Présidence et gouvernement : tensions à huis clos sur fond de crise économique

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Les tensions entre le président Aoun et le Premier ministre Salam paralysent l’exécutif libanais sur le dossier économique. Les désaccords portent sur la gouvernance de la Banque du Liban, les nominations et les priorités budgétaires. La peur d’un retour à une « paralysie consensuelle » mobilise même la majorité parlementaire, alors que le pays a besoin de réformes urgentes. Ce blocage institutionnel menace la stabilité financière et la reprise de l’aide internationale.

Geagea sur la défensive : l’effet boomerang de la surenchère politique

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La visite de Tom Barak a bouleversé les calculs politiques de Samir Geagea. En misant sur une surenchère verbale avant l’arrivée de l’émissaire américain, le chef des Forces libanaises espérait imposer son agenda sécuritaire. Mais l’attitude modérée de Barak et l’unité institutionnelle affichée par les autorités libanaises ont marginalisé sa position. Désormais isolé, Geagea subit les conséquences d’une stratégie de rupture mal calibrée, dans un paysage politique en quête de stabilité.

Quorum sous pression : 42 députés claquent la porte pour six sièges

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Sous la coupole, un projet visant à abolir le quota réservé aux électeurs de la diaspora a fait vaciller le quorum : quarante-deux députés ont quitté l’hémicycle sans stopper la séance. Entre aides sociales votées à la hâte, sous-comité électoral inactif et mises en garde des bailleurs, la Chambre se trouve sommée de trancher avant la session d’octobre. L’enjeu dépasse six sièges : stabilité financière, crédibilité diplomatique et respect d’un calendrier législatif déjà sous pression.

Polémique au Liban autour du vote de la diaspora : tensions, enjeux et défis...

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#POLEMIQUE: À moins d’un an des élections législatives prévues pour 2026, une controverse majeure secoue le Liban concernant le vote de la diaspora, exacerbant les tensions dans un pays déjà fracturé par des divisions communautaires et une crise politique persistante. Ce débat, centré sur l’application des articles de la loi électorale prévoyant des sièges dédiés aux expatriés, met en lumière des questions de représentativité, d’équilibre confessionnel, de logistique électorale et de proximité entre les électeurs diasporiques et leurs représentants.

Le vote des expatriés au cœur d’une controverse électorale majeure

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À l’approche des législatives de 2026, le débat sur l’application des articles prévoyant des sièges pour la diaspora libanaise ravive les tensions politiques. Le vote des expatriés divise les partis entre défenseurs d’une réforme inclusive et opposants craignant un déséquilibre communautaire. Problèmes logistiques, questions de représentativité et risque institutionnel rendent incertaine la mise en œuvre de la loi électorale n°44, adoptée mais jamais appliquée dans sa totalité.

Institutions paralysées : comment les rivalités communautaires plombent l’État libanais

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Les récentes querelles autour des nominations judiciaires et financières révèlent l’ampleur de la paralysie institutionnelle au Liban. À travers les cas du juge Zahir Hamadeh ou de Tania Kellab, les rivalités communautaires s’exposent au grand jour. Entre démissions brandies comme menaces, nominations polémiques et absence de consensus sur l’économie, l’État libanais se disloque. Le système, censé garantir un équilibre, fonctionne désormais comme un mécanisme de blocage généralisé.

Budget bloqué, Parlement déserté : l’État en panne

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Le Liban s’enlise dans une crise institutionnelle : faute de quorum, le Parlement a de nouveau annulé la session sur le budget amendé. Boycott, opacité financière et blocage des réformes plongent le pays dans une impasse. Alors que le FMI attend des signaux clairs pour débloquer ses aides, l’inaction législative met en péril les équilibres économiques. Une léthargie parlementaire aux conséquences budgétaires lourdes.

Geagea appelle à un repositionnement de l’État face aux frappes israéliennes

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Samir Geagea dénonce les frappes israéliennes sur Beyrouth comme un « scandale » et pointe l’inaction de l’État libanais face à la menace. Il appelle à l’intégration du Liban dans des équations diplomatiques claires et à une transformation de l’État pour écarter les risques de guerre. Il critique la complaisance envers le Hezbollah et plaide pour une aide conditionnée à une refondation institutionnelle. Un discours structuré sur la souveraineté et la sécurité.

Riposte sacrée : Mohammad Raad défie les lignes rouges israéliennes

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Le député Mohammad Raad a affirmé que le droit de riposte du Hezbollah face aux frappes israéliennes sur Beyrouth était un « droit sacré ». Cette déclaration, aux accents idéologiques forts, vise à justifier une action armée future et à affirmer la souveraineté libanaise. Elle entretient une dissuasion psychologique et renforce la posture de résistance du mouvement dans un climat de forte tension régionale.

Nabih Berri dénonce une agression : la souveraineté libanaise en ligne de mire

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Dans un contexte de silence institutionnel, Nabih Berri a condamné les frappes israéliennes sur Beyrouth dans la nuit du 5 au 6 juin, qualifiant l’attaque d’agression contre la souveraineté du Liban. Par sa déclaration, il tente de restaurer un minimum d’autorité institutionnelle et de réaffirmer le rôle du Parlement face à l’impunité perçue des puissances étrangères. Une initiative à forte portée symbolique dans un État en crise.

Les appels à une refondation du contrat politique à l’épreuve des tensions régionales

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Face à la fragilité des institutions et aux tensions géopolitiques, les appels à refonder le contrat politique libanais se multiplient. Entre volonté de réforme, résistance des équilibres confessionnels et complexité régionale, le débat s’intensifie. Cet article examine les positions institutionnelles, les initiatives de la société civile et les blocages parlementaires. Il met en lumière les obstacles qui freinent une révision du pacte national à l’heure où la pression sécuritaire reconfigure les priorités du pays.

Ce que révèle l’absence de session parlementaire en pleine crise

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Alors que le Liban traverse une crise sécuritaire majeure, le Parlement reste silencieux. Aucune session n’a été convoquée, aucun débat engagé, révélant une institution paralysée, éclatée et en retrait. Cet article analyse les causes de cette inaction parlementaire : divisions internes, stratégie de déresponsabilisation, dilution du contrôle de l’exécutif, et dysfonctionnement structurel. Un état des lieux critique du rôle déclinant d’une instance censée incarner la souveraineté populaire en période de crise.

Joseph Aoun : entre consensus et mise en garde, un président en quête d’équilibre

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Joseph Aoun, président du Liban depuis 2024, poursuit une stratégie de stabilité. Entre appels au dialogue, silence sur certains dossiers sensibles, et diplomatie mesurée, il s’impose comme une figure d’équilibre. Ancien chef de l’armée, il capitalise sur sa popularité pour maintenir la cohésion nationale. Son positionnement modéré, parfois critiqué comme trop prudent, lui permet de conserver un rôle central dans une scène politique libanaise fragmentée et sous tension.

Entre trêve politique et méfiance stratégique : Nawaf Salam face à l’épreuve du Hezbollah

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La rencontre entre Nawaf Salam et le Hezbollah, décrite comme une tentative de construction de confiance, illustre l'impasse institutionnelle du Liban. Entre pressions internationales pour le désarmement et réalités politiques internes, l'État peine à affirmer son autorité face à une formation politico-militaire enracinée. Cette trêve fragile, dépourvue de réels engagements, révèle un pouvoir divisé sur les questions de souveraineté, de sécurité et de légitimité armée.