contexte régional et implications sécuritaires

Selon Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025, Benjamin Netanyahou a réaffirmé sa volonté de contrôle militaire complet sur Gaza, tout en assurant ne pas vouloir y maintenir une présence israélienne permanente. Le Premier ministre israélien estime qu’un retrait pourrait intervenir si le Hamas dépose ses armes sans conditions.

Al Quds du 8 août 2025 signale qu’un sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine devrait se tenir « dans les prochains jours ». Moscou avait envisagé une rencontre trilatérale incluant Volodymyr Zelensky, restée sans suite. Ce sommet pourrait inclure des discussions sur des investissements conjoints dans les métaux rares, y compris dans les zones ukrainiennes sous contrôle russe.

Toujours dans Al Quds, un attentat en Syrie en juin contre l’église Mar Elias à Damas, ayant fait 25 morts et 63 blessés, continue de susciter des interrogations. Les autorités ont accusé l’organisation État islamique, mais un autre groupe, « Sarayat Ansar al-Sunna », a revendiqué l’attaque.

Positions internes et stratégie politique

D’après Al Joumhouriyat du 8 août 2025, Joseph Aoun a indiqué avoir reçu des appels internationaux confirmant un soutien à cette initiative et annonçant le lancement d’efforts arabes et internationaux pour aider l’économie libanaise. Les discussions incluraient une conférence de soutien économique, évoquée dans le dixième point de la feuille de route.

Al Akhbar du 8 août 2025 rapporte que, parallèlement aux débats sur le plan Barrack, le ministre des Télécommunications accélère un projet de privatisation du secteur. Présenté comme une modernisation, ce projet suscite des critiques sur la perte de contrôle public d’un domaine jugé stratégique.

Dans Al Sharq, un éditorial interroge sur « qui détient la décision de guerre ou de paix », soulignant que l’accord adopté transfère ce pouvoir exclusivement à l’État, ce qui, selon certains analystes, modifie l’équilibre des forces internes.

Perspectives économiques et diplomatiques

Selon Al Joumhouriyat, la conférence internationale prévue pourrait mobiliser des financements pour la reconstruction et la relance économique. Le président américain Donald Trump, cité par Al Sharq Al Awsat, a exprimé le souhait de voir le Liban redevenir un pays « prospère et viable ».

Al Akhbar indique que les partenaires arabes considèrent la dimension économique comme prioritaire, mais conditionnent leur aide à l’application des mesures sécuritaires prévues dans la feuille de route.

Annahar relève que certains ministres espèrent utiliser cette perspective économique pour obtenir un consensus plus large sur l’application des mesures sécuritaires, en liant les deux volets.

Politique locale : rivalités partisanes et repositionnements stratégiques

Retrait des ministres chiites et impacts internes

Selon Al Quds du 8 août 2025, la séance du Conseil des ministres à Baabda s’est tenue avec la participation initiale des ministres du « thani » chiite, à l’exception du ministre des Finances Yassine Jaber en déplacement. Leur présence avait été conditionnée à la correction du calendrier fixé pour la mise en œuvre de l’exclusivité des armes. Après deux heures et demie de débats, et face au refus du gouvernement de modifier ce calendrier, ils se sont retirés.

D’après Ad Diyar du 8 août 2025, cette décision n’a pas été suivie d’une annonce de retrait définitif du gouvernement. Les ministres ont insisté sur le caractère symbolique de ce geste, destiné à contester l’adoption immédiate de la « feuille de route » américaine. L’objectif serait de maintenir un levier de pression interne tout en évitant un vide ministériel complet.

Dans Al Bina’ du 8 août 2025, les députés de la « Loyalty to the Resistance Bloc » ont qualifié cette démarche du gouvernement de « précipitation suspecte », estimant qu’elle viole les bases de l’accord de Taëf et met en péril l’équilibre national.

Alignement et recomposition des alliances

AL Akhbar du 8 août 2025 rapporte que l’émissaire saoudien Yazeed bin Farhan a rencontré Samir Geagea et Walid Joumblatt. Il leur aurait demandé d’éviter toute alliance électorale avec Saad Hariri, même pour des élections syndicales, et de se coordonner pour former un front politique cohérent en soutien à Nawaf Salam. Cette stratégie viserait à isoler le Hezbollah sur le plan interne.

Selon la même source, bin Farhan a aussi insisté sur la nécessité de rester au sein du gouvernement, estimant que le retrait profiterait au camp adverse. Le soutien politique au Premier ministre dans sa confrontation avec le Hezbollah a été présenté comme une priorité stratégique pour Riyad.

