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Y a t il du sophisme chez Nabih Berry ?

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La question des résolutions 1559 et 1701 de l’ONU est cruciale dans l’histoire récente du Liban. La résolution 1559, adoptée en 2004, exigeait le désarmement de toutes les milices au Liban, y compris le Hezbollah, et réaffirmait la nécessité pour le pays de retrouver sa pleine souveraineté, sans ingérence extérieure. Cette résolution, jamais appliquée dans sa totalité, continue d’alimenter le débat sur la souveraineté nationale et la légitimité des armes hors de l’État.

La résolution 1701, quant à elle, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, visait à consolider un cessez-le-feu durable. Elle appelait à un retrait israélien et à l’extension de l’autorité du gouvernement libanais sur l’ensemble de son territoire, tout en renforçant la présence de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) pour surveiller la frontière sud. La 1701 ne contredit en aucun cas la 1559, elle s’inscrit même dans une logique de renforcement de la souveraineté libanaise en s’attaquant à l’une des conséquences de l’inaction sur la 1559 : l’emprise croissante du Hezbollah au Sud-Liban.

Nabih Berry, président du Parlement libanais et leader du mouvement Amal, refuse catégoriquement de lier la 1701 à la 1559. Sa rhétorique repose sur une séparation artificielle entre les deux résolutions, comme si l’une annulait l’autre. Pourtant, en droit international, il est clair que ces deux résolutions se complètent. La 1701 traite des conséquences d’une guerre déclenchée en grande partie par l’existence d’une milice armée hors de tout contrôle de l’État libanais. Elle n’efface en aucun cas la nécessité d’appliquer la 1559, qui reste en suspens depuis 20 ans.

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Berry use ici d’un sophisme subtil : en insistant sur la résolution 1701, qui concerne le cessez-le-feu avec Israël, il tente de détourner l’attention du cœur du problème, à savoir la présence d’une force militaire non étatique, le Hezbollah, qui compromet la souveraineté libanaise. Cette manœuvre rhétorique permet de justifier implicitement l’inaction vis-à-vis du désarmement du Hezbollah, tout en feignant de défendre l’intérêt national libanais. Cependant, en rejetant l’application de la 1559, Berry ne défend pas réellement un projet libanais souverain. Il place plutôt les intérêts de la Oumma chiite islamique, en l’occurrence, au-dessus de ceux d’une ‘patria’ libanaise dont la viabilité repose sur l’unité nationale et la primauté de l’État.

La non-reconnaissance de la résolution 1559 revient à nier un projet de construction d’un État libanais capable d’exercer sa pleine souveraineté sur son territoire. Elle perpétue une situation où une milice, dotée de moyens militaires considérables, agit en dehors du cadre étatique, souvent au service d’intérêts régionaux iraniens. Cette logique de l’Oumma, qui fait passer la solidarité religieuse au-dessus des frontières nationales, fragilise l’idée même d’un Liban souverain, et alimente les divisions internes, entre ceux qui défendent une vision nationaliste (patria) et ceux qui préfèrent les intérêts confessionnels ou régionaux.

La rhétorique de Nabih Berry masque une réalité juridique et politique claire : la résolution 1701 ne rend pas caduque la 1559, et l’argumentaire qui prétend le contraire n’est qu’un écran de fumée destiné à préserver un statu quo dangereux pour la souveraineté du Liban. En détournant l’attention du problème fondamental du désarmement des milices, Berry et ceux qui partagent sa position contribuent à la paralysie de l’État libanais, prisonnier d’intérêts confessionnels et géopolitiques qui sapent ses fondements. La question des résolutions 1559 et 1701 de l’ONU est cruciale dans l’histoire récente du Liban. La résolution 1559, adoptée en 2004, exigeait le désarmement de toutes les milices au Liban, y compris le Hezbollah, et réaffirmait la nécessité pour le pays de retrouver sa pleine souveraineté, sans ingérence extérieure. Cette résolution, jamais appliquée dans sa totalité, continue d’alimenter le débat sur la souveraineté nationale et la légitimité des armes hors de l’État.

