mercredi, janvier 14, 2026

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Revue de presse du 21/01/25: Incertitudes autour du retrait israélien du Sud Liban

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Formation du gouvernement libanais : une équation complexe

Les discussions autour de la formation du gouvernement libanais se poursuivent sans issue claire. Selon Al Joumhouriyat (21 janvier 2025), les pourparlers entre les blocs politiques sont dominés par des désaccords sur les portefeuilles ministériels, notamment les ministères des Finances, de l’Énergie et de l’Intérieur. Le tandem Amal-Hezbollah insiste sur la conservation des Finances, tandis que les Forces Libanaises réclament le ministère de l’Énergie pour lancer des réformes dans un secteur en crise depuis des décennies.

Les tensions confessionnelles ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), certains partis critiquent le CPL pour sa tentative de contrôler les portefeuilles stratégiques malgré sa baisse d’influence. Cette situation reflète un système politique profondément fragmenté, où les alliances sont souvent temporaires et motivées par des intérêts partisans.

Retrait israélien du sud du Liban : incertitudes et tensions

Le retrait israélien des zones frontalières libanaises, prévu dans le cadre d’un accord post-conflit signé en 2024, est en suspens. Israël invoque des préoccupations sécuritaires pour expliquer des retards, notamment autour des Fermes de Chebaa, une région toujours disputée. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), la FINUL et l’armée libanaise intensifient leur coopération pour sécuriser les zones concernées, mais les tensions restent palpables.

Le Hezbollah, selon Al Bina’ (21 janvier 2025), surveille de près le processus, qu’il perçoit comme une victoire stratégique. Cependant, la présence du groupe armé suscite des critiques internes, certaines factions politiques estimant que cela complique les relations diplomatiques avec les Nations Unies et les puissances occidentales.

Donald Trump : une investiture aux implications globales

Donald Trump a entamé son second mandat en axant son discours inaugural sur la souveraineté économique et le protectionnisme. Selon Nahar International (21 janvier 2025), il a promis de réduire les engagements militaires des États-Unis à l’étranger tout en augmentant les taxes sur les importations pour relancer l’industrie nationale. Cette politique a reçu un accueil mitigé à l’international. La Russie et l’Iran ont salué l’opportunité d’un dialogue constructif, tandis que l’Union européenne s’inquiète des tensions commerciales qui pourraient en découler.

Au Moyen-Orient, Trump a réitéré son soutien aux accords d’Abraham. Selon Al Quds (21 janvier 2025), cette stratégie risque de renforcer les alliances avec Israël tout en exacerbant les divisions sur la question palestinienne.

Crise énergétique au Liban : les citoyens en première ligne

Le Liban continue de faire face à des coupures d’électricité massives, qui atteignent parfois 22 heures par jour. Selon Al Sharq (21 janvier 2025), l’incapacité à importer de l’énergie en raison de l’instabilité politique aggrave les conditions de vie. Le ministère de l’Énergie, au centre des négociations gouvernementales, est vu comme la clé pour résoudre cette crise, bien que les solutions proposées restent suspendues aux discussions politiques.

Conditions de vie détériorées et exode massif

La situation économique du Liban pousse de nombreux citoyens à envisager l’exil. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), le nombre de demandes de visas pour l’Europe et les pays du Golfe a explosé, tandis que les départs illégaux par la Méditerranée augmentent également. Les Nations Unies estiment que près de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, une crise humanitaire qui appelle une réponse internationale urgente.

Politique locale : Tensions internes et perspectives politiques au Liban

Les négociations sur la formation du gouvernement

La scène politique libanaise est dominée par les discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement. Depuis la désignation d’un Premier ministre par le président de la République, les négociations entre les blocs parlementaires peinent à aboutir. Selon Al Joumhouriyat (21 janvier 2025), la principale pierre d’achoppement reste la répartition des portefeuilles ministériels stratégiques. Les ministères des Finances, de l’Intérieur et de l’Énergie sont au cœur des disputes, chaque faction politique cherchant à maximiser son influence.

Le tandem Amal-Hezbollah insiste pour conserver le portefeuille des Finances, qui leur permet de superviser les flux financiers et de renforcer leur position dans les négociations économiques internationales. De leur côté, les Forces Libanaises réclament le ministère de l’Énergie, arguant de la nécessité d’une réforme urgente dans ce secteur clé. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), cette rivalité est exacerbée par des tensions confessionnelles profondément ancrées, qui freinent tout consensus.

