Samedi 10 janvier 2026, une secousse a été signalée au large des côtes de Beyrouth. Les notifications automatiques ont circulé vite, avec les imprécisions habituelles des premières minutes : magnitude autour de 4 selon certains réseaux, profondeur et localisation affinées ensuite au gré des recalages. Ce type d’épisode n’est pas un “indice” d’hydrocarbures. C’est un rappel de contexte : en Méditerranée orientale, la sismicité fait partie du paysage économique autant que du paysage géologique. Elle pèse sur la valeur du bâti, sur le coût des assurances, sur la perception du risque et, au bout de la chaîne, sur le coût du capital.
Ce rappel tombe au moment où l’État relance l’offshore. Un consortium mené par TotalEnergies, avec Eni et QatarEnergy, a reçu un permis sur le bloc 8, avec un programme initial centré sur une acquisition de sismique 3D (de l’ordre de 1 200 km²) destinée à mieux caractériser le sous-sol. Dans une période où le Liban cherche une respiration financière, cette exploration devient vite un objet politique : la promesse de revenus futurs, même lointains, même incertains, se glisse dans le débat public. Or l’équation libanaise ne se lit pas seulement en “potentiel” et en “barils équivalent pétrole”. Elle se lit en coûts indirects, souvent invisibles au moment de l’annonce, mais déterminants au moment de la décision d’investir : normes, renforcement du bâti, litiges, risques réputationnels, crédibilité régulatrice, et capacité de l’État à encadrer un secteur à haute sensibilité.
L’exploitation d’hydrocarbures ne crée pas la sismicité libanaise. Mais elle peut ajouter des expositions, déclencher des controverses et renforcer la prime de risque sur un pays déjà fragile. Et surtout, elle oblige à une comptabilité honnête : qui paiera la résilience, et à quel moment ?
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Un pays dans un coude tectonique : la centralité de Yammouneh
Dire que “le Liban est en zone sismique” est une formule trop large pour être utile. Le pays se trouve sur le grand système de failles du Levant, prolongement régional d’un décrochement majeur qui sépare des blocs tectoniques sur des centaines de kilomètres. Dans sa portion libanaise, ce système forme un coude compressif, souvent décrit comme une zone de “restraining bend” : la déformation ne s’exprime pas seulement en coulissement horizontal, elle s’accompagne de composantes compressives, de reliefs, de structures secondaires et de segments multiples qui se partagent la contrainte.
Dans cette architecture, la faille de Yammouneh est généralement considérée comme une structure maîtresse à terre. Elle ne résume pas à elle seule l’aléa libanais, mais elle en est une colonne vertébrale : c’est une ligne tectonique active, longue, structurante, associée à une histoire sismique analysée par la recherche et à des ruptures compatibles avec des scénarios sévères. Le point mérite une précision immédiate : Beyrouth n’est pas “posée” sur la faille de Yammouneh, qui suit davantage l’intérieur du pays. Mais l’aléa ne se calcule pas comme une simple distance à une seule faille. Il résulte d’un ensemble de structures, dont des branches terrestres et des structures offshore qui concernent directement le littoral.
C’est là que se trouve l’une des fausses évidences du débat public : imaginer que la sismicité “appartient” aux montagnes. Le littoral, lui, est exposé à des scénarios propres, notamment via des structures au large, en particulier des systèmes de chevauchement discutés par la littérature comme susceptibles de produire de forts séismes et, dans certaines configurations, un risque de tsunami.
L’offshore n’est pas un “ailleurs” : Mount Lebanon Thrust et aléa côtier
Au large du Mont-Liban, la recherche géophysique a mis en avant des structures de compression, dont une grande zone de chevauchement souvent désignée sous le nom de Mount Lebanon Thrust. L’intérêt d’un tel objet scientifique n’est pas de nourrir un imaginaire catastrophe, mais de rappeler que l’aléa côtier ne relève pas d’un simple “éloignement des failles terrestres”. Une structure offshore active peut, si elle rompt, produire une sismicité très ressentie sur le littoral et créer des effets secondaires (glissements sous-marins, vagues) qui ne suivent pas les mêmes règles que la rupture d’un décrochement terrestre.
