Intensification des combats au Liban
Le conflit Israël-Hezbollah a atteint un nouveau sommet avec des frappes israéliennes intensifiées dans le sud du Liban. Le Haaretz met en lumière les bombardements de la ville de Nabatieh, où les infrastructures médicales sont saturées, créant une crise humanitaire majeure. Les frappes israéliennes ciblent les installations du Hezbollah, tandis que l’organisation islamiste continue de lancer des roquettes vers le nord d’Israël. Cette situation provoque la fuite de nombreux civils israéliens et alimente la peur dans les régions frontalières. Le Hezbollah, selon plusieurs rapports, a accru ses capacités offensives en utilisant des drones et des missiles à longue portée, frappant plusieurs bases militaires israéliennes.
Le Jerusalem Post détaille la mort de plusieurs commandants du Hezbollah, y compris Khalil Hussein Khalil al-Maqdah, lors de frappes ciblées. Les bases de lancement de roquettes, les centres de commandement et les stocks d’armes du Hezbollah ont été particulièrement visés par l’armée israélienne. Cependant, comme l’indique le Yedioth Ahronoth, malgré cette intensification des combats, le Hezbollah n’a mobilisé qu’environ 10 % de sa puissance de frappe. Cela laisse présager une escalade potentielle si l’organisation décide de lancer une offensive plus massive. Cette dynamique a également conduit à une expansion des attaques israéliennes dans la vallée de la Békaa et à Beyrouth, y compris dans les zones autrefois considérées comme des refuges sûrs.
Répercussions économiques du conflit
Les retombées économiques de la guerre sont particulièrement lourdes pour Israël. Le Maariv rapporte que 71 % des Israéliens soutiennent une invasion militaire à grande échelle du Liban, reflétant le soutien populaire aux mesures de sécurité renforcées pour protéger le nord du pays. Cependant, cet appui s’accompagne de répercussions économiques importantes. La fermeture d’entreprises dans le nord d’Israël, la paralysie des secteurs du tourisme et de l’agriculture, ainsi que les coûts croissants des opérations militaires contribuent à une pression économique massive.
Le Haaretz ajoute que le gouvernement israélien pourrait être contraint de relever les impôts pour financer l’effort de guerre. Cette mesure serait impopulaire, mais essentielle pour couvrir les dépenses militaires, qui augmentent à mesure que le conflit s’intensifie. De plus, la fermeture des entreprises dans des régions comme la Galilée affecte directement le marché du travail. Le gouvernement envisage des mesures de soutien aux travailleurs déplacés, mais les fonds disponibles sont limités. Les pertes économiques pour les fermiers israéliens, dont les champs sont ravagés par les incendies causés par les roquettes du Hezbollah, sont également un sujet de préoccupation majeure.
Crise politique et pression intérieure
Sur le plan politique, le gouvernement de Netanyahu subit de fortes critiques pour sa gestion de la sécurité avant l’attaque surprise du Hamas le 7 octobre. Le Times of Israel souligne que les familles des victimes et des otages critiquent le gouvernement pour son manque de préparation. Ces critiques concernent également l’ampleur des dégâts causés par le Hezbollah dans le nord du pays. Certaines factions au sein de la coalition gouvernementale appellent à une intensification de l’offensive contre le Hezbollah, tandis que d’autres appellent à la prudence, craignant que cela ne déclenche une guerre totale avec le Liban.
Une partie de la population et des personnalités politiques accuse également le gouvernement d’avoir négligé les alertes de sécurité avant l’attaque du 7 octobre, ce qui a coûté la vie à des centaines d’Israéliens. Des appels à une enquête indépendante se multiplient. Le Yedioth Ahronoth rapporte que cette pression interne, combinée aux critiques extérieures, a sapé la confiance de la population dans le gouvernement. Cette crise de confiance est exacerbée par la gestion chaotique des opérations militaires et des évacuations massives, qui a mis en lumière certaines failles logistiques.
Diplomatie et relations internationales
Le soutien international, bien que solide, commence également à s’effriter en raison des pertes civiles croissantes dans le sud du Liban. Les Nations Unies et plusieurs pays européens ont exhorté Israël à respecter le droit international humanitaire, notamment en réduisant les frappes sur des zones civiles. Le Times of Israel rapporte que les États-Unis continuent de soutenir diplomatiquement Israël, tout en insistant pour que l’armée israélienne évite de cibler des civils et respecte les conventions internationales. Malgré ces efforts, Washington reste préoccupé par l’ampleur de la destruction au Liban et par le risque d’une escalade plus large impliquant l’Iran, un allié clé du Hezbollah.
Le Yedioth Ahronoth met également en lumière les craintes des services de renseignement israéliens quant à une possible attaque coordonnée entre l’Iran et le Hezbollah. Si cette situation devait se concrétiser, Israël pourrait faire face à une guerre sur plusieurs fronts, ce qui rendrait la situation encore plus complexe. En parallèle, Israël tente de maintenir ses relations avec les pays arabes modérés, notamment l’Égypte et la Jordanie, qui ont exprimé leur inquiétude face à la possibilité d’une extension du conflit à la région entière. Les pressions diplomatiques s’intensifient pour éviter une guerre totale avec le Hezbollah, mais l’issue reste incertaine.
Impacts humanitaires et sociaux
Le coût humain du conflit ne cesse de croître, tant au Liban qu’en Israël. Les frappes israéliennes ont causé la mort de centaines de civils libanais, selon des rapports du Jerusalem Post. De son côté, Israël fait face à des vagues d’évacuation massives dans le nord du pays, avec des milliers de civils déplacés et des infrastructures civiles endommagées. Le Times of Israel rapporte que les autorités israéliennes tentent de gérer ces évacuations tout en fournissant des abris temporaires aux civils. Cependant, l’incertitude et la peur de nouvelles attaques continuent d’alimenter un climat de tension sociale.
Les organisations internationales, y compris les Nations Unies, ont exprimé leurs préoccupations concernant la situation humanitaire au Liban. Le sud du Liban, en particulier, est confronté à une crise humanitaire majeure, avec des hôpitaux surchargés et des pénuries de médicaments et de nourriture. Le Haaretz évoque les difficultés croissantes pour acheminer l’aide humanitaire dans les zones de combat, où les populations civiles sont prises au piège entre les frappes israéliennes et les attaques du Hezbollah.