Les implications des rivalités confessionnelles

Le système politique libanais, basé sur un équilibre confessionnel, complique la formation du gouvernement. Chaque faction politique représente une communauté religieuse et cherche à défendre ses intérêts. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), cette dynamique alimente une méfiance généralisée entre les blocs politiques, chacun redoutant de perdre du terrain au profit des autres.

Les récentes critiques du Courant patriotique libre (CPL) à l’encontre des Forces Libanaises illustrent ces divisions. Le CPL, allié traditionnel du Hezbollah, accuse ses rivaux de saboter les négociations pour affaiblir la présidence. Cette escalade verbale reflète une fragmentation politique qui entrave toute tentative de gouvernance efficace.

La pression des mouvements populaires

Depuis les manifestations de 2019, la société civile libanaise joue un rôle croissant dans la politique locale. Les mouvements populaires exigent une réforme structurelle et dénoncent le système confessionnel qu’ils jugent corrompu et inefficace. Selon Al Sharq (21 janvier 2025), ces revendications ont conduit à un rejet massif des élites traditionnelles lors des dernières élections législatives.

Cependant, l’impact de ces mouvements reste limité en raison de leur manque de coordination et de ressources. Les partis traditionnels, malgré une perte de popularité, continuent de dominer les institutions politiques grâce à des alliances bien ancrées et à un système électoral qui leur est favorable.

Le rôle de l’armée dans la stabilité

Dans un contexte de tensions politiques croissantes, l’armée libanaise reste un pilier essentiel de la stabilité. Selon Al Bina’ (21 janvier 2025), les forces armées ont intensifié leurs patrouilles dans les zones sensibles pour prévenir toute escalade de violence. L’armée joue également un rôle crucial dans la sécurisation des frontières, notamment dans le sud, où les tensions avec Israël restent vives.

Cependant, le manque de ressources et le sous-financement chronique limitent les capacités opérationnelles de l’armée. La communauté internationale, notamment les États-Unis et la France, fournit un soutien logistique et financier, mais cela ne suffit pas à combler les lacunes structurelles.

Les enjeux de la reconstruction économique

La crise économique persistante au Liban exacerbe les tensions politiques. Avec une inflation galopante et une dévaluation de la livre libanaise, la population est confrontée à des conditions de vie extrêmement difficiles. Selon Nahar International (21 janvier 2025), les négociations sur la formation du gouvernement sont directement liées à la capacité du Liban à obtenir une aide internationale.

Le Fonds monétaire international (FMI) a conditionné son soutien à la mise en œuvre de réformes structurelles, notamment la lutte contre la corruption et la transparence dans la gestion des finances publiques. Cependant, ces exigences rencontrent une forte résistance de la part des élites politiques, qui craignent de perdre leurs privilèges.

Les relations avec les acteurs régionaux

Les influences étrangères jouent un rôle déterminant dans la politique locale libanaise. L’Arabie Saoudite et l’Iran, principaux soutiens des factions sunnites et chiites respectivement, continuent de peser sur les négociations. Selon Al Quds (21 janvier 2025), Riyad conditionne son soutien financier à une réduction de l’influence du Hezbollah, tandis que Téhéran insiste pour maintenir son allié chiite au centre du jeu politique.

Cette rivalité régionale complique davantage la recherche d’un consensus interne. Les factions libanaises, souvent dépendantes du soutien de leurs alliés étrangers, peinent à adopter une approche unifiée face aux défis économiques et sociaux.

Les perspectives pour 2025

L’année 2025 s’annonce comme une période charnière pour le Liban. Si un gouvernement fonctionnel parvient à voir le jour, il devra faire face à des défis colossaux : relancer l’économie, stabiliser la monnaie, réformer le secteur de l’énergie et restaurer la confiance de la population. Cependant, comme le souligne Al Liwa’ (21 janvier 2025), ces objectifs nécessitent une volonté politique forte, qui fait actuellement défaut.

La communauté internationale, bien qu’engagée, ne pourra pas remplacer un leadership local efficace. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si le Liban peut surmonter cette crise ou s’enfoncer davantage dans l’instabilité.