Dans un pays où la majorité de la population, des actifs économiques et des infrastructures se concentrent près de la côte, l’aléa côtier n’est pas un sujet de laboratoire. Il devient un paramètre de valeur : valeur des biens, valeur des garanties, valeur des investissements. Quand un État annonce une relance offshore, il invite mécaniquement les marchés et le public à regarder le littoral comme un espace à la fois d’opportunité et de risque.
Séismes “justifiés” : l’histoire suffit à encadrer le risque
Le Liban n’a pas besoin d’une hypothèse pour parler de grands séismes : il a une mémoire sismique. Pour le littoral, l’événement de 551 après J.-C. est régulièrement cité comme un séisme majeur associé à un tsunami dévastateur dans les chroniques de l’époque, et discuté par la recherche comme compatible avec une source offshore au large du Mont-Liban. Quelle que soit la finesse des débats sur la structure exacte impliquée, l’enseignement reste simple : la côte a connu des catastrophes sismo-marines.
Pour l’intérieur, les grands événements historiques de la région (dont 1202 et la séquence de 1759) sont analysés à travers l’histoire, la macro-sismologie et la paléosismicité. Les débats d’attribution de segments — telle rupture sur telle branche plutôt que sur telle autre — ne changent pas l’essentiel : des ruptures majeures ont existé, et elles sont compatibles avec les structures actives reconnues dans le système du Levant.
Enfin, un pays n’a pas besoin d’un “grand 551” pour souffrir. L’épisode de Chhim en 1956 rappelle qu’une magnitude plus modeste, dans un contexte de vulnérabilité du bâti, peut provoquer des destructions lourdes et un bilan humain dramatique. C’est une leçon de finance publique : le coût d’un séisme n’est pas seulement une fonction de sa magnitude, c’est une fonction de l’exposition et de la vulnérabilité. Les mêmes secousses ne coûtent pas la même chose à des sociétés différentes.
Exploration et exploitation : deux régimes économiques
Le bloc 8 est, à ce stade, un projet d’exploration. Cela paraît évident dans le langage des énergéticiens, mais ce point est souvent brouillé dans le débat public.
L’exploration commence par l’acquisition de données (sismique 2D/3D), leur traitement, leur interprétation, puis la sélection de prospects. Vient ensuite, si les résultats sont jugés prometteurs, le forage exploratoire, qui reste une opération risquée : on peut trouver, mal trouver, ou ne pas trouver. En cas de découverte, il faut forer des puits d’évaluation (“appraisal”) pour confirmer volumes et productivité, puis déclarer une commercialité. Ce n’est qu’après cette étape qu’apparaît la décision lourde : financer un développement, construire des installations, organiser la production, puis gérer l’exploitation sur une longue période.
À chaque étape, l’option devient plus coûteuse, mais l’incertitude ne disparaît jamais totalement. Dans un pays stable, cela se gère par des contrats, des assurances, des règles, une administration solide. Dans un pays fragile, cette chaîne se surcharge : le risque pays devient une variable de rentabilité.
Sismicité induite : causalité possible, mais mécanisme précis
Il faut maintenant distinguer deux choses que le débat confond souvent.
D’un côté, la sismicité naturelle libanaise : elle est liée à la tectonique régionale, à des failles actives connues, à des structures offshore, et elle existera avec ou sans exploitation.
