Le Drian relance la médiation française face à l’impasse libanaise
En visite au Liban, Jean-Yves Le Drian tente de raviver le dialogue entre forces politiques. En mettant l’accent sur la réforme électorale et la transparence institutionnelle, l’émissaire français cherche à restaurer la confiance internationale. Tout en recevant un accueil mesuré, il alerte sur l’ambiguïté constitutionnelle et plaide pour un processus électoral crédible. La France affirme ainsi son rôle diplomatique, malgré la fragmentation persistante de la scène politique libanaise.
Le vote des expatriés au cœur d’une controverse électorale majeure
À l’approche des législatives de 2026, le débat sur l’application des articles prévoyant des sièges pour la diaspora libanaise ravive les tensions politiques. Le vote des expatriés divise les partis entre défenseurs d’une réforme inclusive et opposants craignant un déséquilibre communautaire. Problèmes logistiques, questions de représentativité et risque institutionnel rendent incertaine la mise en œuvre de la loi électorale n°44, adoptée mais jamais appliquée dans sa totalité.
Le bilan consolidé des banques d’investissement au Liban atteint 3,74 milliards de dollars à...
Le bilan des banques d’investissement au Liban s’élève à 3,74 milliards de dollars fin mars 2025, selon la Banque du Liban. Une stabilité en apparence, qui masque une inactivité profonde du secteur. Sans activité de financement structurée, sans gouvernance transparente, et avec des actifs parfois surestimés, ces institutions subsistent hors du marché. Leur poids dans l’économie reste marginal, et plusieurs acteurs appellent à leur restructuration ou fusion avec des entités bancaires actives.
Le Liban chute à la 127e place mondiale pour la liberté du travail selon...
Le Liban se classe à la 127e place mondiale en matière de liberté du travail selon l’Index 2025 de la Heritage Foundation, avec un score de 35,3 sur 100. Ce niveau, très inférieur à la moyenne régionale, reflète un droit du travail obsolète et un marché peu flexible. La rigidité réglementaire et l’absence de réformes institutionnelles pèsent sur la productivité et l’emploi formel. Le FMI recommande des changements structurels pour inverser cette dynamique.
Secteur privé à bout de souffle : entre faillites silencieuses et absence de crédit
Faute d’accès au crédit et de soutien public, le secteur privé libanais s’enfonce dans la crise. Petits commerces, ateliers, PME ferment ou se replient dans l’informel. Al Akhbar recense une vague de faillites silencieuses, tandis que les prêts internationaux restent suspendus en l’absence de réformes. Dans ce contexte, le tissu économique se fracture, la précarité monte, et l’économie de survie devient la norme. Une dynamique inquiétante qui rend toute reprise durable de plus en plus hypothétique.
Le Liban plongé dans le viseur de l’UE : La liste noire du blanchiment d’argent change la donne
Le Liban a été inscrit le 10 juin 2025 sur la liste noire de l’UE pour blanchiment d’argent et financement du terrorisme, aggravant sa crise économique. Cette décision impose une vigilance renforcée aux institutions européennes, menace le secteur bancaire et complique les transferts de la diaspora. Les négociations avec le FMI et les réformes financières sont entravées, tandis que la fragilité politique et régionale accentue les défis. Le Liban risque un isolement financier accru.
BDL : affrontement institutionnel sur les nominations entre Aoun, Salam et BerriBlocage au Conseil...
La lutte pour les nominations à la Banque du Liban révèle une confrontation politique intense entre Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri. Les désaccords portent sur les vice-gouverneurs et les équilibres communautaires, bloquant la gouvernance monétaire à un moment critique. Le maintien ou le remplacement de figures comme Wassim Mansouri polarise les institutions, tandis que les partenaires internationaux appellent à une solution rapide pour stabiliser l’économie.
Institutions paralysées : comment les rivalités communautaires plombent l’État libanais
Les récentes querelles autour des nominations judiciaires et financières révèlent l’ampleur de la paralysie institutionnelle au Liban. À travers les cas du juge Zahir Hamadeh ou de Tania Kellab, les rivalités communautaires s’exposent au grand jour. Entre démissions brandies comme menaces, nominations polémiques et absence de consensus sur l’économie, l’État libanais se disloque. Le système, censé garantir un équilibre, fonctionne désormais comme un mécanisme de blocage généralisé.
Tensions à Hadath : l’armée libanaise défiée, la trêve en sursis
Une opération de fouille menée par l’armée libanaise à Hadath, à la demande du comité de supervision de la trêve Israël-Hezbollah, a été interrompue par des frappes israéliennes. Ce nouvel incident met à mal le fragile équilibre sécuritaire au Liban sud et remet en cause la coopération militaire encadrée par la FINUL. L’armée libanaise, défiée sur son propre territoire, pourrait suspendre sa participation aux mécanismes conjoints, renforçant les tensions et l’incertitude régionale.
Liste noire de l’UE : les banques Libanaises de nouveau accusées d’opacité financière
Le Liban a été ajouté à la liste noire de l’Union européenne pour blanchiment d’argent, aux côtés de dix autres pays. Cette décision souligne l’échec des réformes financières promises depuis 2019. Elle aura des conséquences directes sur les banques, les entreprises et la réputation du pays à l’international. Tandis que d’autres pays sont sortis de cette liste grâce à leurs efforts, le Liban semble s’enfoncer dans l’inaction et le discrédit.
Les réserves de change de la Banque du Liban atteignent 11,1 milliards de dollars...
La Banque du Liban a annoncé que ses réserves de change liquides ont atteint 11,1 milliards de dollars à fin mai 2025, en hausse de 974,6 millions depuis janvier. La valorisation des réserves d’or dépasse les 30 milliards USD. Cette progression s’inscrit dans une stratégie de reconstitution des actifs extérieurs de l’institution centrale dans un contexte de crise prolongée, de dollarisation massive et de restructuration bancaire progressive.
Le Liban classé 60e mondial pour la taille de son économie informelle, représentant 20...
Le Liban se classe à la 60e place mondiale pour la taille de son économie informelle, qui représente 20 % du PIB selon l’index Friedrich Schneider. Cela équivaut à 3,32 milliards USD de production parallèle échappant à l’impôt. La dollarisation et l’effondrement fiscal accentuent cette informalité croissante. La Banque mondiale recommande des réformes pour intégrer ce secteur, essentiel pour rétablir une base fiscale viable et une gouvernance économique fonctionnelle.
Les recettes du tourisme au Liban tombent à leur plus bas niveau depuis 2021,...
Les recettes touristiques du Liban ont chuté de 16,3 % en 2024 pour atteindre 4,65 milliards USD, selon les données officielles de la Banque du Liban. Cette baisse marque leur plus faible niveau depuis 2021 et s'accompagne d'une forte diminution du solde net du tourisme. Le recul affecte directement les équilibres macroéconomiques du pays et met en évidence l'absence d'une politique de soutien efficace pour ce secteur stratégique.
Banques contre gouvernement : la menace des établissements bancaire de quitter le Liban
Face à la menace d’une décote sur les dépôts, les banques libanaises se tournent vers l’étranger. À Dubaï, Chypre ou Luxembourg, elles redéploient discrètement leurs activités, révélant un contrôle informel et asymétrique des capitaux. Cette fuite programmée échappe à toute régulation de l’État, accentuant les inégalités d’accès aux services bancaires. En l’absence de transparence ou de cadre juridique, c’est toute la souveraineté économique du Liban qui se délite au profit d’intérêts transnationaux.





















