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Revue de presse du 15/12/24: Entre espoirs et tensions, tour d’horizon des enjeux libanais et régionaux

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Le paysage politique et diplomatique dans la région arabe et internationale a été marqué par plusieurs événements clés ce 15 décembre 2024, rapportés par diverses sources.

Le journal Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) met en avant la réunion de la Commission ministérielle arabe pour la Syrie, tenue à Aqaba, en Jordanie. Ce rassemblement a réaffirmé le soutien à une transition politique inclusive en Syrie, impliquant toutes les composantes sociales et politiques. Les discussions ont souligné la nécessité de renforcer le rôle des Nations Unies dans l’accompagnement de cette transition, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité. Le communiqué final appelle à la création d’une instance de gouvernance transitoire et à la mise en place d’élections libres sous supervision onusienne.

Par ailleurs, Al Quds (15 décembre 2024) évoque les tensions accrues en Irak, avec un appel lancé par six figures politiques sunnites pour un dialogue national franc, dans le contexte du renversement du régime syrien. Ces personnalités, parmi lesquelles des anciens présidents du parlement irakien comme Osama al-Nujaifi, alertent sur les risques de divisions internes aggravées et appellent à des réformes pour apaiser les tensions communautaires.

Le quotidien Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) rapporte l’intensification des discussions autour d’un cessez-le-feu à Gaza. Bien que des avancées aient été réalisées sous l’égide des États-Unis, des obstacles et des résistances politiques internes persistent. Israël, selon des sources diplomatiques, chercherait à temporiser tout accord jusqu’à l’investiture du nouveau président américain prévue en janvier 2025, espérant maximiser ses avantages stratégiques.

Du côté algérien, Ad Diyar (15 décembre 2024) souligne une montée des tensions politiques. Le principal parti d’opposition accuse le gouvernement d’une gestion unilatérale des affaires de l’État, alimentant des débats sur la réforme constitutionnelle et la transparence des institutions.

Sur la scène internationale, Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte des avancées significatives dans la lutte contre la désertification, avec la conclusion du sommet COP16 à Riyad. Les participants ont adopté 35 résolutions pour renforcer la résilience climatique et mobiliser 12 milliards de dollars pour des projets environnementaux globaux.

Enfin, dans un autre volet lié à la transition syrienne, Al Quds (15 décembre 2024) mentionne que des pourparlers inédits ont été amorcés entre des figures politiques libanaises et la nouvelle direction syrienne. L’objectif principal de ces discussions serait de reconstruire des relations bilatérales sur des bases plus pragmatiques, loin des tensions historiques.

Politique locale

Le Liban est actuellement plongé dans une période de grande incertitude politique, marquée par l’incapacité persistante des institutions à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires. Depuis la vacance présidentielle, qui dure depuis plusieurs mois, le Parlement ne parvient pas à s’accorder sur un candidat consensuel. Ad Diyar (15 décembre 2024) rapporte que les sessions électorales se succèdent sans résultats, en raison des divisions profondes entre les blocs politiques. Tandis que certains soutiennent des figures proches de l’axe de la résistance, d’autres plaident pour un profil technocratique capable de dialoguer avec la communauté internationale.

Cette impasse politique a de lourdes conséquences sur la gouvernance du pays. Les ministres du gouvernement intérimaire, dirigé par Najib Mikati, peinent à prendre des décisions stratégiques, car leurs pouvoirs sont limités en l’absence d’un président. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) indique que cette paralysie institutionnelle compromet l’avancement des réformes exigées par le Fonds monétaire international (FMI). Ces réformes, qui incluent la restructuration du secteur bancaire et la rationalisation des dépenses publiques, sont jugées indispensables pour débloquer les aides internationales et stabiliser une économie en chute libre.

Le secteur de l’électricité reste un exemple flagrant de cette crise de gouvernance. D’après Al Quds (15 décembre 2024), le gouvernement tente désespérément d’augmenter l’approvisionnement en électricité, mais les infrastructures vétustes et l’endettement massif freinent ces efforts. Bien que des discussions soient en cours avec des pays voisins pour importer de l’énergie, ces initiatives butent sur des contraintes budgétaires et logistiques. Entre-temps, les citoyens continuent de souffrir de coupures électriques prolongées, aggravant les conditions de vie déjà précaires.

