vendredi, février 20, 2026

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Revue de presse: Geste héroïque d’un Libanais lors de l’attaque de Sydney

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Une attaque lors d’une célébration sur la plage de Bondi

Une fusillade a visé, le dimanche 14 décembre, un rassemblement lié à la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi, à Sydney. Les récits concordent sur un point central: deux hommes armés ont tiré sur la foule, dans un lieu très fréquenté, avant une intervention rapide des forces de l’ordre. Al Quds, 15 décembre 2025, situe l’attaque en fin de journée et souligne le caractère “terroriste” et “antisémite” évoqué par les autorités australiennes. 

Les premières scènes décrites par la presse sont celles d’un mouvement de panique. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, évoque des tirs partis d’une zone surélevée, et des images montrant des personnes fuyant dans plusieurs directions. Les témoignages recueillis parlent d’un bruit continu, de cris, et d’une incompréhension immédiate sur la nature exacte de l’attaque. Al Quds, 15 décembre 2025, cite des témoins qui décrivent des armes longues et une cadence de tir élevée. 

L’attaque a pris une dimension nationale en Australie en raison du lieu, de la date et de la cible. Plusieurs sources relèvent que les célébrations de Hanouka, présentées comme un moment de fête, ont été transformées en scène de guerre. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte la formule d’Anthony Albanese sur un “mal” ayant éclaté à Bondi et ses éloges envers des “héros” intervenus sur place. 

Le geste filmé qui a marqué la séquence

Au cœur du récit médiatique, un passage revient avec insistance: un civil se précipite sur un des tireurs et lui arrache son arme. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, décrit une séquence vidéo devenue virale, montrant un homme en chemise claire qui rattrape un individu armé, l’attrape par-derrière, puis le désarme. La scène se poursuit par une perte d’équilibre du tireur, puis une immobilisation au sol, dans un moment de confusion extrême. 

Al Quds, 15 décembre 2025, confirme l’existence de cette vidéo et insiste sur le fait que l’intervention a visé à “neutraliser” un des assaillants, avant la prise en charge par la police. Dans ce récit, le geste apparaît comme une rupture dans la dynamique de la tuerie. Le civil n’est pas un agent de sécurité. Il ne porte pas d’équipement. Il agit, selon les descriptions, avec une réaction immédiate. 

La mise en avant du geste tient aussi à sa force symbolique. Al Bina’, 15 décembre 2025, place en une l’idée d’un “musulman” ayant désarmé un agresseur, en en faisant un élément saillant du drame australien. Dans plusieurs récits, l’image renverse un schéma attendu: la figure qui s’interpose n’est pas décrite comme appartenant à la communauté visée. 

Identité du civil et éléments biographiques rapportés

Plusieurs journaux donnent un nom au civil. Nahar, 15 décembre 2025, écrit qu’il s’appelle Ahmad al-Ahmad, qu’il est musulman et qu’il vit en Australie. Le même passage indique qu’il a été touché par deux balles après avoir stoppé l’assaillant. La précision est importante, car elle ancre le geste dans une histoire personnelle, au-delà de l’image virale.

Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, affirme aussi que le “héros” est Ahmad al-Ahmad, âgé de 43 ans, résident de Sydney, et propriétaire d’un commerce de fruits. Le journal attribue ces éléments à un média australien, News au.com, et mentionne des propos rapportés par un cousin à une chaîne locale. Al Quds, 15 décembre 2025, reprend la même identification, évoque son âge, son activité, et insiste sur le fait qu’il est père de deux enfants. 

Sur la vérification des images, Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, signale que Reuters a confirmé la concordance entre la vidéo et des images authentifiées des suspects encerclés par la police. Le même article indique qu’un des tireurs a été tué et que l’autre a été grièvement blessé. 

Ces informations, répétées de source en source, construisent une figure publique. Elle est d’abord un passant. Puis elle devient un “héros” dans le discours officiel et médiatique. Al Quds, 15 décembre 2025, relève que des responsables australiens ont salué son courage et l’ont explicitement qualifié de “héros”. 

Bilan humain et état de l’enquête: chiffres évolutifs, récit commun

Les bilans varient d’un journal à l’autre, ce qui reflète une séquence encore évolutive au moment de la publication. Al Quds, 15 décembre 2025, parle de 11 morts et 29 blessés. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, évoque aussi 11 morts et 29 blessés, et indique qu’un des assaillants a été tué tandis que l’autre a été arrêté. 

Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, présente plusieurs niveaux de bilan dans la même édition. Un passage indique que la police australienne a annoncé 12 morts et au moins 30 blessés. Sa une parle, elle, d’un total de 16 morts et d’un nombre de blessés dépassant 30, ce qui suggère une mise à jour ou un agrégat d’informations entre versions. Al Bina’, 15 décembre 2025, affiche un bilan encore plus lourd, 16 morts et 40 blessés, en titrant fortement sur l’onde de choc. 

Malgré ces écarts, le socle factuel reste stable: deux assaillants, une attaque sur un site public, un grand nombre de victimes, et une réponse policière rapide. Al Quds, 15 décembre 2025, précise l’heure approximative de l’attaque et décrit un contexte de forte affluence sur la plage pendant le week-end. 

Sur le profil d’au moins un tireur, Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, rapporte que des médias locaux ont mentionné un suspect d’origine pakistanaise. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, indique également qu’un des auteurs serait pakistanais, tout en mettant l’accent sur le rôle du civil musulman ayant empêché une aggravation du massacre. 

Réactions en Australie: condamnations, tensions et gestion communautaire

La réaction du Premier ministre australien est rapportée comme immédiate et ferme. Al Quds, 15 décembre 2025, cite ses mots sur l’attaque “dirigée” contre les juifs australiens et sa volonté d’en faire une affaire nationale, qui concerne “tous les Australiens”. Dans cette ligne, l’éloge des “héros” intervient comme un moyen de tenir ensemble la condamnation et la cohésion civique. 

Un autre élément ressort: des organisations musulmanes ont condamné l’attaque. Nahar, 15 décembre 2025, mentionne des communiqués rappelant que la violence n’a pas de place dans la société et appelant à la responsabilité pénale des auteurs. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte aussi une condamnation émanant d’un groupe religieux en Australie, avec un discours centré sur le refus de la peur et de la division. 

Ce double mouvement, condamnation et valorisation du geste d’un musulman intervenu, pèse dans la lecture de l’événement. Il offre un contrepoint aux risques d’amalgame. Il sert aussi de réponse à une question récurrente: comment une société absorbe une attaque sans transformer le choc en conflit communautaire. Al Quds, 15 décembre 2025, insiste sur la circulation rapide de la vidéo, et sur sa capacité à façonner la perception publique. 

Instrumentalisation et bataille politique autour de l’attentat

La séquence a aussi été interprétée à travers une grille diplomatique. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, affirme que des responsables israéliens ont cherché à utiliser l’événement pour attaquer le gouvernement d’Anthony Albanese, en liant l’attaque aux positions australiennes sur la question palestinienne. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, rapporte que Benjamin Netanyahou a imputé l’attentat à la politique de Canberra, notamment après la reconnaissance d’un État palestinien, selon sa formulation. 

Dans le même temps, les condamnations internationales sont présentées comme nombreuses. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, mentionne une condamnation saoudienne et insiste sur une rhétorique de rejet global du terrorisme et de l’extrémisme. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, note une condamnation rapide de Téhéran, avec une formule rejetant le terrorisme “où qu’il se produise”. 

Cet entrelacement du sécuritaire et du politique produit un effet mécanique: l’attentat devient une pièce dans des discours déjà en place. Il peut servir à dénoncer l’antisémitisme. Il peut aussi servir à disqualifier un adversaire politique, en Australie ou ailleurs. Al Quds, 15 décembre 2025, relève explicitement la tentative d’établir un récit où l’attaque serait un résultat direct d’un choix diplomatique australien. 

L’écho au Liban: condamnation présidentielle et lecture morale

Au Liban, la réaction officielle est rapportée comme une condamnation sans ambiguïté. Al Quds, 15 décembre 2025, publie une déclaration attribuée au président Joseph Aoun, qui insiste sur le caractère universel du droit à la vie. Le texte met sur le même plan la condamnation d’attaques visant des civils à Gaza, dans le sud du Liban, et à Sydney. 

La même déclaration relie le passage à l’acte terroriste à des “systèmes” ou des “idées” de haine, et appelle à une lutte globale contre le terrorisme, à la fois contre ses auteurs et contre ses justifications. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte aussi l’affirmation selon laquelle le Liban se voit comme engagé dans cette lutte. 

Dans ce cadre, le geste du civil filmé à Bondi a été reçu dans l’espace médiatique libanais comme un signe positif, surtout parce qu’il associe un musulman à la protection de victimes juives. Al Bina’, 15 décembre 2025, met ce renversement au premier plan, en le présentant comme un élément clé de la narration. Nahar, 15 décembre 2025, le transforme en récit précis, avec un nom, une blessure, et une action concrète. 

Sur l’affirmation d’un “geste héroïque d’un Libanais”, les dépêches reprises dans les journaux fournis décrivent surtout un musulman vivant en Australie, Ahmad al-Ahmad, sans détailler explicitement son origine nationale. Cependant, l’écho au Liban passe par deux canaux. D’abord, l’identification culturelle et diasporique, très présente dans la réception populaire. Ensuite, la prise de parole de Joseph Aoun, qui rattache l’événement à un discours libanais sur la protection des civils. 

Ce que révèle l’épisode: courage civil et bataille des récits

L’intervention d’Ahmad al-Ahmad est décrite, dans plusieurs récits, comme un acte qui a pu réduire l’ampleur du carnage. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, rapporte des commentaires publics affirmant que ce geste aurait sauvé “de nombreuses vies”, en se fondant sur la vitesse de l’action et sur la neutralisation d’une arme. Al Quds, 15 décembre 2025, évoque également l’idée d’une action décisive, et ajoute le fait qu’il a été blessé par balles. 

Ce point est central, car il déplace le regard. Il ne s’agit pas seulement de compter des victimes. Il s’agit aussi de comprendre comment un événement bascule, ou comment il est contenu, dans un lieu public. Le courage individuel n’annule pas l’échec sécuritaire. Il n’efface pas les morts. Mais il devient un fait politique en soi, parce qu’il agit sur le récit collectif.

Par ailleurs, l’épisode illustre une autre dynamique: la concurrence entre récits. Certains responsables tentent d’inscrire l’attaque dans une guerre culturelle mondiale. D’autres cherchent à empêcher une généralisation contre des communautés. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, insiste sur la polarisation autour de l’attentat et sur la manière dont Israël s’en sert pour attaquer le gouvernement australien. En parallèle, la valorisation d’un “héros musulman” offre un récit alternatif, qui insiste sur l’interdépendance civique.

Enfin, les variations de bilan et les mentions d’un suspect d’origine pakistanaise montrent que l’enquête et l’information étaient encore en mouvement au moment de la parution. Dans ce type de séquence, la vidéo joue un rôle accélérateur. Elle fixe des images avant même que les autorités aient stabilisé les chiffres. Elle pousse les responsables à réagir vite. Elle impose aussi une figure, en l’occurrence Ahmad al-Ahmad, comme symbole immédiat d’un “civisme” opposé à la violence.

Politique locale: Échéances électorales, bras de fer institutionnel et polarisation autour de l’Iran

Le calendrier des législatives redevient un champ de bataille

Le débat sur un report des élections législatives revient au centre de la scène. Al Liwa’, 15 décembre 2025, décrit un climat où l’hypothèse d’un ajournement n’est plus une simple rumeur, mais une option discutée “en coulisses” sur fond d’arguments sécuritaires et politiques. Le journal relie cette dynamique aux violations israéliennes au Sud et à un contexte institutionnel déjà fragile. 