De l’autre, la sismicité induite ou déclenchée : certaines activités humaines peuvent augmenter la probabilité de secousses en modifiant la pression ou les contraintes dans le sous-sol. Le mécanisme typique, dans les cas modernes les mieux documentés, est l’injection de fluides en profondeur. Si cette injection communique avec un réseau de fractures et de failles précontraintes, elle peut augmenter la pression de pore, diminuer la friction effective et faciliter le glissement. Ce n’est ni automatique ni universel : la plupart des opérations profondes ne déclenchent pas de secousses ressenties. Mais lorsque les conditions sont réunies — volumes, pressions, durée, proximité d’une faille, connectivité — la causalité est suffisamment robuste pour qu’elle soit encadrée par des dispositifs réglementaires dans plusieurs pays.
L’offshore méditerranéen n’est pas une copie de certains bassins onshore où la réinjection d’eaux de production a généré des séquences sismiques marquées. Les contextes diffèrent, les volumes et les procédures peuvent différer, l’environnement de surveillance aussi. Mais la question économique, au Liban, n’est pas seulement la probabilité technique. C’est la manière dont une société réagit à un signal faible, dont les marchés réagissent à une controverse, et dont un État gère une crise de confiance.
L’Alsace (Vendenheim) : un précédent français qui établit la sensibilité politique
En France, un cas récent a marqué les esprits : le projet de géothermie profonde de Vendenheim, au nord de Strasbourg. Une séquence de secousses ressenties a été associée au site, avec des événements approchant une magnitude de l’ordre de 3,5 selon les estimations, survenus durant la période d’activité et, pour certains, dans la phase qui a suivi l’arrêt des opérations. Le débat a immédiatement quitté le terrain de la seule science pour devenir un sujet politique et juridique : perception du risque en zone urbanisée, dommages allégués, anxiété collective, contestation.
La réponse administrative a été nette : arrêt du projet, multiplication d’expertises, et transformation du dossier en contentieux et en débat public durable. L’intérêt de Vendenheim, dans un article sur le Liban, n’est pas d’assimiler géothermie et hydrocarbures. Il est de rappeler une réalité européenne : une activité profonde peut générer une sismicité ressentie, et l’acceptabilité peut s’effondrer très vite, y compris dans des pays dotés d’institutions solides. Cette fragilité de l’acceptabilité n’est pas un détail : c’est un coût.
Car le coût n’est pas seulement l’arrêt technique. C’est le coût de la défiance : défiance envers l’opérateur, défiance envers le contrôle public, défiance envers la parole politique. Et une défiance durable s’inscrit ensuite dans le prix du risque : primes d’assurance, conditions de financement, incertitudes réglementaires.
Bâle : quand la “gestion par seuils” ne supprime pas le risque
Un autre précédent européen souvent discuté est celui de Bâle, en Suisse, autour d’un projet de géothermie stimulée. Là aussi, l’injection a été suivie de secousses ressenties, conduisant à des décisions d’arrêt, à une gestion de crise et à un retour d’expérience durable. La leçon est utile : même avec des dispositifs de type “traffic light” — ralentir ou stopper au-delà d’un seuil — il existe un risque résiduel, et une possible traîne d’événements après l’arrêt. Autrement dit : le risque n’est pas parfaitement “réversible” au moment où la pression politique monte.
C’est une leçon financière : une activité profonde peut créer un risque de cash-flow non pas seulement par le coût de l’opération, mais par la possibilité d’un arrêt, d’une restriction, d’un moratoire, et d’un contentieux. Dans un pays déjà fragile, cette possibilité pèse plus lourd.
Groningen : la démonstration d’une externalité qui détruit un contrat social
Pour comprendre la logique économique des externalités, Groningen est un cas d’école. Aux Pays-Bas, l’extraction de gaz a été associée à une sismicité induite récurrente, à des dommages sur le parc résidentiel, à un sentiment d’abandon des habitants, et à une crise politique majeure. Malgré l’importance des revenus générés par le champ sur des décennies, l’État a fini par réduire puis arrêter la production.
Le détail technique importe moins que la logique institutionnelle : même dans un pays riche, la combinaison “secousses répétées + dommages + réparations lentes + perception d’injustice” peut faire basculer la rentabilité politique d’un projet. Les coûts d’indemnisation, de renforcement, de gestion des sinistres et de restauration de la confiance deviennent un fardeau. Et, surtout, une rente ne protège pas un État contre la perte de crédibilité si la société estime que la sécurité a été sacrifiée.
