Les yeux brillent pour un objectif: posséder une chose qui attire l’imagination. Un enfant va explorer et découvrir la fascination de manipuler avec ses petits doigts. Il va apprendre les règles pour doser, construire, dominer et contrôler les facettes d’un jeu, d’un jouet parmi d’autres sur une étagère de grande surface. A son bon plaisir, il ira ensuite vers une autre distraction. Elle alternera, au fil des jours; du gadget vivement sollicité d’abord, à l’effritement ordinaire du à l’usure du temps, jusqu’à devenir un souvenir figé du passé. L’accord des grands et les bonnes résolutions du petit vont autoriser le jeu des manipulations permises.

Après avoir connu la joie de l’indépendance et les joies de sceller entre les fils de la nation une euphorie nationale, le problème des influences au Liban refait surface au moindre conflit, presque à chaque fois! On aurait beau reconnaître et apprécier l’impact culturel et affectif de certaines pays: amis du Liban, le véritable élan national nécessiterait bien plus. Se retrouver entre libanais exige davantage qu’une proclamation d’indépendance dotée des meilleures intentions. Il aurait fallu planter le Cèdre dans l’esprit, le corps et le coeur de chaque habitant avec autant de ferveur que la vibrante prière de chacun face à Dieu. Cela à dramatiquement manqué à l’éducation de notre citoyenneté. L’unité bat de l’aile. Le levier de toute crise intérieure reste au niveau des pressions sociopolitiques extérieures. Les attaches confessionnelles multiples demeurent réduites aux directives et aux implications politiques de la région. Nous avons appris à nous libérer de la présence des forces étrangères sur notre sol en négligeant que nous sommes les seuls principaux responsables à faire perdurer la stabilité chez nous. A nous de jauger nos dépendances. A chaque libanais de privilégier main dans la main le faire face au meilleur mais surtout au pire!  On est sans parlement représentatif et sans gouvernement. Va-t-on encore risquer de louper l’échéance présidentielle prochaine?

Arrêtons de subir ce jeux effroyable d’échecs à  répétitions où on a longtemps demandé à  d’autres de jouer de notre présent et de l’avenir!

Redevenons tous un, pour ce pays. On aurait alors la seule ambition de sonner juste pour chacun de ses habitants afin que la seule priorité devienne celle des consciences à unifier, avant que ce trop tard arrive trop tôt!

Joe Acoury.