Al Akhbar, 15 décembre 2025, précise les lignes de fracture entre les têtes de l’exécutif et le président du Parlement. Le quotidien rapporte que Nabih Berri a fait savoir à Joseph Aoun qu’il s’opposait à un report des élections de mai vers l’été, jugeant l’argument “technique” insuffisant et estimant que le gouvernement peut tenir le scrutin à la date prévue. La même source évoque une piste de compromis portée par Joseph Aoun et Nawaf Salam autour du vote des expatriés, qui s’accompagnerait d’un report à “mi-été” afin de faciliter la participation des Libanais de l’étranger pendant les vacances. 

Le sujet du vote des expatriés pèse lourd, car il touche à l’équilibre des forces. Al Akhbar, 15 décembre 2025, rappelle que Berri ne souhaite pas d’amendement du droit électoral “pour une nouvelle fois”, comme lors du scrutin précédent, et renvoie la décision à une majorité politique et parlementaire. Le quotidien ajoute qu’en cas de report, Berri pourrait privilégier un ajournement plus long, évoquant l’idée d’un décalage d’au moins deux ans, voire d’une prorogation équivalente à une législature complète. 

Ad Diyar, 15 décembre 2025, illustre l’impact concret de cette incertitude à Tripoli. Le journal décrit un “hراك سياسي” déjà visible, comme si la bataille électorale était imminente, malgré les discussions sur un report à l’été. Cette observation signale un double mouvement. D’un côté, des acteurs préparent le terrain pour ne pas être pris de court. De l’autre, l’idée même d’un ajournement alimente la nervosité locale et les calculs de dernière minute. 

L’exécutif sous pression entre légalité constitutionnelle et argument sécuritaire

Al Liwa’, 15 décembre 2025, met en avant une tension de principe. Le journal souligne qu’un pouvoir qui promet le rétablissement de l’État ne peut pas transformer le report d’un scrutin en “règle”, car cela fragilise ce qu’il reste de régularité institutionnelle. Le même texte laisse entendre que le contexte sécuritaire peut imposer des précautions, mais insiste sur une idée directrice: la Constitution ne se gère pas par la peur, mais par des décisions. 

Dans ce cadre, la question devient politique avant d’être technique. Le risque, pour l’exécutif, est d’apparaître pris entre deux feux. Il doit rassurer sur la tenue des échéances. Il doit aussi intégrer la réalité du Sud et les pressions extérieures. Al Liwa’, 15 décembre 2025, relève que certaines forces politiques n’expriment pas ouvertement leur préférence pour le report, mais laissent filtrer une disposition à y consentir si la confrontation au Sud reste ouverte. 

Al Akhbar, 15 décembre 2025, donne à voir une mécanique plus brute. Le journal explique que la proposition Aoun–Salam autour des expatriés se heurte à un verrou parlementaire, car la question du calendrier est étroitement liée à la crainte de modifier encore les règles du jeu. Le quotidien insiste aussi sur la bataille dans certaines circonscriptions “sensibles”, où chaque détail de procédure peut peser sur les résultats. 

“Mekanizm”, inspections et embarras: l’équation du Sud devient un enjeu intérieur

La politique locale est désormais inséparable du dossier sécuritaire au Sud. Nahar, 15 décembre 2025, décrit une séquence où l’armée libanaise et la structure dite “Mekanizm” ont empêché, au moins temporairement, un bombardement israélien visant une maison à Yanouh. Le journal présente cet épisode comme un signal rare, perçu comme “positif”, dans un environnement marqué par des frappes répétées et des avertissements. 

Al Sharq, 15 décembre 2025, détaille un autre volet de cette même dynamique. Le quotidien évoque des demandes américaines et israéliennes autour d’inspections de propriétés au Sud. Il rapporte l’entrée d’une patrouille de l’armée, accompagnée d’une force de la FINUL, dans une maison à Yanouh, à la demande de “Mekanizm”. Le journal note aussi des frictions avec des habitants, certains acceptant l’inspection, d’autres la contestant. 

L’épisode nourrit un débat intérieur plus vaste. Nahar, 15 décembre 2025, annonce une réunion de “Mekanizm” à Naqoura avec une délégation libanaise menée par l’ambassadeur Simon Karam, en présence du côté israélien et des parrains onusiens, français et américains. Nahar ajoute que l’émissaire américain Tom Barrack doit discuter à Tel-Aviv d’un objectif affiché: “empêcher l’escalade” en Syrie et au Liban, au moment même où Benjamin Netanyahou chercherait à dégager du temps politique pour cette discussion. 

Ces éléments rejaillissent sur la politique locale parce qu’ils déplacent le centre de gravité du débat. La question ne se limite plus à “tenir” le Sud. Elle porte sur la marge de manœuvre du gouvernement, sur le rôle de l’armée, et sur la manière dont des mécanismes internationaux s’insèrent dans des villages, au contact direct des habitants.

Le front anti-iranien des Forces libanaises et la riposte dans les médias

Une autre ligne de tension s’affirme, centrée sur l’Iran et la représentation diplomatique à Beyrouth. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte qu’un député des Forces libanaises, Ghiyath Yazbek, a appelé à “expulser” l’ambassadeur d’Iran Mojtaba Amani, à refuser les lettres de créance du futur ambassadeur, et à empêcher toute visite de responsables iraniens avant des gestes publics de Téhéran sur la souveraineté libanaise. Le même article lie cet appel au débat sur l’attitude du ministre des Affaires étrangères Youssef Rajji, qui a décliné une visite à Téhéran en invoquant des ingérences. 

Al Akhbar, 15 décembre 2025, décrit cette campagne comme un volet d’une stratégie plus large. Le quotidien évoque des “rapports” attribuant au ministre Youssef Rajji et à des députés des Forces libanaises une “planification” visant désormais l’expulsion de l’ambassadeur iranien et la fermeture politique de Beyrouth aux officiels iraniens. Le journal présente cette orientation comme un élément d’un affrontement intérieur où la question de l’armement du Hezbollah et l’axe international du Liban sont traités dans un même mouvement. 

En parallèle, la réponse iranienne est rapportée par plusieurs titres. Al Quds, 15 décembre 2025, cite le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, appelant au “dialogue” et rappelant, selon sa formule, que la relation diplomatique entre l’Iran et le Liban est “ancienne et forte”. Il affirme aussi que les démarches liées à la nomination du nouvel ambassadeur auraient été complétées depuis un certain temps, exprimant l’espoir d’un déroulement “normal” de la procédure. 

Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, reprend la même ligne, en indiquant que Baghaei a répondu à des informations sur un refus libanais d’accepter le nouvel ambassadeur, et a insisté sur l’existence d’un ambassadeur iranien déjà en poste au Liban et d’un ambassadeur libanais récemment installé à Téhéran. L’effet politique, côté libanais, est immédiat. La question des lettres de créance devient un test de souveraineté. Elle devient aussi un marqueur partisan, utilisé pour tracer une frontière entre “ingérence” et “relations normales”.

Hezbollah, armes et “lignes rouges”: la polarisation se durcit

La bataille autour de l’Iran se superpose à celle des armes du Hezbollah. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte des propos attribués à un responsable du parti affirmant que le Hezbollah “ne déposera pas ses armes” et se dit prêt à défendre l’unité du territoire libanais, tout en présentant l’armement comme un pilier de la “résistance”. Dans la scène actuelle, où Naim Kassem dirige le Hezbollah, ce type de déclaration contribue à verrouiller le débat et à limiter les marges de compromis internes.

Al Akhbar, 15 décembre 2025, relie explicitement les initiatives anti-iraniennes à une dynamique de pression visant le désarmement. Le journal évoque une montée d’activité “jusqu’à l’entrée dans la nouvelle année” pour accroître les efforts en faveur du retrait des armes du Hezbollah, tout en notant qu’Israël continuerait à frapper et à cibler des cadres. Dans ce récit, l’enjeu n’est pas seulement militaire. Il devient institutionnel, car il touche à la capacité de l’État à définir seul ses priorités, et à la manière dont des acteurs internes mobilisent l’axe international pour peser sur l’équilibre local. 

Mécontentement social et bras de fer avec l’État: la question des fonctionnaires

La politique locale se joue aussi sur le terrain social, car il se transforme en crise de gouvernance. Al Akhbar, 15 décembre 2025, annonce une grève de trois jours des fonctionnaires de l’administration publique, et explique que les revendications salariales se heurtent à des projets de réforme touchant le système des retraites. Le quotidien insiste sur un point procédural: les augmentations envisagées ne peuvent pas être décidées par simple décret si elles modifient l’architecture du régime de retraite, et doivent donc passer par une loi au Parlement, ce qui augmente la probabilité de blocage. 

Al Akhbar, 15 décembre 2025, rapporte aussi les propos du ministre des Finances Yassine Jaber, qui évoque la nécessité d’une correction “graduelle” des salaires et met en garde contre une approche par “morceaux” qui nourrirait des rivalités entre secteurs. Le dossier devient politique parce qu’il renvoie à la responsabilité de l’exécutif, à la capacité du Parlement à légiférer, et à la question de la crédibilité d’un État qui promet une remise à niveau mais peine à produire des décisions rapides.

Joseph Aoun et la ligne officielle: universalité des principes et rappel de la souveraineté

Dans ce climat, la parole présidentielle est utilisée pour cadrer un récit public. Al Quds, 15 décembre 2025, publie une déclaration de Joseph Aoun à propos de l’attaque de Sydney, dans laquelle il insiste sur le caractère universel du “droit à la vie” et condamne les atteintes contre des civils “à Gaza”, “dans le Sud du Liban” ou ailleurs. Le texte met l’accent sur la lutte contre l’extrémisme et sur les causes qui nourrissent la haine, en reliant sécurité, justice et absence d’oppression. 

Cette déclaration n’est pas seulement extérieure. Elle résonne intérieurement, car elle renvoie à une question centrale de la politique locale: comment tenir un discours de souveraineté et d’unité nationale tout en traversant des dossiers explosifs, de l’échéance électorale à la relation avec l’Iran, et de la sécurité au Sud à la colère sociale.

Citation et discours des personnalités politiques: Souveraineté, désarmement et calendrier électoral

Le discours présidentiel de Joseph Aoun s’est articulé autour d’un principe constant, celui de la valeur universelle du droit à la vie. Dans une déclaration relayée par Al Quds, 15 décembre 2025, il condamne l’attaque de Sydney et insiste sur le fait que les “valeurs humaines” ne sont pas sujettes à l’arbitraire. Il place ce principe sur le même plan, qu’il s’agisse de civils touchés “à Gaza”, “dans le Sud du Liban” ou ailleurs. Cette formulation cherche à éviter une hiérarchie des victimes. Elle vise aussi à donner une cohérence morale à la posture de l’État.

Dans le même fil, la prise de parole présidentielle se lit comme un cadrage politique interne. Elle rappelle que la sécurité n’est pas un slogan. Elle s’appuie sur une norme. Elle réaffirme un devoir de condamnation, même lorsque l’événement a lieu à l’étranger. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte cette logique de symétrie dans la condamnation. Le message est court. Il est direct. Il se veut difficile à contester.

Ce cadrage moral intervient alors que le pays vit une tension sur les échéances institutionnelles. Il existe une bataille de mots autour des délais constitutionnels et du calendrier électoral. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte un échange public entre les Forces libanaises et le courant Amal, où la discussion passe par des termes juridiques et des références au règlement intérieur du Parlement. La polémique souligne un trait stable de la scène libanaise. Les mots deviennent des armes. Les définitions comptent autant que les décisions.

Dans ce débat, le député Ali Hassan Khalil, proche de Nabih Berri, répond à Samir Geagea sur la question d’un prétendu “dépassement” des délais. Toujours selon Al Quds, 15 décembre 2025, il affirme que l’usage de termes comme “violation” ne prouve rien, et renvoie explicitement à l’article 5 du règlement intérieur du Parlement. Il présente sa réponse comme une “correction” destinée au public de Geagea, ce qui transforme une controverse juridique en duel politique.