Dans Annahar du 8 août 2025, certains acteurs politiques proches des forces chrétiennes affirment que la nouvelle donne imposée par la « feuille de route » pourrait renforcer leur poids institutionnel, en mettant l’accent sur le rôle exclusif de l’État dans la gestion des affaires de défense.

Réactions des autres composantes politiques

Ad Diyar du 8 août 2025 mentionne que Nabih Berry, président du Parlement, a officiellement demandé la révision des décisions du Conseil des ministres lors d’une session précédente. Il considère que l’adoption des objectifs sans attendre la réponse de l’armée rompt un principe de coordination nécessaire entre les institutions.

Dans Al Sharq du 8 août 2025, des voix au sein du Parti socialiste progressiste estiment que l’adoption rapide du plan américain pourrait être utilisée pour obtenir un soutien économique international, mais soulignent que les risques de division interne restent élevés.

Al Bina’ note que certains anciens responsables rappellent le précédent de 2006, lorsque la rupture entre composantes gouvernementales avait conduit à une crise prolongée. Les observateurs craignent que la situation actuelle, même sans retrait définitif, ne fragilise la cohésion de l’exécutif.

Pressions économiques et réformes attendues

Selon AL Akhbar du 8 août 2025, le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, a reçu des instructions directes pour introduire des modifications législatives destinées à aligner le système bancaire libanais sur les standards internationaux. Cette adaptation inclut des restrictions ciblées sur les circuits financiers parallèles, en particulier ceux liés au financement de la résistance.

D’après la même source, Washington conditionnerait une partie de son aide économique et technique à la mise en place de ces réformes. Des discussions sont en cours avec plusieurs ministères pour harmoniser la réglementation.

Dans Al Joumhouriyat du 8 août 2025, Joseph Aoun a indiqué que la tenue d’une conférence internationale de soutien économique dépendra en partie de l’application de ces ajustements, présentés comme un signal de sérieux envers les partenaires étrangers.

Initiatives législatives et débats parlementaires

Ad Diyar du 8 août 2025 précise que le Parlement pourrait être saisi rapidement pour adopter des lois facilitant l’application des engagements contenus dans la feuille de route. Parmi les priorités évoquées figurent le renforcement du contrôle des flux financiers et la réorganisation du déploiement de l’armée dans les zones frontalières.

Selon Al Bina’, une partie des députés, notamment au sein de blocs alliés au Hezbollah, envisagent de bloquer ces textes au nom de la souveraineté nationale. Ils dénoncent l’influence directe d’une puissance étrangère sur l’agenda législatif libanais.

Dans Annahar, des juristes soulignent que certaines des mesures envisagées pourraient nécessiter des amendements constitutionnels, notamment sur la question du monopole de l’État en matière de défense.

Réactions locales face aux tensions régionales

D’après Al Quds du 8 août 2025, les frappes israéliennes sur la Békaa, survenues alors que le gouvernement validait la feuille de route, ont été interprétées par certains acteurs comme un avertissement sur les risques sécuritaires.

Al Sharq Al Awsat indique que dans plusieurs localités proches de la frontière, les autorités municipales demandent des garanties de sécurité avant toute discussion sur le désarmement de groupes armés.

Selon Al Liwa’ du 8 août 2025, des rassemblements spontanés ont eu lieu dans certaines zones rurales en solidarité avec les victimes des frappes, avec un discours centré sur la défense du droit à la résistance.

Perspectives politiques à court terme

Al Joumhouriyat rapporte que Joseph Aoun a entamé des consultations avec plusieurs chefs de parti afin de sécuriser un consensus minimal pour la mise en œuvre de la feuille de route. Ces échanges incluent des propositions d’échéanciers modulables pour certaines mesures sensibles, afin de réduire les tensions internes.

Dans Al Akhbar, des sources politiques estiment que le véritable test pour le gouvernement viendra lors du passage des réformes économiques et sécuritaires au Parlement, où les rapports de force pourraient évoluer rapidement.

Ad Diyar mentionne que, malgré les divergences, aucun acteur majeur ne semble vouloir provoquer une chute immédiate du gouvernement, en raison du risque de vacance institutionnelle prolongée.

Citation et discours des personnalités politiques : positions affirmées et messages stratégiques

Déclarations du président de la République

Selon Al Joumhouriyat du 8 août 2025, Joseph Aoun, lors de la séance du Conseil des ministres, a indiqué avoir reçu « des appels internationaux confirmant le lancement d’efforts arabes et internationaux pour sauver l’économie libanaise ». Il a précisé que des réunions préparatoires se tiendraient dès la fin du mois en vue d’une conférence économique internationale. Le président a insisté sur la nécessité pour le Liban de démontrer sa capacité à mettre en œuvre les engagements pris dans la feuille de route américaine, en particulier sur le rétablissement de la souveraineté étatique et l’unification de la décision militaire.