Sur le plan social, Ad Diyar (15 décembre 2024) met en lumière l’exaspération croissante des populations face à l’inaction politique. Les manifestations sporadiques, bien que moins massives qu’en 2019, témoignent d’un mécontentement persistant. Les revendications portent sur l’amélioration des services publics, la lutte contre la corruption et la mise en place de politiques sociales pour répondre à la montée de la pauvreté. L’effondrement de la livre libanaise a considérablement réduit le pouvoir d’achat, rendant les produits de première nécessité inaccessibles pour de nombreuses familles.

En parallèle, le dossier sécuritaire suscite de plus en plus d’inquiétudes. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte une recrudescence des tensions communautaires dans certaines régions, notamment au Nord et dans la Békaa. Ces tensions, alimentées par des rivalités politiques et économiques, se traduisent par des affrontements sporadiques et des incidents de violence. Dans ce contexte, les forces de sécurité, bien que présentes, peinent à maintenir l’ordre en raison du manque de ressources et de coordination.

Le système judiciaire, déjà affaibli par des pressions politiques, est également sous le feu des critiques. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) souligne que plusieurs dossiers sensibles, liés notamment à la corruption et aux détournements de fonds publics, restent bloqués. Cette situation s’explique par l’interférence des élites politiques, qui cherchent à protéger leurs intérêts, mais aussi par le manque de moyens financiers pour faire fonctionner correctement les institutions judiciaires.

Malgré ce tableau sombre, certaines initiatives locales tentent de redonner espoir. Al Quds (15 décembre 2024) évoque des projets communautaires dans des zones rurales visant à renforcer la résilience économique, notamment à travers l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Ces initiatives, bien qu’encore marginales, montrent que des solutions locales peuvent contribuer à pallier les défaillances de l’État central.

Sur le plan religieux, Ad Diyar (15 décembre 2024) rapporte des tensions croissantes entre les différentes confessions du pays, exacerbées par des discours populistes de certains dirigeants. Ces divisions religieuses, profondément ancrées dans le système politique libanais, compliquent toute tentative de réforme systémique. Les leaders religieux, souvent influents sur la scène politique, jouent un rôle ambivalent : certains appellent au dialogue et à l’unité, tandis que d’autres attisent les rivalités.

La diaspora libanaise, qui joue un rôle clé dans le soutien économique du pays à travers les transferts financiers, se mobilise également pour faire pression sur les élites politiques. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) note que plusieurs organisations de la diaspora, notamment aux États-Unis et en Europe, ont intensifié leurs campagnes pour réclamer des réformes. Ces initiatives incluent des pétitions, des campagnes sur les réseaux sociaux et des rencontres avec des décideurs internationaux pour attirer l’attention sur la crise libanaise.

Enfin, le rôle de l’armée libanaise dans cette période critique reste central. Bien que confrontée à des défis financiers et logistiques, elle demeure l’une des institutions les plus respectées du pays. Al Quds (15 décembre 2024) souligne que l’armée continue de jouer un rôle de médiateur dans les zones de tension, tout en maintenant une certaine stabilité face aux menaces sécuritaires internes et externes.

Diplomatie

Le contexte régional et international place la diplomatie libanaise dans une position stratégique délicate, alors que le pays tente de naviguer entre ses intérêts locaux et les dynamiques globales.

Selon Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024), le Liban a récemment intensifié ses échanges diplomatiques avec les États voisins, dans le but de reconstruire des alliances après la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie. Des responsables libanais ont amorcé des pourparlers avec les nouvelles autorités syriennes, un geste qui reflète la volonté de rétablir des relations bilatérales sur des bases pragmatiques, tout en apaisant les tensions liées aux décennies d’ingérences syriennes au Liban. Al Quds (15 décembre 2024) précise que ces discussions portent sur la gestion des flux de réfugiés et sur des projets de coopération économique transfrontalière.

La question des réfugiés syriens reste un sujet central dans la politique étrangère libanaise. Avec plus d’un million de réfugiés enregistrés, le Liban subit une pression considérable sur ses infrastructures sociales et économiques. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) rapporte que le Liban a renouvelé son appel aux Nations Unies et à l’Union européenne pour renforcer le soutien financier et logistique destiné à gérer cette crise. Toutefois, les désaccords internes sur la manière de traiter ce dossier ralentissent les négociations à l’international.