Diplomatie : Les efforts régionaux et internationaux pour la stabilisation du Liban

Le rôle des Nations Unies dans le maintien de la paix

Les Nations Unies continuent de jouer un rôle central dans les efforts diplomatiques pour stabiliser le Liban, notamment à travers la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Selon Al Joumhouriyat (21 janvier 2025), la FINUL est actuellement mobilisée pour surveiller le processus de retrait israélien des zones frontalières, conformément à l’accord post-conflit de 2024. Son mandat a été renforcé pour inclure une assistance accrue à l’armée libanaise et une surveillance stricte des violations de la ligne bleue.

Cependant, la mission de la FINUL reste limitée par des moyens insuffisants et une coopération parfois difficile avec les acteurs locaux. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), le Hezbollah, tout en coopérant à certains niveaux, critique l’impartialité de la FINUL, notamment dans ses interactions avec les forces israéliennes.

La médiation française : une influence persistante

La France maintient un rôle prépondérant dans la diplomatie libanaise. Depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020, Paris a multiplié les initiatives pour encourager les réformes structurelles et relancer l’économie libanaise. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), le président Emmanuel Macron prévoit une nouvelle visite à Beyrouth en février 2025 pour discuter des progrès réalisés dans la formation d’un gouvernement réformiste.

La France pousse également pour une plus grande implication de l’Union européenne dans le financement de projets d’infrastructure et d’aide humanitaire. Cependant, cette approche se heurte à la fragmentation politique interne du Liban, qui ralentit la mise en œuvre des initiatives proposées.

Les pressions américaines sur le Hezbollah

Les États-Unis, tout en exprimant leur soutien au peuple libanais, maintiennent une politique de pression stricte sur le Hezbollah. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), Washington considère le groupe chiite comme une menace pour la stabilité régionale et continue de renforcer les sanctions économiques contre ses membres et ses affiliés. Ces mesures visent à limiter l’influence iranienne au Liban tout en encourageant les factions politiques opposées au Hezbollah à prendre une position plus ferme.

Par ailleurs, les États-Unis ont offert un soutien financier et logistique à l’armée libanaise, qu’ils considèrent comme un rempart contre les milices armées. Selon Al Sharq (21 janvier 2025), ce soutien est conditionné à une utilisation stricte pour des opérations de sécurité intérieure et la protection des frontières.

Les initiatives saoudiennes pour réengager le Liban

L’Arabie Saoudite, après une période de désengagement relatif, a récemment intensifié ses efforts diplomatiques au Liban. Selon Nahar International (21 janvier 2025), Riyad cherche à renforcer ses alliances avec les forces politiques sunnites, notamment en soutenant des projets de développement dans les régions marginalisées. Cette stratégie vise à contrer l’influence du Hezbollah et, par extension, de l’Iran.

Cependant, Riyad conditionne son aide financière à des réformes concrètes, notamment dans la gestion de l’économie et la lutte contre la corruption. Selon Al Quds (21 janvier 2025), cette approche a suscité des réactions mitigées, certains acteurs politiques la considérant comme une ingérence dans les affaires libanaises.

L’Iran et le Liban : une alliance stratégique

L’Iran, principal soutien du Hezbollah, joue un rôle central dans la diplomatie régionale liée au Liban. Selon Al Bina’ (21 janvier 2025), Téhéran considère le Liban comme un élément clé de sa stratégie régionale face à Israël. Le soutien logistique et financier au Hezbollah reste une priorité, malgré les sanctions internationales croissantes.

Par ailleurs, l’Iran cherche à renforcer ses relations avec d’autres factions politiques libanaises pour élargir son influence. Cependant, cette stratégie est critiquée par les pays occidentaux et certains acteurs locaux, qui y voient une tentative de domination politique et militaire.

Les tensions autour des Fermes de Chebaa

La région des Fermes de Chebaa, toujours disputée, reste un sujet clé des discussions diplomatiques. Selon Al Joumhouriyat (21 janvier 2025), le Liban insiste sur la souveraineté de ce territoire, tandis qu’Israël refuse de reconnaître les revendications libanaises. Cette impasse complique les efforts des Nations Unies pour garantir une transition pacifique après le retrait israélien.

Les diplomates internationaux appellent à une solution négociée, mais les tensions sur le terrain et le rôle du Hezbollah dans la région compliquent ces perspectives.