Dans la même séance, rapportée par Annahar du 8 août 2025, Joseph Aoun a rappelé que le monopole de l’État sur la décision de guerre et de paix faisait partie des engagements internationaux du Liban. Il a appelé les ministres à dépasser les divisions internes pour présenter un front uni aux partenaires étrangers.

Position du Premier ministre Nawaf Salam

D’après Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025, Nawaf Salam a défendu l’adoption rapide des objectifs de la feuille de route, estimant qu’il s’agissait d’une « décision historique et courageuse » permettant d’amorcer une phase de reconstruction politique et économique. Il a insisté sur le fait que le texte ne visait pas une faction particulière, mais constituait « un cadre pour le retour de l’État dans ses prérogatives exclusives ».

Al Bina’ du 8 août 2025 rapporte que Salam a rejeté les accusations de précipitation formulées par le Hezbollah, affirmant que « l’attente ne ferait que retarder les bénéfices économiques et diplomatiques que le Liban peut obtenir ».

Dans AL Akhbar du 8 août 2025, Salam est cité expliquant que la feuille de route ouvrait la voie à une aide financière conditionnée et qu’un signal clair devait être envoyé dès maintenant aux bailleurs internationaux.

Réactions de Nabih Berry

Selon Ad Diyar du 8 août 2025, Nabih Berry a demandé au gouvernement de « corriger » les décisions adoptées lors de la séance précédente, en particulier sur le calendrier du désarmement et de l’exclusivité des armes. Il a averti que l’adoption des objectifs sans attendre la réponse de l’armée risquait de créer une crise institutionnelle.

Al Quds du 8 août 2025 précise que Berry a exprimé cette position comme une exigence pour préserver la « mīthāqiyya » (pacte de coexistence) entre les communautés, considérant que le retrait des ministres chiites de la séance constituait un avertissement politique.

Prises de position de Yazeed bin Farhan

AL Akhbar du 8 août 2025 rapporte que l’émissaire saoudien Yazeed bin Farhan, en visite à Beyrouth, a demandé à Samir Geagea et Walid Joumblatt de maintenir leur présence au gouvernement et de soutenir Nawaf Salam contre le Hezbollah. Il leur aurait également recommandé de s’abstenir de toute alliance électorale avec Saad Hariri, même dans un cadre syndical.

Toujours selon la même source, bin Farhan a mis l’accent sur la nécessité d’un « front commun » entre les Forces libanaises et le Parti socialiste progressiste pour influencer les équilibres politiques internes.

Dans Al Sharq du 8 août 2025, des proches de bin Farhan affirment que Riyad considère la période actuelle comme cruciale pour limiter l’influence du Hezbollah dans les institutions.

Discours du Hezbollah et de ses représentants

Selon Al Bina’ du 8 août 2025, la « Loyalty to the Resistance Bloc » a dénoncé « une précipitation suspecte et illogique » dans l’adoption des objectifs de la feuille de route. Le bloc estime que cette décision « viole l’accord de Taëf » et constitue une tentative de désarmer la résistance au profit d’une influence étrangère.

Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025 indique que des manifestations organisées par le Hezbollah à Beyrouth ont été accompagnées de déclarations affirmant que « le désarmement ne se négocie pas sous pression » et que toute démarche en ce sens doit être « consensuelle et nationale ».

AL Akhbar précise que, pour le parti, la feuille de route est un « instrument de mise sous tutelle » et que l’argument économique ne saurait justifier une réduction des capacités militaires face à Israël.

Déclarations sur la scène sécuritaire et régionale

D’après Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025, Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, a déclaré lors d’une interview à « Fox News » vouloir « un contrôle militaire complet sur Gaza », tout en précisant que l’État hébreu ne chercherait pas à y maintenir une présence permanente. Il a conditionné tout retrait à la remise inconditionnelle des armes par le Hamas.

Selon Al Quds du 8 août 2025, Donald Trump a affirmé qu’une rencontre avec Vladimir Poutine aurait lieu « très bientôt », laissant entendre que des discussions sur l’Ukraine et sur des investissements conjoints dans les métaux rares étaient à l’ordre du jour. Il a ajouté qu’un accord nécessiterait « des conditions appropriées » qui ne sont pas encore réunies.

Déclarations sur les enjeux économiques

Dans Al Joumhouriyat du 8 août 2025, Joseph Aoun a mis en avant l’importance de la conférence économique prévue par la feuille de route, la décrivant comme « une opportunité majeure de relance et de rétablissement de la confiance internationale ».

AL Akhbar indique que Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, a affirmé que « le Liban est tenu d’adapter ses lois aux standards internationaux » et que cela passera par des amendements législatifs. Ces propos ont été tenus dans le cadre de discussions avec des représentants du secteur bancaire et des délégations diplomatiques.