Sur un autre front, Ad Diyar (15 décembre 2024) met en lumière les efforts diplomatiques du Liban pour mobiliser des soutiens en vue de la conférence internationale prévue à Paris en janvier 2025. Cette réunion, centrée sur la reconstruction économique du Liban, sera l’occasion pour le pays de présenter un plan détaillé de réformes structurelles. Cependant, les donateurs internationaux, notamment la France et les États-Unis, restent prudents face à l’absence de progrès tangible dans les réformes politiques internes.

Les tensions régionales, particulièrement entre Israël et le Hezbollah, influencent également la stratégie diplomatique libanaise. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) souligne que le Liban a récemment exprimé ses inquiétudes auprès des Nations Unies concernant les violations israéliennes répétées de son espace aérien et des tensions croissantes à la frontière sud. Ces violations sont perçues comme des provocations, et des diplomates libanais appellent à une résolution rapide pour éviter une escalade militaire.

Par ailleurs, dans un contexte marqué par la transition politique en Syrie, le Liban cherche à jouer un rôle de médiateur dans les efforts arabes pour stabiliser le pays voisin. Al Quds (15 décembre 2024) rapporte que des diplomates libanais participent activement aux réunions de la Ligue arabe, notamment celles de la Commission ministérielle pour la Syrie, afin de garantir une représentation équilibrée des intérêts libanais dans la région.

Enfin, sur la scène internationale, la diplomatie libanaise s’efforce de préserver les relations avec des partenaires historiques tels que la France, tout en explorant de nouvelles alliances économiques avec des pays émergents. Selon Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), des discussions ont récemment été amorcées avec des États du Golfe pour renforcer les investissements dans les secteurs stratégiques libanais, notamment l’énergie et les infrastructures. Cependant, ces efforts sont entravés par le manque de stabilité politique interne et la perception d’une corruption systémique au sein des institutions.

Politique internationale

La scène internationale est marquée par des développements significatifs qui redessinent les équilibres géopolitiques.

En Syrie, la chute du régime de Bachar el-Assad continue de bouleverser les alliances et les stratégies dans la région. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte les conclusions de la réunion de la Commission ministérielle arabe tenue à Aqaba, qui a insisté sur la nécessité d’une transition politique inclusive dans le pays. Ce processus, soutenu par les Nations Unies et la Ligue arabe, vise à impliquer toutes les forces politiques syriennes et à garantir une paix durable grâce à un processus électoral sous supervision internationale.

En Irak, les tensions communautaires s’intensifient suite à la chute du régime syrien voisin. Selon Al Quds (15 décembre 2024), des figures sunnites influentes appellent à un dialogue national pour prévenir une escalade des divisions internes. Le climat reste tendu, notamment en raison des retombées de la guerre syrienne sur le tissu social et politique irakien.

Dans les territoires palestiniens, les négociations pour un cessez-le-feu durable à Gaza progressent difficilement. D’après Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), Israël retarde la signature d’un accord en multipliant les conditions, espérant maximiser ses gains avant le changement d’administration aux États-Unis en janvier 2025. En parallèle, le Hamas se dit ouvert à des initiatives sérieuses pour parvenir à une trêve, tout en réclamant un échange de prisonniers avec Israël.

En Géorgie, les tensions politiques atteignent un point critique après l’élection controversée de Mikheil Kavilashvili, proche de Moscou, à la présidence. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) souligne que ce scrutin a été boycotté par l’opposition pro-européenne, qui dénonce des irrégularités massives. La situation est d’autant plus préoccupante que la présidente sortante, Salomé Zourabichvili, refuse de reconnaître les résultats, exacerbant la crise institutionnelle.

En Algérie, Ad Diyar (15 décembre 2024) met en avant l’appel du principal parti d’opposition à un arrêt immédiat de la gestion unilatérale des affaires de l’État par le gouvernement. Cette déclaration reflète un climat politique tendu, où les divergences sur les réformes constitutionnelles et les politiques économiques alimentent un mécontentement social grandissant.

Au Nigeria, Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte que le débat sur le partenariat stratégique avec la France suscite des controverses. Alors que certains soutiennent une coopération renforcée pour lutter contre l’insécurité dans la région du Sahel, d’autres y voient une ingérence étrangère contraire aux intérêts nationaux.

