Les derniers articles

Articles liés

Revue de presse du 12/04/25: La reprise des négociations entre Washington et Téhéran sous tension

- Advertisement -

Le 12 avril 2025, Al Sharq Al Awsat en page 1 rapporte que l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de plusieurs zones résidentielles à Gaza, dont Zeitoun, Chejaïya et Tuffah. Le journal précise que ces quartiers stratégiques de Gaza-Ville, ainsi que la région de Jabaliya au nord, ont été ciblés par des avis d’évacuation massifs, menaçant d’intenses bombardements. Al Sharq Al Awsat du même jour chiffre à près de 400 000 le nombre de personnes déplacées depuis l’effondrement du cessez-le-feu en mars 2025, soulignant l’ampleur inédite de la crise humanitaire.

Al Akhbar, en page 2, confirme cette analyse et ajoute que l’Égypte joue un rôle central dans la tentative d’apaiser le conflit. Selon ce journal, le Caire accueille une délégation du Hamas dans l’objectif d’examiner les propositions de trêve. Les autorités égyptiennes se montrent prudemment optimistes, Al Akhbar notant que la partie israélienne manifeste un assouplissement partiel de ses exigences militaires, bien que la question des prisonniers reste une pierre d’achoppement cruciale​.

Israël, entre objectifs militaires et considérations politiques

Sur ce point, Al Bina’, en page 3, analyse les motivations stratégiques de Tel-Aviv. Le quotidien décrit une volonté claire d’imposer la reddition complète du Hamas et de provoquer l’exil de ses dirigeants. Al Bina’ du 12 avril 2025 précise que cette tactique s’inscrit dans un double objectif : contenir les critiques internes à l’encontre du gouvernement Netanyahu et renforcer la légitimité d’une offensive prolongée dans l’opinion publique israélienne.

Recommande par Libnanews
Indicateurs économiques du Liban

Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.

Par ailleurs, Al Sharq Al Awsat enrichit cette lecture en détaillant la préparation d’une conférence internationale, prévue à New York en juin prochain, à l’initiative du président français Emmanuel Macron. Selon le quotidien, la rencontre visera à relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes sous l’égide des Nations unies, tout en rejetant catégoriquement toute reconnaissance du Hamas comme acteur légitime du processus​.

Mobilisation diplomatique pour un cessez-le-feu durable

Toujours dans Al Sharq Al Awsat, page 3, il est rapporté que la réunion du groupe de contact pour Gaza, organisée conjointement par l’Organisation de la coopération islamique et la Ligue arabe, a réuni une large coalition. Celle-ci inclut l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Égypte, la Palestine, le Qatar et la Jordanie, accompagnés d’acteurs globaux tels que la Chine et la Russie. Selon le journal, l’objectif commun est d’amplifier la pression internationale sur Israël pour garantir l’acheminement des aides humanitaires et ouvrir la voie à un cessez-le-feu pérenne​.

En parallèle, Al Akhbar en page 5 précise que la France mise sur l’idée de « reconnaissances mutuelles » comme levier diplomatique, espérant instaurer une dynamique positive vers la coexistence des deux États. Toutefois, Al Akhbarsouligne que le scepticisme domine quant à l’efficacité réelle de ces initiatives face à l’inflexibilité des positions israéliennes et aux tensions internes de la région.

Les pourparlers irano-américains : espoirs prudents et lignes rouges

Le dossier iranien, quant à lui, reste central. Al Akhbar, toujours dans son édition du 12 avril 2025, décrit les discussions de Mascate comme un « test de réalité » pour les deux parties. L’Iran insiste, selon le journal, sur un engagement tangible des États-Unis concernant la levée des sanctions économiques, tout en refusant toute remise en cause de son soutien aux mouvements de résistance régionaux, notamment le Hezbollah et les factions palestiniennes​.

Al Bina’, page 4, renchérit en précisant que Téhéran considère toute concession sur ce terrain comme inacceptable. Le journal note que, pour l’Iran, les discussions nucléaires ne peuvent se dissocier du soutien à ses alliés dans la région. Cette posture, selon Al Bina’, complique considérablement les perspectives d’un accord global, accentuant la pression sur les négociateurs occidentaux.

Surveillance accrue des frontières sud du Liban

Sur le sol libanais, les répercussions se font sentir avec acuité. Al Liwa’, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte en page 2 que l’armée libanaise a intensifié sa surveillance à la frontière sud. Le quotidien précise que le commandement militaire suit de près les manœuvres israéliennes, considérant ces mouvements comme une tentative d’intimidation dans un contexte déjà explosif​.

De son côté, Al Joumhouriya, en page 3, relaie les propos du président Joseph Aoun, qui appelle les responsables politiques à la prudence. Selon le journal, Joseph Aoun insiste sur l’importance de maintenir la neutralité du Liban face aux tensions régionales, tout en poursuivant les réformes internes urgentes. Le président affirme que la stabilité du pays dépend étroitement de sa capacité à se tenir à l’écart des conflits voisins, malgré les pressions extérieures croissantes​.

Fragilité interne du Liban face aux risques d’embrasement

Enfin, Al Akhbar, en page 6, dresse un état des lieux sombre de la société libanaise. Le quotidien souligne que le Liban, fragilisé par ses divisions confessionnelles et sa crise économique prolongée, demeure vulnérable aux influences externes. Selon Al Akhbar, cette fragilité accroît le risque de déstabilisation, en particulier dans un climat régional tendu par la situation à Gaza et par les incertitudes sur le dossier iranien​.

