La situation au sud du Liban continue de s’aggraver avec une nouvelle série d’attaques israéliennes visant la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Ce matin, un char israélien Merkava a tiré sur l’entrée principale du quartier général de la FINUL à Naqoura, provoquant des dégâts matériels importants. De plus, une tour d’observation située sur la route entre Tyr et Naqoura, près d’un poste de l’armée libanaise, a été touchée par un obus, blessant plusieurs casques bleus sri-lankais stationnés sur place.
Ces attaques s’inscrivent dans un contexte d’intensification des tensions entre Israël et le Hezbollah, la FINUL se trouvant souvent au cœur de cette zone de conflits. Les actions militaires israéliennes ont suscité des condamnations immédiates au niveau international, notamment de l’Italie, qui contribue près de 900 soldats à la mission de paix, faisant d’elle le principal contributeur européen à la FINUL.
Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a convoqué l’ambassadeur d’Israël à Rome pour exiger des explications et a dénoncé ces actes comme des « violations graves du droit international humanitaire ». Crosetto a ajouté que de telles attaques pourraient être qualifiées de crimes de guerre et constituent une sérieuse menace pour la mission de maintien de la paix. Ce n’est pas la première fois que la FINUL est prise pour cible : selon les responsables de la force onusienne, les postes de la FINUL et les infrastructures environnantes ont été régulièrement bombardés ces derniers jours.
Dans la foulée de ces événements, la France et l’Italie, deux des principaux contributeurs européens à la mission, ont annoncé la convocation d’une réunion d’urgence avec les pays européens participant à la FINUL. Cette réunion vise à renforcer la sécurité des soldats de la paix et à discuter des réponses internationales face à cette escalade.
La FINUL a fermement condamné ces attaques « délibérées », rappelant que de telles actions sont contraires à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 2006 pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah. La mission de l’ONU a également mis en garde contre les risques que ces actes représentent pour la stabilité dans la région et a exhorté Israël à respecter l’inviolabilité des locaux et du personnel de la FINUL.