Naim Kassem et la doctrine de la “phase nouvelle” après le cessez-le-feu

Le discours le plus structurant du jour, sur le plan interne, est celui attribué au secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem. Al Sharq, 15 décembre 2025, rapporte qu’il affirme que le Liban est entré dans une “phase nouvelle” depuis l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Cette formule ouvre une relecture de la période. Elle suggère une répartition différente des responsabilités. Elle prépare aussi une défense argumentative face aux demandes de désarmement.

Dans cette même intervention, Naim Kassem insiste sur le rôle de l’État. Al Sharq, 15 décembre 2025, lui attribue une idée centrale: la responsabilité de “fixer la souveraineté et l’indépendance” revient désormais à l’État. Le Hezbollah, lui, affirme avoir accompli ce qui lui revenait, y compris en aidant l’État dans l’application de l’accord. Le propos est calibré. Il cherche à se présenter comme compatible avec la logique institutionnelle, tout en refusant un retrait total du champ sécuritaire.

Le discours construit ensuite une ligne rouge. Naim Kassem décrit la mission “essentielle” de la résistance comme la “libération”. Al Sharq, 15 décembre 2025, rapporte aussi une précision: empêcher l’agression n’est pas une fonction de la résistance, mais une responsabilité de l’État et de l’armée. La résistance, selon cette lecture, appuie l’armée et intervient quand l’État ne remplit pas son devoir. C’est une formule de continuité. Elle valide l’architecture duale. Elle tente de la rendre acceptable politiquement.

En parallèle, Naim Kassem évoque l’idée d’une “stratégie de défense”. Al Sharq, 15 décembre 2025, indique qu’il affirme une disposition à une coopération “au maximum” avec l’armée libanaise, et une ouverture à une stratégie qui tirerait parti de la “force du Liban et de sa résistance”. Mais il refuse tout cadre qui équivaudrait, selon ses termes rapportés, à une capitulation devant les États-Unis et Israël. Cette dialectique combine deux objectifs. D’un côté, elle tend la main à l’institution militaire. De l’autre, elle ferme la porte aux demandes extérieures.

Al Quds, 15 décembre 2025, reprend une dimension plus émotionnelle du même discours. Le journal cite Naim Kassem déclarant que le Hezbollah défendra le Liban “même si le ciel se referme sur la terre”, et associe le désarmement à un service rendu à Israël. Ici, la rhétorique est plus mobilisatrice. Elle vise la base. Elle transforme une exigence politique en enjeu existentiel.

Ce langage vise aussi à répondre aux discours adverses. Il existe, dans plusieurs journaux, l’idée d’une pression croissante pour “geler” ou retirer des capacités militaires. Al Bina’, 15 décembre 2025, décrit un environnement où circulent des propositions: gel des armes, transfert de missiles précis à l’Iran ou à l’armée libanaise, ou solutions de contournement présentées comme des alternatives au désarmement direct. Le texte souligne que ces scénarios sont discutés publiquement, via des initiatives attribuées à des médiations égyptiennes, françaises ou américaines. 

Le contre-discours sécuritaire: “le Liban ne permettra pas la reconstitution” selon Israël

Le débat interne se nourrit aussi de la parole israélienne. Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte une formulation attribuée au porte-parole de l’armée israélienne, selon laquelle l’armée libanaise “ne permettra pas au Hezbollah de se repositionner ou de se réarmer”. La même séquence mentionne un “gel temporaire” d’une frappe, avec un suivi du “cible” et une coordination via le mécanisme. 

Ces phrases pèsent dans la politique locale parce qu’elles renvoient à une question de souveraineté pratique. Elles créent une pression publique sur l’armée. Elles nourrissent aussi les craintes d’une partie de l’opinion, qui voit dans le mécanisme un outil de contrôle externe. En sens inverse, d’autres forces y voient une garantie de prévention d’escalade. Dans les deux cas, la parole de l’adversaire devient une pièce du débat intérieur. 

Frangieh à Baabda: soutien au président et message sur la stabilité

Sur le terrain des discours partisans, Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte la visite de Sleiman Frangieh à Joseph Aoun. Frangieh y exprime son soutien aux positions du président, notamment sur la préservation de l الأمن et de la stabilité. L’intérêt de cette séquence tient à son caractère public. Elle signale une volonté de montrer une convergence minimale. Elle sert aussi à rappeler que la présidence cherche des appuis au-delà de son cercle immédiat.

Cette visite s’inscrit dans un moment où l’exécutif et la présidence doivent absorber plusieurs tensions simultanées. Il y a le Sud. Il y a la pression diplomatique. Il y a la question du calendrier électoral. Le soutien verbal de Frangieh, même limité, agit alors comme un message interne. Il vise à réduire l’image d’isolement. Il sert aussi à consolider l’idée d’un centre institutionnel capable de parler au nom de la stabilité. 

Les banques entrent dans l’arène par un “livre ouvert” adressé aux trois présidences

Le registre des prises de parole ne se limite pas aux partis. Il inclut aussi des acteurs économiques qui choisissent la lettre publique. Dans un texte publié par Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, l’Association des banques du Liban adresse un “livre ouvert” au président Joseph Aoun, au président du Parlement Nabih Berri, et au Premier ministre Nawaf Salam. Ce choix du destinataire est politique. Il met sur un même plan les trois pôles du pouvoir. Il cherche aussi à créer une responsabilité partagée.

Le cœur du message porte sur le projet de loi relatif à “l’organisation financière” et à la récupération des dépôts, dans sa “neuvième version”, présentée comme ayant fuité dans les médias. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte que l’association considère le texte comme porteur de “défauts graves” et susceptible de prolonger la récession. Le passage insiste sur un risque direct pour les déposants. Il évoque une possible perte définitive de confiance. 

L’argumentation s’appuie sur une attribution de responsabilités. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, cite le rapport de forensic audit d’Alvarez & Marsal daté du 7 août 2023, présenté comme une base documentée pour dire que l’État et la Banque du Liban, dans sa gestion passée, sont au cœur de la crise. La lettre insiste sur l’absence de transparence et sur l’usage de dépôts bancaires pour financer déficits et programmes de soutien. Ici, la rhétorique est technique. Mais l’effet est politique, car il vise à déplacer la charge du blâme.

La lettre avance aussi un argument juridique. Dans le même texte, Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, mentionne une référence à l’article 113 du Code de la monnaie et du crédit, présenté comme fondant l’obligation de l’État de couvrir le déficit du bilan de la Banque du Liban, pour permettre le remboursement des dépôts. Le message cherche ainsi à encadrer la réforme par une lecture stricte du droit. Il conteste toute solution qui ferait porter l’essentiel des pertes aux banques.

Cette démarche est reprise dans d’autres titres. Nahar, 15 décembre 2025, publie aussi le “livre ouvert” avec les mêmes destinataires et reprend la critique principale: le projet ferait peser une charge “injuste” sur les banques et créerait des pertes majeures pour les déposants. Nahar, 15 décembre 2025, cite également la phrase de clôture de la lettre sur la volonté de “dialogue”, qui vise à donner une tonalité moins conflictuelle. 

Al Sharq, 15 décembre 2025, reprend le document et insiste sur la nature “systémique” de la crise, en expliquant que le problème n’est pas isolé au secteur bancaire. Le journal reprend aussi l’idée que la Banque du Liban ne publiait pas des états conformes aux normes IFRS et qu’il existait un masquage des pertes. Là encore, un vocabulaire technique devient un instrument de communication publique.

La parole des “corps intermédiaires”: Nicolas Chammas et le risque de panique bancaire

Le débat est alimenté par d’autres voix économiques. Al Sharq, 15 décembre 2025, cite Nicolas Chammas, secrétaire général des organismes économiques et président de l’Association des commerçants de Beyrouth. Il affirme que le projet de loi divulgué pourrait entraîner une “fuite des dépôts” et des faillites bancaires. Il appelle aussi les déposants à suivre l’article 115 du Code de la monnaie et du crédit, qu’il présente comme plaçant la responsabilité sur l’État à hauteur d’un montant chiffré. 

Dans ce passage, l’argument s’appuie sur un mélange de droit et d’alerte. Il vise à produire un réflexe de vigilance. Il cherche aussi à déplacer le centre de gravité du débat, en pointant la dette de l’État envers la Banque du Liban comme question principale. La citation agit comme une mise en garde. Elle sert aussi de levier politique, car elle accroît la pression sur le gouvernement et le Parlement.

Une scène dominée par des mots qui engagent des rapports de force

Ces discours s’additionnent sans se rejoindre pleinement. Joseph Aoun parle en termes de valeurs universelles et de devoir de condamnation. Ali Hassan Khalil répond sur le terrain des procédures et des textes. Sleiman Frangieh met en avant la stabilité et l’appui au président. Naim Kassem fixe une doctrine de continuité, tout en requalifiant la phase ouverte par le cessez-le-feu. Les banques, enfin, s’adressent directement aux trois présidences avec une argumentation juridique et économique.

La cohérence d’ensemble tient moins à une ligne commune qu’à une réalité: la politique locale se joue par déclarations publiques, lettres ouvertes et polémiques juridiques. Chaque camp s’efforce de fixer les mots. Chaque mot vise un rapport de force. Et, dans ce cadre, la “souveraineté” devient un terme disputé, utilisé à la fois pour refuser le désarmement, pour défendre les délais institutionnels, et pour contester la répartition des pertes bancaires.

Diplomatie: Paris, Naqoura et Washington sous pression de fin d’année

Trois rendez-vous qui cadrent l’agenda extérieur du Liban

Le calendrier diplomatique de décembre se resserre autour de trois dates qui structurent les discussions sur la sécurité et l’aide. Ad Diyar, 15 décembre 2025, décrit “trois rendez-vous” qui vont de Paris à Naqoura, puis à Washington, avec une portée directe sur la phase suivante au Liban. Le premier est fixé au 18 décembre à Paris. Le second est prévu le 19 décembre à Naqoura, dans le cadre de la commission dite “mecanizm”. Le troisième est annoncé le 29 décembre, avec une rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, que plusieurs médias présentent comme un point de bascule pour les dossiers régionaux, Liban compris. 

Dans cette séquence, les mêmes thèmes reviennent, même si les enceintes changent. Il y a la crainte d’une escalade israélienne. Il y a la question du calendrier et des “délais” imposés au Liban sur le dossier des armes. Il y a aussi un enjeu de financement, centré sur l’armée libanaise, présentée comme l’institution pivot. Nahar, 15 décembre 2025, résume l’ambiance en parlant d’un “mélange” d’indices contradictoires, entre frappes sur le terrain et course diplomatique pour éviter une opération plus large. 

Paris, 18 décembre: relancer l’appui à l’armée et encadrer “l’étape suivante”

Le rendez-vous de Paris est décrit comme un format quadripartite, avec la France, les États-Unis et l’Arabie saoudite, en présence du commandant en chef de l’armée, Rudolf Haykal. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, indique que l’objectif est de préparer un “congrès” de soutien à l’armée. Le journal lie ce chantier à une condition politique. Il affirme que le retard de la conférence est dû à l’exigence des bailleurs sur “l’exclusivité des armes” au profit de l’armée, avant tout pas financier. 

Le contenu attendu du dossier libanais est détaillé par plusieurs titres. Ad Diyar, 15 décembre 2025, cite la présence de Jean-Yves Le Drian, d’Anne-Claire Legendre, de Morgan Ortagus et de Yazid bin Farhan. Le même quotidien précise que la discussion doit s’appuyer sur un retour de Rudolf Haykal sur les besoins de l’armée et sur les missions à venir dès le début de l’année. Nahar, 15 décembre 2025, confirme les noms et ajoute que Paris cherche une “base” pour les discussions dans le mecanizm, sur fond de préparatifs israéliens pour une opération contre le Liban. 