Politique locale : Enjeux des réformes et tensions autour des élections municipales

Préparation des élections municipales : débats autour du projet de loi électorale

Au cœur des débats politiques internes, la préparation des élections municipales reste l’un des dossiers les plus sensibles. Al Akhbar, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que le Parlement libanais se prépare à discuter un projet de loi électorale qui redéfinit le cadre des municipales à Beyrouth. Le texte prévoit que la ville soit considérée comme une seule circonscription électorale, avec un conseil municipal composé de vingt-quatre membres répartis à parts égales entre chrétiens et musulmans. Le quotidien précise que les listes devront être complètes et respecter la parité confessionnelle, éliminant ainsi toute possibilité de vote panaché ou de « tactical voting »​.

Dans le même journal, il est précisé que la proposition de loi a été portée par plusieurs députés de sensibilités différentes, notamment Nadim Gemayel, Nicolas Sehnaoui, Fouad Makhzoumi, et Ghassan Hasbani. Le président de la Chambre, Nabih Berri, aurait donné son accord pour l’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine séance législative. Toutefois, certains députés comme Emad Al Hout et Faisal Sayegh ont demandé un délai supplémentaire pour examiner le texte, soulignant la nécessité d’un consensus élargi avant son adoption définitive​.

Ce projet de loi divise les forces politiques. Al Akhbar rapporte que les députés du mouvement de changement s’opposent vigoureusement à la formule actuelle, la qualifiant de recul démocratique, notamment en raison de l’imposition des listes fermées et de la limitation des possibilités de candidatures indépendantes. Les partisans du texte, quant à eux, mettent en avant la volonté d’assurer une représentation équitable des communautés dans la capitale, surtout après les tensions communautaires qui ont marqué les dernières élections de 2016​.

Réactions des forces politiques traditionnelles

Al Liwa’, dans son édition du même jour, observe que la perspective des municipales ravive les rivalités anciennes, en particulier à Beyrouth. Le quotidien note que les formations chrétiennes voient dans ce projet l’opportunité de restaurer un équilibre qu’elles considèrent comme rompu depuis les précédentes échéances électorales. Al Liwa’ souligne que l’ancien Premier ministre Saad Hariri, bien que retiré de la vie politique active, conserve une influence sur les débats internes au sein de sa formation, le Courant du Futur, notamment en ce qui concerne la mobilisation des électeurs sunnites dans la capitale​.

Pour Al Akhbar, cette recomposition stratégique reflète la volonté des partis traditionnels de se prémunir contre l’érosion de leurs bases électorales face aux mouvements de contestation et aux candidats issus de la société civile. Le journal souligne également que plusieurs figures du mouvement de la contestation de 2019 s’efforcent de construire des alliances transcommunautaires en vue du scrutin, bien que ces tentatives peinent à se concrétiser en l’absence d’un projet commun clair et fédérateur​.

La question des réformes structurelles

Au-delà de l’échéance électorale, la question des réformes économiques et institutionnelles demeure une priorité pour le gouvernement. Al Sharq, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte les déclarations du Premier ministre Nawaf Salam qui, lors d’une réunion avec des représentants de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à poursuivre les réformes exigées par le Fonds monétaire international. Nawaf Salam insiste sur le fait que ces réformes sont avant tout dans l’intérêt du Liban et des Libanais, et qu’elles conditionnent le redressement économique du pays​.

Ce point de vue est partagé par le quotidien Al Bina’, qui cite également Nawaf Salam soulignant que l’achèvement des réformes est un passage obligé pour rétablir la confiance des partenaires internationaux et permettre l’accès aux aides financières nécessaires. Al Bina’ rapporte que lors de cette même réunion, les représentants de la Banque européenne ont exprimé leur disponibilité à soutenir le Liban dès la finalisation de l’accord avec le FMI, condition essentielle pour débloquer l’assistance attendue​.

Cependant, Al Sharq note les critiques du Hezbollah à l’égard de ce processus. Le parti, toujours selon Al Sharq, reproche aux autorités libanaises de trop céder aux exigences de la communauté internationale. Le journal souligne que le Hezbollah défend une approche souverainiste des réformes, estimant que le Liban ne doit pas se plier aux conditions imposées par les donateurs étrangers, qu’il accuse de vouloir dicter la politique intérieure du pays sous couvert d’aide économique​.

Le rôle de Joseph Aoun et les équilibres internes

Dans ce contexte tendu, Al Bina’ met en lumière la posture du président de la République, Joseph Aoun. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun, dans un discours prononcé récemment, a insisté sur la nécessité de renforcer l’unité nationale face aux défis actuels. Il a souligné que la sécurité du pays repose sur la coopération entre l’armée et la résistance, référence à peine voilée au Hezbollah, et a mis en garde contre toute tentative de déstabilisation intérieure orchestrée par des intérêts extérieurs​.

Pour Al Liwa’, le président Aoun incarne une figure de stabilité dans un paysage politique fragmenté. Le journal relève que ses appels au dialogue et à la responsabilité collective résonnent auprès d’une partie de la classe politique, bien que d’autres continuent de contester son leadership, notamment dans les milieux qui militent pour une réduction du rôle du Hezbollah dans la vie politique nationale​.

Perspectives et scénarios possibles

Au fil des semaines, les journaux convergent pour décrire un Liban à la croisée des chemins. Al Akhbar estime que les débats sur les municipales et les réformes révèlent des fractures profondes mais aussi des opportunités de redressement, si un consensus minimal parvient à être dégagé autour des priorités nationales. Le quotidien avertit toutefois que l’absence de compromis pourrait conduire à une impasse politique et institutionnelle aux conséquences imprévisibles​.

De son côté, Al Sharq suggère que les semaines à venir seront décisives. Le quotidien anticipe que le vote parlementaire sur la loi électorale sera un indicateur majeur de la capacité du système politique à surmonter ses divisions et à engager des réformes substantielles. En attendant, l’incertitude demeure quant à la tenue même des élections municipales dans les délais prévus, compte tenu des tensions persistantes et des défis logistiques posés par la crise économique que traverse le pays​.