La coopération avec l’Union européenne

L’Union européenne, sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, intensifie son engagement au Liban. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), l’UE a récemment annoncé un programme d’aide humanitaire de 100 millions d’euros pour soutenir les populations vulnérables, tout en exigeant des réformes institutionnelles pour garantir une utilisation transparente des fonds.

L’UE joue également un rôle dans la surveillance des élections prévues en 2026, afin de garantir leur transparence et leur crédibilité. Cependant, la méfiance envers les élites politiques traditionnelles reste un obstacle majeur à l’acceptation de ces initiatives par la population libanaise.

Un avenir diplomatique incertain

La diplomatie autour du Liban est marquée par des intérêts divergents et des tensions régionales croissantes. Si les efforts internationaux visent à stabiliser le pays, la fragmentation politique interne et les rivalités confessionnelles continuent de poser des obstacles majeurs. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), la clé du succès réside dans une approche coordonnée entre les acteurs locaux et internationaux, ainsi que dans une volonté réelle de réformer le système politique libanais.

Politique internationale : Les dynamiques mondiales et tensions géopolitiques

L’investiture de Donald Trump et ses répercussions mondiales

Le début du second mandat de Donald Trump marque un tournant pour la politique internationale. Selon Nahar International (21 janvier 2025), Trump a réitéré son engagement en faveur d’une politique protectionniste avec le slogan « L’Amérique d’abord », axée sur la souveraineté économique et la réduction des engagements militaires à l’étranger. Cette stratégie a suscité des réactions variées sur la scène mondiale. La Russie a salué l’occasion de renforcer le dialogue stratégique, tandis que l’Union européenne a exprimé des inquiétudes sur les effets des politiques protectionnistes sur le commerce transatlantique.

En Asie, la Chine suit de près les décisions économiques de Trump. Selon Al Bina’ (21 janvier 2025), Pékin se prépare à répondre à une éventuelle intensification de la guerre commerciale avec les États-Unis. En parallèle, l’Inde, en quête de renforcer sa souveraineté énergétique, voit une opportunité dans le recentrage américain sur ses affaires intérieures.

La montée des tensions en Ukraine et en Europe de l’Est

La crise en Ukraine reste un sujet de préoccupation majeure en Europe. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), les affrontements dans l’est de l’Ukraine entre les forces gouvernementales et les séparatistes pro-russes ont repris avec intensité. Cette escalade a poussé l’OTAN à renforcer sa présence militaire dans les pays frontaliers de la Russie, notamment en Pologne et dans les pays baltes.

La Russie, pour sa part, accuse l’OTAN de provoquer des tensions inutiles. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), Moscou considère ces manœuvres comme une menace directe à sa sécurité nationale et a intensifié ses exercices militaires près des frontières européennes. Les diplomates européens appellent à une désescalade, mais les efforts de médiation restent jusqu’ici infructueux.

Les accords climatiques sous pression

Avec la réaffirmation de Trump de se retirer des accords climatiques internationaux, notamment l’Accord de Paris, les efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique sont remis en question. Selon Al Quds (21 janvier 2025), les pays européens tentent de maintenir le leadership en matière de politique climatique, avec des engagements renforcés pour réduire les émissions de carbone.

Cependant, l’absence de soutien américain complique les initiatives collectives, en particulier pour les pays en développement qui dépendent de l’aide financière des grandes puissances. La Chine, quant à elle, s’efforce de se positionner comme un acteur clé dans la transition énergétique, en multipliant les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique et en Asie.

Les tensions croissantes entre Israël et l’Iran

Les relations entre Israël et l’Iran restent au centre des préoccupations géopolitiques au Moyen-Orient. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), Israël accuse l’Iran de poursuivre son programme nucléaire en violation des accords internationaux, tandis que Téhéran dénonce les frappes israéliennes répétées sur des infrastructures en Syrie. Ces tensions augmentent les risques d’un conflit ouvert, malgré les efforts de médiation menés par des pays européens.

L’administration Trump a réaffirmé son soutien indéfectible à Israël, ce qui renforce la polarisation dans la région. Selon Al Sharq (21 janvier 2025), cette posture américaine pourrait compliquer davantage les relations entre Washington et les pays du Golfe, certains cherchant à équilibrer leur rapprochement avec Israël et leur coopération économique avec l’Iran.