Sur le plan environnemental, la conférence COP16 à Riyad s’est conclue par l’adoption de 35 résolutions majeures visant à lutter contre la désertification et à réduire les impacts du changement climatique. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) indique que les participants ont mobilisé 12 milliards de dollars pour financer des projets mondiaux, notamment dans les zones arides du Moyen-Orient et d’Afrique.

Politique internationale

La scène internationale est marquée par des développements significatifs qui redessinent les équilibres géopolitiques.

En Syrie, la chute du régime de Bachar el-Assad continue de bouleverser les alliances et les stratégies dans la région. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte les conclusions de la réunion de la Commission ministérielle arabe tenue à Aqaba, qui a insisté sur la nécessité d’une transition politique inclusive dans le pays. Ce processus, soutenu par les Nations Unies et la Ligue arabe, vise à impliquer toutes les forces politiques syriennes et à garantir une paix durable grâce à un processus électoral sous supervision internationale.

En Irak, les tensions communautaires s’intensifient suite à la chute du régime syrien voisin. Selon Al Quds (15 décembre 2024), des figures sunnites influentes appellent à un dialogue national pour prévenir une escalade des divisions internes. Le climat reste tendu, notamment en raison des retombées de la guerre syrienne sur le tissu social et politique irakien.

Dans les territoires palestiniens, les négociations pour un cessez-le-feu durable à Gaza progressent difficilement. D’après Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), Israël retarde la signature d’un accord en multipliant les conditions, espérant maximiser ses gains avant le changement d’administration aux États-Unis en janvier 2025. En parallèle, le Hamas se dit ouvert à des initiatives sérieuses pour parvenir à une trêve, tout en réclamant un échange de prisonniers avec Israël.

En Géorgie, les tensions politiques atteignent un point critique après l’élection controversée de Mikheil Kavilashvili, proche de Moscou, à la présidence. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) souligne que ce scrutin a été boycotté par l’opposition pro-européenne, qui dénonce des irrégularités massives. La situation est d’autant plus préoccupante que la présidente sortante, Salomé Zourabichvili, refuse de reconnaître les résultats, exacerbant la crise institutionnelle.

En Algérie, Ad Diyar (15 décembre 2024) met en avant l’appel du principal parti d’opposition à un arrêt immédiat de la gestion unilatérale des affaires de l’État par le gouvernement. Cette déclaration reflète un climat politique tendu, où les divergences sur les réformes constitutionnelles et les politiques économiques alimentent un mécontentement social grandissant.

Au Nigeria, Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte que le débat sur le partenariat stratégique avec la France suscite des controverses. Alors que certains soutiennent une coopération renforcée pour lutter contre l’insécurité dans la région du Sahel, d’autres y voient une ingérence étrangère contraire aux intérêts nationaux.

Sur le plan environnemental, la conférence COP16 à Riyad s’est conclue par l’adoption de 35 résolutions majeures visant à lutter contre la désertification et à réduire les impacts du changement climatique. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) indique que les participants ont mobilisé 12 milliards de dollars pour financer des projets mondiaux, notamment dans les zones arides du Moyen-Orient et d’Afrique.

Économie

La situation économique régionale et internationale reste sous tension, marquée par des défis structurels, des réformes en cours, et des opportunités stratégiques.

Au Liban, la crise économique continue de peser lourdement sur la population. Selon Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), la dévaluation persistante de la livre libanaise, couplée à l’hyperinflation, a plongé une grande partie de la population dans la pauvreté. Les salaires des fonctionnaires, déjà insuffisants, ont perdu presque toute leur valeur réelle, rendant l’accès aux services de base, comme l’électricité et les soins de santé, presque impossible pour de nombreuses familles.

Le secteur bancaire, autrefois l’un des piliers de l’économie libanaise, est au bord de l’effondrement. Ad Diyar (15 décembre 2024) rapporte que plusieurs banques ont suspendu leurs opérations, exacerbant la méfiance des citoyens envers le système financier. Des épargnants manifestent régulièrement devant les succursales fermées, réclamant la restitution de leurs fonds bloqués depuis le début de la crise. Les négociations entre le gouvernement et le FMI pour une restructuration du secteur restent dans l’impasse, faute d’un consensus politique sur la répartition des pertes.