Diplomatie : Le Liban navigue entre pression internationale et recherche d’équilibres régionaux

La recomposition des relations du Liban avec le Golfe

La question des rapports du Liban avec les pays du Golfe reste un axe majeur de la diplomatie libanaise. Al Sharq, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que les efforts de rétablissement des relations avec les monarchies du Golfe se poursuivent activement. Le journal précise que les échanges récents entre les responsables libanais et les représentants des pays du Conseil de coopération du Golfe ont porté sur le renforcement de la coopération économique et la levée des restrictions imposées sur les exportations libanaises. Selon Al Sharq, les autorités libanaises misent sur le rôle des chambres de commerce et des organisations patronales pour rétablir la confiance des partenaires du Golfe, longtemps érodée par les tensions politiques et sécuritaires des dernières années​.

Dans le même esprit, Al Liwa’, toujours du 12 avril 2025, revient sur la visite du président Fouad Siniora au siège de l’ambassade saoudienne à Beyrouth. Le journal relate que cette rencontre avec l’ambassadeur Walid Bukhari a permis de réaffirmer le soutien du Royaume à la stabilité du Liban. Al Liwa’ insiste sur l’importance de cette réunion, présentée comme un signal positif vers un réchauffement des relations entre Beyrouth et Riyad, après plusieurs années de tensions diplomatiques aggravées par l’influence du Hezbollah dans la politique libanaise​.

Les positions contrastées face aux négociations avec Israël

Le débat autour de la diplomatie libanaise vis-à-vis d’Israël suscite également des tensions internes notables. Al Liwa’, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que la vice-envoyée spéciale américaine pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a révélé que le président Joseph Aoun serait favorable à l’ouverture de négociations directes avec Israël. Cette déclaration, selon le journal, a créé une onde de choc dans la classe politique libanaise, mettant en lumière des divergences profondes entre les responsables de l’État. Le président de la Chambre, Nabih Berri, a réagi avec véhémence, exprimant un refus catégorique de toute négociation directe, tandis que le Premier ministre Nawaf Salam, quant à lui, adopte une position plus nuancée en réactivant l’idée d’une diplomatie dite « shuttle », une stratégie de médiation indirecte inspirée des pratiques américaines des années 1970​.

Al Akhbar, dans sa couverture du même jour, souligne la fracture stratégique que révèle ce débat. Selon le quotidien, cette divergence témoigne de la fragilité des équilibres internes au Liban face aux pressions extérieures, notamment américaines, qui visent à pousser Beyrouth à adopter une position plus conciliante dans le cadre des négociations frontalières avec Israël​.

Les perspectives de coopération franco-libanaise

Dans le domaine de la coopération bilatérale, Al Sharq rappelle que la France continue de jouer un rôle actif dans les affaires libanaises. Le journal souligne que la diplomatie française, tout en restant attentive aux évolutions internes libanaises, maintient un soutien constant à la stabilité du pays. Al Sharq indique que Paris a réaffirmé son engagement en faveur de la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires pour débloquer l’aide internationale promise au Liban​.

Par ailleurs, Al Sharq Al Awsat, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que le président Emmanuel Macron envisage de tenir une conférence internationale en juin prochain à New York, incluant le Liban parmi les sujets majeurs à l’agenda. Cette conférence viserait à relancer les dynamiques de paix régionales et à offrir un appui concret aux pays les plus affectés par les tensions au Moyen-Orient, dont le Liban fait partie intégrante. Le journal précise que les autorités françaises espèrent que cette initiative permettra d’accélérer le déblocage des aides financières multilatérales attendues par Beyrouth​.

Les relations avec la Russie et la Chine en développement

Al Sharq, dans son édition du 12 avril 2025, mentionne que le ministre libanais des Affaires étrangères a reçu une invitation officielle de son homologue russe Sergey Lavrov à se rendre à Moscou. Selon le journal, cette visite serait l’occasion de renforcer les relations bilatérales et d’examiner les possibilités de coopération accrue dans les domaines de l’énergie et de la reconstruction, notamment après les dégâts subis par les infrastructures libanaises ces dernières années​.

De plus, Al Sharq Al Awsat signale que la Chine multiplie les contacts avec les responsables libanais, dans le cadre de son initiative « Belt and Road », afin d’investir dans des projets stratégiques de transport et d’énergie au Liban. Le journal note que Pékin propose notamment d’apporter son expertise technique pour la modernisation des infrastructures portuaires et énergétiques, secteurs cruciaux pour la relance économique du pays​.

L’importance de la diplomatie économique

Le volet économique de la diplomatie libanaise est particulièrement mis en avant par Al Sharq, qui relate la visite d’un important délégation du secteur privé libanais au palais de Baabda pour présenter au président Joseph Aoun le projet ASPIRE. Ce programme ambitieux, selon le journal, couvre quinze secteurs stratégiques et vise à redresser l’économie nationale par une approche concertée entre le secteur public et le privé. Al Sharq souligne que les représentants des milieux d’affaires ont exprimé leur entière disposition à accompagner les réformes portées par la présidence, mettant en avant l’importance d’un partenariat étroit avec l’État pour sortir de la crise​.

Al Bina’, quant à lui, rappelle que les représentants de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ont réaffirmé, lors d’une réunion avec des responsables libanais, leur volonté d’appuyer les réformes économiques. Le journal indique que les discussions ont porté sur le soutien aux projets d’infrastructures et à l’amélioration de la gouvernance financière, éléments clés pour restaurer la confiance des investisseurs étrangers et locaux​.