La résolution 1701, quant à elle, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, visait à consolider un cessez-le-feu durable. Elle appelait à un retrait israélien et à l’extension de l’autorité du gouvernement libanais sur l’ensemble de son territoire, tout en renforçant la présence de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) pour surveiller la frontière sud. La 1701 ne contredit en aucun cas la 1559, elle s’inscrit même dans une logique de renforcement de la souveraineté libanaise en s’attaquant à l’une des conséquences de l’inaction sur la 1559 : l’emprise croissante du Hezbollah au Sud-Liban.

Nabih Berry, président du Parlement libanais et leader du mouvement Amal, refuse catégoriquement de lier la 1701 à la 1559. Sa rhétorique repose sur une séparation artificielle entre les deux résolutions, comme si l’une annulait l’autre. Pourtant, en droit international, il est clair que ces deux résolutions se complètent. La 1701 traite des conséquences d’une guerre déclenchée en grande partie par l’existence d’une milice armée hors de tout contrôle de l’État libanais. Elle n’efface en aucun cas la nécessité d’appliquer la 1559, qui reste en suspens depuis 20 ans.

Berry use ici d’un sophisme subtil : en insistant sur la résolution 1701, qui concerne le cessez-le-feu avec Israël, il tente de détourner l’attention du cœur du problème, à savoir la présence d’une force militaire non étatique, le Hezbollah, qui compromet la souveraineté libanaise. Cette manœuvre rhétorique permet de justifier implicitement l’inaction vis-à-vis du désarmement du Hezbollah, tout en feignant de défendre l’intérêt national libanais. Cependant, en rejetant l’application de la 1559, Berry ne défend pas réellement un projet libanais souverain. Il place plutôt les intérêts de la Oumma chiite islamique, en l’occurrence, au-dessus de ceux d’une ‘patria’ libanaise dont la viabilité repose sur l’unité nationale et la primauté de l’État.

La non-reconnaissance de la résolution 1559 revient à nier un projet de construction d’un État libanais capable d’exercer sa pleine souveraineté sur son territoire. Elle perpétue une situation où une milice, dotée de moyens militaires considérables, agit en dehors du cadre étatique, souvent au service d’intérêts régionaux iraniens. Cette logique de l’Oumma, qui fait passer la solidarité religieuse au-dessus des frontières nationales, fragilise l’idée même d’un Liban souverain, et alimente les divisions internes, entre ceux qui défendent une vision nationaliste (patria) et ceux qui préfèrent les intérêts confessionnels ou régionaux.

En conclusion, la rhétorique de Nabih Berry masque une réalité juridique et politique claire : la résolution 1701 ne rend pas caduque la 1559, et l’argumentaire qui prétend le contraire n’est qu’un écran de fumée destiné à préserver un statu quo dangereux pour la souveraineté du Liban. En détournant l’attention du problème fondamental du désarmement des milices, Berry et ceux qui partagent sa position contribuent à la paralysie de l’État libanais, prisonnier d’intérêts confessionnels et géopolitiques qui sapent ses fondements.

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Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre, Etudes scolaires à Jamhour puis à l’Ecole Gerson à Paris, continua ses études d’économie et de gestion licence et maitrise à Paris -Dauphine où il se spécialise dans le Master « Marchés Financiers Internationaux et Gestion des Risques » de l’Université de Paris - Dauphine 1989. Par la suite , Il se spécialise dans la gestion des risques des dérivés des marchés actions notamment dans les obligations convertibles en actions et le marché des options chez Morgan Stanley Londres 1988 , et à la société de Bourse Fauchier- Magnan - Paris 1989 à 1991, puis il revint au Liban en 1992 pour aider à reconstruire l’affaire familiale la Brasserie Almaza qu’il dirigea 11 ans , puis il fonda en 2003 une société de gestion Aleph Asset Management dont il est actionnaire à 100% analyste et gérant de portefeuille , de trésorerie et de risques financiers internationaux jusqu’à nos jours.

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