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Revue de presse du 22/09/25: Frappes israéliennes meurtrières à Bint Jbeil

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Selon Ad Diyar (22 septembre 2025), une frappe israélienne a visé un véhicule civil dans la localité de Aïnata, dans le caza de Bent Jbeil, tuant cinq membres d’une même famille. Parmi les victimes figurent trois enfants. L’article précise que le véhicule a été poursuivi par un drone israélien pendant plusieurs minutes avant d’être directement ciblé par deux missiles consécutifs. Les corps ont été retrouvés complètement calcinés.

Toujours selon Ad Diyar (22 septembre 2025), cette attaque a suscité une vague d’indignation parmi les habitants de la région. Des centaines de personnes ont participé aux funérailles, transformées en manifestation de colère contre « l’agression israélienne continue sur les civils ». Le journal rapporte que des slogans ont été scandés contre « le silence arabe et international ».

Al Bina’ (22 septembre 2025) mentionne également cette frappe en une. Le journal parle d’un « crime de guerre » perpétré en plein jour, et accuse l’armée israélienne de cibler délibérément les civils. L’article précise que les victimes revenaient d’une visite familiale lorsqu’elles ont été attaquées.

Al Akhbar (22 septembre 2025) donne une autre précision sur le lieu exact de l’attaque, évoquant la localité d’Aïnata al-Chaab, près de Bent Jbeil. Le journal souligne que cette frappe marque une intensification claire de la pression militaire israélienne sur les zones frontalières.

Réaction du Hezbollah à l’agression israélienne

Al Akhbar (22 septembre 2025) rapporte que le Hezbollah a publié un communiqué dénonçant l’attaque et affirmant que « le sang des enfants martyrs ne sera pas versé en vain ». Le parti annonce que la réponse viendra « au moment et à la forme choisis par la résistance ». Le journal indique que cette déclaration a été largement relayée dans les milieux militants.

Selon Al Bina’ (22 septembre 2025), le Hezbollah a renforcé ses positions dans plusieurs villages du Sud à la suite de cette attaque. Des convois militaires ont été observés en direction de la ligne bleue, ce qui laisse présager une possible escalade.

Toujours selon ce journal, des sources proches du Hezbollah ont affirmé que les frappes israéliennes récentes visent à tester les capacités de réaction de la résistance, tout en envoyant un message de fermeté à l’approche d’un éventuel accord de désescalade supervisé par la FINUL.

Condamnations politiques internes et appels à la retenue

Ad Diyar (22 septembre 2025) publie les réactions de plusieurs responsables politiques. Le chef du courant Marada, Sleiman Frangié, a déclaré que « le sang des enfants tués par l’ennemi doit réveiller les consciences de ceux qui justifient les agressions israéliennes ». Il appelle à un front national uni face à la menace.

Al Bina’ (22 septembre 2025) cite une déclaration du député Hassan Fadlallah, membre du bloc parlementaire de la Résistance et du Développement. Il affirme que « cette attaque prouve une fois encore que l’ennemi n’a aucun respect pour les lois internationales, et que seule la résistance protège le Liban ».

Selon Al Akhbar (22 septembre 2025), des voix proches du mouvement Amal ont également condamné l’attaque. Le député Ali Bazzi, originaire du Sud, a dénoncé « un crime à inscrire dans le registre de l’ONU contre les violations israéliennes répétées ».

Dans Al Sharq (22 septembre 2025), une source gouvernementale anonyme appelle à la prudence. Elle indique que « toute réponse incontrôlée risquerait d’entraîner une large escalade ». Le journal souligne la difficulté du gouvernement à maintenir un équilibre entre condamnation politique et retenue militaire.

Climat de peur dans les zones frontalières

Ad Diyar (22 septembre 2025) consacre une page entière aux conséquences humanitaires de l’attaque. Le journal rapporte que de nombreuses familles ont quitté leurs habitations dans les villages de Rmeich, Aïta al-Chaab et Yaroun. Des écoles ont été fermées à titre préventif, notamment à Bint Jbeil.

Al Akhbar (22 septembre 2025) cite des habitants affirmant que des drones israéliens patrouillent en permanence dans le ciel du Sud, provoquant un climat de tension extrême. Le journal mentionne des scènes de panique dans plusieurs localités après des explosions entendues dans la nuit précédant l’attaque.

Al Bina’ (22 septembre 2025) affirme que l’armée libanaise a renforcé ses points de contrôle dans la région. Des patrouilles conjointes avec la FINUL ont été observées dans les environs de Maroun al-Ras et de Kfar Kila.

Réunion attendue du Haut Conseil de Défense

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) annonce que le Haut Conseil de Défense se réunira prochainement pour évaluer la situation au Sud. La réunion devrait inclure les principaux ministres concernés, ainsi que des représentants militaires. Le journal indique que cette réunion était initialement prévue pour une autre thématique sécuritaire mais qu’elle a été avancée à la suite de l’attaque.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) évoque la possibilité que le gouvernement adopte de nouvelles mesures de sécurité pour les zones frontalières. Un plan de soutien logistique aux municipalités du Sud serait en préparation, selon une source au ministère de l’Intérieur citée anonymement.

Dans Nida’ Al Watan (22 septembre 2025), des députés de l’opposition appellent à une session extraordinaire du Parlement pour débattre de la situation sécuritaire. Le journal précise que cette proposition n’a pas encore reçu de réponse officielle de la présidence de la Chambre.