Politique internationale : Escalade des tensions globales et recompositions stratégiques

Washington et Téhéran : une diplomatie incertaine sous haute tension

Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran sont au cœur des préoccupations diplomatiques mondiales. Al Joumhouriyat, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que la capitale omanaise Mascate accueille la première série de négociations entre les deux puissances, dans un format indirect. Selon le quotidien, les délégations américaines et iraniennes restent dans des salles séparées, échangeant par l’intermédiaire de médiateurs, ce qui traduit la méfiance persistante entre les parties. Al Joumhouriyat précise que l’objectif immédiat est de définir un cadre et un calendrier pour les discussions, avec l’espoir d’un premier contact direct si les progrès le permettent​.

De son côté, Al Sharq Al Awsat rapporte que les Iraniens affichent une ouverture prudente, en dépit des menaces répétées des États-Unis d’intensifier la pression si aucune avancée significative n’est constatée. Le quotidien indique que Téhéran propose un « accord intérimaire » sur le nucléaire, visant à poser les bases d’une négociation plus globale. Toutefois, l’Iran maintient ses lignes rouges, refusant de démanteler intégralement ses capacités nucléaires et insistant sur la levée des sanctions comme condition sine qua non pour tout compromis​.

Al Sharq Al Awsat souligne également la position de fermeté de Washington, appuyée par ses alliés européens, qui voient dans la multiplication des enrichissements d’uranium iraniens un signal alarmant. Les diplomates occidentaux interrogés par le journal estiment que le risque d’une militarisation du programme nucléaire de l’Iran n’a jamais été aussi élevé depuis la sortie des États-Unis de l’accord en 2018 sous l’administration Trump​.

Conflit à Gaza : une aggravation dramatique de la crise humanitaire

En parallèle, la guerre à Gaza connaît une intensification dramatique. Al Sharq Al Awsat, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que les forces israéliennes ont élargi leur zone d’opérations à travers de nouvelles cartes d’évacuation publiées pour plusieurs quartiers de la ville de Gaza, y compris Khan Younis au sud. Selon le journal, cette stratégie vise à accroître la pression sur le Hamas en anticipant des combats de grande ampleur dans des zones densément peuplées​.

Al Sharq, également le 12 avril 2025, rapporte que les bombardements israéliens ont provoqué des pertes humaines considérables, portant le nombre de morts à plus de 50 000 depuis le début des hostilités. Le journal précise que l’armée israélienne poursuit ses frappes intensives sur des cibles identifiées comme appartenant à la structure militaire du Hamas, tandis que les responsables israéliens affirment vouloir continuer jusqu’à « l’élimination complète » de la menace palestinienne dans la bande de Gaza​.

La communauté internationale multiplie les appels à un cessez-le-feu. Al Sharq Al Awsat indique que le président français Emmanuel Macron a réitéré son soutien à la tenue d’une conférence internationale à New York en juin prochain, destinée à relancer le processus de paix. Macron plaide pour un arrêt immédiat des combats et pour la solution des deux États, tout en excluant toute reconnaissance d’un gouvernement incluant le Hamas​.

Guerre en Ukraine : pressions accrues sur la Russie

Sur le front ukrainien, Al Sharq Al Awsat rapporte que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN renforcent leur soutien militaire à Kiev. Selon le journal, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a annoncé que l’aide fournie à l’Ukraine avait atteint 21 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l’année. Cette assistance inclut des systèmes de défense aérienne avancés, que le ministre ukrainien de la Défense, Rustem Umerov, considère comme essentiels pour protéger les villes ukrainiennes des frappes balistiques russes​.

Al Sharq Al Awsat précise que l’Ukraine fait face à une intensification des attaques, avec plus de 70 missiles et 2 200 drones déployés par la Russie en un mois. Le journal souligne que Kiev insiste sur la nécessité d’un « signal fort » envoyé à Moscou, afin d’éviter que les négociations de paix en cours ne soient détournées par le Kremlin pour consolider ses gains territoriaux​.

La perspective d’une escalade militaire inquiète les capitales européennes. Al Sharq Al Awsat rapporte que Berlin a promis de fournir à l’Ukraine plus de 1 100 systèmes radar pour la surveillance terrestre ainsi que des missiles supplémentaires Iris-T. Cette décision, selon le journal, vise à renforcer la capacité de dissuasion ukrainienne face à une possible offensive russe de grande envergure dans les semaines à venir​.

Multiplication des initiatives diplomatiques multilatérales

Face à ces crises multiples, les initiatives multilatérales se multiplient. Al Sharq Al Awsat rapporte que la réunion du groupe de contact pour Gaza, coorganisée par l’Organisation de la coopération islamique et la Ligue arabe, a réuni les ministres des Affaires étrangères de plus de quinze pays, dont l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Égypte, la Palestine et le Qatar. Le journal précise que la réunion a permis de coordonner les efforts diplomatiques pour la livraison de l’aide humanitaire et pour soutenir une désescalade durable dans la région​.

Al Joumhouriyat, dans son édition du 12 avril 2025, signale que la Russie et la Chine se concertent étroitement sur les dossiers moyen-orientaux, en particulier sur la question iranienne et la situation à Gaza. Le quotidien indique que les deux puissances cherchent à peser davantage dans les discussions internationales, notamment en promouvant des solutions diplomatiques alternatives aux initiatives occidentales​.

Économie : Accélération des réformes et perspectives contrastées pour le redressement libanais

Avancées sur le chantier des réformes structurelles

La dynamique de réformes reste au centre des préoccupations économiques libanaises. Al Sharq, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire avancer les projets de lois financières essentiels pour parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international. Selon le journal, Nawaf Salam, lors d’une rencontre avec une délégation de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, a souligné que ces réformes sont « une nécessité pour le Liban et les Libanais », afin de remettre le pays sur la voie du développement durable​.