La logique française est décrite comme prudente, mais pressée. Nahar, 15 décembre 2025, rapporte que des pays “concernés” expriment une inquiétude sur une escalade israélienne, et cherchent des moyens d’en limiter les conséquences. Dans le même passage, le journal signale une méfiance de plusieurs capitales sur l’efficacité du désarmement au Sud, dans la phase dite “première étape”. Le texte souligne que la nomination de Simon Karam au mecanizm est vue comme utile, mais jugée insuffisante pour dissuader un scénario d’escalade. 

Al Quds, 15 décembre 2025, résume l’enjeu de Paris en deux points. Il cite la préparation d’une conférence de soutien à l’armée. Il cite aussi la place centrale d’un plan de “concentration” ou “exclusivité” des armes, ainsi que l’accélération demandée par Washington et Israël, malgré des divisions internes libanaises. Le message implicite est clair. L’aide est discutée à la lumière d’un calendrier sécuritaire. Elle reste conditionnée par des résultats visibles.

Naqoura, 19 décembre: le mecanizm devient une arène politique

Le lendemain de Paris, la réunion de Naqoura est décrite comme un point de passage obligatoire. Al Sharq, 15 décembre 2025, annonce une séance du mecanizm le 19 décembre, avec le chef de la délégation libanaise Simon Karam, la partie israélienne, et les parrains onusiens, français et américains. Le journal ajoute que la réunion doit “plonger” pour la première fois dans les objectifs des négociations, ce qui suggère un élargissement du mandat réel, au-delà de la simple surveillance. 

Dans le même temps, les scènes de terrain alimentent la discussion diplomatique. Al Sharq, 15 décembre 2025, décrit l’entrée d’une patrouille de l’armée, accompagnée de la FINUL, dans une maison à Yanouh à la demande du mecanizm. Le texte mentionne des inspections acceptées par certains habitants, et contestées par d’autres, avec des frictions filmées. Après l’inspection, le journal rapporte un “avertissement urgent” israélien demandant l’évacuation, au motif d’une attaque imminente contre une infrastructure du Hezbollah. 

Nahar, 15 décembre 2025, présente l’épisode de Yanouh comme un succès rare et “temporaire”, car il a empêché un bombardement israélien sur une maison. Mais le même quotidien insiste sur le caractère fragile de ce résultat. Il parle d’une liberté de mouvement encore large pour Israël, et d’un scepticisme persistant sur ce que l’armée peut faire, vite, sur le dossier des armes. 

Dans ce cadre, Naqoura n’est pas un simple rendez-vous technique. C’est un lieu où se requalifie la souveraineté. Les inspections peuvent être lues comme un instrument de désescalade. Elles peuvent aussi être perçues comme une intrusion imposée. Cette ambiguïté nourrit la politique intérieure, mais elle pèse aussi sur les partenaires externes, car elle conditionne la stabilité locale des arrangements.

Le Caire revient à Beyrouth: médiation et “gestion du risque”

La diplomatie égyptienne est présentée comme un autre pilier de cette séquence. Nahar, 15 décembre 2025, annonce la venue à Beyrouth du Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly, avec un objectif explicite: compléter les efforts du Caire pour éviter une escalade israélienne, après des démarches du ministre Badr Abdel Aati et du chef des renseignements Hassan Rachad. Al Quds, 15 décembre 2025, confirme la visite et la replace dans un cadre de “désescalade” et de prévention. 

Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, précise que la visite doit durer deux jours, avec des rencontres avec Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam, et qu’elle s’inscrit dans un “mouvement égyptien continu” vers le Liban ces dernières semaines. Al Akhbar, 15 décembre 2025, ajoute une nuance. Il rapporte que cette visite vise à “contenir” l’escalade, mais mentionne aussi que le Caire aurait reçu des “remarques négatives” sur ce qu’a porté Abdel Aati à Beyrouth deux semaines plus tôt. 

Ce décalage est important. Il montre une médiation qui cherche des points d’appui, mais qui rencontre des résistances. Il indique aussi que la diplomatie arabe tente de garder une place entre Washington, Paris et Riyad. La visite de Madbouly se lit alors comme une tentative de réintroduire un canal régional “actif”, au moment où les discussions se densifient entre les puissances plus directement engagées.

Washington et Tel-Aviv: le facteur Tom Barrack et la question du “temps”

Un autre élément est décrit comme “nouveau” dans l’équation, celui de la visite de l’émissaire américain Tom Barrack en Israël. Nahar, 15 décembre 2025, indique que l’objectif annoncé est de discuter de la prévention d’une escalade en Syrie et au Liban. Le quotidien ajoute que Benjamin Netanyahu aurait demandé l’annulation d’une audience de son procès pour rencontrer un responsable américain au sujet du Liban, en lien avec cette visite. 

Al Akhbar, 15 décembre 2025, présente la même séquence comme le début des “mouvements” de la semaine, et situe la visite de Barrack dans une logique de discussion sur “les moyens d’empêcher l’escalade”. Cette lecture rapproche la diplomatie du terrain. Elle suggère que la menace de frappe est aussi un outil de pression pour obtenir des décisions politiques à Beyrouth, dans un délai resserré.

Dans cette perspective, la notion de “temps” revient souvent. Ad Diyar, 15 décembre 2025, rapporte une idée attribuée à des sources: les Américains cherchent à “acheter du temps” pour le Liban, en attendant de voir comment il traite la question de l’exclusivité des armes au nord du Litani. Al Liwa’, 15 décembre 2025, décrit aussi l’idée d’un délai supplémentaire, évoquant une possible extension d’environ deux mois, sous pression saoudienne et française, mais avec des doutes sur la capacité de l’armée à contrôler toutes les armes, au Sud comme au Nord. 

Ce “temps” est aussi un instrument diplomatique. Il sert à éviter un choc immédiat. Il sert aussi à mesurer la conformité de Beyrouth à des engagements. En retour, il expose le Liban à une mécanique où chaque jour devient un test, et où chaque incident sur le terrain peut être utilisé comme preuve d’échec ou preuve de bonne volonté.

Beyrouth–Téhéran: une relation “délicate” sous surveillance officielle

La diplomatie libanaise ne se limite pas au dossier israélien. Un autre front est décrit comme en montée, celui de la relation avec l’Iran. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, parle d’une phase “très délicate”, entre un nettoyage des “impuretés” et un risque de dérapage aux conséquences difficiles à contenir. Le journal cite un argument central: la relation ne se stabilisera pas par des visites entre ministres, tant que l’Iran n’aura pas tranché sur l’arrêt de son intervention dans les affaires libanaises. 

Dans le même article, Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, rapporte que des émissaires iraniens nieraient toute ingérence, alors que des “sources officielles” libanaises affirment détenir des preuves et des indices sur des interventions. Le quotidien ajoute que le refus de Youssef Rajji de se rendre à Téhéran, ou même de rencontrer Abbas Araghchi dans un pays neutre, est présenté comme une décision politique, et non protocolaire. 

Ce langage marque une bascule. Il transforme une tension diffuse en position officielle affichée. Il place aussi l’Iran dans une relation conditionnelle, qui exige une interaction exclusive avec les institutions légales. Dans ce contexte, la diplomatie devient un outil de redéfinition interne. Elle sert à fixer une ligne sur ce qui est “acceptable” ou non dans le jeu des influences.

La frontière Est et le dossier syrien: tension, contacts, démentis

Un incident à la frontière orientale rappelle que la diplomatie est aussi un mécanisme de désamorçage rapide. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte qu’une unité de l’armée libanaise a essuyé des tirs provenant d’éléments de la “sécurité générale” syrienne après la fermeture d’un passage illégal utilisé pour la contrebande, près de Machrafa–Qaa. Le journal cite le communiqué de l’armée, qui mentionne une riposte, puis des contacts entre les deux côtés ayant permis un retour au calme. 

L’épisode est révélateur à deux niveaux. Il montre la fragilité de l’environnement frontalier. Il montre aussi la capacité de contact direct entre institutions militaires, pour éviter une escalade. Cette dimension compte dans les discussions sur la sécurité, car les partenaires extérieurs regardent aussi la stabilité des frontières comme un indicateur de contrôle effectif.

L’ombre du 29 décembre: Trump–Netanyahu et l’effet de projection

Le troisième rendez-vous, le 29 décembre, est présenté comme un moment où les dossiers se connectent. Ad Diyar, 15 décembre 2025, annonce la rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, en expliquant qu’elle portera surtout sur l’avenir de Gaza, mais qu’elle “passera” aussi par le Liban. Le même passage cite un raisonnement: Netanyahu pourrait convaincre Trump d’une nouvelle guerre, mais Washington chercherait à donner une chance au chemin politique déjà lancé. 

Nahar, 15 décembre 2025, place aussi ce rendez-vous dans un contexte plus large, lié au débat sur une force internationale à Gaza et au désarmement de Hamas, tout en notant que Netanyahu doit rencontrer Trump en Floride le 29 décembre. Ce point compte pour Beyrouth. Il signifie que la fenêtre libanaise dépend aussi de discussions qui ne sont pas centrées sur le Liban.

Dans cette architecture, la diplomatie libanaise apparaît prise dans une double contrainte. Elle doit produire des signaux internes, visibles, sur la sécurité et les armes. Elle doit aussi naviguer dans un agenda régional où Gaza, la Syrie et l’Iran pèsent lourd. Le résultat est une fin d’année où chaque réunion sert de test. Et où la marge d’erreur se réduit, jour après jour.

Diplomatie: Paris, Naqoura et Washington sous pression de fin d’année

Trois rendez-vous qui cadrent l’agenda extérieur du Liban

Le calendrier diplomatique de décembre se resserre autour de trois dates qui structurent les discussions sur la sécurité et l’aide. Ad Diyar, 15 décembre 2025, décrit “trois rendez-vous” qui vont de Paris à Naqoura, puis à Washington, avec une portée directe sur la phase suivante au Liban. Le premier est fixé au 18 décembre à Paris. Le second est prévu le 19 décembre à Naqoura, dans le cadre de la commission dite “mecanizm”. Le troisième est annoncé le 29 décembre, avec une rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, que plusieurs médias présentent comme un point de bascule pour les dossiers régionaux, Liban compris. 

Dans cette séquence, les mêmes thèmes reviennent, même si les enceintes changent. Il y a la crainte d’une escalade israélienne. Il y a la question du calendrier et des “délais” imposés au Liban sur le dossier des armes. Il y a aussi un enjeu de financement, centré sur l’armée libanaise, présentée comme l’institution pivot. Nahar, 15 décembre 2025, résume l’ambiance en parlant d’un “mélange” d’indices contradictoires, entre frappes sur le terrain et course diplomatique pour éviter une opération plus large. 

Paris, 18 décembre: relancer l’appui à l’armée et encadrer “l’étape suivante”

Le rendez-vous de Paris est décrit comme un format quadripartite, avec la France, les États-Unis et l’Arabie saoudite, en présence du commandant en chef de l’armée, Rudolf Haykal. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, indique que l’objectif est de préparer un “congrès” de soutien à l’armée. Le journal lie ce chantier à une condition politique. Il affirme que le retard de la conférence est dû à l’exigence des bailleurs sur “l’exclusivité des armes” au profit de l’armée, avant tout pas financier. 

Le contenu attendu du dossier libanais est détaillé par plusieurs titres. Ad Diyar, 15 décembre 2025, cite la présence de Jean-Yves Le Drian, d’Anne-Claire Legendre, de Morgan Ortagus et de Yazid bin Farhan. Le même quotidien précise que la discussion doit s’appuyer sur un retour de Rudolf Haykal sur les besoins de l’armée et sur les missions à venir dès le début de l’année. Nahar, 15 décembre 2025, confirme les noms et ajoute que Paris cherche une “base” pour les discussions dans le mecanizm, sur fond de préparatifs israéliens pour une opération contre le Liban. 