Mobilisation des ONG et aide aux victimes

Ad Diyar (22 septembre 2025) cite des ONG locales, dont l’Association des médecins du Sud, qui ont appelé à un couloir humanitaire pour évacuer les blessés et les familles menacées. Le journal rapporte également que des dons de sang ont été organisés dans les hôpitaux de Tyr.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) mentionne que plusieurs municipalités du Liban Nord ont envoyé des convois de médicaments et de vivres vers les localités sinistrées. Le maire de Tripoli a déclaré que « le Liban ne peut rester indifférent au sort des habitants du Sud ».

Al Sharq (22 septembre 2025) indique que le Croissant-Rouge libanais a demandé un renforcement de ses moyens logistiques pour faire face à une éventuelle escalade. Le journal signale aussi que certains hôpitaux du Sud manquent déjà de ressources pour soigner les blessés.

Politique locale : tensions institutionnelles, clivages parlementaires et gestion de crise

Accusations de paralysie au sommet de l’État

Dans Ad Diyar (22 septembre 2025), un article revient sur les critiques adressées au gouvernement par plusieurs blocs parlementaires, qui l’accusent de passivité face aux développements sécuritaires. Une source parlementaire citée dans le journal affirme que « le gouvernement donne l’impression d’être déconnecté de la réalité du Sud ». L’article mentionne également des voix au sein du cabinet appelant à une réunion de crise élargie, incluant des représentants de l’armée et de la FINUL.

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) publie une analyse dans laquelle des sources politiques dénoncent « le silence du Grand Sérail » après l’attaque israélienne contre des civils à Bent Jbeil. Le journal indique que certains ministres ont contacté directement le président du Conseil des ministres Nawaf Salam pour l’exhorter à sortir de sa réserve. Toujours selon le journal, un désaccord est apparu au sein du gouvernement sur l’opportunité de convoquer le Conseil des ministres en urgence.

Selon Al Liwa’ (22 septembre 2025), le bloc du Hezbollah et celui du mouvement Amal ont demandé l’inscription d’un point à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres, relatif à la coordination avec la Syrie sur les questions frontalières. Le journal rapporte que cette demande a été rejetée par les ministres affiliés aux Forces libanaises et au Parti Kataëb, qui y voient une tentative de réactiver des accords bilatéraux obsolètes.

Désaccords persistants sur la réponse à la crise sécuritaire

Al Bina’ (22 septembre 2025) évoque les désaccords entre blocs parlementaires sur la manière de réagir politiquement à la récente escalade militaire israélienne. Le journal souligne que le CPL a proposé la formation d’un comité mixte rassemblant des députés du Sud, des juristes, et des représentants du ministère de la Défense pour documenter les violations israéliennes. Cette proposition a été rejetée par l’opposition, qui l’a jugée « inefficace et purement symbolique ».

Dans Al Sharq (22 septembre 2025), un député du groupe Changement déclare que « les institutions ont failli dans leur devoir de protéger les citoyens ». Il critique l’inaction de l’exécutif et appelle à une session parlementaire spéciale pour débattre des réponses possibles à la crise. Le journal souligne que cette initiative n’a pas encore été inscrite à l’agenda du bureau de la Chambre.

Al Akhbar (22 septembre 2025) consacre une analyse aux tensions croissantes entre le gouvernement et les forces d’opposition, notamment sur la manière dont les responsabilités sont réparties. Le journal évoque une polarisation accrue au sein du Parlement, où plusieurs blocs refusent toute concertation avec des membres affiliés au Hezbollah.

Répercussions de l’attaque de Bent Jbeil sur la scène politique

Al Bina’ (22 septembre 2025) rapporte que plusieurs députés du Sud ont suspendu temporairement leur participation aux réunions des commissions parlementaires pour protester contre l’inaction des autorités centrales. Le député Ali Fayyad, selon le journal, aurait déclaré que « le sang des enfants de Bent Jbeil ne peut rester sans réponse politique et institutionnelle ».

Dans Al Liwa’ (22 septembre 2025), le député Kassem Hachem affirme que « la négligence de l’État est la véritable complice de l’agression israélienne ». Il appelle à des décisions concrètes et immédiates pour assurer la sécurité des populations du Sud, y compris par la création de centres de protection civile mobiles.

Ad Diyar (22 septembre 2025) mentionne que plusieurs maires de localités du Sud ont adressé des lettres ouvertes au ministère de l’Intérieur, demandant une coordination plus étroite avec les municipalités pour anticiper d’éventuelles évacuations. Ils pointent un manque total de logistique, notamment en ce qui concerne l’accueil des familles déplacées dans les régions voisines.

Appels à l’unité institutionnelle et désaccords sur la communication officielle

Al Sharq (22 septembre 2025) publie les déclarations du député Michel Moawad, qui dénonce une « faillite morale de l’État ». Il accuse certains partis de détourner l’attention des violations israéliennes en relançant des débats secondaires. Il ajoute que « l’absence de communication officielle après une attaque aussi grave est un aveu d’impuissance ».

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) rapporte que le président du Parlement Nabih Berri a exhorté l’ensemble des forces politiques à faire preuve d’unité nationale dans les circonstances actuelles. Il aurait contacté plusieurs chefs de bloc pour tenter de dégager un consensus sur un texte de condamnation officiel, mais sans succès jusqu’à présent.

Al Akhbar (22 septembre 2025) indique que des divergences internes au sein même du Conseil des ministres ont empêché la publication d’un communiqué commun. Certains ministres, notamment ceux issus du Courant patriotique libre, ont exigé que le texte contienne une référence explicite au rôle de la résistance armée, ce que d’autres ont refusé.