Toujours selon Al Sharq, le ministre des Finances Yassine Jaber a, de son côté, insisté sur le fait que l’engagement dans les réformes était un choix souverain du Liban, et non une réponse imposée par la communauté internationale. Lors d’une réunion avec des responsables de la Banque européenne, il a réaffirmé la volonté des autorités d’adopter les lois nécessaires à la relance économique, incluant notamment les projets de partenariat public-privé et le soutien aux entreprises de taille moyenne dans le secteur de l’énergie alternative​.

En complément, Al Liwa’, dans son édition du même jour, précise que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement s’est dite prête à soutenir le Liban dès que le gouvernement aura mis en œuvre les réformes exigées. Le journal note que le dialogue entre Beyrouth et ses partenaires européens se poursuit de manière soutenue, avec pour objectif de stabiliser le secteur financier et de rétablir la confiance des investisseurs étrangers​.

Restructuration du secteur bancaire et défis du capital contrôle

La restructuration du secteur bancaire constitue l’un des volets les plus sensibles des réformes. Al Akhbar, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que le gouvernement envisage un plan de remboursement progressif des dépôts bancaires, assorti de plafonds de priorité pour les petits déposants. Le journal explique que le projet prévoit que les dépôts inférieurs à 100 000 dollars soient restitués intégralement dans un délai d’un an, tandis que les dépôts allant jusqu’à 500 000 dollars seraient remboursés sur deux ans​.

Al Joumhouriyat insiste sur la nécessité urgente d’adopter un capital control moderne et adapté. Le journal avertit que l’absence d’un tel mécanisme depuis le début de la crise a contribué à aggraver la fuite des capitaux et la déstabilisation monétaire. Selon Al Joumhouriyat, le capital control envisagé vise à réglementer les flux financiers, éviter la spéculation excessive et stabiliser la livre libanaise face au dollar​.

Dans ce contexte, Al Akhbar revient sur la question des actifs douteux accumulés par les banques au cours des dernières années. Le journal note que les autorités financières souhaitent également appliquer des mesures inspirées des meilleures pratiques internationales pour assainir le bilan des établissements bancaires et faciliter la recapitalisation du système​.

L’initiative du secteur privé : le projet ASPIRE

Face à l’ampleur des défis économiques, le secteur privé cherche à jouer un rôle moteur dans la relance du pays. Al Sharq, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que des représentants du secteur privé libanais ont présenté au président Joseph Aoun le projet ASPIRE. Ce plan ambitieux couvre quinze secteurs stratégiques de l’économie nationale et propose une feuille de route complète pour restaurer la croissance. Selon le journal, le projet met l’accent sur la modernisation des infrastructures, le développement des énergies renouvelables et la promotion de l’innovation technologique​.

Le quotidien souligne que les membres de la délégation du secteur privé ont exprimé leur soutien total aux efforts de réforme menés par la présidence, considérant que la réussite du programme ASPIRE dépendra d’une étroite coordination entre les autorités publiques et les acteurs économiques. Ils ont également insisté sur l’importance d’un climat sécurisé et stable pour attirer les investissements, condition sine qua non pour redresser le tissu économique libanais.

Al Bina’, dans son édition du même jour, complète cette analyse en soulignant que la communauté d’affaires libanaise attend du gouvernement un engagement ferme pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption endémique. Le journal précise que la réussite de ces initiatives passera par la transparence dans la gestion des fonds publics et la mise en place de contrôles rigoureux sur les flux financiers et les dépenses publiques​.

Les incertitudes liées à la dette publique et aux finances publiques

Le poids de la dette publique reste un fardeau majeur pour l’économie libanaise. Al Sharq, dans son édition du 12 avril 2025, souligne que le ministre des Finances Yassine Jaber, lors de sa participation à une réunion du Fonds monétaire arabe au Koweït, a rappelé que depuis le défaut de paiement sur les eurobonds en 2020, le Liban lutte pour contenir l’aggravation de son endettement. Il a indiqué que les efforts actuels visent à élaborer un cadre financier à moyen terme en partenariat avec le FMI, pour restaurer la viabilité de la dette et assainir les finances publiques​.

Dans cette optique, Al Joumhouriyat mentionne que la lutte contre la corruption figure parmi les priorités immédiates du gouvernement. Le journal précise que des actions rétrospectives sont envisagées pour récupérer les fonds publics détournés, dans le cadre d’une stratégie plus large de rétablissement de la confiance domestique et internationale envers les institutions libanaises​.

En parallèle, Al Akhbar attire l’attention sur la hausse des prix de l’or, qui suscite un vif intérêt parmi les Libanais inquiets de la dépréciation continue de la monnaie nationale. Le quotidien rapporte que les bijouteries de Beyrouth connaissent une affluence record, les citoyens cherchant à sécuriser leurs économies face à l’incertitude financière croissante​.

Justice : Avancées sur les enquêtes majeures et lutte contre la corruption endémique

Enquête sur l’explosion du port de Beyrouth : relance des auditions judiciaires

L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth, survenue en août 2020, connaît un regain d’activité judiciaire. Al Bina’, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que le juge d’instruction Tarek Bitar a procédé à de nouvelles auditions, notamment celles de l’ancien directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et de l’ancien directeur de la Sécurité de l’État, Tony Saliba. Le journal précise que les deux responsables ont été interrogés durant plus de deux heures et demie chacun, en présence de leurs avocats et des parties civiles. Aucun mandat d’arrêt n’a été émis à l’issue des audiences, mais les deux hommes demeurent sous enquête​.