La logique française est décrite comme prudente, mais pressée. Nahar, 15 décembre 2025, rapporte que des pays “concernés” expriment une inquiétude sur une escalade israélienne, et cherchent des moyens d’en limiter les conséquences. Dans le même passage, le journal signale une méfiance de plusieurs capitales sur l’efficacité du désarmement au Sud, dans la phase dite “première étape”. Le texte souligne que la nomination de Simon Karam au mecanizm est vue comme utile, mais jugée insuffisante pour dissuader un scénario d’escalade. 

Al Quds, 15 décembre 2025, résume l’enjeu de Paris en deux points. Il cite la préparation d’une conférence de soutien à l’armée. Il cite aussi la place centrale d’un plan de “concentration” ou “exclusivité” des armes, ainsi que l’accélération demandée par Washington et Israël, malgré des divisions internes libanaises. Le message implicite est clair. L’aide est discutée à la lumière d’un calendrier sécuritaire. Elle reste conditionnée par des résultats visibles.

Naqoura, 19 décembre: le mecanizm devient une arène politique

Le lendemain de Paris, la réunion de Naqoura est décrite comme un point de passage obligatoire. Al Sharq, 15 décembre 2025, annonce une séance du mecanizm le 19 décembre, avec le chef de la délégation libanaise Simon Karam, la partie israélienne, et les parrains onusiens, français et américains. Le journal ajoute que la réunion doit “plonger” pour la première fois dans les objectifs des négociations, ce qui suggère un élargissement du mandat réel, au-delà de la simple surveillance. 

Dans le même temps, les scènes de terrain alimentent la discussion diplomatique. Al Sharq, 15 décembre 2025, décrit l’entrée d’une patrouille de l’armée, accompagnée de la FINUL, dans une maison à Yanouh à la demande du mecanizm. Le texte mentionne des inspections acceptées par certains habitants, et contestées par d’autres, avec des frictions filmées. Après l’inspection, le journal rapporte un “avertissement urgent” israélien demandant l’évacuation, au motif d’une attaque imminente contre une infrastructure du Hezbollah. 

Nahar, 15 décembre 2025, présente l’épisode de Yanouh comme un succès rare et “temporaire”, car il a empêché un bombardement israélien sur une maison. Mais le même quotidien insiste sur le caractère fragile de ce résultat. Il parle d’une liberté de mouvement encore large pour Israël, et d’un scepticisme persistant sur ce que l’armée peut faire, vite, sur le dossier des armes. 

Dans ce cadre, Naqoura n’est pas un simple rendez-vous technique. C’est un lieu où se requalifie la souveraineté. Les inspections peuvent être lues comme un instrument de désescalade. Elles peuvent aussi être perçues comme une intrusion imposée. Cette ambiguïté nourrit la politique intérieure, mais elle pèse aussi sur les partenaires externes, car elle conditionne la stabilité locale des arrangements.

Le Caire revient à Beyrouth: médiation et “gestion du risque”

La diplomatie égyptienne est présentée comme un autre pilier de cette séquence. Nahar, 15 décembre 2025, annonce la venue à Beyrouth du Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly, avec un objectif explicite: compléter les efforts du Caire pour éviter une escalade israélienne, après des démarches du ministre Badr Abdel Aati et du chef des renseignements Hassan Rachad. Al Quds, 15 décembre 2025, confirme la visite et la replace dans un cadre de “désescalade” et de prévention. 

Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, précise que la visite doit durer deux jours, avec des rencontres avec Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam, et qu’elle s’inscrit dans un “mouvement égyptien continu” vers le Liban ces dernières semaines. Al Akhbar, 15 décembre 2025, ajoute une nuance. Il rapporte que cette visite vise à “contenir” l’escalade, mais mentionne aussi que le Caire aurait reçu des “remarques négatives” sur ce qu’a porté Abdel Aati à Beyrouth deux semaines plus tôt. 

Ce décalage est important. Il montre une médiation qui cherche des points d’appui, mais qui rencontre des résistances. Il indique aussi que la diplomatie arabe tente de garder une place entre Washington, Paris et Riyad. La visite de Madbouly se lit alors comme une tentative de réintroduire un canal régional “actif”, au moment où les discussions se densifient entre les puissances plus directement engagées.

Washington et Tel-Aviv: le facteur Tom Barrack et la question du “temps”

Un autre élément est décrit comme “nouveau” dans l’équation, celui de la visite de l’émissaire américain Tom Barrack en Israël. Nahar, 15 décembre 2025, indique que l’objectif annoncé est de discuter de la prévention d’une escalade en Syrie et au Liban. Le quotidien ajoute que Benjamin Netanyahu aurait demandé l’annulation d’une audience de son procès pour rencontrer un responsable américain au sujet du Liban, en lien avec cette visite. 

Al Akhbar, 15 décembre 2025, présente la même séquence comme le début des “mouvements” de la semaine, et situe la visite de Barrack dans une logique de discussion sur “les moyens d’empêcher l’escalade”. Cette lecture rapproche la diplomatie du terrain. Elle suggère que la menace de frappe est aussi un outil de pression pour obtenir des décisions politiques à Beyrouth, dans un délai resserré.

Dans cette perspective, la notion de “temps” revient souvent. Ad Diyar, 15 décembre 2025, rapporte une idée attribuée à des sources: les Américains cherchent à “acheter du temps” pour le Liban, en attendant de voir comment il traite la question de l’exclusivité des armes au nord du Litani. Al Liwa’, 15 décembre 2025, décrit aussi l’idée d’un délai supplémentaire, évoquant une possible extension d’environ deux mois, sous pression saoudienne et française, mais avec des doutes sur la capacité de l’armée à contrôler toutes les armes, au Sud comme au Nord. 

Ce “temps” est aussi un instrument diplomatique. Il sert à éviter un choc immédiat. Il sert aussi à mesurer la conformité de Beyrouth à des engagements. En retour, il expose le Liban à une mécanique où chaque jour devient un test, et où chaque incident sur le terrain peut être utilisé comme preuve d’échec ou preuve de bonne volonté.

Beyrouth–Téhéran: une relation “délicate” sous surveillance officielle

La diplomatie libanaise ne se limite pas au dossier israélien. Un autre front est décrit comme en montée, celui de la relation avec l’Iran. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, parle d’une phase “très délicate”, entre un nettoyage des “impuretés” et un risque de dérapage aux conséquences difficiles à contenir. Le journal cite un argument central: la relation ne se stabilisera pas par des visites entre ministres, tant que l’Iran n’aura pas tranché sur l’arrêt de son intervention dans les affaires libanaises. 

Dans le même article, Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, rapporte que des émissaires iraniens nieraient toute ingérence, alors que des “sources officielles” libanaises affirment détenir des preuves et des indices sur des interventions. Le quotidien ajoute que le refus de Youssef Rajji de se rendre à Téhéran, ou même de rencontrer Abbas Araghchi dans un pays neutre, est présenté comme une décision politique, et non protocolaire. 

Ce langage marque une bascule. Il transforme une tension diffuse en position officielle affichée. Il place aussi l’Iran dans une relation conditionnelle, qui exige une interaction exclusive avec les institutions légales. Dans ce contexte, la diplomatie devient un outil de redéfinition interne. Elle sert à fixer une ligne sur ce qui est “acceptable” ou non dans le jeu des influences.

La frontière Est et le dossier syrien: tension, contacts, démentis

Un incident à la frontière orientale rappelle que la diplomatie est aussi un mécanisme de désamorçage rapide. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte qu’une unité de l’armée libanaise a essuyé des tirs provenant d’éléments de la “sécurité générale” syrienne après la fermeture d’un passage illégal utilisé pour la contrebande, près de Machrafa–Qaa. Le journal cite le communiqué de l’armée, qui mentionne une riposte, puis des contacts entre les deux côtés ayant permis un retour au calme. 

L’épisode est révélateur à deux niveaux. Il montre la fragilité de l’environnement frontalier. Il montre aussi la capacité de contact direct entre institutions militaires, pour éviter une escalade. Cette dimension compte dans les discussions sur la sécurité, car les partenaires extérieurs regardent aussi la stabilité des frontières comme un indicateur de contrôle effectif.

L’ombre du 29 décembre: Trump–Netanyahu et l’effet de projection

Le troisième rendez-vous, le 29 décembre, est présenté comme un moment où les dossiers se connectent. Ad Diyar, 15 décembre 2025, annonce la rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, en expliquant qu’elle portera surtout sur l’avenir de Gaza, mais qu’elle “passera” aussi par le Liban. Le même passage cite un raisonnement: Netanyahu pourrait convaincre Trump d’une nouvelle guerre, mais Washington chercherait à donner une chance au chemin politique déjà lancé. 

Nahar, 15 décembre 2025, place aussi ce rendez-vous dans un contexte plus large, lié au débat sur une force internationale à Gaza et au désarmement de Hamas, tout en notant que Netanyahu doit rencontrer Trump en Floride le 29 décembre. Ce point compte pour Beyrouth. Il signifie que la fenêtre libanaise dépend aussi de discussions qui ne sont pas centrées sur le Liban.

Dans cette architecture, la diplomatie libanaise apparaît prise dans une double contrainte. Elle doit produire des signaux internes, visibles, sur la sécurité et les armes. Elle doit aussi naviguer dans un agenda régional où Gaza, la Syrie et l’Iran pèsent lourd. Le résultat est une fin d’année où chaque réunion sert de test. Et où la marge d’erreur se réduit, jour après jour.

Politique internationale: Gaza sous tension, Syrie en recomposition, Europe en négociation

Les développements hors Liban se concentrent sur deux foyers majeurs. D’abord Gaza, où la dynamique du cessez-le-feu reste fragile. Ensuite la Syrie, où la relation naissante avec Washington est secouée par un événement sécuritaire grave. En parallèle, l’Europe se reconfigure autour de la guerre en Ukraine, tandis que des crises internes s’expriment en Tunisie et au Yémen, sur fond de rivalités régionales.

Al Quds, 15 décembre 2025, décrit une accélération d’“assassinats” ciblés à Gaza visant des cadres de Hamas et des Brigades al-Qassam. Le journal souligne que Hamas met en garde contre un effondrement de l’accord de cessez-le-feu et appelle les médiateurs à freiner les “violations” israéliennes. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, aborde la même séquence en insistant sur les “lignes rouges” de Hamas concernant la mission d’une force internationale, limitée selon le mouvement à un rôle de séparation et de garantie du cessez-le-feu. 

Sur le plan régional, ces dossiers se croisent avec les discussions américaines. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, annonce un rendez-vous attendu entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu le 29 décembre, présenté comme structurant pour les équilibres de fin d’année et les dossiers du Proche-Orient. Dans le même numéro, le journal met en avant le cas syrien, après l’attaque de Tadmor et les débats à Washington sur la coopération avec le nouveau pouvoir à Damas. 

Gaza: la stabilité du cessez-le-feu testée par les assassinats et les “lignes rouges” de Hamas

À Gaza, le fil conducteur est celui d’une tension permanente entre trêve et escalade. Al Quds, 15 décembre 2025, explique que l’annonce par Israël de l’élimination de Raad Saad, cadre des Brigades al-Qassam, a été suivie rapidement d’une autre annonce sur la mort d’un officier lié aux services de sécurité de Hamas. Le journal évoque une crainte explicite d’un retour à la logique des opérations clandestines, avec un vocabulaire de “procédures de sécurité renforcées” côté résistance. 

Toujours selon Al Quds, 15 décembre 2025, Hamas considère ces assassinats comme une menace directe pour l’accord de cessez-le-feu. Le mouvement appelle les médiateurs à intervenir et insiste sur le fait que les violations ont déjà coûté la vie à plusieurs centaines de Palestiniens, dans un contexte de crise humanitaire prolongée. Dans cette lecture, la trêve n’est pas un mécanisme stabilisé. Elle reste un espace de confrontation à bas bruit, où l’assassinat ciblé sert d’outil de pression.

Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, développe un autre angle. Le journal présente la position de Hamas sur une éventuelle force internationale. Le mouvement refuse une force qui serait perçue comme une limitation structurelle de la “résistance”. Il se dit ouvert à des propositions si elles “préservent” l’armement de la résistance et garantissent l’établissement d’un État palestinien. Dans cette approche, la force internationale est acceptable seulement si elle garantit la séparation et le cessez-le-feu, sans se transformer en instrument politique contre un camp. 

Al Quds, 15 décembre 2025, relie ces débats à des positions régionales. Le journal cite un échange diplomatique où l’Égypte met en garde contre toute mesure qui entérinerait la séparation entre Gaza et la Cisjordanie, et insiste sur la nécessité de consolider le cessez-le-feu et de poursuivre un cadre politique plus large. Il évoque aussi la position turque, selon laquelle un objectif israélien serait de vider Gaza de ses habitants, et que la réponse passerait par un cadre international de protection. 

La pression politique s’exprime aussi à travers la rhétorique israélienne. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, mentionne des discours visant à associer la sécurité intérieure de plusieurs pays occidentaux à leurs choix diplomatiques sur la Palestine, dans un glissement qui transforme chaque incident en argument de politique étrangère. Même lorsque l’événement se déroule loin de Gaza, il est intégré au récit d’une confrontation globale, ce qui durcit les positions et réduit l’espace du compromis.

Syrie: choc à Tadmor et débat à Washington sur la coopération avec Damas

Le dossier syrien est dominé par l’attaque de Tadmor. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, décrit un incident grave lors d’une réunion de coordination liée à la lutte contre Daech. L’attaque a fait trois morts américains, et des appels se sont élevés aux États-Unis pour réexaminer la coopération avec le nouveau pouvoir syrien. Al Bina’, 15 décembre 2025, présente l’épisode comme le premier test majeur d’une coordination américano-syrienne contre Daech, et souligne l’onde de choc à Washington. 

Al Quds, 15 décembre 2025, apporte des éléments sur l’enquête. Le journal indique que les autorités syriennes ont procédé à des arrestations, et cite une version où l’auteur de l’attaque serait un élément de la protection ou de la sécurité générale, en poste depuis des mois. Le texte insiste sur une réponse de l’État syrien, avec un discours de fermeté contre toute menace à la stabilité. 

Sur le plan diplomatique, Al Quds, 15 décembre 2025, rapporte un échange téléphonique entre le ministre syrien des Affaires étrangères Asaad al-Shibani et le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Le journal cite l’idée d’une poursuite du soutien américain à la Syrie dans plusieurs domaines, y compris l’effort antiterroriste et la stabilité. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, reprend aussi la ligne d’un accord de principe sur la nécessité de ne pas laisser l’attaque “saboter” une relation naissante. 

Cette séquence nourrit toutefois un débat plus large. Al Bina’, 15 décembre 2025, souligne des interrogations américaines sur la nature idéologique du nouveau pouvoir et sur le risque d’infiltration ou de chevauchements avec des réseaux extrémistes, ce qui rend la coopération plus contestée à Washington. Dans ce contexte, le dossier syrien devient un test de crédibilité. Il s’agit de prouver la capacité de l’État à sécuriser ses propres dispositifs. Il s’agit aussi de convaincre les partenaires extérieurs que la coopération ne produit pas de vulnérabilités.

En parallèle, la lutte contre Daech reste une toile de fond. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, évoque des opérations en Syrie visant des cellules et des zones de refuge. Cette pression sécuritaire explique une partie de la nervosité américaine. Elle explique aussi l’intérêt pour un partenaire local capable de tenir le terrain.

Ukraine et Europe: Zelensky revoit sa stratégie, l’OTAN devient un levier de négociation

Au-delà du Proche-Orient, l’évolution la plus structurante décrite dans la presse fournie concerne l’Ukraine. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, rapporte que Volodymyr Zelensky se dit prêt à renoncer à l’objectif d’adhésion à l’OTAN en échange de garanties occidentales, en présentant ce choix comme une option “médiane” pour sortir de la guerre avec la Russie. Le journal situe cette déclaration avant une série de discussions de haut niveau à Berlin, avec des responsables américains et européens, et l’inscrit dans une stratégie visant aussi à geler les lignes de front. 

Ce glissement est important car il touche à l’architecture de sécurité européenne. Dans le récit proposé, l’OTAN n’est plus seulement un objectif. Elle devient une monnaie d’échange. Le message ukrainien cherche à obtenir des garanties tangibles, même si l’adhésion formelle est repoussée ou abandonnée. 

Dans le même temps, la présence de personnalités américaines dans les discussions, dont des figures liées au cercle de Donald Trump, souligne la politisation croissante du dossier. Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, mentionne la participation d’interlocuteurs américains à Berlin et l’espoir ukrainien d’infléchir Washington sur la notion de gel des combats. Dans ce cadre, l’Europe apparaît comme une scène de négociation où les variables militaires, diplomatiques et politiques internes aux États-Unis se mêlent.

Tunisie, Yémen, Asie: tensions internes et rivalités régionales

D’autres foyers, moins centraux mais significatifs, illustrent une fragilité plus large. Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, mentionne des affrontements à Kairouan en Tunisie après la mort d’un homme poursuivi par la police, avec des témoignages faisant état de jets de pierres et de cocktails incendiaires, et d’une répression visant à disperser les manifestants. Ce récit met en lumière la persistance d’un conflit entre rue et institutions, sur fond de défiance et de colère sociale.

Sur le Yémen, Al 3arabi Al Jadid, 15 décembre 2025, annonce un bras de fer entre l’Arabie saoudite et des forces liées au Conseil de transition du Sud, avec un désaccord sur un retrait de certaines forces de gouvernorats stratégiques. Le journal décrit la question comme un test de la capacité saoudienne à imposer une architecture de sécurité favorable à ses intérêts, tout en évitant une fragmentation incontrôlée. 

Enfin, Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, signale aussi l’élargissement de combats entre la Thaïlande et le Cambodge. Même si le Proche-Orient reste dominant, cette mention rappelle que l’ordre international est soumis à plusieurs tensions simultanées, et que les diplomaties cherchent à hiérarchiser des crises de plus en plus nombreuses.

Une scène internationale structurée par le risque d’escalade et la bataille des récits

Le point commun de ces dossiers est la centralité du risque. À Gaza, le risque est celui d’une rupture du cessez-le-feu par la multiplication des assassinats et des violations. En Syrie, le risque est celui d’une coopération antiterroriste minée par une faille interne et exploitée politiquement dans les capitales. En Ukraine, le risque est celui d’un conflit long qui transforme les objectifs stratégiques en outils de négociation. En Tunisie et au Yémen, le risque est celui d’une instabilité durable, nourrie par la défiance, les rivalités et l’absence de solutions robustes. 

Dans l’ensemble des sources du 15 décembre 2025, un autre trait ressort. Les crises se racontent à travers une compétition de récits. Chaque acteur tente de fixer la cause. Chaque acteur tente de fixer la responsabilité. Gaza est racontée tantôt comme un test humanitaire, tantôt comme un test sécuritaire. La Syrie est racontée comme un pari nécessaire contre Daech, ou comme une imprudence stratégique. L’Ukraine est racontée comme une résistance, ou comme une négociation à réouvrir. Cette bataille des récits n’est pas un détail. Elle façonne les décisions, et elle conditionne les marges de manœuvre des États.

Économie: Bras de fer bancaire, exigences de conformité et tensions sur les services publics

Dépôts et “ordre financier”: le texte qui cristallise la crise

Le débat économique se concentre sur le projet de loi d’“al-intizam al-mali” et la restitution des dépôts. Dans un “livre ouvert” publié par Al Joumhouriyat le 15 décembre 2025, l’Association des banques du Liban affirme que la neuvième version du texte, divulguée dans les médias, comporte des défauts majeurs. Elle avertit d’un risque de pertes lourdes pour les déposants et d’un affaiblissement durable du secteur bancaire.

La lettre insiste aussi sur la croissance. Elle estime que le texte, dans sa logique actuelle, pourrait prolonger la récession et retarder le retour du crédit. Derrière cette formule, il y a une question simple: sans banques fonctionnelles, l’investissement reste bloqué et les entreprises vivent sur l’autofinancement ou sur le cash.

La lettre installe une idée directrice: la crise serait d’abord “systémique”. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, reprend l’argument selon lequel l’effondrement découle de décisions de l’État et de la Banque du Liban, notamment le maintien du taux de change et le financement du déficit. Le même passage relie ces politiques à l’usage des dépôts pour financer des programmes de soutien.

Pour étayer ce cadrage, l’association renvoie au rapport d’Alvarez & Marsal daté du 7 août 2023. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, cite ce rapport pour affirmer que la Banque du Liban ne publiait pas d’états conformes aux normes IFRS et que des pertes auraient été masquées sous une supervision jugée inefficace. L’enjeu est clair: déplacer la responsabilité vers l’État et la banque centrale, afin de réduire le poids financier et politique qui pèse sur les banques commerciales.

Une revendication juridique: l’État doit combler le déficit de la banque centrale

La lettre prend une tournure juridique. Elle cite l’article 113 du Code de la monnaie et du crédit pour soutenir que l’État doit couvrir le déficit de la Banque du Liban. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte cette référence comme un pivot de l’argument bancaire. L’association en tire une conclusion: les banques commerciales ne devraient pas être tenues de financer les pertes de la banque centrale.

Le document propose aussi une logique d’actifs. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, mentionne la prise en compte d’actifs de l’État et de la Banque du Liban, dont Middle East Airlines, des biens immobiliers et le Casino du Liban, présentés comme des leviers pour couvrir une partie des dépôts. L’idée est de ne pas réduire la solution à une coupe sèche des dépôts, mais de la lier à des patrimoines publics et parapublics.

La question de l’or devient un argument central. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte l’affirmation selon laquelle la valeur des réserves d’or de la Banque du Liban aurait augmenté depuis le début de la crise, d’environ 14 milliards de dollars à environ 39 milliards. La lettre s’en sert pour soutenir qu’il existe des marges d’actifs. Elle s’en sert aussi pour contester un scénario où le déposant paierait seul.

“Nous ne sommes pas le problème”: communication défensive et appel au compromis

Le “livre ouvert” circule dans plusieurs titres. Nahar, 15 décembre 2025, publie des extraits qui reprennent l’idée que les banques commerciales “ne sont pas le problème” et se présentent comme “une partie de la solution”. Le texte demande un projet “étudié” et “supportable”, afin d’éviter un choc supplémentaire sur l’économie et sur les déposants. Il conclut en appelant à un compromis, tout en réaffirmant que la solution doit être “juste” et “tenable”.

Al Sharq, 15 décembre 2025, reprend la même argumentation, avec l’accent sur la restauration de la crédibilité du secteur et sur la stabilité financière. Le journal souligne aussi la demande de limiter un transfert de pertes vers les banques commerciales, jugé “غير عادل”.

Cette communication vise deux publics. Elle vise le pouvoir politique, car la loi se votera au Parlement. Elle vise aussi les déposants, qui restent la mesure de la confiance. L’association lie la protection des déposants à la reconstruction d’un secteur bancaire capable de financer l’économie. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte cette idée en insistant sur la restauration de la confiance et sur le retour de la croissance.

Conformité et “comptes suspects”: le tournant technique qui devient politique

En parallèle, un autre chantier avance: la conformité. Al Akhbar, 15 décembre 2025, décrit une mécanique de classification des “comptes suspects” liée à l’application de textes sur la “fajwa maliyya” et sur la levée partielle du secret bancaire. Le journal relie cette démarche à la logique “Know Your Customer” et à une mise à jour que la Banque du Liban préparerait pour répondre aux exigences du FMI et aux standards du FATF.