Le pivot africain : nouvelles alliances et rivalités

L’Afrique devient un terrain de compétition croissante entre grandes puissances. La Chine continue d’élargir son influence à travers son initiative « la Ceinture et la Route », en investissant massivement dans les infrastructures et l’énergie. Selon Nahar International (21 janvier 2025), les États-Unis et l’Europe tentent de contrecarrer cette expansion par des initiatives économiques alternatives, notamment via des partenariats publics-privés.

En parallèle, la Russie renforce sa présence militaire en Afrique, notamment au Mali et en République centrafricaine, où elle offre un soutien direct aux gouvernements en échange de concessions minières. Ces dynamiques redéfinissent les alliances traditionnelles sur le continent et alimentent de nouvelles rivalités.

Les élections générales en Inde : un enjeu global

L’Inde se prépare à des élections générales prévues pour mai 2025, un événement qui suscite un intérêt mondial. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), le Premier ministre Narendra Modi cherche à renforcer son image en mettant l’accent sur le développement économique et la modernisation des infrastructures. Cependant, il fait face à des critiques concernant sa gestion des tensions religieuses et sa politique étrangère.

Les résultats de ces élections pourraient avoir des implications significatives pour l’Asie du Sud, notamment en ce qui concerne les relations entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires qui connaissent des tensions prolongées autour du Cachemire.

Les perspectives pour 2025 : un monde en mutation

L’année 2025 s’annonce comme une période de bouleversements majeurs sur la scène internationale. Les tensions en Europe de l’Est, la compétition entre grandes puissances en Afrique et la montée des défis climatiques redessinent les priorités des diplomaties mondiales. Selon Al Liwa’ (21 janvier 2025), la clé du succès réside dans la capacité des nations à coopérer malgré leurs divergences, une tâche rendue plus complexe par la polarisation croissante des relations internationales.

Économie : Crises et dynamiques mondiales

La crise économique au Liban : un système sous pression

Le Liban traverse l’une des crises économiques les plus graves de son histoire moderne. Selon Al Joumhouriyat (21 janvier 2025), plus de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, tandis que la livre libanaise a perdu près de 95 % de sa valeur par rapport au dollar américain depuis 2019. Cette situation a entraîné une explosion des prix des produits de base, privant une grande partie de la population de l’accès aux services essentiels.

Le secteur bancaire, autrefois pilier de l’économie libanaise, reste paralysé. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), les épargnants sont confrontés à des restrictions sévères sur les retraits, ce qui alimente une méfiance généralisée envers le système financier. Les tentatives de réforme, conditionnées par le Fonds monétaire international (FMI), sont au point mort en raison des blocages politiques.

L’impasse des négociations avec le FMI

Les discussions entre le Liban et le FMI sont un sujet central des débats économiques. Selon Al Bina’ (21 janvier 2025), le FMI a proposé un plan d’aide conditionné à la mise en œuvre de réformes structurelles, notamment un audit de la Banque centrale et une restructuration du secteur bancaire. Cependant, ces exigences rencontrent une résistance des élites politiques, qui craignent de perdre leurs avantages dans le système actuel.

Les experts estiment que sans un accord avec le FMI, le Liban ne pourra pas accéder à des fonds internationaux ni relancer son économie. Selon Al Sharq (21 janvier 2025), les retards dans la mise en œuvre des réformes aggravent la crise, menaçant davantage la stabilité sociale et politique.

Le poids des coupures d’électricité sur l’économie

La crise énergétique au Liban constitue un frein majeur à la relance économique. Selon Al Quds (21 janvier 2025), les entreprises locales sont contraintes de réduire leurs activités en raison des coupures d’électricité prolongées, qui peuvent durer jusqu’à 22 heures par jour. Les secteurs de l’industrie et du commerce sont particulièrement touchés, ce qui se traduit par une baisse significative de la production et des exportations.

Les projets d’importation de gaz égyptien et d’électricité jordanienne, considérés comme des solutions temporaires, restent bloqués en raison de l’instabilité politique. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), les efforts pour réformer le secteur de l’énergie sont entravés par des désaccords sur la répartition des portefeuilles ministériels.

Les investissements étrangers en recul

La crise économique et politique au Liban a fortement dissuadé les investisseurs étrangers. Selon Nahar International (21 janvier 2025), le pays a enregistré une baisse drastique des investissements directs étrangers au cours des cinq dernières années, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et du tourisme.