Toujours selon Al Bina’, le juge Bitar prévoit de convoquer d’anciens ministres et parlementaires, dont les anciens ministres Ghazi Zaiter et Nohad Machnouk. Le journal indique que ces auditions sont programmées pour la fin du mois d’avril, et qu’elles seront suivies par celle de l’ancien Premier ministre Hassan Diab début mai. Cinq magistrats seraient également appelés à témoigner dans le cadre de cette affaire tentaculaire, qui reste emblématique des défaillances systémiques du système judiciaire libanais.

Al Liwa’, dans son édition du même jour, souligne que l’opinion publique demeure très sensible à cette affaire. Le journal rappelle que, selon plusieurs sources judiciaires, aucune décision finale n’est attendue avant le mois d’août 2025, soit quatre ans après la catastrophe. Cette attente prolongée alimente la frustration des familles des victimes, qui dénoncent régulièrement la lenteur du processus judiciaire et les manœuvres dilatoires de certains responsables politiques impliqués dans le dossier​.

Lutte contre la corruption dans les administrations publiques

Parallèlement, la lutte contre la corruption institutionnelle est revenue sur le devant de la scène. Al Joumhouriyat, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que le président Joseph Aoun a effectué une visite surprise aux services de l’administration des transports (la « Nafaa ») et au port de Beyrouth. Sur place, il a déclaré : « Celui qui couvre la corruption est un complice ». Selon le journal, le président a appelé les fonctionnaires à signaler toute irrégularité observée, promettant de prendre des mesures fermes contre les abus et les déviances administratives​.

De son côté, Al Sharq précise que cette visite présidentielle intervient dans un contexte de pression accrue pour améliorer la gouvernance et rétablir la confiance des citoyens dans les institutions publiques. Le journal indique que Joseph Aoun était accompagné du ministre de l’Intérieur, Ahmad Al Hajjjar, et qu’il a insisté sur la nécessité de renforcer les contrôles internes pour prévenir les actes de corruption qui gangrènent l’appareil étatique libanais​.

Al Liwa’ rapporte également que cette initiative présidentielle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la transparence au sein des administrations publiques. Selon le journal, des mesures sont à l’étude pour systématiser les audits internes et améliorer le suivi des marchés publics, jugés particulièrement vulnérables aux pratiques frauduleuses. Ces réformes sont soutenues par plusieurs partenaires internationaux, qui conditionnent leurs aides à des avancées concrètes dans ce domaine.

Actions judiciaires sur les détournements de fonds et les malversations

Sur le plan judiciaire, plusieurs procédures ont été engagées concernant des détournements de fonds publics. Al Akhbar, dans son édition du 12 avril 2025, révèle qu’une enquête approfondie est en cours concernant des transferts financiers suspects réalisés par des cadres bancaires et des responsables publics. Le journal précise que ces investigations visent à déterminer l’ampleur des enrichissements illicites liés à la spéculation sur les taux de change multiples et à la gestion douteuse des subventions gouvernementales​.

Al Sharq confirme que les autorités judiciaires travaillent à l’élaboration d’une loi imposant aux banques libanaises et aux succursales de banques étrangères opérant sur le territoire national de rembourser intégralement les dépôts des épargnants. Le journal souligne que cette mesure, encore en discussion, prévoit une restitution prioritaire des dépôts inférieurs à 100 000 dollars dans un délai d’un an, et un échéancier de remboursement de trois ans pour les montants plus élevés. Cette disposition vise à alléger la pression sur le système bancaire tout en répondant à la colère des citoyens spoliés par la crise financière​.

Al Bina’ ajoute que la justice examine également les irrégularités constatées dans le système de subventions. Le journal indique que le détournement des aides publiques a été facilité par l’absence de mécanismes de contrôle efficaces et que les autorités cherchent à récupérer les sommes indûment perçues grâce à des actions judiciaires ciblées et à la coopération des institutions bancaires nationales et internationales​.

Transparence et réforme du système judiciaire

Enfin, la réforme du système judiciaire lui-même figure parmi les priorités affichées par les autorités. Al Joumhouriyat, dans son édition du 12 avril 2025, souligne que le président Joseph Aoun plaide pour une modernisation complète de la justice libanaise. Selon le journal, Joseph Aoun insiste sur l’importance de renforcer l’indépendance des magistrats et de protéger les juges des pressions politiques, afin de garantir un fonctionnement équitable et impartial de la justice dans les affaires sensibles, notamment celles liées à la corruption et à la gouvernance économique du pays​.

Al Akhbar relève que la lenteur des procédures judiciaires constitue un frein majeur à la restauration de la confiance dans le système. Le journal note que les acteurs du secteur judiciaire réclament des ressources accrues, tant humaines que matérielles, pour accélérer le traitement des dossiers et améliorer l’efficacité globale des juridictions libanaises. Il est également question, selon Al Akhbar, d’introduire des technologies modernes dans la gestion des affaires, afin d’assurer une meilleure traçabilité des procédures et de réduire les délais excessifs qui minent la crédibilité de la justice​.

Société : Mémoire douloureuse de la guerre civile et défis sociaux contemporains

Les commémorations des 50 ans du déclenchement de la guerre civile

La date du 13 avril 2025 marque le cinquantième anniversaire du début de la guerre civile libanaise. Al Liwa’, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte que de nombreuses initiatives ont été organisées pour cette commémoration à Beyrouth. Le journal décrit notamment une marche symbolique des avocats, partie du Palais de Justice jusqu’à la place des Martyrs, en présence du député Nazih Maktabi et des figures du barreau comme Fadi Masri et Samir El Hassan. Al Liwa’ précise que des gerbes de fleurs ont été déposées sur la tombe du soldat inconnu, en hommage aux victimes du conflit​.