Pour le Liban, l’enseignement est dur : si une externalité a pu devenir ingérable dans un pays robuste, elle peut devenir explosive dans un pays fragile, avec beaucoup moins de secousses et beaucoup moins de dommages. La fragilité institutionnelle réduit le seuil de tolérance.
L’économie du risque : la rentabilité ne se lit pas au prix du gaz, mais au coût total
Il faut maintenant regarder l’équation comme le ferait un investisseur, un assureur, un juge et un ménage. Un projet offshore n’est “viable” que si les cash-flows attendus compensent non seulement les coûts industriels, mais aussi la prime de risque liée au pays et à l’environnement.
Dans un État stable, le risque sismique se traduit par des coûts de conception, de normes, de procédures, et par une assurance. Dans un État fragile, il se traduit par une augmentation de la prime de risque et par une probabilité plus élevée de crise de confiance. Cette crise, elle, se paie par des arrêts, des renégociations, des contentieux et une hausse du coût du capital.
Trois canaux dominent.
Le premier est le canal financier : coût du capital et conditions de financement. Plus l’incertitude politique et juridique est élevée, plus les investisseurs exigent une rémunération du risque. Ce n’est pas une opinion, c’est la mécanique de l’actualisation : le même projet devient non rentable si le taux d’actualisation grimpe, ou si les cash-flows deviennent instables (arrêts, restrictions, retards).
Le deuxième est le canal assurantiel : primes, exclusions, non-assurabilité partielle. Dans les pays où l’assurance est profonde, l’externalité est en partie absorbée par le marché. Dans les pays où l’assurance est faible, elle est absorbée par l’État et par les ménages, avec un coût social et politique majeur.
Le troisième est le canal juridique : responsabilité, causalité, preuve. Dès qu’une activité profonde est suspectée d’avoir déclenché des secousses, la question bascule sur le terrain judiciaire : qui est responsable, quel lien de causalité, quel niveau de preuve, quelle indemnisation. La causalité sismique est rarement simple : elle exige des données, des expertises, des séries temporelles, des paramètres d’injection, des mesures de référence. L’absence de données est un coût : elle alimente la suspicion et fragilise la défense.
Qui paie quoi : la ligne de fracture invisible
Une promesse de rente offshore est souvent présentée comme un “gain national”. Dans la pratique, la répartition des coûts et des bénéfices est plus conflictuelle.
L’opérateur paie l’acquisition de données, les forages, les installations, et supporte des risques industriels. Il peut aussi être tenu par le contrat et la loi de financer des mesures HSE, des études, des dispositifs de monitoring et des contributions spécifiques.
L’État encaisse des revenus si la production arrive : redevances, partage de production, fiscalité, bonus éventuels selon les règles. Mais l’État porte aussi des coûts de régulation : administrations, inspections, systèmes de contrôle, réseaux de surveillance, capacité d’expertise. Et surtout, il porte un coût politique : en cas de secousse ressentie ou de dommages, l’État est attendu, même s’il est pauvre. Il devient “assureur en dernier ressort” par l’aide, la reconstruction, les arbitrages.
Les ménages paient souvent la part la plus silencieuse : la vulnérabilité du bâti, le coût de renforcement, la dégradation de valeur, les réparations, la hausse de primes quand elle existe, et la perte de confiance qui gèle l’investissement immobilier.
C’est le cœur du sujet : un projet peut être “rentable” pour un opérateur, “prometteur” pour un État, et pourtant “coûteux” pour une société si l’externalité n’est pas internalisée par des mécanismes crédibles. Et un pays où la société ne croit pas à l’équité de ces mécanismes est un pays où la prime de risque augmente.
