Tag: réfugiés syriens
Revue de presse du 27/08/25: Renforcement du conditionnement américain à la normalisation sécuritaire
La revue de presse du 27 août 2025 explore les dynamiques politiques, judiciaires, diplomatiques, économiques et culturelles au Liban. Elle met en lumière le conditionnement américain croissant, les tensions internes au gouvernement, les discours des figures politiques, les pressions sur l’appareil judiciaire, l’aggravation des conditions sociales, ainsi que la marginalisation de la vie culturelle. Chaque section repose exclusivement sur les sources de presse libanaises de ce jour.
Damas se repositionne comme interlocuteur étatique avec le Liban
Les nouvelles autorités syriennes proposent un dialogue d’État à État avec le Liban, excluant tout rôle du Hezbollah. Selon Al Quds (26 août 2025), cette initiative marque une volonté de normaliser les relations bilatérales et de repositionner la Syrie comme acteur étatique crédible, malgré méfiances libanaises et pressions américaines.
Revue de presse du 12/08/25: bras de fer autour de la « Horsiyate el Silah »...
Le 12 août 2025, l’actualité libanaise s’articule autour du plan Horsiyate el Silah, avec des prises de position tranchées du Hezbollah, du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam. Sur la scène internationale, Beyrouth navigue entre pressions américaines, soutien iranien et dialogue européen. L’économie, fragile, souffre de tensions industrielles, de débats monétaires et de défis sociaux persistants, tandis que la culture continue d’exister par des initiatives locales et une mobilisation patrimoniale.
Le Liban sur le qui-vive face aux répliques sécuritaires de la crise syrienne
L’intensification des affrontements à Sweida en Syrie ravive les craintes d’un débordement vers le Liban. Face à la menace d’un effet de contagion confessionnelle, les autorités libanaises ont renforcé la coordination entre l’armée et les forces de sécurité. Des mesures discrètes mais fermes ont été mises en œuvre dans les zones sensibles. Le Liban, fragile et vigilant, cherche à maintenir sa neutralité dans une région en ébullition.
Revue de presse du 17/07/25: L’escalade syrienne, enjeux druzes et recomposition libanaise
La presse libanaise du 17 juillet 2025 met en lumière les tensions régionales autour de l’offensive israélienne en Syrie, les blocages institutionnels internes, et la pression fiscale sur les petits propriétaires. Les journaux rapportent également les ambitions industrielles locales, la présence croissante des Libanais dans les grandes entreprises mondiales, et des dynamiques sociales marquées par des mobilisations syndicales. Des affaires judiciaires illustrent la fragmentation des recours, tandis que le débat politique reste dominé par la question des réfugiés et des alliances régionales.
Nawaf Salam annonce le désarmement partiel au Sud et défend une coopération internationale sans...
Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé le démantèlement de plus de 500 dépôts d’armes au Sud et le renforcement de la sécurité aux points d’entrée du pays. Il a défendu une ligne de coopération internationale sans alignement idéologique, tout en réaffirmant la souveraineté libanaise. Des initiatives ont été annoncées sur le retour des réfugiés syriens, la justice pour les déposants bancaires, et la reprise du dialogue diplomatique pour contenir les tensions frontalières.
Le Programme d’aide de base des Nations Unies a distribué 263,3 millions USD en...
En 2024, les Nations Unies ont alloué 263,3 millions USD au Liban, aidant 1,61 million de personnes, dont une majorité de réfugiés syriens et de Libanais vulnérables. L’aide comprend des transferts monétaires, une assistance matérielle, et un accès aux services de base. Ce montant équivaut à 23 568 milliards LBP, dans un pays privé de protection sociale. Le financement reste insuffisant, couvrant seulement 51 % des besoins prévus, ce qui oblige les agences à prioriser les bénéficiaires.
Réfugiés syriens au Liban : une équation relancée par la levée des sanctions
Dans son édition du 14 mai 2025, Ad Diyar rapporte que la décision des États-Unis de lever les sanctions sur la Syrie a provoqué une série de réactions officielles libanaises. Le président de la République Joseph Aoun a salué cette mesure, la qualifiant d’« occasion de stabilité et de reconstruction régionale susceptible de créer un cadre plus propice au retour des déplacés syriens » (Ad Diyar, 14 mai 2025). Cette déclaration intervient alors que plusieurs acteurs libanais multiplient les appels à une normalisation progressive avec Damas.