Diplomatie : initiatives étrangères et jeux d’influence au Liban

Mission américaine et adoption de la feuille de route

Selon Al Joumhouriyat du 8 août 2025, l’émissaire américain Thomas Barrack a présenté au gouvernement libanais une « feuille de route » en onze points, visant à renforcer la souveraineté de l’État et à appliquer les résolutions du Conseil de sécurité. Le plan inclut le déploiement complet de l’armée aux frontières, la fin des armes en dehors du contrôle de l’État et l’organisation d’une conférence économique internationale.

Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025 indique que Barrack a félicité Joseph Aoun et Nawaf Salam pour avoir approuvé les objectifs de ce plan, qualifiant cette décision de « courageuse ». Washington considère cette adoption comme une étape clé pour obtenir un soutien international coordonné, associant les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite et le Qatar.

Dans AL Akhbar du 8 août 2025, des sources proches du Hezbollah affirment que cette mission américaine a été accompagnée de pressions sur plusieurs ministères pour accélérer la mise en conformité de la législation bancaire libanaise avec les standards internationaux du GAFI.

Implication saoudienne et recomposition des alliances

AL Akhbar du 8 août 2025 rapporte que l’émissaire saoudien Yazeed bin Farhan a multiplié les rencontres avec des leaders politiques libanais, dont Samir Geagea et Walid Joumblatt. Il leur a demandé de maintenir leur participation au gouvernement et de s’abstenir de toute alliance avec Saad Hariri, même pour des scrutins syndicaux. L’objectif affiché est de consolider un front politique soutenant Nawaf Salam face au Hezbollah.

Selon Al Sharq du 8 août 2025, cette intervention diplomatique s’inscrit dans une stratégie régionale visant à limiter l’influence iranienne au Liban. Riyad verrait dans la mise en œuvre rapide de la feuille de route une opportunité d’affaiblir la position militaire et politique du Hezbollah.

Annahar du 8 août 2025 précise que des échanges ont eu lieu entre Yazeed bin Farhan et des diplomates français présents à Beyrouth pour coordonner les pressions sur les partenaires locaux.

Coordination avec la France et autres partenaires

D’après Al Joumhouriyat du 8 août 2025, la France a manifesté son soutien à la feuille de route américaine, tout en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité interne pendant sa mise en œuvre. Des discussions bilatérales sont prévues entre Paris et Beyrouth pour renforcer l’aide à l’armée libanaise et appuyer la réforme du secteur de la sécurité.

Dans Ad Diyar du 8 août 2025, il est indiqué que l’ambassadeur de France a rencontré le ministre libanais de la Défense pour évoquer un plan d’équipement en matériel logistique et en formation spécialisée. Ce soutien resterait conditionné à l’application effective des mesures sécuritaires convenues avec Washington.

Al Sharq Al Awsat rapporte que le Qatar et les Émirats arabes unis ont également été approchés pour participer à la conférence économique prévue, avec une participation potentielle sous forme de financements d’infrastructures et de projets énergétiques.

Relations régionales et contexte sécuritaire

Al Quds du 8 août 2025 signale que la situation sécuritaire à la frontière sud du Liban a été au centre de plusieurs discussions diplomatiques. Des frappes israéliennes dans la région de la Békaa, ayant fait cinq morts, ont été perçues comme un message adressé aux négociateurs libanais et étrangers.

Selon Ad Diyar, ces incidents ont conduit à un renforcement de la coordination militaire avec la FINUL. Des officiers libanais auraient reçu des instructions pour documenter chaque violation de la résolution 1701 afin de soutenir la position diplomatique du Liban à l’ONU.

Dans Al Bina’ du 8 août 2025, des responsables iraniens non nommés ont réaffirmé leur soutien au Hezbollah et dénoncé les « ingérences » dans les affaires libanaises, accusant Washington et Riyad de vouloir transformer la feuille de route en instrument de tutelle.

Enjeux multilatéraux et rôle des institutions internationales

Selon Al Sharq Al Awsat, les États-Unis envisagent d’utiliser le Conseil de sécurité pour faire pression sur Beyrouth en cas de retard dans l’application des engagements. Un rapport de suivi pourrait être présenté dès le mois prochain, incluant l’évaluation du désarmement des groupes armés.

Al Joumhouriyat précise que le secrétaire général de l’ONU a appelé Joseph Aoun pour exprimer son appui à la feuille de route, soulignant que son application pourrait renforcer la crédibilité du Liban dans ses demandes d’aide humanitaire et de financement de projets de développement.

Dans Annahar, il est mentionné que l’Union européenne prépare une mission d’évaluation au Liban pour examiner les réformes économiques et sécuritaires, avec la perspective d’un soutien financier conditionné.