Demandes de décentralisation de la réponse humanitaire

Selon Al Liwa’ (22 septembre 2025), plusieurs maires du Liban Sud ont plaidé pour une autonomie administrative temporaire dans la gestion de la crise. Le président de l’Union des municipalités de Bint Jbeil affirme que les autorités locales sont plus réactives que l’administration centrale. Il demande l’autorisation de mobiliser directement des fonds municipaux pour organiser des distributions alimentaires et des abris d’urgence.

Dans Ad Diyar (22 septembre 2025), un représentant de l’Ordre des médecins au Liban Sud déclare que les hôpitaux de la région ne peuvent pas attendre les circuits bureaucratiques traditionnels. Il appelle à une délégation exceptionnelle de pouvoir aux directions hospitalières locales.

Al Bina’ (22 septembre 2025) mentionne que cette revendication est soutenue par des députés indépendants, qui ont déposé une demande de décret d’urgence au Conseil des ministres pour permettre un redéploiement direct de ressources logistiques vers les municipalités affectées.

Divisions autour de la stratégie de défense nationale

Dans Al Akhbar (22 septembre 2025), un article revient sur les tensions entre les partis au sujet de la stratégie militaire nationale. Le journal rapporte que les Forces libanaises ont appelé à un contrôle exclusif des frontières par l’armée libanaise, estimant que « toute milice agissant de manière autonome constitue une menace à la souveraineté ».

Selon Al Sharq (22 septembre 2025), le Hezbollah a rejeté cette proposition, affirmant que « l’histoire a prouvé que seule la résistance empêche l’ennemi de s’installer au Sud ». Le journal précise que cette position reste inchangée malgré les pressions internationales.

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) souligne que cette divergence stratégique empêche toute entente sur un document commun de défense nationale, pourtant discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission de la Défense.

Citation et discours des personnalités politiques : condamnations, tensions verbales et positionnements tactiques

Hassan Fadlallah : “Le sang des enfants ne restera pas sans réponse”

Dans Al Bina’ (22 septembre 2025), le député Hassan Fadlallah, membre du bloc de la Fidélité à la Résistance, a vivement réagi à l’attaque israélienne contre un véhicule civil à Aïnata, dans le caza de Bent Jbeil. Il a déclaré : « Le sang des enfants tués par l’ennemi ne restera pas sans réponse. » Il a ajouté que « la résistance connaît parfaitement ses responsabilités et agira en conséquence ». Le journal précise que ces propos ont été tenus lors d’une réunion populaire organisée dans la ville de Nabatieh.

Al Akhbar (22 septembre 2025) reprend la même déclaration en soulignant que le député a insisté sur la coordination permanente entre le Hezbollah et la population du Sud. Il affirme que « ce qui protège le Liban, ce n’est pas l’appel au droit international, mais la dissuasion imposée par la résistance ».

Dans Ad Diyar (22 septembre 2025), Hassan Fadlallah dénonce également « les tentatives de certains partis de détourner l’attention de l’opinion publique en accusant la résistance d’aggraver les tensions ». Il accuse ses opposants de vouloir « blanchir l’image de l’agresseur en attaquant ceux qui défendent le pays ».

Kassem Hachem : “La négligence de l’État est une complicité”

Le député Kassem Hachem, affilié au bloc du développement et de la libération, a tenu des propos rapportés par Al Liwa’ (22 septembre 2025). Il y affirme que « l’absence de réaction sérieuse de l’État face aux crimes israéliens constitue une complicité tacite ». Il appelle à « un sursaut national » et dénonce « la politique de l’autruche adoptée par certaines institutions ».

Dans Ad Diyar (22 septembre 2025), Kassem Hachem revient sur le rôle des médias internationaux. Il affirme que « l’occultation des crimes israéliens dans la presse étrangère est le reflet d’un déséquilibre moral mondial, que nous devons dénoncer avec force ».

Al Bina’ (22 septembre 2025) souligne que le député a également évoqué la nécessité de renforcer la coordination entre les ministères concernés pour éviter une aggravation de la crise humanitaire au Sud. Il déclare : « Ce n’est pas le moment des débats politiques, mais de la mobilisation de toutes les énergies au service des citoyens menacés. »

Michel Moawad : “Faillite morale de l’État”

Dans Al Sharq (22 septembre 2025), le député Michel Moawad s’est exprimé sur la situation politique en dénonçant une « faillite morale de l’État ». Il critique le silence des institutions face à l’agression israélienne et déplore l’absence de position officielle forte. Il affirme : « Le Liban a besoin d’un État capable de parler au nom de tous, pas de justifications lâches et partisanes. »

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) cite également Michel Moawad, qui insiste sur la nécessité de réactiver les institutions parlementaires pour répondre à la crise sécuritaire. Il déclare : « La passivité politique actuelle n’est plus une option. Nous devons reprendre l’initiative, au nom des victimes. »

Selon Al Liwa’ (22 septembre 2025), Michel Moawad a aussi évoqué la question de la souveraineté. Il déclare que « les agressions israéliennes ne doivent pas servir de prétexte à ceux qui cherchent à justifier la prolifération des armes hors de l’autorité de l’État ».

Ali Bazzi : “Un massacre sous silence”

Le député Ali Bazzi, membre du bloc Amal, a condamné l’attaque de Bent Jbeil dans des propos repris par Al Akhbar(22 septembre 2025). Il qualifie l’événement de « massacre commis sous le regard complice du monde entier ». Il affirme que « chaque fois que l’ennemi tue, les capitales occidentales détournent le regard et se réfugient dans des silences sélectifs ».