Les initiatives pour attirer des fonds internationaux, comme la conférence CEDRE de 2018, sont aujourd’hui considérées comme un échec en raison de l’absence de réformes concrètes. Les partenaires internationaux, dont la France et l’Union européenne, conditionnent désormais leur aide à une transparence accrue et à une lutte sérieuse contre la corruption.

Les conséquences sociales de la crise économique

La détérioration de l’économie libanaise a des répercussions sociales graves. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), le taux de chômage a dépassé les 40 %, touchant particulièrement les jeunes et les femmes. La fuite des cerveaux s’accélère, avec des milliers de Libanais qualifiés quittant le pays à la recherche de meilleures opportunités à l’étranger.

En outre, l’insécurité alimentaire augmente, les familles les plus vulnérables étant incapables de se procurer des produits de base. Les organisations humanitaires, comme le Programme alimentaire mondial (PAM), tirent la sonnette d’alarme sur les risques de famine dans certaines régions rurales.

Les initiatives pour relancer l’économie

Malgré les défis, des initiatives locales et internationales cherchent à relancer l’économie libanaise. Selon Al Liwa’ (21 janvier 2025), des projets de soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) sont en cours, financés en partie par l’Union européenne et des ONG internationales. Ces initiatives visent à encourager l’entrepreneuriat et à réduire la dépendance à l’aide extérieure.

Le secteur agricole, souvent négligé, bénéficie également d’un regain d’intérêt. Des projets de modernisation et d’exportation des produits locaux, notamment les fruits et légumes, sont considérés comme une opportunité pour diversifier l’économie libanaise.

La dynamique régionale : opportunités et défis

À l’échelle régionale, les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran influencent les perspectives économiques du Liban. Selon Al Bina’ (21 janvier 2025), Riyad conditionne son soutien financier à une réduction de l’influence du Hezbollah, tandis que Téhéran continue de soutenir ses alliés locaux pour maintenir son emprise stratégique.

Les initiatives de normalisation économique entre Israël et certains pays arabes dans le cadre des accords d’Abraham pourraient également avoir un impact indirect sur le Liban, notamment dans les secteurs du commerce et de l’énergie.

Vers une relance progressive ?

Le Liban se trouve à un tournant critique. Selon Al Joumhouriyat (21 janvier 2025), une relance économique durable nécessitera des réformes structurelles profondes, une meilleure gouvernance et un soutien accru de la communauté internationale. Cependant, ces objectifs restent difficiles à atteindre dans un contexte de fragmentation politique et de méfiance généralisée.

Justice : Enquêtes et actions judiciaires au Liban

Affaires judiciaires en cours

Les tribunaux libanais restent actifs dans plusieurs affaires judiciaires sensibles. Parmi elles, des litiges liés à des biens immobiliers font l’objet de jugements importants. Par exemple, dans le district de Zahle, une décision récente a ordonné la vente aux enchères d’un bien immobilier en litige pour mettre fin à un conflit de copropriété. Ce jugement, rendu en décembre 2024, reflète l’implication croissante des tribunaux dans la résolution de différends complexes liés aux droits de propriété​.

Lutte contre la corruption : un défi de taille

Les juges libanais intensifient leurs efforts pour s’attaquer aux réseaux de corruption. Selon Al Akhbar, plusieurs enquêtes sont en cours concernant l’enrichissement illégal de responsables publics. Ces initiatives visent à rétablir la confiance dans les institutions judiciaires. Cependant, des obstacles subsistent, notamment les pressions politiques et les interférences de certains groupes influents​​.

Actions des juges pour réformer le système

Des juges libanais, notamment Nawal Nassar dans la région de la Békaa, ont pris des mesures pour accélérer le traitement des affaires pendantes et résoudre les conflits fonciers. Ces initiatives visent à réduire les délais de procédure et à garantir une justice équitable pour les citoyens ordinaires, souvent laissés sans recours dans un système surchargé​.

Enquêtes sur le blanchiment d’argent

La question du blanchiment d’argent reste une priorité pour le système judiciaire libanais. Les autorités collaborent avec des agences internationales pour identifier et sanctionner les réseaux impliqués. Ces enquêtes visent notamment à lever les suspicions sur l’utilisation des fonds publics dans des projets controversés​​.

Pressions pour une réforme judiciaire

Le besoin d’indépendance de la justice reste au centre des revendications de la société civile et des organisations internationales. La communauté internationale a appelé à des réformes structurelles pour protéger les juges des interférences politiques et garantir leur impartialité​.