La crise des réfugiés syriens : une bombe à retardement au Liban
#SOCIETE: En 2025, le Liban, écrasé par plus d’un million de réfugiés syriens, fait face à une crise politique explosive. La pression économique, la concurrence pour les emplois et les accusations d’activités illégales poussent des factions comme les Forces libanaises à exiger leur retour en Syrie. Mais Damas, sous un régime instable depuis 2024, refuse de garantir leur sécurité, bloquant tout rapatriement forcé et plongeant le Liban dans une impasse dangereuse.
Liban: Un tableau économique en trompe-l’œil, stabilité apparente mais fragilité structurelle
#PERSPECTIVE: En avril 2025, le Liban semble afficher des signes de stabilité économique : hausse des permis de construire, stabilité du taux de change et augmentation des réserves de change. Pourtant, l'analyse révèle une fragilité profonde : contraction des dépôts bancaires, afflux de réfugiés syriens, fuite des devises et détérioration sociale. La stabilité apparente repose sur des mécanismes artificiels, masquant l'absence de réformes structurelles et le risque imminent d'une nouvelle crise économique.
Plus de 35 000 réfugiés syriens arrivent au Liban après les hostilités de mars...
#SOCIETE: À la suite des hostilités qui ont éclaté début mars 2025 dans les gouvernorats syriens de Tartous, Lattaquié, Hama et Homs, le Liban a enregistré un afflux massif de réfugiés en provenance de la Syrie voisine. Selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les autorités locales libanaises, 35 846 nouveaux réfugiés syriens sont arrivés sur le territoire libanais entre mars et mi-avril 2025. Cet afflux constitue l'une des vagues migratoires les plus importantes depuis le début de la crise syrienne en 2011.
répartition géographique des nouveaux arrivants
Les nouveaux arrivants ont été principalement répartis entre les gouvernorats d’Akkar et du Nord Liban. Dans le gouvernorat d'Akkar, 23 627 réfugiés, soit 65,9 % du total, ont été enregistrés dans 28 villages différents. Les principales localités d'accueil sont Massaoudiyeh (48,7 % des réfugiés d’Akkar), Hissa (7,5 %), Tall Bire (6,4 %) et Tall Hmayra (4,4 %). Dans le Nord Liban, 12 219 réfugiés supplémentaires, soit 34,1 % du total, ont été recensés. La majorité d'entre eux se sont installés à Tripoli, notamment dans le quartier de Jabal Mohsen (74,2 % des réfugiés du Nord Liban), ainsi qu’à Koura (10,5 %) et Dhour el Hawa (9,5 %).
facteurs de déplacement
Les violences survenues en Syrie au début du mois de mars 2025, combinées à une intensification des frappes aériennes et à l'instabilité sécuritaire dans les zones rurales, ont forcé des milliers de familles à fuir précipitamment leurs foyers. Les conditions humanitaires dans ces régions se sont rapidement détériorées, aggravées par la destruction d’infrastructures critiques, le manque d’accès aux soins médicaux et une forte insécurité alimentaire. Face à cette urgence, la proximité géographique du Liban et la présence de réseaux communautaires déjà établis ont poussé de nombreux Syriens à traverser la frontière malgré les restrictions croissantes.
capacités d’accueil limitées
Le Liban, qui accueille déjà environ 1,5 million de réfugiés syriens selon les estimations du HCR, voit ses capacités d’accueil encore plus fortement sollicitées. Les infrastructures sociales, éducatives et sanitaires du pays étaient déjà sous pression bien avant cette nouvelle vague migratoire. L’arrivée massive de réfugiés pose des défis immédiats en termes d’hébergement, d’accès aux services de base et de gestion de la sécurité dans les régions frontalières. De nombreux nouveaux venus vivent dans des conditions précaires, souvent dans des abris informels ou des camps improvisés sans accès fiable à l'eau potable ou à l'électricité.