Dans Al Bina’ (22 septembre 2025), Ali Bazzi déclare que « ce qui s’est passé à Aïnata ne peut être qualifié autrement que de crime contre l’humanité ». Il appelle le gouvernement à « documenter ce crime et le transmettre aux instances internationales compétentes, même si nous n’avons aucune illusion sur leur impartialité ».

Ad Diyar (22 septembre 2025) rapporte qu’Ali Bazzi a également affirmé que « la réponse adéquate doit venir d’un front politique et populaire uni, pour faire face à l’ennemi et à ceux qui le couvrent, au Liban comme à l’extérieur ».

Georges Adwan : “Un État absent, des responsabilités abandonnées”

Dans Al Sharq (22 septembre 2025), Georges Adwan, député des Forces libanaises, critique sévèrement le gouvernement. Il affirme que « l’État est absent et a abandonné ses responsabilités envers les citoyens du Sud ». Il appelle à « restaurer l’autorité de l’État dans toutes les régions et face à toutes les menaces ».

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) reprend ses propos et cite : « Le silence officiel est d’autant plus grave qu’il donne l’impression d’une résignation. Cela crée un précédent dangereux. »

Al Liwa’ (22 septembre 2025) souligne que le député a également dénoncé les tentatives de certains partis de justifier l’escalade militaire. Il affirme que « la défense du Liban ne peut être entre les mains d’un parti, aussi puissant soit-il ».

Nabih Berri : appels à l’unité et à la responsabilité partagée

Al Akhbar (22 septembre 2025) rapporte que Nabih Berri, président du Parlement, a appelé à « éviter les surenchères » et à faire preuve de responsabilité. Il a déclaré que « le moment est grave, et ceux qui pensent en tirer des bénéfices politiques se trompent lourdement ».

Dans Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025), Nabih Berri insiste sur la nécessité de coordonner les positions politiques pour faire front commun contre les menaces. Il déclare : « L’unité nationale est notre meilleure arme. Les divisions internes sont notre plus grande faiblesse. »

Ad Diyar (22 septembre 2025) rapporte également que Nabih Berri a tenté de relancer les contacts entre les principaux blocs parlementaires pour parvenir à une position commune. Le journal précise que ces efforts n’ont pour l’instant pas abouti.

Samy Gemayel : “La neutralité est une exigence de survie”

Dans Nida’ Al Watan (22 septembre 2025), Samy Gemayel, président du parti Kataëb, a déclaré lors d’une tournée régionale que « le Liban ne survivra pas s’il continue à être entraîné dans des conflits qui ne sont pas les siens ». Il affirme que « la neutralité est la seule issue pour un pays aussi divisé et vulnérable ».

Selon Al Quds (22 septembre 2025), Samy Gemayel ajoute : « Ceux qui veulent faire du Liban un champ de bataille régional doivent assumer devant le peuple le coût humain et économique de leurs choix. » Il appelle à une reprise du dialogue national sous l’égide du Parlement, dans un cadre strictement civil et constitutionnel.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) indique que Gemayel a également critiqué « le double langage de certaines formations qui pleurent les victimes mais refusent toute remise en cause de leur stratégie militaire ». Il demande un audit complet de la politique de défense nationale et des conditions d’application de la résolution 1701.

Waddah Sadek : “Nous ne tolérerons plus l’ambiguïté stratégique”

Dans Nida’ Al Watan (22 septembre 2025), le député Waddah Sadek a réagi à l’absence de réponse officielle à l’attaque israélienne. Il déclare : « Le peuple libanais est pris en otage entre deux forces qui ne le représentent pas. » Il affirme que « l’ambiguïté stratégique autour de la légitimité de l’action armée en dehors de l’État doit cesser immédiatement ».

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) rapporte qu’il a ajouté : « Nous ne sommes ni avec l’ennemi israélien, ni avec ceux qui prétendent parler au nom de tous les Libanais sans mandat. »

Selon Al Sharq (22 septembre 2025), Waddah Sadek a proposé que le Parlement tienne une séance spéciale consacrée aux questions de souveraineté, avec un débat public sur le désarmement des groupes armés non étatiques.

Taymour Joumblatt : appels au calme et mise en garde contre la dérive confessionnelle

Dans Al Akhbar (22 septembre 2025), Taymour Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste, appelle à « éviter les lectures confessionnelles ou partisanes des événements en cours ». Il déclare que « le Liban ne pourra sortir de l’impasse qu’en dépassant les réflexes identitaires qui empoisonnent la vie publique ».

Al Bina’ (22 septembre 2025) indique qu’il a affirmé : « Il est temps de renouer avec les fondamentaux de l’accord de Taëf, qui garantit l’unité nationale tout en reconnaissant la diversité politique et sociale du pays. »

Dans Ad Diyar (22 septembre 2025), Taymour Joumblatt exprime également son inquiétude face aux tentatives de certains groupes de capitaliser sur la crise pour renforcer leur influence régionale. Il appelle à « une coordination entre les partis modérés pour contenir les discours extrêmes ».

Razi El Hage : “Une attaque contre l’humanité”

Dans Al Liwa’ (22 septembre 2025), le député Razi El Hage, affilié au bloc des Forces libanaises, déclare que l’attaque israélienne est « une attaque contre l’humanité et non seulement contre le Liban ». Il critique toutefois la manière dont certains partis exploitent la tragédie pour « renforcer des agendas politiques au détriment de la souveraineté nationale ».

