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Vu du Liban : la redéfinition des équilibres géopolitiques de la région

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La chute de Bachar al-Assad en Syrie reconfigure profondément les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient. Pour le Liban, voisin immédiat, cet événement redéfinit les alliances régionales et fragilise les positions traditionnelles des acteurs locaux. Damas, qui exerçait historiquement une influence sur la scène politique libanaise, ne joue plus de rôle direct, laissant un vide stratégique que d’autres puissances tentent de combler, notamment l’Iran, l’Arabie saoudite et Israël (Al Arabi Al Jadid).

La disparition d’Assad affaiblit également l’axe irano-syrien, qui soutenait le Hezbollah, privant ce dernier d’un corridor stratégique pour l’approvisionnement en armes et en soutien militaire. Cette nouvelle donne pousse les factions libanaises à revoir leurs alliances et à chercher des soutiens alternatifs.

L’Iran et le Hezbollah face à un défi majeur
Pour l’Iran, la chute d’Assad représente un revers stratégique. La Syrie servait de point de passage essentiel pour son influence régionale, reliant Téhéran au Liban via le soutien au Hezbollah. La disparition de ce lien direct oblige l’Iran à s’appuyer davantage sur des moyens clandestins pour maintenir son soutien logistique au Hezbollah.

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Au Liban, le Hezbollah se trouve affaibli non seulement par cette perte logistique mais aussi par une pression politique accrue. Ses opposants exploitent l’effondrement du régime syrien pour remettre en question sa légitimité et son rôle militaire dans la région. Ce contexte accroît les tensions internes et complique la position du parti dans un Liban déjà polarisé (Al Quds).

L’Arabie saoudite et l’opportunité de reprendre pied au Liban
La chute d’Assad offre une opportunité à l’Arabie saoudite de réaffirmer son influence au Liban. Riyad, qui soutient traditionnellement les forces sunnites et les courants politiques modérés comme le Courant du Futur, pourrait utiliser cette situation pour contrebalancer l’influence iranienne affaiblie.

Les dirigeants saoudiens intensifient leurs efforts pour relancer les alliances avec les acteurs libanais clés, notamment dans le cadre de l’élection présidentielle prévue le 9 janvier. Cette stratégie vise à renforcer leur position dans une région où l’Iran perd du terrain. Cependant, la polarisation croissante entre les factions libanaises complique la tâche de Riyad, qui doit naviguer entre les intérêts concurrents des différents blocs politiques (Al Arabi Al Jadid).

Israël renforce sa position stratégique
Pour Israël, la chute d’Assad est perçue comme une opportunité de réduire les capacités du Hezbollah et d’affaiblir l’influence iranienne en Syrie. En renforçant sa présence militaire sur le plateau du Golan, Israël cherche à contenir les mouvements de groupes armés près de ses frontières et à prévenir tout transfert d’armes au Hezbollah.

Israël intensifie également sa coopération sécuritaire avec certains pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans le cadre d’une opposition commune à l’Iran. Cette dynamique reflète une redéfinition des alliances régionales, où les tensions avec Téhéran rapprochent des acteurs autrefois opposés (Al Quds).

Le Liban face à une pression internationale accrue
Le Liban, au carrefour des influences régionales, subit les contrecoups de cette recomposition géopolitique. Les puissances internationales, notamment les États-Unis et la France, intensifient leur pression sur Beyrouth pour limiter l’influence du Hezbollah et renforcer la stabilité du pays.

En parallèle, la question des réfugiés syriens devient un levier dans ces discussions. Alors que le Liban réclame une aide internationale accrue pour gérer cette crise humanitaire, certaines puissances conditionnent leur soutien à des réformes politiques internes et à une réduction de l’influence du Hezbollah dans les institutions libanaises. Ces exigences accroissent les tensions entre les acteurs politiques locaux (Al Arabi Al Jadid).

Le rôle des Nations Unies et des puissances européennes
Les Nations Unies et plusieurs pays européens, comme la France et l’Allemagne, appellent à une approche coordonnée pour stabiliser le Liban et prévenir une escalade des tensions. Les discussions portent notamment sur la sécurisation des frontières avec la Syrie, la réforme économique et la préparation de l’élection présidentielle libanaise.

Cependant, l’absence d’un consensus entre les puissances régionales, notamment entre la Russie et les États-Unis, freine la mise en œuvre de solutions concrètes. La France, historiquement influente au Liban, tente de jouer un rôle de médiateur pour faciliter le dialogue entre les factions locales et les acteurs internationaux (Al Quds).

Perspectives pour le Liban
La redéfinition des équilibres géopolitiques autour du Liban reflète un Moyen-Orient en mutation, où les rivalités entre l’Iran, l’Arabie saoudite, Israël et d’autres acteurs s’intensifient. Le Liban, pris dans ces dynamiques, devra naviguer avec prudence pour préserver sa stabilité intérieure tout en s’adaptant à une région en recomposition rapide.

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Newsdesk Libnanews
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