Normes, bâti, microzonage : la facture la plus lourde est déjà là
La tentation est de se focaliser sur une question spectaculaire : “l’exploitation peut-elle provoquer des séismes ?” Or la facture la plus lourde est indépendante de cette hypothèse. Elle s’appelle le parc bâti.
Le Liban possède un stock immobilier hétérogène, construit sur plusieurs décennies, avec des niveaux de contrôle et de conformité variables. Une norme, même moderne, ne rend pas conforme un immeuble construit avant son adoption. Et la crise économique a souvent réduit la maintenance, accéléré la dégradation, et favorisé l’informalité de certains travaux. Cette réalité rend le pays structurellement vulnérable. Dès lors, tout ce qui augmente le risque perçu — y compris une controverse liée à une activité profonde — renchérit le coût social du risque.
Dans un pays sérieux, l’aléa sismique déclenche une politique de microzonage, d’inventaire des bâtiments, de priorisation des infrastructures critiques, de renforcement ciblé, de contrôle d’exécution. Ce sont des dépenses longues, politiquement ingrates, mais économiquement rationnelles : elles réduisent la perte attendue.
Dans un pays en crise, ces dépenses sont repoussées. L’offshore, alors, devient un mirage dangereux : la promesse de recettes futures peut servir d’alibi à l’inaction, alors même que le risque est présent aujourd’hui. Pire : elle augmente l’exigence de la société. Si un État annonce des revenus futurs, on lui demandera, tôt ou tard, pourquoi la résilience n’a pas progressé.
Transparence et données : la condition minimale d’un projet défendable
Les controverses modernes sur la sismicité induite ont un point commun : la bataille des données. Sans mesures de référence (baseline), sans monitoring dense, sans publication régulière, sans accès aux paramètres opérationnels lorsque c’est pertinent, l’opinion ne croit pas. Et lorsque l’opinion ne croit pas, le projet devient ingérable.
Cela n’a rien d’idéologique. C’est une règle de gouvernance du risque. Un pays qui veut exploiter une ressource dans un contexte sismique doit être capable d’organiser la preuve : preuve que l’aléa naturel est suivi, preuve que l’activité est encadrée, preuve que les signaux faibles sont détectés tôt, preuve que des procédures existent et sont appliquées. Sinon, toute secousse devient une crise politique, et toute crise politique devient un coût financier.
Pour le Liban, ce point est critique : la fragilité institutionnelle et la crise de confiance rendent la transparence non pas souhaitable, mais indispensable. Une administration incapable de produire des données crédibles et de les publier n’augmente pas seulement le risque “technique”. Elle augmente le risque de blocage.
Deux scénarios : exploitation ou non-exploitation, et une même contrainte
Si l’exploration aboutit et qu’une exploitation devient possible, le pays entre dans un régime où les bénéfices potentiels existent, mais où les exigences de crédibilité explosent. Il faut une gouvernance robuste, une régulation capable, une transparence des données, et une gestion des externalités qui soit vue comme juste. Faute de quoi, la rente reste théorique : elle se heurte à la prime de risque, aux arrêts, aux litiges et à l’instabilité.
Si l’exploration n’aboutit pas, ou si l’exploitation est jugée non viable, le Liban perd une option de revenus. Mais il ne perd pas le problème principal : l’exposition sismique structurelle et la vulnérabilité du bâti. Dans ce scénario, la question devient plus nue : la résilience doit être financée autrement, sans l’illusion d’une rente future.
Dans les deux cas, la secousse du 10 janvier ne “prouve” rien sur le gaz. Elle rappelle tout sur le pays : le Liban vit avec un risque tectonique majeur, articulé autour de structures terrestres centrales comme Yammouneh et de structures offshore qui concernent la côte. La question économique n’est pas de savoir si un projet offshore “peut rapporter” en théorie. Elle est de savoir s’il peut rapporter dans un cadre où le risque est internalisé, où la répartition des coûts est acceptable, et où l’État peut produire la preuve qu’il contrôle ce qu’il autorise.