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) rapporte qu’il appelle à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la coordination entre les ministères de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères face à de telles crises.

Échos et silences : absence de prise de parole présidentielle

Dans l’ensemble des journaux analysés (22 septembre 2025), aucun discours ou déclaration du président de la République Joseph Aoun n’est rapporté en lien avec les événements récents au Sud. Ce silence est souligné dans plusieurs éditoriaux sans être explicitement critiqué.

Ad Diyar (22 septembre 2025) note que le président a annulé une réunion prévue avec une délégation économique, sans fournir de raison officielle. Cette absence de communication est interprétée comme un signe de prudence ou d’indécision.

Diplomatie : condamnations, pressions régionales et réactivations multilatérales

Condamnation officielle de la Ligue arabe

Selon Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025), la Ligue arabe a publié un communiqué condamnant les frappes israéliennes survenues dans le sud du Liban. Le texte qualifie l’attaque de « violation flagrante du droit international et de la souveraineté libanaise » et appelle à une réunion d’urgence du Conseil ministériel arabe. Le journal précise que la présidence actuelle du Conseil est assurée par l’Algérie, qui aurait sollicité la participation du ministre libanais des Affaires étrangères.

Ad Diyar (22 septembre 2025) reprend les grandes lignes du communiqué et indique que la Ligue arabe demande aux Nations unies de renforcer les mandats de la FINUL. Le journal rapporte aussi que le secrétaire général Ahmed Aboul Gheit a exprimé sa solidarité avec le Liban et condamné « l’impunité dont bénéficie Israël face à ses agressions répétées ».

Dans Al Quds (22 septembre 2025), le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, déclare : « La communauté internationale doit agir pour protéger le peuple libanais. L’inaction encourage davantage de violence. » Il appelle à une coordination diplomatique accrue avec les membres permanents du Conseil de sécurité.

L’Arabie saoudite réagit, mais avec prudence

Ad Diyar (22 septembre 2025) rapporte les propos du ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane, tenus en marge d’un forum diplomatique à Riyad. Il exprime « la préoccupation du Royaume face aux évolutions sécuritaires au Liban » et appelle « toutes les parties à la retenue et à la préservation de la stabilité régionale ».

Selon Al Sharq (22 septembre 2025), une délégation diplomatique saoudienne s’est entretenue avec des responsables français pour évoquer le Liban. Un diplomate anonyme cité par le journal affirme que « Riyad craint une extension du conflit au-delà de la frontière Sud et mise sur une désescalade concertée, sans cautionner les actions armées non étatiques ».

Dans Al Liwa’ (22 septembre 2025), un éditorial analyse la position saoudienne comme un signe de prudence diplomatique, visant à maintenir une ligne d’équilibre entre le soutien au Liban et le rejet implicite de l’influence du Hezbollah dans la gestion de la réponse.

Pressions américaines et prudence européenne

Selon Al Bina’ (22 septembre 2025), des diplomates occidentaux en poste à Beyrouth ont intensifié leurs contacts avec les autorités libanaises dans les heures suivant l’attaque de Bent Jbeil. Le journal cite une source proche de l’ambassade américaine qui affirme que « Washington condamne toute violence contre les civils » mais refuse de commenter les responsabilités militaires en cours.

Dans Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025), un article mentionne que le Département d’État américain a publié une déclaration appelant à « une désescalade immédiate et au respect des engagements internationaux, notamment ceux liés à la résolution 1701 ». Le journal note que ce communiqué ne mentionne pas directement Israël.

Al Akhbar (22 septembre 2025) souligne l’ambiguïté de la position américaine, estimant qu’elle reflète « l’impasse stratégique dans laquelle se trouve Washington au Levant, entre soutien à Israël et volonté de préserver une stabilité minimale au Liban ».

France : condamnation claire mais absence d’initiative

Dans Al Joumhouriyat (22 septembre 2025), le ministère français des Affaires étrangères est cité condamnant « les attaques menées contre des civils dans le Sud du Liban ». Le communiqué appelle à « une enquête complète sur les circonstances de l’événement » et rappelle le soutien de la France à la FINUL.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) indique que l’ambassadeur de France à Beyrouth s’est entretenu avec plusieurs responsables libanais. Il aurait réaffirmé que « la France soutient l’intégrité territoriale du Liban et appelle à la modération de toutes les parties ». Le journal précise toutefois qu’aucune nouvelle initiative diplomatique n’a été annoncée par Paris.

Al Sharq (22 septembre 2025) commente la position française comme étant « dans la continuité de sa doctrine traditionnelle sur le Liban : solidarité verbale, mais prudence stratégique ».

Activisme discret de l’Iran et de la Syrie

Dans Al Akhbar (22 septembre 2025), une source diplomatique affirme que des contacts ont été établis entre l’ambassade iranienne à Beyrouth et les directions du Hezbollah. Le journal rapporte que l’Iran considère l’attaque israélienne comme une « provocation » et « un test des limites fixées par les accords tacites de désescalade régionale ».

Al Bina’ (22 septembre 2025) ajoute que le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, a déclaré depuis Téhéran que « l’agression israélienne contre des civils libanais est une insulte au droit international et appelle à une réponse diplomatique collective des pays de la région ».

Dans Al Quds (22 septembre 2025), des diplomates arabes affirment que Damas suit la situation de près et maintient une ligne de communication ouverte avec ses homologues libanais, sans s’impliquer publiquement. Le journal souligne que la Syrie cherche à éviter toute escalade directe dans le contexte de ses propres fragilités internes.