Politique internationale : tensions régionales et initiatives globales

Washington et Moscou : préparation d’un sommet stratégique

Selon Al Quds du 8 août 2025, Donald Trump a annoncé qu’un sommet avec Vladimir Poutine se tiendrait « très bientôt ». Ce rendez-vous devrait aborder le conflit en Ukraine, avec un volet important consacré aux projets d’investissements conjoints dans les métaux rares, y compris dans des zones sous contrôle russe. Trump a souligné que ces investissements nécessiteraient « des conditions appropriées » qui ne sont pas encore réunies.

Toujours selon Al Quds, cette rencontre s’inscrirait dans une dynamique bilatérale privilégiée, Moscou ayant écarté la proposition initiale d’un sommet trilatéral incluant le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025 rapporte que les discussions pourraient également aborder la situation au Moyen-Orient, même si aucun agenda détaillé n’a été communiqué. Les diplomates russes, cités par le quotidien, affirment que Moscou souhaite élargir la coopération avec Washington dans des domaines stratégiques incluant la sécurité énergétique.

Israël et Gaza : réaffirmation d’une ligne dure

D’après Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025, Benjamin Netanyahou a déclaré vouloir maintenir un contrôle militaire complet sur Gaza. Il a précisé qu’un retrait de l’armée israélienne ne serait envisageable que si le Hamas déposait ses armes sans conditions.

Al Quds du 8 août 2025 précise que cette déclaration survient après des négociations indirectes entre Israël et le Hamas, menées par l’Égypte et le Qatar. Ces pourparlers n’ont pas permis d’aboutir à un accord de cessez-le-feu durable, plusieurs divergences persistantes portant sur la levée du blocus et la reconstruction de la bande de Gaza.

Selon Annahar du 8 août 2025, des diplomates européens présents au Caire ont exprimé leur inquiétude face à l’impasse des négociations, avertissant que la situation humanitaire pourrait se détériorer rapidement.

Attentat à Damas et enjeux sécuritaires

Selon Al Quds du 8 août 2025, un attentat perpétré en juin contre l’église Mar Elias à Damas a causé 25 morts et 63 blessés. Les autorités syriennes ont immédiatement accusé l’organisation État islamique. Cependant, un groupe armé se présentant sous le nom de « Sarayat Ansar al-Sunna » a revendiqué l’opération.

Ad Diyar du 8 août 2025 indique que cet attentat a conduit les autorités syriennes à renforcer la sécurité autour des lieux de culte, notamment dans les quartiers chrétiens de la capitale. Des points de contrôle supplémentaires ont été installés et les effectifs de la sécurité militaire ont été augmentés dans plusieurs zones sensibles.

Al Sharq Al Awsat note que cet incident a relancé les discussions entre Damas et ses alliés régionaux sur les méthodes de lutte antiterroriste, notamment dans les zones urbaines.

Relations Iran–Arabie saoudite : tensions persistantes

D’après Al Bina’ du 8 août 2025, des responsables iraniens ont accusé Riyad de collaborer avec Washington pour affaiblir l’axe de la résistance, en particulier au Liban. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions régionales, malgré les engagements de détente signés précédemment.

Al Sharq du 8 août 2025 souligne que Riyad poursuit en parallèle le renforcement de ses liens avec les Émirats arabes unis et le Qatar, avec des discussions axées sur la coopération en matière de sécurité maritime en mer Rouge et sur la péninsule Arabique.

Al Joumhouriyat du 8 août 2025 rapporte que l’Arabie saoudite a également intensifié ses échanges avec l’Égypte sur les questions de sécurité régionale, notamment pour coordonner les réponses aux menaces transfrontalières.

Diplomatie européenne au Moyen-Orient

Selon Annahar du 8 août 2025, l’Union européenne prépare une mission diplomatique couvrant Israël, la Palestine et la Jordanie, avec pour objectif d’évaluer les conditions de relance d’un processus politique. Cette mission inclura des rencontres avec les autorités locales et des ONG humanitaires opérant à Gaza.

Al Joumhouriyat du 8 août 2025 rapporte que la France et l’Allemagne envisagent de proposer une conférence régionale sur la sécurité et la coopération, inspirée du processus d’Helsinki. L’initiative viserait à instaurer un dialogue sur les différends territoriaux et à promouvoir des mécanismes de prévention des conflits.

Dans Al Sharq, des sources diplomatiques à Bruxelles estiment que ce type de conférence pourrait renforcer le rôle de l’UE comme médiateur, mais nécessiterait l’adhésion préalable des principaux acteurs régionaux, y compris l’Iran et l’Arabie saoudite.