Dans le même sens, Al Bina’, le 12 avril 2025, revient sur l’inauguration de l’exposition photographique « Cinquante dans cinquante », qui s’est tenue à la Bibliothèque nationale à Beyrouth. Selon le journal, cette exposition, inaugurée par le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre de la Culture Ghassan Salameh, rassemble des clichés historiques retraçant les épisodes marquants de la guerre civile, immortalisés par des photographes comme Abbas Salman, Michel Sayigh et feu Georges Samerjian. L’événement a été salué comme une démarche de mémoire collective essentielle pour sensibiliser les jeunes générations aux horreurs du passé​.

Al Sharq, toujours en date du 12 avril 2025, souligne que Nawaf Salam, lors de cette commémoration, a insisté sur les leçons à tirer du conflit. Selon ses propos rapportés par le quotidien, le Premier ministre a rappelé que « l’ensemble des causes de la guerre sont liées aux défaillances de l’État à garantir la justice et l’égalité entre ses citoyens ». Il a également mis en garde contre la tentation des alliances extérieures, qui selon lui ont alimenté les divisions internes du Liban et affaibli sa souveraineté nationale​.

Fragilité sociale et fractures communautaires persistantes

Outre les commémorations, les journaux ont dressé un tableau préoccupant de la situation sociale actuelle du Liban. Al Liwa’ observe que le pays reste profondément divisé sur le plan confessionnel, ce qui entrave la construction d’un véritable vivre-ensemble. Le journal note que « malgré la fin officielle de la guerre civile en 1990, les cicatrices sociales sont toujours béantes, exacerbées par la crise économique et la faiblesse des institutions de l’État »​.

De son côté, Al Joumhouriyat, dans son édition du 12 avril 2025, analyse que les ingérences extérieures et les intérêts communautaires ont continué de façonner la vie sociale libanaise. Le quotidien estime que l’expérience de l’automne 2019 avait pourtant esquissé un espoir de dépassement des clivages communautaires. Cependant, cette tentative de convergence citoyenne a été affaiblie par le retour des calculs partisans et des loyautés confessionnelles exacerbées par la crise actuelle​.

Al Akhbar, pour sa part, revient sur l’analyse sociologique des inégalités enracinées dans le système libanais. Selon le journal, les privilèges institutionnels et économiques sont encore largement répartis selon des critères confessionnels, ce qui maintient une polarisation sociale forte. Al Akhbar insiste sur le fait que la construction d’un État impartial reste l’unique voie pour surmonter durablement ces divisions et instaurer un véritable contrat social entre les différentes composantes du peuple libanais​.

Mobilisations sociales et revendications citoyennes

Dans ce climat de tension, les mouvements citoyens poursuivent leurs actions pour réclamer davantage de justice sociale et de transparence dans la gestion publique. Al Liwa’, dans son édition du 12 avril 2025, signale que plusieurs sit-in ont été organisés dans la capitale pour dénoncer la détérioration des services publics. Les manifestants pointent notamment la défaillance de la fourniture en électricité et en eau potable, des services de santé publics exsangues et un système éducatif en crise profonde​.

Al Akhbar confirme que ces mobilisations traduisent une profonde exaspération des citoyens face à la détérioration de leurs conditions de vie. Le journal note que les slogans des manifestants ciblent directement la classe politique, accusée d’avoir détourné les ressources publiques au profit de ses clientèles partisanes. Ces rassemblements pacifiques, bien que modestes en nombre, témoignent d’une volonté de résilience sociale malgré un contexte général de désillusion généralisée​.

Selon Al Sharq, ces mouvements de contestation s’accompagnent d’initiatives locales pour pallier les carences de l’État. Le quotidien rapporte que des réseaux de solidarité se sont organisés dans plusieurs quartiers de Beyrouth et dans les régions périphériques pour distribuer des repas, assurer l’accès aux soins de base et soutenir la scolarisation des enfants défavorisés. Ces actions communautaires montrent, selon le journal, que la société civile libanaise reste active et mobilisée pour répondre aux urgences sociales malgré les obstacles croissants​.

Perspectives de sortie de crise et enjeux sociétaux à long terme

Au-delà des initiatives locales, les journaux mettent en avant l’urgence d’une refonte structurelle des politiques publiques pour répondre aux défis sociaux du Liban. Al Joumhouriyat souligne que la relance économique ne pourra être durable que si elle s’accompagne d’un effort massif pour réduire les inégalités. Le quotidien propose de recentrer les politiques publiques sur la justice sociale et l’égalité des chances, en garantissant un accès équitable aux services essentiels pour tous les citoyens, sans discrimination confessionnelle ou régionale​.

Al Akhbar insiste sur le rôle que pourrait jouer l’éducation dans la reconstruction du tissu social libanais. Le journal appelle à réformer en profondeur le système éducatif national pour qu’il devienne un vecteur d’intégration et de citoyenneté, plutôt qu’un reflet des divisions communautaires existantes. Al Akhbar préconise également de renforcer les programmes d’éducation civique pour sensibiliser les jeunes aux valeurs de coexistence et d’inclusion sociale​.

Enfin, Al Sharq souligne la nécessité de créer des espaces de dialogue inclusifs pour surmonter les fractures de la société. Le journal propose l’organisation de forums citoyens à l’échelle locale et nationale, réunissant toutes les composantes de la société libanaise. Ces espaces permettraient de débattre des réformes nécessaires et de bâtir un consensus autour d’un projet de société renouvelé, fondé sur la citoyenneté et la solidarité nationale​.