FINUL : pression pour un élargissement du mandat

Selon Ad Diyar (22 septembre 2025), des discussions informelles ont eu lieu entre les représentants de la FINUL et le ministère libanais des Affaires étrangères concernant une éventuelle réévaluation des modalités de déploiement. Le journal précise que la mission onusienne souhaite un renforcement de ses moyens logistiques pour surveiller plus efficacement la ligne bleue.

Dans Al Liwa’ (22 septembre 2025), une source diplomatique occidentale estime que « la situation actuelle teste les limites du mandat de la FINUL ». Le journal note que plusieurs contingents européens, notamment italiens et irlandais, ont exprimé des préoccupations sécuritaires après l’attaque.

Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025) souligne que le Secrétariat général de l’ONU aurait transmis une note confidentielle au Conseil de sécurité évoquant un risque de rupture de la coordination avec les autorités locales si la situation venait à s’aggraver.

Mobilisation du ministère libanais des Affaires étrangères

Dans Al Joumhouriyat (22 septembre 2025), une source du ministère des Affaires étrangères affirme que le ministre Abdallah Bou Habib a entamé une série de consultations avec ses homologues arabes et européens. Il aurait transmis une note diplomatique de protestation à l’ONU via la représentation libanaise à New York.

Al Sharq (22 septembre 2025) rapporte que le ministre Bou Habib a également rencontré l’ambassadrice d’Allemagne au Liban pour solliciter une session spéciale au sein de l’Union européenne sur la situation au Liban-Sud. Le journal indique que l’Allemagne se serait montrée réceptive, sans toutefois s’engager publiquement.

Ad Diyar (22 septembre 2025) souligne que le ministère envisage d’envoyer une délégation officielle à Genève pour présenter un dossier sur les violations israéliennes auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Une décision formelle pourrait être prise dans les prochains jours, en coordination avec le ministère de la Justice.

Rôle de la Russie et de la Chine : un soutien rhétorique

Dans Al Bina’ (22 septembre 2025), une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères est rapportée : « La Russie condamne les frappes contre des civils dans le Sud du Liban et appelle toutes les parties à la retenue. » Le journal ajoute que Moscou rejette toute mesure qui violerait la souveraineté libanaise et demande un retour strict à la résolution 1701.

Selon Al Quds (22 septembre 2025), la Chine a appelé à une réunion urgente du Conseil de sécurité pour discuter de la situation au Liban. Pékin affirme que « la stabilité au Levant est un élément central de la sécurité mondiale » et plaide pour une réponse multilatérale coordonnée.

Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025) interprète ces prises de position comme des gestes politiques inscrits dans une stratégie globale d’opposition aux initiatives occidentales au Moyen-Orient, plutôt qu’un soutien opérationnel concret au Liban.

Silence d’Israël et justification sécuritaire attendue

Dans Al Akhbar (22 septembre 2025), un article indique qu’aucun responsable israélien n’a publiquement revendiqué l’attaque de Bent Jbeil ni fourni d’explication officielle. Le journal affirme que cette stratégie du silence vise à éviter une condamnation explicite au Conseil de sécurité.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) rapporte que des analystes israéliens interrogés dans les médias hébreux ont qualifié l’opération de « frappe préventive contre une cellule suspectée de préparer une attaque contre Israël ». Aucune preuve n’a été présentée pour étayer cette allégation.

Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025) souligne que le mutisme d’Israël pourrait être lié aux pressions américaines pour éviter une escalade régionale. Le journal estime que l’absence de reconnaissance officielle est devenue une tactique diplomatique récurrente dans les dossiers sensibles.

Politique internationale : tensions régionales, fractures stratégiques et positionnements géopolitiques

Washington et Téhéran sur des lignes parallèles

Selon Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025), les États-Unis ont exprimé leur préoccupation face à la montée des tensions au Liban Sud, en appelant à la retenue sans désigner clairement Israël. Le Département d’État américain a publié un communiqué dans lequel il déclare « suivre de près la situation et travailler avec ses partenaires pour désamorcer toute escalade ». Le journal souligne que ce positionnement est resté général, sans évocation explicite de la frappe israélienne de Bent Jbeil.

Al Bina’ (22 septembre 2025) propose une lecture critique de cette posture, en soulignant que Washington se contente de « déclarations de façade » sans pression effective sur Israël. Le journal cite une source diplomatique libanaise selon laquelle « l’ambiguïté du langage américain n’est plus recevable, surtout après la mort d’enfants dans une zone civile ».

Al Akhbar (22 septembre 2025) rapporte les propos du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, qui dénonce « une agression barbare contre un pays souverain ». Il ajoute que « l’impunité accordée à Israël ouvre la voie à d’autres violations dans la région ». Le journal souligne que l’Iran appelle à « une réponse unifiée des peuples libres et des gouvernements indépendants face à l’agression ».

Dans Al Quds (22 septembre 2025), une analyse note que l’alignement stratégique de Téhéran sur les causes régionales passe par un soutien rhétorique fort au Liban, sans engagement militaire direct, ce qui permet à l’Iran de maintenir sa ligne diplomatique de confrontation avec Israël tout en évitant l’escalade.

Le rôle croissant de la Russie et de la Chine dans le Levant

Al Bina’ (22 septembre 2025) mentionne une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères, dans laquelle Moscou condamne l’attaque israélienne contre le Liban et appelle à une réunion du Conseil de sécurité. Le texte évoque « une violation claire du droit international et de la souveraineté libanaise », et affirme que « la Russie continuera à défendre les principes de la Charte des Nations unies ».