L’un des défis majeurs pour le Liban reste également la gestion du secteur énergétique. Al Quds (15 décembre 2024) indique que les coupures d’électricité paralysent de nombreuses entreprises, accentuant les pertes économiques et freinant la relance. Des discussions sont en cours avec des partenaires internationaux, notamment l’Égypte et la Jordanie, pour importer de l’électricité ou du gaz, mais ces projets sont ralentis par des obstacles financiers et techniques.

En parallèle, sur la scène régionale, l’Algérie cherche à renforcer son rôle d’acteur clé dans le marché énergétique mondial. Selon Ad Diyar (15 décembre 2024), le pays mise sur une augmentation de sa production de gaz naturel pour répondre à la demande croissante en Europe, particulièrement après les réductions des approvisionnements en provenance de Russie. Cette stratégie permettrait à l’Algérie de consolider ses revenus en devises étrangères tout en affirmant son poids géopolitique dans le bassin méditerranéen.

Dans le Golfe, l’Arabie saoudite poursuit sa diversification économique à travers le programme Vision 2030, bien que sa dépendance au pétrole reste élevée. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte que le pays a annoncé des investissements massifs dans les technologies vertes, notamment dans les énergies renouvelables et l’hydrogène. Cependant, les critiques soulignent le paradoxe d’un pays pétrolier qui cherche à se positionner comme leader dans la lutte contre le changement climatique, tout en maintenant des niveaux élevés de production de pétrole.

Sur le plan international, la COP16 à Riyad a été une occasion pour les pays du Moyen-Orient de présenter leurs stratégies économiques face aux défis environnementaux. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) indique que les participants ont insisté sur l’importance de mobiliser des financements pour les projets durables dans les régions arides. L’Arabie saoudite, en particulier, a promis 12 milliards de dollars pour soutenir des initiatives contre la désertification, tout en appelant à une coopération mondiale accrue.

D’autre part, le Nigeria fait face à un dilemme économique autour de ses partenariats stratégiques. Selon Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024), le débat sur l’influence de la France dans le secteur énergétique suscite des divisions internes. Alors que certains plaident pour une coopération accrue afin de stabiliser l’approvisionnement énergétique dans le Sahel, d’autres dénoncent une dépendance excessive à l’égard des anciens partenaires coloniaux.

Enfin, la relance économique mondiale reste fragile, notamment en raison des incertitudes autour de la politique monétaire des grandes puissances. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) rapporte que les fluctuations des taux d’intérêt américains continuent d’affecter les économies émergentes, qui peinent à attirer des investissements étrangers en raison de la volatilité des marchés financiers.

Justice

Le secteur judiciaire libanais est marqué par une profonde crise institutionnelle, accentuée par les pressions politiques et les ingérences qui freinent le fonctionnement efficace des tribunaux.

Selon Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), de nombreux dossiers liés à la corruption et à la mauvaise gestion des finances publiques sont bloqués dans les méandres de la bureaucratie judiciaire. L’absence de consensus politique sur la nomination des juges clé entrave la progression des enquêtes, tandis que les pressions exercées par certaines élites influentes compliquent encore davantage la tâche des magistrats. Cette situation affaiblit la confiance des citoyens envers le système judiciaire, perçu comme incapable de garantir une justice équitable et transparente.

Le dossier de l’explosion du port de Beyrouth en août 2020 reste emblématique de cette paralysie. Ad Diyar (15 décembre 2024) rapporte que l’enquête est toujours suspendue, malgré les appels répétés des familles des victimes pour relancer les procédures. Les interférences politiques, combinées à un manque de ressources, ont transformé ce dossier en un symbole de l’impunité qui règne au Liban. Les organisations internationales de défense des droits humains continuent de dénoncer cette situation, appelant à une intervention indépendante pour garantir la justice.

En parallèle, Al Quds (15 décembre 2024) met en lumière les défis auxquels sont confrontés les juges dans les régions périphériques, notamment dans la Békaa et au Nord. Ces zones, souvent marquées par des tensions communautaires et des activités criminelles, souffrent d’un manque criant de ressources judiciaires. Les tribunaux locaux, souvent sous-dotés en personnel et en infrastructures, peinent à répondre à la demande croissante en matière de contentieux, tandis que les menaces directes contre les magistrats freinent leur action.

