Tag: influence régionale
De l’accord de Taëf à aujourd’hui : 30 ans de blocage politique au Liban
Trente ans après sa signature, l’accord de Taëf, censé garantir la paix et l’équilibre confessionnel, est devenu une prison institutionnelle. Le Liban reste piégé dans un système de blocage politique où chaque communauté dispose d’un droit de veto. La réforme du Taëf, pourtant indispensable, demeure le tabou fondateur du régime.
Les États-Unis reviennent au Liban : la mission Ortagus et le retour de la...
La visite de Morgan Ortagus à Beyrouth symbolise le retour affirmé des États-Unis sur la scène libanaise. Washington lie désormais son aide économique et militaire à des réformes structurelles et à la lutte contre la corruption. Cette mission marque une nouvelle phase de diplomatie d’influence, entre stabilité promise et contrôle stratégique.
Riyad revient à Beyrouth : le grand retour diplomatique saoudien
#DIPLOMATIE: L’Arabie saoudite renoue activement avec le Liban en réorganisant ses partenariats politiques et économiques. Moins visible qu’auparavant, ce retour s’appuie sur des investissements ciblés et une diplomatie d’influence calibrée. Riyad privilégie désormais la stabilité et l’impact durable, dans un contexte de recomposition régionale où sa présence stratégique vise à contrebalancer les influences rivales. Le Liban devient un terrain clé pour cette nouvelle approche diplomatique saoudienne, entre prudence tactique et réengagement calculé.
Un Hezbollah sans Nasrallah : les funérailles comme baromètre de l’avenir du mouvement
Les funérailles de Hassan Nasrallah vont marquer un moment historique pour le Hezbollah et la région. Entre démonstration de force et signes de vulnérabilité, elles ont révélé les tensions internes et les incertitudes entourant la succession de Naim Kassem. Alors que l’Iran affirme son soutien total, le Hezbollah doit faire face à des défis économiques, militaires et politiques, au Liban comme à l’échelle régionale. Son avenir dépendra de sa capacité à maintenir son influence sans son chef emblématique.
Les États-Unis et le Liban : pourquoi Washington reste en retrait ?
Alors que la France et le Qatar tentent de débloquer la crise gouvernementale au Liban, les États-Unis adoptent une posture plus prudente. Washington refuse de soutenir un gouvernement dominé par le Hezbollah, tout en évitant une confrontation directe avec le parti chiite. Les alliés traditionnels des États-Unis au Liban expriment leur frustration face à ce retrait, tandis que la place de Washington dans le jeu politique libanais semble de plus en plus réduite.
Impasse politique au Liban : Vers une sortie de crise ?
Le Liban reste dans l’impasse politique, avec des blocages autour de la formation d’un gouvernement sous Nawaf Salam. Nabih Berri, président du Parlement, joue un rôle central dans les négociations, mais les rivalités entre factions pro-iraniennes et pro-saoudiennes freinent les avancées. Emmanuel Macron, lors de sa visite le 17 janvier 2025, a plaidé pour des réformes et une accélération du processus. Sans gouvernement, la crise économique s’aggrave, menaçant la stabilité du pays.
L’Arabie saoudite se positionne : un soutien décisif à Joseph Aoun
L’Arabie saoudite a exprimé son soutien à Joseph Aoun, commandant de l’armée libanaise, comme candidat à la présidence. Cette position, alignée avec celle des États-Unis, reflète une stratégie visant à promouvoir des réformes et à limiter l’influence du Hezbollah. Le général Aoun est perçu comme une figure consensuelle capable de restaurer la stabilité. Toutefois, des divisions internes au Liban persistent, compliquant le processus électoral et l’implémentation des réformes attendues.
Rôle des puissances étrangères dans le jeu présidentiel libanais
Le rôle des puissances étrangères dans le choix du président libanais révèle l’ampleur des rivalités régionales et des intérêts stratégiques en jeu. Alors que l’Iran et l’Arabie saoudite cherchent à imposer leurs candidats favoris, les États-Unis et la France poursuivent une diplomatie complexe pour stabiliser le Liban. Cette ingérence reflète la difficulté du pays à s’affranchir des pressions extérieures et à construire une souveraineté politique indépendante.
Les tensions persistantes autour de la présidentielle au Liban
Depuis la fin du mandat de Michel Aoun, le Liban traverse une vacance présidentielle prolongée, aggravée par la chute du régime syrien de Bachar el-Assad. Les divisions internes et les rivalités régionales bloquent l’élection d’un président, entraînant une paralysie politique et économique. Les efforts internationaux, menés par la France et l’Arabie saoudite, peinent à surmonter ces obstacles. Pendant ce temps, la société civile réclame des réformes pour sortir de cette impasse historique.
De la montée en puissance de l’influence iranienne jusqu’à ses revers régionaux
La chute de Bachar al-Assad en 2024 marque un tournant géopolitique majeur, redéfinissant les rapports de force au Moyen-Orient. L’effondrement du régime syrien ébranle l’axe chiite soutenu par l’Iran et entraîne une reconfiguration des alliances, avec la montée en puissance de l’Arabie saoudite et de la Turquie. Ce bouleversement impacte directement la politique libanaise, en affaiblissant le Hezbollah. Parallèlement, Israël, confronté à une augmentation des menaces régionales, intensifie ses actions pour contrer l’Iran. La situation géopolitique en Syrie se répercute sur l'ensemble de la région, modifiant les dynamiques de pouvoir et accentuant les tensions sectaires.
Toujours aucune perspective pour la présidentielle libanaise
Le Liban endure une vacance présidentielle inédite depuis 774 jours, paralysant ses institutions et exacerbant une crise économique et sociale sans précédent. Cette situation reflète les divisions internes profondes et l’ingérence d’acteurs régionaux et internationaux. Alors que le pays peine à trouver un candidat de consensus, les conséquences se multiplient : dévaluation de la livre libanaise, instabilité sécuritaire et frustration populaire. Les efforts pour une solution passent par un dialogue national et une médiation extérieure accrue.