Dynamique régionale dans les actions judiciaires

Certains observateurs notent une intensification des poursuites judiciaires liées aux activités transfrontalières, en particulier celles impliquant des fonds transférés entre le Liban et des pays voisins. Ces enquêtes mettent en lumière les liens complexes entre la corruption locale et les dynamiques régionales​​.

Société : Changements sociaux et défis structurels au Liban

Migration et fuite des cerveaux

La migration reste une caractéristique marquante de la société libanaise en 2025. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), l’augmentation du taux de chômage, qui dépasse les 40 %, pousse de nombreux jeunes diplômés et professionnels qualifiés à chercher des opportunités à l’étranger. Cette fuite des cerveaux a des conséquences directes sur les secteurs vitaux tels que la santé et l’éducation, qui manquent cruellement de personnel qualifié​.

Les départs par des voies illégales, notamment par la mer, continuent également d’être un problème récurrent. Des tragédies impliquant des embarcations de fortune sont fréquemment rapportées, soulignant l’urgence d’une réponse gouvernementale adéquate.

Conditions de vie et inégalités sociales

La crise économique prolongée a aggravé les conditions de vie de la majorité des Libanais. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), plus de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les inégalités sociales se creusent, les riches ayant mieux résisté à la crise grâce à des placements à l’étranger et à l’accès à des devises fortes, tandis que les classes moyennes et pauvres s’appauvrissent davantage​.

Dans les zones rurales, l’accès aux services de base, notamment l’eau potable et l’électricité, reste un défi majeur. De nombreuses familles dépendent encore d’organisations internationales pour leur subsistance quotidienne​.

Le rôle des femmes dans la société

Les femmes libanaises continuent de jouer un rôle crucial dans la résilience sociale, malgré les nombreux défis. Selon Nida’ Al Watan (21 janvier 2025), leur participation accrue dans les mouvements sociaux depuis 2019 a permis de sensibiliser davantage aux questions d’égalité des genres. Cependant, leur représentation dans les sphères politiques et économiques reste limitée​.

Les organisations féminines locales militent pour des réformes juridiques, notamment l’adoption d’une loi sur la violence domestique et l’égalité dans l’héritage, mais ces efforts se heurtent à une opposition conservatrice dans certaines régions.

Éducation et décrochage scolaire

Le secteur éducatif libanais est en crise. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), de nombreux élèves ont abandonné l’école en raison de l’incapacité de leurs familles à payer les frais de scolarité. Les écoles publiques, sous-financées et surchargées, ne parviennent pas à répondre aux besoins croissants, exacerbant ainsi les disparités éducatives​.

Les efforts pour réformer les programmes scolaires et moderniser les infrastructures éducatives sont bloqués par des désaccords politiques et le manque de financement international​.

Santé publique : un secteur en détresse

La santé publique au Liban est également gravement affectée par la crise économique. Les hôpitaux publics manquent de ressources et de personnel, tandis que les cliniques privées augmentent leurs tarifs, rendant les soins inaccessibles pour la majorité. Selon Ad Diyar (21 janvier 2025), les pénuries de médicaments et de matériel médical ont atteint un niveau critique, nécessitant une intervention urgente de la communauté internationale​.

Des initiatives locales, soutenues par des ONG internationales, cherchent à fournir des soins gratuits dans les zones rurales et marginalisées, mais ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins​.

Les mouvements sociaux et leur impact

Depuis les manifestations de 2019, les mouvements sociaux ont continué à réclamer des réformes structurelles. Selon Al Sharq (21 janvier 2025), les protestations se concentrent désormais sur des revendications spécifiques, comme la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics et la réduction des inégalités sociales​.

Cependant, ces mouvements manquent de coordination nationale, ce qui limite leur efficacité à influencer les décisions politiques.

Culture : Dynamisme et événements artistiques

Mise en avant du cinéma italien au Liban

Le festival du film italien a débuté le 24 janvier 2025 à Beyrouth, organisé par l’Institut culturel italien en collaboration avec le Metropolis Cinema. Selon Nahar (21 janvier 2025), cet événement met en lumière les œuvres contemporaines du cinéma italien. La première édition inclut des projections de films sélectionnés, tels que Vermiglio, nominé aux Oscars, et È Piccerella, une œuvre de cinéma muet accompagnée d’une composition musicale jouée en direct​​.