Culture : Mémoire, création et initiatives pour la transmission au Liban

Commémorations culturelles de la guerre civile : expositions et événements

La mémoire de la guerre civile s’est imposée au cœur de l’agenda culturel du Liban en ce mois d’avril 2025. Al Bina’, dans son édition du 12 avril 2025, revient en détail sur l’exposition photographique « Cinquante dans cinquante », inaugurée par le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre de la Culture Ghassan Salameh à la Bibliothèque nationale de Beyrouth. Le journal précise que cette exposition rassemble des clichés emblématiques pris par Abbas Salman, Michel Sayigh, Nabil Ismail et le regretté Georges Samerjian. Ces photographies offrent un regard saisissant sur les épisodes les plus marquants de la guerre civile, permettant de revisiter les souffrances, les espoirs et les cicatrices du passé libanais​.

Toujours selon Al Bina’, cet événement a été complété par une exposition annexe, intitulée « Livres et périodiques de la guerre civile », qui présente des documents rares issus des archives de la Bibliothèque nationale. Ce fonds patrimonial met en lumière la production intellectuelle et éditoriale du pays durant les années de conflit, soulignant ainsi l’importance de la culture comme mémoire vivante et outil de réflexion sur les tragédies passées.

Dans le même esprit, Al Sharq rappelle que Nawaf Salam a, lors de l’inauguration, appelé à « ne pas rouvrir les plaies, mais à tirer les leçons de l’histoire pour construire un Liban réconcilié avec lui-même ». Selon le journal, le Premier ministre a insisté sur l’importance de la transmission intergénérationnelle de cette mémoire, afin que les nouvelles générations puissent comprendre les racines profondes des divisions qui ont ensanglanté le pays durant quinze ans​.

Partenariats culturels internationaux : renforcement des échanges avec l’Algérie

Sur le registre des coopérations culturelles bilatérales, Al Sharq Al Awsat, dans son édition du 12 avril 2025, rapporte la visite du ministre de la Culture libanais Ghassan Salameh au côté de l’ambassadeur d’Algérie au Liban, Kamal Bouchama, à la Bibliothèque nationale. Le journal souligne que cette rencontre visait à consolider le partenariat culturel entre les deux pays, avec un accent mis sur l’organisation d’expositions conjointes et le renforcement des échanges de savoir-faire dans la préservation du patrimoine. Les discussions ont également porté sur la création d’événements mettant en valeur la richesse du patrimoine immatériel partagé par les sociétés libanaise et algérienne​.

Al Sharq Al Awsat ajoute que les deux parties ont convenu de multiplier les programmes d’échanges artistiques et de résidences d’écrivains, musiciens et plasticiens. L’objectif affiché est de permettre aux créateurs libanais de bénéficier d’une visibilité élargie dans le Maghreb, tout en facilitant la circulation des œuvres et des artistes algériens au Liban. Cette stratégie s’inscrit dans un cadre plus large de promotion du dialogue interculturel, dans un contexte régional marqué par les tensions politiques et les crises identitaires.

Concerts estivaux à venir : la scène musicale en pleine effervescence

Sur la scène musicale, Al Sharq annonce que l’artiste égyptien Mohamed Ramadan se produira à Beyrouth durant l’été 2025. Le concert, prévu au Forum de Beyrouth au mois d’août, marquera le grand retour des spectacles internationaux après les perturbations causées par l’instabilité sécuritaire de l’année précédente. Selon le journal, les promoteurs Hassani Kasseria et Tarek Alik ont confirmé l’événement, ajoutant que plusieurs autres vedettes égyptiennes sont attendues pour animer la saison estivale dans la capitale libanaise​.

Le même journal précise que cet engouement pour les concerts estivaux témoigne d’une volonté collective de revitaliser la vie culturelle de la ville, fortement affectée par les crises successives. Les organisateurs parient sur le retour du public libanais, réputé pour son dynamisme et son enthousiasme pour les spectacles vivants, malgré les difficultés économiques. Selon leurs estimations, les événements programmés pourraient drainer plusieurs milliers de spectateurs et générer des retombées économiques positives pour le secteur du divertissement et du tourisme urbain.

Par ailleurs, Al Sharq rapporte que d’autres artistes de renom devraient prochainement confirmer leur participation à la saison estivale beyrouthine. Les producteurs misent sur la diversification de l’offre musicale, allant des grands noms de la chanson arabe aux jeunes talents émergents, pour attirer un public varié et soutenir la relance du secteur culturel.

Initiatives citoyennes pour la mémoire culturelle

Les initiatives de la société civile contribuent également à enrichir le paysage culturel libanais. Al Akhbar, dans son édition du 12 avril 2025, met en lumière le travail du collectif « Beyrouth Mémoire », qui a organisé une série de promenades urbaines commentées dans les anciens quartiers de la capitale. Selon le journal, ces balades visent à redécouvrir les lieux marqués par la guerre civile, à travers les récits de témoins et les explications d’historiens locaux. Le projet se veut pédagogique, en sensibilisant les participants à l’histoire souvent oubliée des bâtiments et des quartiers de la ville​.

Toujours dans Al Akhbar, il est précisé que ces initiatives rencontrent un succès croissant, en particulier auprès des jeunes générations peu familières avec les réalités du conflit. Le journal indique que les organisateurs projettent de publier prochainement un guide illustré des itinéraires proposés, afin de pérenniser cette démarche et d’élargir son impact à un public plus large, y compris aux touristes de passage.

Enfin, Al Sharq mentionne que des ateliers d’écriture, de théâtre et de photographie ont été mis en place dans plusieurs établissements scolaires et universitaires, avec le soutien du ministère de la Culture. Ces ateliers, selon le quotidien, visent à encourager l’expression artistique des jeunes et à les impliquer activement dans la transmission de la mémoire collective du pays​.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

A lire aussi