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Un gouvernement pour le changement ? Salam face aux blocs parlementaires

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Le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, a entamé une série d’entretiens préparatoires avant les consultations parlementaires officielles prévues pour les 15 et 16 janvier. Ces discussions, qui incluent les principaux responsables politiques, visent à poser les bases de la formation d’un gouvernement capable de relever les défis monumentaux du Liban. Salam a rencontré aujourd’hui le président Joseph Aoun et le Premier ministre sortant Najib Mikati, affirmant son engagement à reconstruire le pays et à lancer des réformes structurelles indispensables.

Le programme des consultations parlementaires, qui se dérouleront au Parlement situé sur la place de l’Étoile, reflète l’importance de ces échanges pour garantir une représentation équilibrée et un consensus autour des priorités nationales. Salam doit rencontrer les blocs parlementaires et députés indépendants selon un calendrier précis qui inclut les principaux acteurs politiques du pays.

Programme des consultations parlementaires :

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Mercredi 15 janvier :
10h00 : Président du Parlement Nabih Berri
10h20 : Vice-président du Parlement Elias Bou Saab
10h40 : Bloc du changement (3 députés : Wadih al-Sadek, Michel Douaihy, Marc Daou)
11h00 : Bloc de la rencontre démocratique (8 députés : Teymour Joumblatt, Marwan Hamadeh, Akram Chehayeb, Bilal Abdullah, Hadi Abou Hassan, Wael Abou Faour, Faisal al-Sayegh, Rajeh Saad)
11h20 : Rencontre consultative indépendante (4 députés : Elias Bou Saab, Ibrahim Kanaan, Simon Abi Ramia, Alain Aoun)
11h40 : Bloc de l’équilibre national (6 députés : Sajih Attieh, Ahmad Khair, Mohammad Sleiman, Walid al-Baarini, Abdel Aziz al-Samad, Ahmad Roustom)
12h00 : Bloc du Liban fort (13 députés : Gebran Bassil, Nicoula Sahnaoui, Edgard Traboulsi, George Attallah, Salim Aoun, César Abi Khalil, Asaad Dergham, Nidaa Boustani, Fady al-Boustani, Ghassan Attallah, Jimmy Jabbour)
12h20 : Bloc des Forces libanaises (19 députés : Georges Adwan, Melhem Riachy, Ziad Hawat, Strida Geagea, Ghassan Hasbani, Fadi Karam, Razi al-Haj, Elias Estephan)
12h40 : Bloc national indépendant (3 députés : Tony Frangié, Farid Heikal Khazen, Milhem Tawk)
15h30 : Bloc des Kataeb (4 députés : Sami Gemayel, Nadim Gemayel, Elias Hankash, Salim al-Sayegh)
15h50 : Bloc des députés arméniens (2 députés : Hagop Pakradounian, Hagop Terzian)
16h10 : Jamaa Islamia (1 député : Imad al-Hout)
16h25 : Bloc de l’unité nationale (5 députés : Faisal Karami, Taha Naji, Hassan Mourad)

Jeudi 16 janvier :
Les consultations se poursuivront avec les députés indépendants et d’autres blocs minoritaires tout au long de la journée, offrant à Salam l’opportunité de recueillir des suggestions pour la composition et les priorités du gouvernement.

Lors des rencontres préparatoires, Salam a réaffirmé son engagement à mener un travail inclusif et à collaborer avec toutes les forces politiques pour surmonter les crises actuelles. « Je ne suis pas de ceux qui excluent, mais de ceux qui unissent. Mes mains sont tendues à tous pour entamer ensemble une mission de réforme et de reconstruction », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur l’importance de la reconstruction des villages et infrastructures détruits dans le sud, la Bekaa et Beyrouth, soulignant que « la reconstruction n’est pas une promesse, mais un engagement ».

Salam a exposé les grandes priorités de son programme gouvernemental, qui comprend :

  • La reconstruction et la justice, notamment pour les victimes de l’explosion du port de Beyrouth. Salam a promis de travailler pour une justice équitable et transparente tout en œuvrant pour indemniser les déposants touchés par la crise bancaire.
  • La modernisation économique, en lançant un programme de réformes visant à établir une économie productive et durable capable de créer des emplois pour les jeunes générations. Salam a souligné que « l’avenir du Liban repose sur une économie inclusive et transparente ».
  • L’application des réformes de l’accord de Taëf, y compris l’instauration d’une décentralisation administrative étendue et le renforcement de l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble du territoire national.
  • La lutte contre la corruption, en remplaçant une administration gangrenée par le clientélisme par un système transparent et fonctionnel au service des citoyens.

Salam a déclaré qu’il travaillerait en coopération étroite avec le président Joseph Aoun pour garantir le succès de ces objectifs. « Ce n’est pas une simple tâche que vous m’avez confiée, mais une mission pour répondre aux aspirations des Libanais, notamment des jeunes, pour un avenir fondé sur la justice, la sécurité et le progrès. » Il a également appelé à un nouveau chapitre de collaboration nationale, affirmant que « le seul pari gagnant est celui de notre unité et de notre coopération ».

Un défi politique et institutionnel
Le succès des consultations parlementaires dépendra de la capacité des blocs politiques à surmonter leurs divergences pour parvenir à un consensus sur la composition et les priorités du gouvernement. Les tensions entre les différents blocs, souvent marquées par des intérêts partisans, représentent un obstacle potentiel à la formation rapide du gouvernement. Salam devra naviguer habilement pour éviter les blocages institutionnels qui ont souvent paralysé le Liban.

Avec les consultations parlementaires à l’horizon, l’avenir immédiat du Liban repose sur la capacité de Salam à transformer ces discussions en un projet gouvernemental concret et inclusif. Sa mission s’annonce difficile, mais pour de nombreux Libanais, elle représente un espoir de changement après des années de crise et d’instabilité.

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