Sur le plan pénal, le système carcéral libanais est au bord de l’implosion. D’après Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024), les prisons du pays, déjà surpeuplées, sont confrontées à une dégradation rapide des conditions de détention. Les rapports évoquent un manque d’accès aux soins de santé, une alimentation insuffisante, et des tensions croissantes entre détenus. Ces problèmes sont aggravés par la lenteur des procédures judiciaires, qui laisse des milliers de prisonniers en détention préventive pendant des années, souvent sans procès.

Malgré ce contexte sombre, certaines initiatives cherchent à renforcer l’indépendance et l’efficacité du système judiciaire. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) mentionne des programmes soutenus par des organisations internationales pour moderniser les infrastructures judiciaires et former les magistrats. Ces efforts, bien que limités, visent à rétablir la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires et à accélérer le traitement des affaires.

Enfin, le rôle des avocats dans la défense des droits humains reste crucial dans ce contexte. Al Quds (15 décembre 2024) souligne que plusieurs associations d’avocats se mobilisent pour offrir une assistance juridique aux plus démunis, notamment dans les affaires liées aux droits des femmes et des réfugiés. Ces initiatives témoignent d’une volonté de combler les lacunes d’un système judiciaire défaillant, malgré les pressions et les obstacles financiers.

Société

Le Liban continue de faire face à des défis sociaux profonds, exacerbés par une crise économique prolongée et un effondrement des services publics. Selon Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), la pauvreté affecte désormais plus de 80 % de la population, une situation aggravée par la chute libre de la livre libanaise et la montée en flèche des prix des biens de première nécessité. Les citoyens peinent à couvrir leurs besoins essentiels, notamment en matière d’alimentation, de logement et de soins médicaux.

Dans les zones rurales, les conditions de vie sont particulièrement préoccupantes. Ad Diyar (15 décembre 2024) rapporte que de nombreuses familles dépendent désormais de l’agriculture de subsistance pour survivre, mais elles sont confrontées à des défis liés au manque d’eau et à l’absence de soutien gouvernemental. Les agriculteurs réclament des mesures urgentes pour pallier les pénuries, notamment des subventions pour les semences et l’irrigation.

Le système éducatif n’échappe pas à la crise. D’après Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024), les écoles publiques souffrent d’un manque criant de ressources, ce qui pousse de nombreux parents à retirer leurs enfants du système scolaire. Les enseignants, dont les salaires ont été considérablement réduits par l’inflation, multiplient les grèves, aggravant encore la situation. En parallèle, les écoles privées, autrefois un pilier de l’éducation libanaise, voient leur fréquentation diminuer, les familles n’étant plus en mesure de payer les frais de scolarité.

Le secteur de la santé est également en crise. Al Quds (15 décembre 2024) met en lumière le manque d’accès aux médicaments vitaux, notamment pour les patients souffrant de maladies chroniques. Les hôpitaux, confrontés à des pénuries de matériel médical et de personnel, peinent à fournir des soins adéquats. Cette situation a conduit à une augmentation des décès évitables, notamment parmi les groupes les plus vulnérables, tels que les personnes âgées et les enfants.

Face à cette situation, la société civile joue un rôle central dans le maintien de la cohésion sociale. Al Arabi Al Jadid(15 décembre 2024) souligne le travail des ONG locales, qui distribuent des paniers alimentaires, offrent des services de santé gratuits et organisent des campagnes de sensibilisation sur des sujets tels que la santé mentale et la violence domestique. Ces initiatives, bien que limitées par des ressources financières insuffisantes, apportent un soutien vital à des milliers de familles.

Un autre défi majeur est lié à la question des réfugiés syriens. Selon Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024), ces derniers représentent plus d’un quart de la population libanaise, ce qui exerce une pression énorme sur les infrastructures sociales et économiques. Bien que certaines initiatives internationales visent à soutenir les réfugiés, les tensions avec les communautés locales s’intensifient, alimentées par la compétition pour les emplois et les ressources.