Le même article expose un point de tension avec la justice. Il évoque une demande du juge Chaito portant sur des opérations locales et internationales entre le 1er juillet 2019 et le 1er janvier 2023. Al Akhbar, 15 décembre 2025, indique que des banques contestent l’ampleur de la demande et brandissent la menace d’escalade. Le journal écrit aussi que cette bataille sert de levier pour demander des modifications profondes dans la structure du projet de loi sur la “fajwa maliyya” et la restitution des dépôts.

Le rôle de la Banque du Liban est décrit comme décisif. Al Akhbar, 15 décembre 2025, écrit que le gouverneur Karim Souaid aurait donné le signal d’une offensive des banques contre le juge Chaito et contre le FMI. Le passage suggère une coordination de fait sur une ligne de défense, face aux demandes d’informations et aux exigences de restructuration.

Le déposant face aux nouveaux filtres: fiscalité et origine des fonds

Ces exigences de conformité ont un coût social. Al Akhbar, 15 décembre 2025, écrit que des déposants, résidents et non-résidents, seraient appelés à produire des documents du ministère des Finances afin de prouver leur statut fiscal et l’origine des fonds. Présentée comme une exigence de transparence, la mesure ajoute des démarches à des ménages déjà épuisés par les restrictions.

Ce filtrage peut aussi influencer la confiance. Plus les procédures se multiplient, plus le déposant a le sentiment d’être suspecté. Dans le même temps, il attend des réponses sur les transferts réalisés au début de la crise. Cette asymétrie nourrit la colère et la défiance, même lorsque la logique internationale de conformité est mise en avant.

FMI et restructuration: la peur d’un choc bancaire ouvert

Le FMI reste un acteur de référence dans le débat. Al Akhbar, 15 décembre 2025, relie la bataille autour des informations demandées par le juge à une pression plus large du Fonds, présenté comme demandeur d’une restructuration profonde et d’une reconnaissance des pertes. Cette perspective est décrite comme une menace existentielle par les banques, qui y voient un risque de liquidation ou de recapitalisation imposée.

Dans le même registre, Al Sharq, 15 décembre 2025, cite Nicolas Chammas qui avertit qu’un projet divulgué peut provoquer une fuite des dépôts et des faillites. Il renvoie à l’article 115 du Code de la monnaie et du crédit et explique que la dette évoquée se loge dans un compte de la “khazina” à la Banque du Liban, qui enregistre des écarts liés aux ajustements du taux de change. Dans cette lecture, la question de l’origine de cette dette devient un débat public.

Électricité du Liban: un répit conditionné par les cargaisons et les tests

L’économie réelle dépend de l’électricité, donc de la stabilité des cargaisons. Ad Diyar, 15 décembre 2025, publie un communiqué d’Électricité du Liban annonçant un relèvement progressif de l’alimentation à partir du soir, avec un retour attendu au niveau du début de semaine suivante.

Le communiqué explique que des analyses réalisées par Veritas Bureau à Dubaï ont confirmé la conformité d’échantillons de gasoil. Il décrit le déchargement à Zahrani puis la poursuite vers Deir Ammar, en se référant à une décision du Conseil des ministres numéro 38 datée du 12 décembre 2025. Al Liwa’, 15 décembre 2025, reprend cette séquence et souligne l’exigence d’un second test sur des échantillons prélevés au Liban, analysés via Veritas Bureau à Dubaï.

Ce répit reste fragile. Il dépend d’un financement et d’une logistique qui peuvent se rompre. Il dépend aussi d’un contrôle qualité qui peut retarder la mise en service. Dans les entreprises, chaque rupture se traduit en coûts de générateurs. Chez les ménages, elle se traduit en dépenses contraintes.

Administration et retraites: la grève comme symptôme de l’économie bloquée

La crise se traduit aussi par une bataille sur les revenus. Al Akhbar, 15 décembre 2025, annonce une grève du secteur public et évoque des différends avec le gouvernement sur le système de retraites. Le journal décrit une colère liée à l’érosion des salaires et à la peur de voir les réformes se faire sur le dos des employés.

Dans l’économie du quotidien, une grève administrative bloque des dossiers et ralentit des transactions. Elle perturbe aussi des procédures fiscales. Elle renforce l’incertitude, au moment même où des déposants peuvent être sommés de fournir des documents officiels.

Agriculture et sécurité alimentaire: soutenir la production locale

Le secteur agricole offre un autre indicateur de fragilité. Ad Diyar, 15 décembre 2025, rapporte une déclaration d’une union agricole saluant le rôle du ministère de l’Agriculture et des initiatives communautaires pour soutenir les éleveurs. Le texte met en avant des campagnes de vaccination, un accompagnement vétérinaire et une aide logistique. Il insiste aussi sur la sécurité alimentaire comme “responsabilité nationale”.

Ce rappel reflète une économie de survie. La production locale devient une forme de stabilisation. Elle compense une importation coûteuse. Elle sert aussi de filet social, dans des régions où l’État fournit peu.

Économie: Bras de fer bancaire, exigences de conformité et tensions sur les services publics

Dépôts et “ordre financier”: le texte qui cristallise la crise

Le débat économique se concentre sur le projet de loi d’“al-intizam al-mali” et la restitution des dépôts. Dans un “livre ouvert” publié par Al Joumhouriyat le 15 décembre 2025, l’Association des banques du Liban affirme que la neuvième version du texte, divulguée dans les médias, comporte des défauts majeurs. Elle avertit d’un risque de pertes lourdes pour les déposants et d’un affaiblissement durable du secteur bancaire.

La lettre insiste aussi sur la croissance. Elle estime que le texte, dans sa logique actuelle, pourrait prolonger la récession et retarder le retour du crédit. Derrière cette formule, il y a une question simple: sans banques fonctionnelles, l’investissement reste bloqué et les entreprises vivent sur l’autofinancement ou sur le cash.

La lettre installe une idée directrice: la crise serait d’abord “systémique”. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, reprend l’argument selon lequel l’effondrement découle de décisions de l’État et de la Banque du Liban, notamment le maintien du taux de change et le financement du déficit. Le même passage relie ces politiques à l’usage des dépôts pour financer des programmes de soutien.

Pour étayer ce cadrage, l’association renvoie au rapport d’Alvarez & Marsal daté du 7 août 2023. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, cite ce rapport pour affirmer que la Banque du Liban ne publiait pas d’états conformes aux normes IFRS et que des pertes auraient été masquées sous une supervision jugée inefficace. L’enjeu est clair: déplacer la responsabilité vers l’État et la banque centrale, afin de réduire le poids financier et politique qui pèse sur les banques commerciales.

Une revendication juridique: l’État doit combler le déficit de la banque centrale

La lettre prend une tournure juridique. Elle cite l’article 113 du Code de la monnaie et du crédit pour soutenir que l’État doit couvrir le déficit de la Banque du Liban. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte cette référence comme un pivot de l’argument bancaire. L’association en tire une conclusion: les banques commerciales ne devraient pas être tenues de financer les pertes de la banque centrale.

Le document propose aussi une logique d’actifs. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, mentionne la prise en compte d’actifs de l’État et de la Banque du Liban, dont Middle East Airlines, des biens immobiliers et le Casino du Liban, présentés comme des leviers pour couvrir une partie des dépôts. L’idée est de ne pas réduire la solution à une coupe sèche des dépôts, mais de la lier à des patrimoines publics et parapublics.

La question de l’or devient un argument central. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte l’affirmation selon laquelle la valeur des réserves d’or de la Banque du Liban aurait augmenté depuis le début de la crise, d’environ 14 milliards de dollars à environ 39 milliards. La lettre s’en sert pour soutenir qu’il existe des marges d’actifs. Elle s’en sert aussi pour contester un scénario où le déposant paierait seul.

“Nous ne sommes pas le problème”: communication défensive et appel au compromis

Le “livre ouvert” circule dans plusieurs titres. Nahar, 15 décembre 2025, publie des extraits qui reprennent l’idée que les banques commerciales “ne sont pas le problème” et se présentent comme “une partie de la solution”. Le texte demande un projet “étudié” et “supportable”, afin d’éviter un choc supplémentaire sur l’économie et sur les déposants. Il conclut en appelant à un compromis, tout en réaffirmant que la solution doit être “juste” et “tenable”.

Al Sharq, 15 décembre 2025, reprend la même argumentation, avec l’accent sur la restauration de la crédibilité du secteur et sur la stabilité financière. Le journal souligne aussi la demande de limiter un transfert de pertes vers les banques commerciales, jugé “غير عادل”.

Cette communication vise deux publics. Elle vise le pouvoir politique, car la loi se votera au Parlement. Elle vise aussi les déposants, qui restent la mesure de la confiance. L’association lie la protection des déposants à la reconstruction d’un secteur bancaire capable de financer l’économie. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, rapporte cette idée en insistant sur la restauration de la confiance et sur le retour de la croissance.

Conformité et “comptes suspects”: le tournant technique qui devient politique

En parallèle, un autre chantier avance: la conformité. Al Akhbar, 15 décembre 2025, décrit une mécanique de classification des “comptes suspects” liée à l’application de textes sur la “fajwa maliyya” et sur la levée partielle du secret bancaire. Le journal relie cette démarche à la logique “Know Your Customer” et à une mise à jour que la Banque du Liban préparerait pour répondre aux exigences du FMI et aux standards du FATF.

Le même article expose un point de tension avec la justice. Il évoque une demande du juge Chaito portant sur des opérations locales et internationales entre le 1er juillet 2019 et le 1er janvier 2023. Al Akhbar, 15 décembre 2025, indique que des banques contestent l’ampleur de la demande et brandissent la menace d’escalade. Le journal écrit aussi que cette bataille sert de levier pour demander des modifications profondes dans la structure du projet de loi sur la “fajwa maliyya” et la restitution des dépôts.

Le rôle de la Banque du Liban est décrit comme décisif. Al Akhbar, 15 décembre 2025, écrit que le gouverneur Karim Souaid aurait donné le signal d’une offensive des banques contre le juge Chaito et contre le FMI. Le passage suggère une coordination de fait sur une ligne de défense, face aux demandes d’informations et aux exigences de restructuration.

Le déposant face aux nouveaux filtres: fiscalité et origine des fonds

Ces exigences de conformité ont un coût social. Al Akhbar, 15 décembre 2025, écrit que des déposants, résidents et non-résidents, seraient appelés à produire des documents du ministère des Finances afin de prouver leur statut fiscal et l’origine des fonds. Présentée comme une exigence de transparence, la mesure ajoute des démarches à des ménages déjà épuisés par les restrictions.

Ce filtrage peut aussi influencer la confiance. Plus les procédures se multiplient, plus le déposant a le sentiment d’être suspecté. Dans le même temps, il attend des réponses sur les transferts réalisés au début de la crise. Cette asymétrie nourrit la colère et la défiance, même lorsque la logique internationale de conformité est mise en avant.

FMI et restructuration: la peur d’un choc bancaire ouvert

Le FMI reste un acteur de référence dans le débat. Al Akhbar, 15 décembre 2025, relie la bataille autour des informations demandées par le juge à une pression plus large du Fonds, présenté comme demandeur d’une restructuration profonde et d’une reconnaissance des pertes. Cette perspective est décrite comme une menace existentielle par les banques, qui y voient un risque de liquidation ou de recapitalisation imposée.

Dans le même registre, Al Sharq, 15 décembre 2025, cite Nicolas Chammas qui avertit qu’un projet divulgué peut provoquer une fuite des dépôts et des faillites. Il renvoie à l’article 115 du Code de la monnaie et du crédit et explique que la dette évoquée se loge dans un compte de la “khazina” à la Banque du Liban, qui enregistre des écarts liés aux ajustements du taux de change. Dans cette lecture, la question de l’origine de cette dette devient un débat public.