Zones de tension hors Moyen-Orient

Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025 mentionne que les tensions se poursuivent en mer de Chine méridionale, opposant la Chine et les Philippines sur des zones de pêche contestées et des revendications territoriales. Pékin a intensifié ses patrouilles navales, tandis que Manille a renforcé sa coopération militaire avec Washington, notamment par des exercices conjoints.

Al Quds rapporte que le Japon, préoccupé par cette escalade, a appelé à une résolution pacifique et à l’application stricte du droit international maritime. Tokyo a également proposé une médiation informelle, sans réponse immédiate des parties concernées.

Annahar du 8 août 2025 note que cette situation pourrait avoir des répercussions sur les flux commerciaux en Asie-Pacifique, avec un risque de perturbation des routes maritimes stratégiques.

Économie : ajustements financiers et perspectives de soutien international

Réformes imposées par la feuille de route

Selon AL Akhbar du 8 août 2025, l’un des volets économiques majeurs de la feuille de route américaine concerne la réforme du système bancaire libanais. Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, a confirmé que le Liban doit adapter ses lois aux standards internationaux définis par le GAFI. Les changements attendus incluent un renforcement du contrôle des flux financiers et une limitation des circuits parallèles, notamment ceux liés à des institutions comme l’association al-Qard al-Hassan.

Al Joumhouriyat du 8 août 2025 indique que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à harmoniser le système financier avec les exigences des marchés internationaux. Joseph Aoun a souligné que l’application de ces réformes est une condition préalable à l’organisation d’une conférence économique internationale destinée à mobiliser des fonds pour la reconstruction et le développement.

D’après Ad Diyar du 8 août 2025, Washington aurait lié toute aide budgétaire à l’adoption rapide de ces ajustements, y compris des amendements législatifs en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Conférence économique internationale et rôle des bailleurs

Selon Annahar du 8 août 2025, la conférence envisagée regrouperait les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres partenaires internationaux. Les discussions porteraient sur des projets d’infrastructures, la réhabilitation du réseau électrique et la modernisation du port de Beyrouth.

Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025 rapporte que des engagements préliminaires de financement auraient déjà été obtenus de la part de Doha et d’Abou Dhabi, sous réserve de garanties sur la bonne gouvernance et la transparence des appels d’offres.

Al Quds du 8 août 2025 précise que l’Union européenne pourrait participer au financement de projets sociaux et éducatifs, avec un accent sur la formation professionnelle et la création d’emplois pour les jeunes.

Situation du secteur bancaire et monétaire

D’après AL Akhbar, le secteur bancaire libanais reste confronté à des restrictions sévères sur les retraits en devises. Les négociations avec le FMI n’ont pas encore abouti à un accord définitif, mais le gouvernement espère que l’application de la feuille de route débloquera les discussions.

Al Joumhouriyat mentionne que la Banque du Liban prépare un rapport sur l’état des réserves en devises, qui sera soumis aux bailleurs lors de la conférence internationale. Ce document doit détailler la capacité de financement à court terme et la soutenabilité de la dette publique.

Dans Ad Diyar, des sources bancaires estiment que la réforme du secteur nécessitera plusieurs années, compte tenu de l’ampleur des créances douteuses et des pertes accumulées depuis 2019.

Secteurs stratégiques en quête de financement

Al Sharq du 8 août 2025 rapporte que le gouvernement libanais souhaite mobiliser des fonds pour moderniser l’aéroport international de Beyrouth et relancer des projets de production d’électricité à base de gaz naturel.

Selon Al Liwa’ du 8 août 2025, le ministère de l’Énergie travaille sur un plan visant à réduire la dépendance aux importations de carburant, en s’appuyant sur des partenariats avec des entreprises qataries et turques.

Annahar précise que des discussions sont en cours avec des investisseurs étrangers pour réhabiliter le réseau ferroviaire, à l’abandon depuis des décennies, afin de favoriser le transport de marchandises et réduire la congestion routière.

Pressions sociales et coûts de la vie

D’après Al Bina’ du 8 août 2025, l’inflation reste élevée, en particulier sur les denrées alimentaires et les carburants. Le panier alimentaire de base a vu ses prix augmenter de plus de 15 % au cours des trois derniers mois.

Al Sharq Al Awsat indique que cette hausse pèse lourdement sur les ménages, dont le revenu moyen reste bien inférieur au seuil nécessaire pour couvrir les dépenses essentielles. Les ONG locales signalent une augmentation des demandes d’aide alimentaire et médicale.

Selon Al Quds, la hausse des tarifs de l’électricité et de l’eau, décidée dans le cadre des réformes, suscite des tensions dans plusieurs localités, où des manifestations ont été organisées.