Les jeunes libanais, en particulier, ressentent les effets de cette crise sociale. D’après Ad Diyar (15 décembre 2024), le taux de chômage chez les moins de 30 ans dépasse 40 %, poussant de nombreux jeunes à émigrer à la recherche de meilleures opportunités. Ceux qui restent se retrouvent souvent dans des emplois précaires, sans sécurité sociale ni perspectives de carrière.

Dans ce contexte difficile, certaines initiatives culturelles tentent de redonner espoir. Al Quds (15 décembre 2024) évoque des projets artistiques et communautaires visant à promouvoir l’expression créative et à renforcer le tissu social. Des festivals, des expositions et des ateliers éducatifs sont organisés malgré les contraintes financières, témoignant de la résilience de la société libanaise.

Culture

La culture au Liban reste un espace d’expression et de résilience, malgré les nombreux défis posés par la crise économique et politique. Les artistes, écrivains et autres créateurs tentent de maintenir une dynamique culturelle, souvent en s’appuyant sur des initiatives locales ou des financements internationaux.

Selon Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), plusieurs expositions et événements artistiques ont été organisés récemment dans des galeries de Beyrouth, mettant en lumière des œuvres qui explorent les thèmes de la crise économique, de la migration et de la mémoire collective. Ces expositions, bien que modestes en termes de moyens, attirent un public varié, désireux de trouver un refuge dans l’art face à la dureté du quotidien.

Le secteur cinématographique, autrefois en plein essor au Liban, subit également les effets de la crise. D’après Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024), de nombreux cinéastes ont vu leurs projets retardés ou annulés faute de financement. Cependant, certains films libanais continuent de se distinguer sur la scène internationale. Récemment, un court-métrage réalisé par une jeune cinéaste a été primé dans un festival européen, portant un message d’espoir et de résilience face à l’adversité.

Dans le domaine littéraire, Ad Diyar (15 décembre 2024) met en avant la publication de plusieurs ouvrages qui traitent des transformations sociales et politiques récentes. Ces livres, écrits par des auteurs libanais et de la diaspora, abordent des sujets tels que l’exil, la perte d’identité et les luttes pour la justice sociale. Ces publications connaissent un succès relatif malgré la baisse du pouvoir d’achat, grâce à des initiatives de librairies locales qui organisent des lectures publiques gratuites.

Le patrimoine culturel libanais continue également de faire face à des menaces. Al Quds (15 décembre 2024) rapporte que plusieurs sites historiques, notamment dans les régions rurales, sont en danger en raison du manque d’entretien et des conditions météorologiques extrêmes. Des ONG locales appellent à des campagnes de financement participatif pour préserver ces trésors architecturaux, essentiels à l’identité culturelle du pays.

Enfin, le secteur musical reste actif, avec des artistes qui utilisent leur musique pour exprimer les frustrations de la jeunesse. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) mentionne la montée de nouveaux groupes de musique alternative, qui traitent de thèmes comme l’exil, les inégalités sociales et la quête de liberté. Ces artistes, souvent indépendants, trouvent des audiences non seulement au Liban, mais aussi dans la diaspora, grâce à des plateformes numériques qui leur permettent de contourner les limites du marché local.

Sport

Le sport libanais tente de maintenir son dynamisme malgré les défis économiques et structurels qui impactent les clubs, les athlètes et les infrastructures.

Selon Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), plusieurs clubs de football de premier plan sont confrontés à des difficultés financières sévères. Les joueurs, souvent non payés pendant des mois, doivent jongler entre leurs engagements sportifs et des emplois secondaires pour subvenir à leurs besoins. Les compétitions locales continuent néanmoins d’attirer un public fidèle, bien que la qualité des matchs soit affectée par le manque de moyens et la détérioration des terrains.

Dans le basketball, sport phare au Liban, Ad Diyar (15 décembre 2024) souligne que certains clubs, comme le Riyadi ou le Sagesse, s’efforcent de préserver leur compétitivité malgré les coupes budgétaires. Plusieurs joueurs clés ont quitté le pays pour rejoindre des ligues étrangères, privant ainsi le championnat local de talents qui faisaient sa renommée dans la région. Cependant, des initiatives privées, soutenues par des membres de la diaspora, permettent à certains clubs de rester en lice dans les tournois internationaux.