réactions des autorités libanaises et internationales
Les autorités libanaises ont exprimé leur inquiétude face à cette nouvelle pression migratoire. Des responsables locaux ont sollicité une aide d'urgence de la part des organisations internationales afin d'apporter un soutien humanitaire immédiat et de prévenir une crise sociale aggravée. Le HCR, l'UNICEF et d'autres agences partenaires ont intensifié leurs opérations dans le Nord du Liban et l’Akkar pour fournir des abris temporaires, distribuer des kits d'hygiène, de la nourriture et mettre en place des services de protection pour les enfants et les femmes vulnérables.
tableau récapitulatif : répartition des réfugiés par région au 15 avril 2025
Région Nombre de réfugiés Part du total (%)
Akkar 23 627 65,9
- Massaoudiyeh 11 509 48,7 (d'Akkar)
- Hissa 1 772 7,5 (d'Akkar)
- Tall Bire 1 512 6,4 (d'Akkar)
- Tall Hmayra 1 041 4,4 (d'Akkar)
Nord Liban 12 219 34,1
- Jabal Mohsen (Tripoli) 9 066 74,2 (Nord Liban)
- Koura 1 282 10,5 (Nord Liban)
- Dhour el Hawa 1 158 9,5 (Nord Liban)
conséquences économiques et sociales
L'arrivée massive de nouveaux réfugiés a des répercussions immédiates sur le marché du travail, déjà saturé, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de la construction et des services. Elle exacerbe également la concurrence pour les ressources publiques limitées, ce qui alimente parfois des tensions sociales entre réfugiés et communautés hôtes. Dans un contexte économique national marqué par une contraction du PIB, une inflation galopante et une crise bancaire persistante, la pression supplémentaire sur les finances publiques pourrait accentuer l'instabilité générale.
besoins humanitaires urgents
Les évaluations initiales menées par les agences humanitaires indiquent que les besoins prioritaires pour les nouveaux arrivants incluent l'accès à un logement sûr, à des soins de santé primaires, à de l'eau potable et à des services d’éducation pour les enfants. Les organismes internationaux ont lancé plusieurs appels d’urgence pour financer des programmes de soutien ciblé, mais les ressources restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins.
le rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (hcr)
Le HCR, établi en 1950, est l'agence principale des Nations unies pour la protection des réfugiés. Présent au Liban depuis 1962, il coordonne l'assistance aux réfugiés syriens à travers des opérations d'enregistrement, de distribution d'aide et de programmes de résilience communautaire. À ce jour, le HCR soutient environ 1,2 million de réfugiés enregistrés au Liban, en partenariat avec plus de 80 ONG locales et internationales.
L’armée libanaise arrête 8 personnes et déjoue un trafic de 27 Syriens par mer
#ACTU: Le 28 avril 2025, l’armée libanaise annonce l’arrestation de 8 personnes dans diverses régions pour possession d’armes et trafic de drogue, ainsi que l’interception d’un trafic illégal de 27 Syriens par mer au large d’Arida.
Nawaf Salam à Damas : le retour d’un dialogue syro-libanais sous médiation saoudienne
#VOISINS: La visite de Nawaf Salam à Damas relance un dialogue gelé depuis plus d’une décennie entre le Liban et la Syrie, sous médiation saoudienne. Sécurité des frontières, retour des réfugiés, coopération économique et énergétique ont été au cœur des discussions. Le Premier ministre adopte une stratégie de diplomatie pragmatique, équilibrant enjeux régionaux et réalités internes. Cette initiative s’inscrit dans une tentative de stabilisation régionale à travers des mécanismes de coopération ciblés et discrets.
Visite historique de Nawaf Salam à Damas : vers une refonte des relations syro-libanaises
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a rencontré le président intérimaire syrien Ahmad al-Sharaa à Damas, accompagné d’une délégation ministérielle de haut niveau. Cette visite, la première d’un haut responsable libanais depuis la formation du nouveau gouvernement, vise à discuter de dossiers sensibles tels que le sort des disparus en Syrie, la fermeture des points de contrebande, la question des réfugiés syriens au Liban et la révision des accords bilatéraux. Les deux pays ont convenu de la formation de comités conjoints pour traiter ces enjeux majeurs.