Investissements étrangers et climat des affaires

Al Joumhouriyat du 8 août 2025 souligne que le climat des affaires reste fragile, avec une baisse des investissements directs étrangers au premier semestre 2025. Les acteurs économiques espèrent que l’amélioration des relations diplomatiques et la tenue de la conférence internationale permettront d’inverser la tendance.

Ad Diyar rapporte que des entreprises françaises et italiennes ont exprimé un intérêt pour des projets dans les secteurs de l’énergie renouvelable et de l’agroalimentaire, mais attendent des garanties sur la stabilité réglementaire.

Selon Annahar, la Chambre de commerce de Beyrouth prépare un forum économique prévu pour l’automne, destiné à promouvoir les opportunités d’investissement et à renforcer la coopération avec les chambres de commerce étrangères.

Justice : affaires en cours et débats institutionnelsContestation des décisions gouvernementales et recours politiquesSelon Ad Diyar du 8 août 2025, Nabih Berry, président du Parlement, a officiellement demandé la révision des décisions adoptées lors de la séance précédente du Conseil des ministres. Il conteste l’adoption des objectifs de la feuille de route américaine sans attendre l’avis de l’armée. Cette position pourrait ouvrir la voie à des recours parlementaires ou constitutionnels si le gouvernement ne modifie pas son approche.Al Bina’ du 8 août 2025 souligne que cette demande de révision est appuyée par des députés proches du Hezbollah, qui considèrent que certaines mesures portent atteinte à la souveraineté nationale. Ils pourraient saisir le Conseil constitutionnel si le Parlement entérine ces décisions sans amendement.D’après Al Joumhouriyat, cette controverse pourrait entraîner un blocage institutionnel, car les lois nécessaires à la mise en œuvre de la feuille de route nécessitent l’adoption par le Parlement, où les équilibres politiques sont fragiles.Affaires judiciaires liées à la sécurité nationaleAL Akhbar du 8 août 2025 rapporte que le parquet militaire a ouvert une enquête sur des transferts financiers présumés vers des organisations classées comme terroristes par plusieurs pays. L’enquête porterait notamment sur des circuits utilisant des associations caritatives locales.Al Sharq Al Awsat précise que cette procédure judiciaire est suivie de près par les partenaires étrangers, qui conditionnent une partie de leur aide au renforcement de la lutte contre le financement du terrorisme.Selon Al Liwa’, des mandats d’arrêt internationaux pourraient être émis contre des individus soupçonnés de diriger ces réseaux depuis l’étranger.Dossiers de corruption et de détournement de fondsD’après Annahar du 8 août 2025, le ministère public a rouvert un dossier de détournement de fonds publics impliquant d’anciens responsables du ministère de l’Énergie. L’affaire concerne des contrats d’approvisionnement en carburant conclus entre 2017 et 2019, soupçonnés d’avoir entraîné des pertes importantes pour l’État.Ad Diyar mentionne que le juge d’instruction a demandé l’accès aux archives du ministère pour évaluer la conformité des contrats avec les règles d’appel d’offres. Cette étape pourrait prolonger l’instruction de plusieurs mois.Al Bina’ rapporte que des ONG anticorruption réclament la publication des conclusions intermédiaires de l’enquête afin de garantir la transparence du processus.Suivi judiciaire de l’explosion du port de BeyrouthAl Quds du 8 août 2025 rappelle que le dossier de l’explosion du port de Beyrouth reste bloqué depuis plusieurs mois, en raison de recours déposés par des responsables politiques mis en cause. Le juge d’instruction n’a pas pu poursuivre les interrogatoires prévus.AL Akhbar indique que des pressions politiques persistent pour obtenir le dessaisissement du magistrat en charge, ce qui retarde encore le processus judiciaire.Al Sharq note que les familles des victimes ont organisé un sit-in devant le Palais de justice, exigeant la reprise immédiate des procédures et dénonçant l’ingérence des partis.Réformes judiciaires et indépendance des magistratsSelon Al Joumhouriyat du 8 août 2025, le gouvernement prépare un projet de loi visant à renforcer l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature. Les propositions incluent la nomination des juges sur la base de critères professionnels définis par un comité indépendant.Annahar précise que cette réforme est soutenue par plusieurs ONG locales, mais suscite l’opposition de blocs parlementaires qui y voient une tentative de réduire le contrôle politique sur les nominations.D’après Al Sharq Al Awsat, des bailleurs internationaux, dont l’Union européenne, ont indiqué que l’adoption de cette réforme serait un signal positif pour l’octroi d’aides au secteur judiciaire.Affaires criminelles et sécurité publiqueAl Liwa’ du 8 août 2025 rapporte qu’une série d’agressions armées dans la banlieue sud de Beyrouth a conduit à l’arrestation de plusieurs suspects. Le parquet de Beyrouth a ordonné leur placement en détention préventive dans l’attente des résultats des investigations.Al Quds signale qu’un réseau de trafic d’armes a été démantelé dans la région de la Békaa, en coopération avec des forces de sécurité internationales. Les armes saisies incluent des fusils d’assaut et des munitions importées illégalement.