Électricité du Liban: un répit conditionné par les cargaisons et les tests

L’économie réelle dépend de l’électricité, donc de la stabilité des cargaisons. Ad Diyar, 15 décembre 2025, publie un communiqué d’Électricité du Liban annonçant un relèvement progressif de l’alimentation à partir du soir, avec un retour attendu au niveau du début de semaine suivante.

Le communiqué explique que des analyses réalisées par Veritas Bureau à Dubaï ont confirmé la conformité d’échantillons de gasoil. Il décrit le déchargement à Zahrani puis la poursuite vers Deir Ammar, en se référant à une décision du Conseil des ministres numéro 38 datée du 12 décembre 2025. Al Liwa’, 15 décembre 2025, reprend cette séquence et souligne l’exigence d’un second test sur des échantillons prélevés au Liban, analysés via Veritas Bureau à Dubaï.

Ce répit reste fragile. Il dépend d’un financement et d’une logistique qui peuvent se rompre. Il dépend aussi d’un contrôle qualité qui peut retarder la mise en service. Dans les entreprises, chaque rupture se traduit en coûts de générateurs. Chez les ménages, elle se traduit en dépenses contraintes.

Administration et retraites: la grève comme symptôme de l’économie bloquée

La crise se traduit aussi par une bataille sur les revenus. Al Akhbar, 15 décembre 2025, annonce une grève du secteur public et évoque des différends avec le gouvernement sur le système de retraites. Le journal décrit une colère liée à l’érosion des salaires et à la peur de voir les réformes se faire sur le dos des employés.

Dans l’économie du quotidien, une grève administrative bloque des dossiers et ralentit des transactions. Elle perturbe aussi des procédures fiscales. Elle renforce l’incertitude, au moment même où des déposants peuvent être sommés de fournir des documents officiels.

Agriculture et sécurité alimentaire: soutenir la production locale

Le secteur agricole offre un autre indicateur de fragilité. Ad Diyar, 15 décembre 2025, rapporte une déclaration d’une union agricole saluant le rôle du ministère de l’Agriculture et des initiatives communautaires pour soutenir les éleveurs. Le texte met en avant des campagnes de vaccination, un accompagnement vétérinaire et une aide logistique. Il insiste aussi sur la sécurité alimentaire comme “responsabilité nationale”.

Ce rappel reflète une économie de survie. La production locale devient une forme de stabilisation. Elle compense une importation coûteuse. Elle sert aussi de filet social, dans des régions où l’État fournit peu.Société: Grèves, services essentiels sous pression et confiance fragilisée

Administration en arrêt: la grève comme baromètre social

La tension sociale se lit d’abord dans l’administration. Ad Diyar, 15 décembre 2025, rapporte l’appel de la Ligue des employés de l’administration publique à cesser le travail trois jours, du 15 au 17 décembre 2025. Le texte décrit une exaspération face à des engagements jugés non appliqués. Il souligne aussi l’idée d’une escalade possible si la réponse officielle reste floue. 

Cette grève a un double effet. D’une part, elle traduit la chute du pouvoir d’achat. D’autre part, elle expose la faiblesse de l’État au quotidien. Quand les guichets ferment, les procédures se bloquent. Les citoyens le ressentent vite. Les entreprises aussi, car elles dépendent des signatures et des documents. L’administration devient alors un thermomètre social.

Al Akhbar, 15 décembre 2025, donne une mesure précise de la revendication salariale. Le journal écrit que les employés et les retraités demandent de récupérer 50% de la valeur des salaires de 2019, puis d’étaler le reste sur 2026. Cette demande montre une rupture. Il ne s’agit plus d’une prime ponctuelle. Il s’agit d’un retour vers un niveau de vie perdu.

La même crise touche aussi le statut. Al Akhbar, 15 décembre 2025, explique que la question du régime de retraite du secteur public pèse sur toute réforme durable. Dès lors, la négociation sort du cadre technique. Elle devient politique. Elle suppose des votes. Elle suppose une capacité à trancher.

Ad Diyar, 15 décembre 2025, rapporte aussi un soutien syndical au droit de grève et un refus de faire porter aux salariés la responsabilité de l’effondrement. Cette ligne durcit le débat. Elle fixe un cadre moral. Elle renvoie la charge à l’État et au système financier. Elle prépare aussi le terrain à d’autres mouvements.

Electricite du Liban: l’amélioration du courant comme événement national

La société libanaise reste suspendue aux heures d’électricité. Ad Diyar, 15 décembre 2025, publie un communiqué de Electricite du Liban annonçant le début d’une hausse progressive de l’alimentation en courant. Le communiqué cite des résultats de tests réalisés par Veritas Bureau à Dubai, confirmant la conformité d’échantillons de gasoil. 

Le même texte décrit une chaîne logistique précise. Une partie de la cargaison est déchargée à Zahrani. Ensuite, le navire se dirige vers Deir Ammar pour vider le reste. Ad Diyar, 15 décembre 2025, relie cette opération à une décision du Conseil des ministres numéro 38 du 12 décembre 2025. 

Al Liwa’, 15 décembre 2025, insiste sur l’objectif affiché. Il s’agit d’éviter une panne générale et de gagner du temps. Le journal souligne aussi l’existence d’un second test sur des échantillons prélevés au Liban et envoyés à Veritas Bureau à Dubai. Cette précision rappelle une réalité simple. Les contrôles peuvent retarder l’alimentation. Mais ils répondent à une crainte sociale sur la qualité des cargaisons.

Dans la vie quotidienne, cette annonce ne reste pas technique. Elle touche les dépenses de générateur. Elle touche les ascenseurs. Elle touche le froid des frigos. Elle touche aussi l’école et le télétravail. Quand le courant revient un peu, la pression baisse. Quand il s’effondre, le stress revient d’un coup.

Le courant devient aussi un marqueur d’inégalité. Certains peuvent payer plus d’alternatives. D’autres subissent. Cette fracture traverse les quartiers. Elle traverse aussi les familles. Elle transforme la question énergétique en question sociale.

Défense civile: dangers urbains et gestes symboliques

Un autre reflet social apparaît dans les interventions d’urgence. Al Sharq, 15 décembre 2025, rapporte l’effondrement d’un immeuble à Haret Hreik après l’extinction d’un incendie. Le journal cite un communiqué de la Défense civile. Le feu aurait démarré dans un entrepôt situé au deuxième sous-sol. Le bâtiment était déjà endommagé. 

Le texte souligne un élément clé. Des fissures auraient été observées dans des colonnes, ce qui faisait craindre une chute. Les équipes ont évacué les habitants et imposé un périmètre. Aucune blessure n’a été enregistrée, selon la même source. 

Ce type d’épisode dit beaucoup. Il parle de bâtiments fragilisés. Il parle d’un urbanisme sous pression. Il parle aussi de services d’urgence qui compensent, parfois, les failles structurelles. L’évacuation devient une ligne entre accident et drame.

Le même Al Sharq, 15 décembre 2025, décrit aussi une initiative à Aqaybeh. La municipalité a accueilli un groupe de la Défense civile, avec la présence du directeur général, le général Imad Khreish. Les plongeurs ont placé une décoration de Noël complète au fond de la mer Méditerranée, à 23 mètres de profondeur, au large de la plage. 

Le geste est symbolique, mais il est social. Il propose une image positive. Il renforce un sentiment de communauté. Il montre aussi que des institutions cherchent à exister autrement que par l’urgence. Dans un pays fatigué, ces scènes comptent.

Eau et énergie solaire: petites infrastructures, grands effets

L’accès à l’eau est un autre terrain social. Nahar, 15 décembre 2025, rapporte l’inauguration d’une station de pompage d’eau fonctionnant à l’énergie solaire à Baakline, avec la présence de personnalités locales et d’élus. Le journal évoque aussi une visite dans un centre de soins primaires équipé auparavant par une fondation. 

Ce type de projet répond à un besoin concret. Quand le courant manque, l’eau manque aussi. Les stations solaires réduisent la dépendance au diesel. Elles stabilisent un service vital. Elles diminuent parfois la facture locale.

La multiplication de ces projets raconte une autre tendance. L’État se retire. Les collectivités et les fondations occupent l’espace. Cela aide, mais cela fragmente. Les régions les mieux organisées avancent plus vite. Les autres attendent.

Argent liquide et transparence: le “loto” comme miroir de la défiance

La question de la confiance traverse aussi des sujets plus inattendus. Nahar, 15 décembre 2025, écrit qu’une victoire importante à la loterie a relancé les questions sur la transparence, surtout après plusieurs semaines d’accumulation de jackpots. Le journal rapporte que certains relient la hausse des montants à des dates ou à des occasions. 

Nahar, 15 décembre 2025, cite le directeur général de la Lebanese Lottery Company, George Gharib. Il affirme que le jeu est soumis à une surveillance officielle complète. Il insiste aussi sur le respect des normes de la World Lottery Association. Il affirme qu’une manipulation après le tirage serait techniquement impossible. 

Le journal pose aussi une question pratique: pourquoi payer en cash. Dans le Liban de la crise, la réponse est sociale. Le cash devient synonyme de certitude. Le virement et le chèque rappellent les blocages bancaires. Le geste de paiement, même légal, devient donc un sujet de suspicion.

Cette séquence montre un fait plus large. La société réclame des preuves. Elle réclame des contrôles visibles. Elle le fait parce que la confiance est usée. Elle le fait aussi parce que l’argent est devenu un terrain de conflit permanent.

Sommeil, fatigue et routines: la santé comme sujet public

La crise pèse aussi sur les corps. Al Joumhouriyat, 15 décembre 2025, publie un dossier sur le sport le soir et le sommeil. Le journal explique que les exercices légers à modérés le soir semblent, en général, compatibles avec un bon sommeil. Il souligne que le problème apparaît surtout avec des séances très intenses et tardives. 

Le même dossier insiste sur le contexte. La lumière forte de la salle peut perturber l’horloge interne. Les boissons contenant de la caféine peuvent aggraver le problème. Enfin, il est recommandé de garder un délai, d’environ trois heures, entre un effort très dur et le coucher. 

Ce sujet semble léger, mais il ne l’est pas. Beaucoup de Libanais n’ont plus d’horaires stables. Ils cumulent les tâches. Ils subissent le bruit. Ils vivent au rythme des coupures. Le sommeil devient une ressource rare. Donc, la santé passe par des conseils concrets, pas seulement par l’hôpital.

Diaspora et cohésion: le geste de Sydney comme récit social

La diaspora reste un miroir. Al Quds, 15 décembre 2025, raconte l’attaque de Bondi à Sydney pendant une célébration de Hanukkah, et décrit la circulation d’images montrant un civil désarmant un assaillant. Le journal identifie cet homme comme Ahmad al-Ahmad et rapporte qu’il a été blessé par balles. 

Al Quds, 15 décembre 2025, cite aussi des responsables australiens qui ont salué ce geste et qualifié l’homme de héros. Dans la même séquence, Al Sharq Al Awsat, 15 décembre 2025, décrit le choc national en Australie, le bilan de victimes et l’onde politique qui a suivi. 

Pour la société libanaise, ce récit produit plusieurs effets. Il renforce une fierté de diaspora. Il renforce aussi une émotion, car la violence frappe même loin. Enfin, il sert de message social. Le geste d’un musulman protégeant des participants à une fête juive devient un symbole de coexistence. Il contraste avec les discours de haine. Il rappelle que l’acte individuel peut sauver des vies.

Ce récit rejoint un besoin collectif. Beaucoup de Libanais doutent des institutions. Ils cherchent des preuves de courage et de solidarité. Ils les trouvent parfois dans des scènes extérieures. Puis ils les réinjectent dans leur imaginaire national.

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