Dans un contexte de forte instabilité provoquée par le conflit entre Israël et le Hezbollah, le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, a tenté de rassurer en écartant l’idée d’une guerre civile imminente au Liban. Dans une interview accordée au journal italien Il Sole 24 Ore, Geagea a évoqué les tensions grandissantes entre les déplacés libanais et les communautés hôtes, tout en affirmant que ces frictions, bien qu’inquiétantes, ne mèneraient pas à une guerre civile.
Pas de volonté de guerre civile parmi les factions libanaises
Geagea a rappelé qu’il faut « être deux pour danser le tango » de la guerre civile, soulignant qu’aucun groupe ou faction majeure au Liban ne souhaite un retour au conflit fratricide. Il a néanmoins reconnu la peur omniprésente parmi les civils, notamment celle d’être pris dans les frappes aériennes visant des membres du Hezbollah cachés parmi les populations. Pour lui, réduire les risques de tels incidents est une responsabilité partagée par tous.
Un Hezbollah politique après la guerre ?
Interrogé sur l’avenir du Hezbollah après le conflit, Geagea a proposé un modèle dans lequel le Hezbollah pourrait évoluer vers un rôle purement politique. Il a reconnu la large base de soutien populaire du Hezbollah au sein de la communauté chiite et a affirmé respecter cette réalité. Cependant, il a fermement insisté sur l’idée que le Hezbollah ne pourrait pas être à la fois un acteur politique et une milice armée indépendante de l’État. Selon lui, bien que le Hezbollah puisse maintenir ses liens politiques avec l’Iran, cette relation ne doit pas justifier une double implication militaire et politique au sein du Liban.
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