Dans Al Quds (22 septembre 2025), la Chine est citée comme ayant exprimé son inquiétude devant « la dégradation de la situation au Liban et les conséquences régionales potentielles ». Le ministère chinois des Affaires étrangères appelle à « la retenue maximale » et affirme que la stabilité au Proche-Orient est « un élément central de l’ordre international ».

Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025) interprète cette montée en visibilité diplomatique comme une tentative de Pékin et Moscou de renforcer leur influence dans une région historiquement dominée par l’axe euro-américain. Le journal souligne que ces prises de position s’inscrivent dans une stratégie plus large de contestation de l’unilatéralisme occidental.

Le dossier libanais dans les forums régionaux

Dans Al Sharq (22 septembre 2025), il est rapporté que la question du Liban a été abordée lors d’une réunion informelle du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres ont exprimé leur inquiétude quant à la détérioration sécuritaire au Liban et aux possibles impacts migratoires et humanitaires.

Ad Diyar (22 septembre 2025) souligne que le Koweït et Oman ont proposé de réactiver une initiative conjointe de médiation, à condition que toutes les parties libanaises s’engagent à éviter les actions militaires hors du cadre de l’État. Le journal rapporte que cette proposition reste en discussion, mais suscite un intérêt croissant parmi les chancelleries arabes modérées.

Selon Al Liwa’ (22 septembre 2025), des diplomates égyptiens et algériens ont exprimé le souhait de convoquer une réunion d’urgence du Comité de suivi de la crise libanaise, au sein de la Ligue arabe. Le journal précise que cette instance, restée inactive depuis plus d’un an, pourrait être réactivée pour coordonner les efforts de désescalade.

Réactions européennes entre soutien humanitaire et calculs géostratégiques

Dans Al Joumhouriyat (22 septembre 2025), l’ambassadrice de l’Union européenne à Beyrouth aurait affirmé, lors d’un échange avec des ONG libanaises, que « l’UE est prête à intensifier son aide humanitaire si la situation venait à se détériorer davantage ». Le journal précise toutefois qu’aucune position commune européenne sur la responsabilité de l’attaque n’a été émise.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) publie un article soulignant les divergences entre Paris et Berlin sur le Liban. Tandis que la France appelle à une coordination avec la FINUL et une fermeté diplomatique envers Israël, l’Allemagne met l’accent sur la neutralité et la désescalade par la voie multilatérale.

Dans Al Sharq (22 septembre 2025), un diplomate européen, sous couvert d’anonymat, affirme que « la complexité du dossier libanais empêche toute initiative directe de médiation, mais le soutien politique et technique au Liban reste une priorité pour Bruxelles ».

Mobilisation des ONG internationales et diplomatie humanitaire

Al Quds (22 septembre 2025) rapporte que plusieurs ONG internationales, dont Médecins Sans Frontières et le Comité international de la Croix-Rouge, ont saisi le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour demander une enquête sur la frappe de Bent Jbeil. Le journal souligne que ces organisations insistent sur le fait que l’attaque a touché une zone résidentielle sans installation militaire visible.

Selon Ad Diyar (22 septembre 2025), l’ONG Human Rights Watch a publié un communiqué appelant les pays membres du Conseil de sécurité à « s’assurer que les violations du droit humanitaire soient traitées avec la même rigueur, quel que soit le pays auteur ». Le journal précise que des contacts ont été pris avec des missions permanentes à New York pour soutenir cette démarche.

Dans Al Bina’ (22 septembre 2025), une tribune souligne que la diplomatie humanitaire pourrait devenir l’un des rares leviers pour attirer l’attention internationale sur la situation au Liban, en contournant les blocages géopolitiques traditionnels.

L’absence de médiation turque et qatari dans cette phase

Dans Al Sharq Al Awsat (22 septembre 2025), un analyste régional observe que ni la Turquie ni le Qatar ne se sont engagés directement dans des efforts de médiation au lendemain de l’attaque. Le journal avance plusieurs raisons : la prudence stratégique d’Ankara, concentrée sur les fronts syriens et caucasiens, et l’engagement diplomatique de Doha sur d’autres priorités régionales.

Al Liwa’ (22 septembre 2025) cite un diplomate arabe estimant que « la relative discrétion du Qatar dans ce dossier contraste avec ses efforts dans d’autres crises, mais n’exclut pas une action future si la situation s’enlise ». Le journal suggère que Doha pourrait attendre le moment opportun pour jouer un rôle de facilitateur, comme ce fut le cas lors de crises passées au Liban.

Ad Diyar (22 septembre 2025) évoque l’idée que la fragmentation des canaux diplomatiques régionaux freine la constitution d’une coalition arabophone cohérente sur la question libanaise. Le journal note qu’en l’absence d’un acteur fédérateur, les efforts restent dispersés.

Société : crise des services publics, drames sociaux et défaillances collectives

Sud du Liban : les familles sous les décombres de la guerre

Dans Al Akhbar (22 septembre 2025), un reportage fait état des répercussions sociales de la frappe israélienne à Aïnata, dans le caza de Bent Jbeil. Le journal indique que les victimes sont issues de familles modestes, résidant dans un quartier densément peuplé, sans infrastructures de sécurité. Les services de secours, débordés, ont mis plusieurs heures à évacuer les blessés, dont des enfants. Le quotidien souligne que les habitants « n’ont bénéficié d’aucune assistance directe de l’État, en dehors de la Croix-Rouge libanaise et de quelques ONG locales ».