Les sports individuels connaissent également des succès isolés. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte qu’un jeune nageur libanais a récemment remporté une médaille d’or dans un tournoi régional au Qatar, portant un message d’espoir pour le sport libanais. Ce succès a été largement célébré sur les réseaux sociaux, mettant en lumière l’importance de soutenir les talents individuels dans un contexte difficile.

En revanche, les infrastructures sportives restent dans un état alarmant. Al Quds (15 décembre 2024) indique que plusieurs stades et installations, notamment en dehors de Beyrouth, sont devenus inutilisables en raison du manque d’entretien. Les autorités locales, souvent à court de budget, se tournent vers des partenariats public-privé pour financer les rénovations nécessaires, mais ces projets progressent lentement.

Enfin, la diaspora libanaise joue un rôle clé dans le maintien du prestige sportif du pays. D’après Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024), de nombreux athlètes d’origine libanaise évoluant à l’étranger continuent de représenter le Liban dans des compétitions internationales. Ces sportifs, souvent formés dans des infrastructures étrangères, constituent une source d’inspiration pour les jeunes au Liban, malgré les difficultés auxquelles ils font face pour revenir et contribuer au développement sportif local.

International

La scène internationale continue d’être marquée par des tensions politiques, des crises humanitaires, et des évolutions diplomatiques stratégiques.

En Syrie, la chute du régime de Bachar el-Assad a déclenché une série de répercussions dans toute la région. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) rapporte que la réunion de la Commission ministérielle arabe à Aqaba a insisté sur l’importance de favoriser une transition politique inclusive. Cette initiative vise à rétablir la stabilité en Syrie et à permettre un retour progressif des réfugiés, tout en impliquant toutes les forces sociales et politiques du pays.

En Irak, les divisions communautaires se creusent davantage suite à l’effondrement du régime syrien voisin. Selon Al Quds (15 décembre 2024), plusieurs leaders sunnites ont lancé un appel pour un dialogue national inclusif, afin de prévenir une fragmentation accrue du pays. Ce climat tendu est aggravé par les tensions économiques et les luttes pour le contrôle des ressources naturelles, notamment dans les régions pétrolifères.

En Palestine, les négociations pour un cessez-le-feu durable à Gaza continuent de stagner. Al Arabi Al Jadid (15 décembre 2024) rapporte que les pourparlers, sous médiation américaine, sont ralentis par des désaccords entre Israël et le Hamas. Israël retarde la conclusion d’un accord, préférant attendre l’investiture du prochain président américain pour maximiser ses avantages stratégiques. Pendant ce temps, les conditions de vie à Gaza restent catastrophiques, exacerbant la crise humanitaire.

En Géorgie, la situation politique se détériore après l’élection controversée de Mikheil Kavilashvili, un candidat proche de Moscou. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) souligne que cette élection, boycottée par l’opposition pro-européenne, a déclenché des protestations de grande ampleur. La présidente sortante, Salomé Zourabichvili, refuse de reconnaître les résultats, qualifiant le processus électoral de « non conforme à la Constitution ».

L’Algérie, quant à elle, est confrontée à une montée des tensions politiques internes. D’après Ad Diyar (15 décembre 2024), le principal parti d’opposition a exigé un arrêt immédiat de la gestion unilatérale des affaires de l’État. Cette déclaration intervient alors que le pays cherche à stabiliser son économie face à la fluctuation des prix du gaz naturel, sa principale ressource d’exportation.

Sur le plan environnemental, la conférence COP16 à Riyad a conclu ses travaux avec l’adoption de 35 résolutions majeures pour lutter contre la désertification. Al Sharq Al Awsat (15 décembre 2024) indique que les engagements incluent une mobilisation de 12 milliards de dollars pour financer des projets durables, notamment dans les régions les plus touchées par le changement climatique. Cependant, les critiques pointent du doigt l’Arabie saoudite, accusée de maintenir une dépendance excessive aux combustibles fossiles malgré ses annonces ambitieuses en faveur des énergies renouvelables.

Enfin, les États-Unis continuent de jouer un rôle clé dans les discussions internationales, notamment sur le dossier syrien. Al Quds (15 décembre 2024) rapporte que le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a confirmé l’existence de contacts directs avec la coalition armée Hay’at Tahrir al-Sham (HTS) en Syrie. Ces échanges, bien que controversés, visent à faciliter une transition sécuritaire dans les zones encore instables du pays.

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