Ce festival marque une tentative de raviver l’intérêt pour le cinéma dans une région où les arts audiovisuels ont connu un déclin après les années 1980.

Promotion de l’art palestinien

Un autre événement culturel marquant est l’exposition « Abuab al-Hikaya » (Les Portes de l’Histoire) de l’artiste palestinien Abdel Rahman Qattanani, actuellement présentée à la galerie Saleh Barakat jusqu’au 15 février 2025. Selon Nahar International (21 janvier 2025), cette exposition célèbre le patrimoine palestinien à travers des œuvres d’art utilisant des motifs traditionnels et des matériaux industriels pour refléter la résilience de l’identité culturelle​.

Traditions artistiques et artisanat

Le Liban continue de préserver ses traditions artistiques à travers des initiatives locales. Selon Al Quds (21 janvier 2025), des efforts sont déployés pour promouvoir l’artisanat traditionnel, notamment dans le tissage et la broderie, qui attirent une nouvelle génération de créateurs cherchant à moderniser ces savoir-faire tout en respectant leurs origines historiques​​.

Rôle des plateformes numériques dans la diffusion culturelle

Les plateformes numériques, comme Facebook et Instagram, sont devenues des outils clés pour les artistes et les collectionneurs libanais. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), des enchères en ligne de manuscrits rares et d’artefacts historiques sont désormais organisées régulièrement, attirant une audience locale et internationale. Ces initiatives renforcent l’accès à la culture malgré les défis économiques​.

Défis dans les secteurs culturels

Malgré ces initiatives, les industries culturelles au Liban restent fragiles. Les théâtres, cinémas et galeries d’art font face à des difficultés financières exacerbées par la crise économique. Les professionnels du secteur appellent à une aide gouvernementale pour préserver l’héritage culturel du pays et soutenir les artistes émergents​​.

International : Actualité et enjeux mondiaux

La crise des exportations allemandes et ses implications mondiales

Une étude récente publiée par l’institut « Prognos » en Allemagne met en lumière l’impact potentiel des politiques protectionnistes des États-Unis sur l’économie allemande. Selon Al Quds (21 janvier 2025), près de 300 000 emplois en Allemagne seraient menacés si des taxes supplémentaires étaient imposées sur les exportations vers les États-Unis, ce qui pourrait paralyser des secteurs clés comme l’automobile et la technologie​.

Cette situation reflète des tensions géo-économiques croissantes entre les États-Unis et l’Europe, renforçant les appels à une diversification des partenaires commerciaux, notamment vers l’Asie.

Les perspectives de croissance économique en Égypte

En Afrique, l’Égypte présente des signes de reprise économique. Selon une analyse de Reuters, l’économie égyptienne devrait croître de 4 % pour l’année fiscale se terminant en juin 2025, grâce à des réformes soutenues par le Fonds Monétaire International (FMI). Les analystes prévoient une accélération à 4,7 % en 2026, avec un accent mis sur les infrastructures et l’exportation de gaz​.

Le rôle du Forum de Davos dans la relance post-pandémie

Le Forum économique mondial de Davos s’est concentré cette année sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les économies modernes. Les discussions ont porté sur la transition numérique, la réduction des inégalités économiques et les opportunités pour les pays en développement d’accéder à des technologies avancées​.

Des leaders mondiaux, dont des représentants de l’Afrique subsaharienne, ont souligné l’importance de collaborations internationales pour répondre aux défis climatiques et sociaux.

Les tensions autour des ressources en eau en Asie centrale

Les tensions autour de la gestion de l’eau entre les nations d’Asie centrale continuent de s’intensifier. Selon Al Akhbar (21 janvier 2025), les négociations sur le partage des ressources hydriques du fleuve Amou-Daria ont échoué, mettant en danger la sécurité alimentaire et énergétique de plusieurs pays, dont l’Ouzbékistan et le Kirghizistan​.

Le développement des énergies renouvelables au Moyen-Orient

Des initiatives pour développer les énergies renouvelables émergent dans le Golfe. L’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis investissent massivement dans des projets solaires et éoliens, avec des partenariats internationaux visant à réduire leur dépendance au pétrole. Selon Nahar (21 janvier 2025), ces projets pourraient transformer la région en un leader des technologies vertes dans les décennies à venir​.

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