Al Bina’ (22 septembre 2025) évoque également « la détresse psychologique des survivants », et rapporte les propos d’un habitant affirmant : « Ce ne sont pas seulement nos maisons qui sont détruites, c’est notre confiance dans ce pays. » Le journal dénonce l’absence de présence officielle sur le terrain, y compris symbolique, alors que les familles organisent elles-mêmes les funérailles et les aides d’urgence.

Ad Diyar (22 septembre 2025) publie une série de témoignages de riverains, qui décrivent « un climat de panique généralisée » et un isolement total pendant plusieurs heures. Le journal note qu’aucun système d’alerte n’a été activé par les autorités locales, accentuant la confusion parmi les civils.

Santé publique : les hôpitaux du Sud en saturation

Selon Al Liwa’ (22 septembre 2025), les hôpitaux de Bint Jbeil, Marjayoun et Nabatieh ont rapidement atteint leur capacité maximale. Le journal précise que l’hôpital gouvernemental de Bint Jbeil, seul centre public dans la zone, ne dispose que de 12 lits en soins intensifs, tous occupés dès la première heure. Plusieurs blessés ont dû être transférés à Tyr et Saïda.

Al Sharq (22 septembre 2025) rapporte que les ambulanciers ont improvisé des zones de triage dans des écoles fermées. Un médecin interrogé affirme : « Nous avons pratiqué des actes chirurgicaux sans anesthésie complète. C’est une médecine de guerre, sans moyens. »

Dans Al Quds (22 septembre 2025), une ONG internationale signale un manque critique de matériel de premiers soins et de médicaments de base, notamment des antibiotiques et des sérums. Le journal affirme que cette situation était prévisible, car les stocks hospitaliers n’ont pas été renouvelés depuis plus de huit mois, faute de budget.

Éducation : écoles fermées et élèves déplacés

Dans Al Joumhouriyat (22 septembre 2025), plusieurs écoles publiques du Sud sont mentionnées comme fermées pour une durée indéterminée, notamment à Aïnata, Rmeich et Yaroun. Le journal indique que le ministère de l’Éducation a publié un communiqué appelant les directions à suspendre les cours « pour des raisons de sécurité » mais sans fournir de solutions alternatives.

Ad Diyar (22 septembre 2025) cite des parents exprimant leur colère face à l’absence de plan de continuité pédagogique. Une mère de trois enfants témoigne : « Nos enfants sont enfermés à la maison, traumatisés, et l’État n’a même pas prévu un mot d’encouragement ou une mesure de soutien psychologique. »

Al Bina’ (22 septembre 2025) ajoute que plusieurs enseignants ont refusé de reprendre les cours dans certaines zones, invoquant des risques pour leur sécurité. Le journal critique « une gestion désorganisée, sans vision à court ni à long terme ».

Approvisionnement et logement : retour de la précarité

Al Liwa’ (22 septembre 2025) fait état de ruptures d’approvisionnement dans plusieurs villages du Sud. Les boulangeries de Bent Jbeil et Aïnata sont restées fermées, faute de farine et d’électricité. Le journal précise que des files d’attente se sont formées devant les rares commerces ouverts.

Al Sharq (22 septembre 2025) rapporte que les prix des produits de première nécessité ont bondi de 30 % en 48 heures, notamment pour l’eau potable, les produits d’hygiène et le lait infantile. Le journal évoque des cas de « profiteurs de guerre », contre lesquels aucune mesure officielle n’a été prise.

Dans Al Akhbar (22 septembre 2025), un article relate que plusieurs familles ont été contraintes de quitter leur maison et de s’installer dans des salles paroissiales ou des mosquées. Le journal souligne que « l’État n’a activé aucun centre d’hébergement d’urgence », malgré l’ampleur de la crise.

Violences domestiques et détresse sociale

Nida’ Al Watan (22 septembre 2025) signale une recrudescence des cas de violence domestique, en particulier dans les zones affectées par les bombardements. Une association locale à Tyr indique avoir reçu en deux jours l’équivalent d’un mois d’appels à l’aide.

Al Joumhouriyat (22 septembre 2025) publie un reportage sur la dégradation des conditions sociales dans les camps de déplacés internes du Sud. Une travailleuse sociale affirme : « Les tensions familiales explosent. Il n’y a ni intimité, ni ressources, ni écoute. » Le journal dénonce « le silence du ministère des Affaires sociales, pourtant responsable de ces situations ».

Al Quds (22 septembre 2025) note que les associations féminines réclament des mesures immédiates : abris séparés pour les femmes, présence de psychologues et création d’un fonds d’urgence pour les victimes de violence. Ces demandes n’ont pas reçu de réponse officielle à ce jour.

Crise des transports et isolement des zones rurales

Dans Al Liwa’ (22 septembre 2025), des routes secondaires reliant Bent Jbeil aux villages voisins sont décrites comme « impraticables » à cause de cratères et de débris non déblayés. Le journal rapporte que les habitants de Rchaf, Debel et Kounine sont restés isolés plus de 24 heures, sans moyen de transport public ni secours.

Al Bina’ (22 septembre 2025) affirme que les taxis collectifs refusent désormais d’entrer dans les zones proches de la ligne bleue. Le journal évoque une « paralysie totale du réseau de transport rural, aggravant l’isolement social et économique des plus vulnérables ».

Al Sharq (22 septembre 2025) indique que le ministère des Travaux publics n’a envoyé aucune équipe sur le terrain, et que la quasi-totalité des interventions de dégagement des routes ont été effectuées par des habitants ou des associations locales.

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