Le Liban comptait 710 succursales bancaires fin septembre 2024, soit une réduction de 37...
Le Liban ne comptait plus que 710 succursales bancaires fin septembre 2024, contre 1129 en 2019, soit une chute de 37 % en cinq ans. Ce recul physique du réseau, non accompagné d’une restructuration planifiée, illustre le repli défensif d’un secteur bancaire incapable de restaurer la confiance. La réduction du maillage territorial alimente l’exclusion financière, l’informalité croissante et l’effondrement progressif de l’intermédiation traditionnelle au Liban.
Middle East Airlines assure 51 % du trafic passager à l’aéroport de Beyrouth entre...
Middle East Airlines (MEA) a transporté 51 % des passagers à l’aéroport de Beyrouth entre janvier et avril 2025, consolidant sa position dominante. Avec plus de 744 000 passagers sur quatre mois, la compagnie nationale opère dans un marché peu concurrentiel, affaibli par les retraits de plusieurs compagnies internationales. Ce quasi-monopole traduit autant la résilience de MEA que la vulnérabilité du transport aérien libanais à l’absence de concurrence et à l’instabilité géopolitique.
Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et...
La semaine du 8 mai 2025 a vu une contraction brutale des dépôts bancaires résidents au Liban, de plus de 17 000 milliards LL. Les retraits massifs en devises et en livres traduisent une défiance persistante envers le secteur bancaire. Ce phénomène alimente une baisse de l’agrégat M4 et un renchérissement du taux interbancaire à 100 %, dans un climat de liquidité extrêmement tendu. Les banques libanaises restent piégées dans une spirale de survie.
Réforme du secteur public et blocage des négociations avec le FMI : entre impératifs...
Dans une interview accordée à Nahar le 27 mai 2025, le ministre des Finances affirme que la restructuration du secteur public libanais est un préalable à toute embauche. Cette position reflète les tensions avec le FMI, qui a suspendu ses négociations. Le Liban doit rationaliser son administration et réduire sa masse salariale pour espérer un soutien financier international. Les résistances syndicales et les contraintes budgétaires complexifient cette transition.
Le Liban mise sur l’Irak pour sécuriser son approvisionnement énergétique via une nouvelle extension...
Le Liban prévoit de prolonger son accord avec l’Irak pour l’importation de fuel, essentiel à la production minimale d’électricité. En échange de services médicaux et techniques, Beyrouth reçoit du fuel raffiné permettant à Électricité du Liban de maintenir entre 15 et 20 % du réseau. Cette solution temporaire, indispensable mais précaire, souligne l’absence de réforme énergétique structurelle. Les négociations en cours visent à doubler les volumes et sécuriser les approvisionnements sur deux ans.
Interview de Karim Souaid : entre équilibre institutionnel et tensions bancaires persistantes
Dans une interview accordée à Nahar le 27 mai 2025, Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, déclare ne pas être “l’ennemi des banques, ni leur allié”. Cette position reflète les tensions persistantes autour des réformes bancaires, du gel des négociations avec le FMI, et de la restructuration du secteur public. Il évoque la nécessité d’une régulation renforcée, d’un retour à la transparence et d’un recentrage des priorités monétaires dans un contexte institutionnel complexe.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...
Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.
Élections dans le Metn : la victoire de Mirna El Murr, un tournant stratégique...
Analyse du basculement politique dans le Metn à travers la victoire de Mirna El Murr à la tête de l’Union des municipalités, en montrant comment cette défaite fragilise Samy Gemayel et Elias Bou Saab, tout en révélant une dynamique centriste nouvelle autour du CPL.
Le Liban classé au 17,6e percentile mondial en matière de droits de propriété, confirmant...
Le Liban figure dans le 17,6e percentile mondial en matière de droits de propriété selon la Heritage Foundation, confirmant la dégradation institutionnelle du pays. Le manque de cadastre, l’inexécution des contrats et l’absence de justice opérationnelle empêchent toute sécurité foncière. Ce classement reflète l’échec structurel d’un État incapable de protéger les actifs publics et privés, freinant l’investissement, bloquant l’urbanisme et paralysant la gestion du territoire.
Le Liban classé 77e mondial pour son écosystème de startups : un classement flatteur...
Une amélioration apparente dans l’indice mondial de l’entrepreneuriat, sans réformes de fond ni cadre opérationnel stable
Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en "dollars frais" ont progressé de 500 millions USD, malgré une stabilité globale des dépôts en devises. Ce mouvement reflète un regain de confiance partiel dans certaines banques, tandis que les anciens "lollars" continuent d’être réglés. Dans un contexte de liquidité étrangère en hausse mais de fonds propres en déclin, le secteur bancaire libanais reste structurellement affaibli et toujours en attente d’une restructuration complète.
L’Union européenne débloque 8 millions d’euros pour la stabilisation post-conflit au Liban, un financement...
L’Union européenne a débloqué 8 millions d’euros pour soutenir la stabilisation post-conflit au Liban, principalement dans le Sud. Cette aide, allouée via des ONG et agences, reste marginale face aux besoins de reconstruction estimés à 600 millions USD. En contournant l’État libanais, l’UE privilégie une logique de gestion de crise à court terme plutôt qu’un soutien structurel, alimentant la fragmentation du territoire et l’émergence d’une gouvernance par projets.
Le Liban lance un programme de réhabilitation routière et de ponts avec l’appui de...
Le ministère des Travaux publics du Liban a lancé un programme de 96 millions USD visant à réhabiliter routes et ponts dans les zones critiques du pays. Financé partiellement par la Banque mondiale et l’Union européenne, ce projet vise 20 segments prioritaires et se déploiera en deux phases à partir de juillet 2025. Malgré son potentiel économique, le programme soulève des inquiétudes sur la transparence des appels d’offres et la gouvernance du secteur.
La note souveraine du Liban maintenue à « C » par Moody’s : un signal d’échec...
En avril 2025, Moody’s a maintenu la note souveraine du Liban à “C”, son plus bas niveau, avec une perspective stable. Cette notation confirme l’enlisement total de la restructuration de la dette libanaise, suspendue depuis 2020 sans négociation ni stratégie formelle. L’État reste insolvable, exclu des marchés internationaux, sans gouvernance budgétaire ni capacité à mobiliser ses actifs. Cette situation compromet durablement toute reprise financière ou retour à la solvabilité.





