Al Bina’ souligne que ces opérations font partie d’une stratégie plus large de lutte contre le crime organisé, mais que leur impact à long terme dépendra du suivi judiciaire.

Société : tensions sociales, initiatives locales et crises du quotidien

Mobilisations populaires contre les réformes économiques

Selon Al Bina’ du 8 août 2025, plusieurs manifestations ont eu lieu dans différentes régions du Liban pour protester contre la hausse des tarifs de l’électricité et de l’eau, conséquence directe des réformes économiques exigées par la feuille de route internationale. Les participants dénoncent une décision « insupportable » pour les ménages déjà fragilisés par l’inflation.

Al Quds du 8 août 2025 rapporte que des sit-in ont été organisés à Tripoli et Saïda, rassemblant des syndicats, des étudiants et des ONG. Les manifestants ont brandi des pancartes appelant à la suspension des hausses tarifaires jusqu’à ce que des mesures sociales d’accompagnement soient mises en place.

D’après Annahar, des élus municipaux ont exprimé leur soutien aux protestations, estimant que la hausse simultanée des prix de l’énergie et des biens alimentaires risque d’aggraver la pauvreté et l’exode des jeunes.

Pression sur les services publics et santé

Al Sharq Al Awsat du 8 août 2025 indique que la demande de soins dans les hôpitaux publics a augmenté de manière significative, en raison de la détérioration du pouvoir d’achat et de la réduction de la couverture par les assurances privées. Plusieurs établissements signalent des ruptures d’approvisionnement en médicaments essentiels, notamment pour les maladies chroniques.

Selon Al Joumhouriyat du 8 août 2025, le ministère de la Santé a alerté sur la nécessité urgente de financements supplémentaires pour éviter l’arrêt de certains services hospitaliers. Les discussions avec les bailleurs internationaux se poursuivent, mais aucun engagement concret n’a encore été annoncé.

Dans Al Liwa’, des responsables du secteur médical soulignent que la crise affecte aussi le personnel soignant, confronté à des salaires dévalorisés et à des conditions de travail dégradées.

Education et fuite des compétences

D’après Ad Diyar du 8 août 2025, les universités libanaises constatent une augmentation des départs d’étudiants vers l’étranger, en particulier vers la France, le Canada et les pays du Golfe. Les causes évoquées incluent la crise économique, la dégradation des infrastructures éducatives et l’incertitude sur l’avenir du marché du travail local.

Al Sharq du 8 août 2025 rapporte que des enseignants universitaires envisagent également de quitter le pays pour rejoindre des établissements étrangers, attirés par de meilleures rémunérations et des conditions de recherche plus favorables.

Al Quds mentionne que certaines écoles privées de Beyrouth et du Mont-Liban peinent à maintenir leurs effectifs, ce qui pourrait entraîner des fermetures ou des fusions d’établissements.

Initiatives communautaires et réponses locales

Selon AL Akhbar du 8 août 2025, des associations locales ont lancé des programmes de distribution alimentaire dans plusieurs quartiers défavorisés de Beyrouth. Financé par des dons privés et des ONG étrangères, ce soutien vise à compenser la hausse des prix des produits de base.

Al Bina’ rapporte que des campagnes de nettoyage et de réhabilitation d’espaces publics ont été menées par des groupes de bénévoles dans la Bekaa et le Sud-Liban. Ces actions sont souvent accompagnées de formations à la gestion des déchets et à l’agriculture urbaine.

Annahar souligne que certaines municipalités ont développé des partenariats avec des organisations internationales pour financer des projets d’accès à l’eau potable et d’éclairage public solaire.

Sécurité quotidienne et criminalité

D’après Al Liwa’ du 8 août 2025, la hausse du chômage et la crise économique ont contribué à une augmentation des vols et des cambriolages, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et à Tripoli. Les forces de sécurité ont renforcé les patrouilles nocturnes dans les zones les plus touchées.

Al Quds rapporte le démantèlement par les Forces de sécurité intérieure d’un réseau de trafic de drogue opérant entre le Nord-Liban et la vallée de la Bekaa. Plusieurs arrestations ont eu lieu, avec la saisie de quantités importantes de stupéfiants destinés à l’exportation.

Al Sharq Al Awsat précise que ces opérations sont soutenues par une coopération accrue avec des agences de sécurité étrangères, dans le cadre d’accords bilatéraux de lutte contre le crime organisé.

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