L’amnistie générale divise le Parlement libanais
Le débat sur la loi d’amnistie générale s’est tendu mardi 11 août 2026 au Parlement libanais. Gebran Bassil et Ibrahim Kanaan ont demandé que le ministre de la Défense Michel Menassa puisse exposer les observations de l’Armée libanaise avant le vote, notamment en raison des crimes commis contre des militaires. Nawaf Salam affirme pour sa part avoir simplement voulu présenter une position gouvernementale unique. Paula Yacoubian estime que l’armée avait déjà été entendue en commissions, déclenchant un nouvel échange avec Elias Bou Saab.
Salam-Menassa : l’amnistie fracture l’exécutif
Le différend entre Nawaf Salam et Michel Menassa sur l’amnistie générale avait commencé avant même la séance du Parlement. La veille, le ministre de la Défense avait remis à Elias Bou Saab les observations écrites de l’Armée libanaise sur les amendements au texte. Mardi, Salam s’est opposé à ce que Menassa présente devant les députés une intervention exprimant la position de l’armée. Le ton est monté, Menassa a quitté la séance et le commandement militaire serait ensuite intervenu pour demander qu’il puisse prononcer son discours.
Joumblatt appelle à refonder la relation avec la Syrie
Walid Joumblatt appelle à renforcer les relations entre le Liban et la Syrie, estimant qu’une normalisation avec Damas peut consolider l’unité nationale. La position est particulièrement significative venant d’un dirigeant qui continue d’accuser Hafez el-Assad d’avoir fait assassiner son père Kamal Joumblatt en 1977. La chute du régime Assad lui permet désormais de distinguer le contentieux historique avec l’ancienne dynastie de la nécessité d’une relation d’État à État avec la nouvelle Syrie, notamment sur les frontières, le commerce, les disparus et le transit régional.
Amnistie générale : la fracture chrétienne
Le départ des députés des Forces libanaises a provoqué la perte du quorum au Parlement et empêché l’examen de l’abolition de la peine de mort comme celui de l’amnistie générale. Ghada Ayoub et Elias Khoury défendent un texte autonome destiné à traiter notamment le cas des détenus islamistes. Les Kataëb dénoncent une obstruction et refusent de lier deux réformes de nature différente. Le conflit porte désormais sur les bénéficiaires, les crimes exclus et les droits des victimes.
Ali Hassan Khalil riposte à Samir Geagea
Ali Hassan Khalil a répondu avec virulence à Samir Geagea après le retrait des députés de la République forte et la perte du quorum au Parlement. Le chef des Forces libanaises avait dénoncé un « scandale », l’échec de la loi d’amnistie et l’adoption de textes insuffisamment chiffrés. Khalil l’accuse désormais de soutenir les institutions dans ses discours, puis de contribuer à leur perturbation dans la pratique. Le conflit porte aussi sur les conséquences financières des lois votées et sur une possible proposition visant à raccourcir le mandat de la Chambre.
Fadlallah dénonce l’accord-cadre
Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a vivement dénoncé l’accord-cadre conclu par les autorités libanaises. Il y voit un acte de reddition qui menacerait la souveraineté du Liban, les droits des habitants du Sud et le principe du retrait israélien. Sa déclaration ouvre une nouvelle séquence de confrontation politique autour du texte, entre partisans d’un retour de l’État au centre du dispositif et opposants à ce qu’ils qualifient de concessions à Israël.
Accord-cadre : Geagea cible le Hezbollah
Samir Geagea présente l’accord-cadre comme une étape majeure pour restaurer l’autorité de l’État libanais. Le chef des Forces libanaises estime que le texte doit conduire à un retrait israélien complet, mais aussi à la fin du dispositif militaire du Hezbollah. Dans un contexte de fortes divisions internes, il appelle le gouvernement à passer des décisions politiques à leur mise en œuvre concrète sur le terrain.
De Baabda à Aïn el‑Tinéh : la bataille politique autour de l’accord‑cadre
Au Liban, l’accord‑cadre signé avec Israël a plongé la classe politique dans une confrontation inédite. Entre contacts discrets et déclarations publiques, Joseph Aoun défend l’application du texte, Nabih Berri réclame son encadrement, le Hezbollah et Amal le rejettent, tandis que les Forces libanaises y voient une chance historique. Le gouvernement de Nawaf Salam, pris entre les camps, doit gérer une crise humanitaire et préparer un débat constitutionnel explosif.
Sethrida Geagea défend l’accord‑cadre libano‑israélien
À Maarab, la députée Sethrida Geagea a défendu l’accord‑cadre libano‑israélien signé le 26 juin 2026. Elle affirme que ce texte représente une occasion historique pour rétablir la souveraineté, en demandant le déploiement de l’armée et le désarmement des milices. Le gouvernement libanais salue cet accord, soutenu par plusieurs pays occidentaux, mais les critiques du Hezbollah et la défiance d’une partie de la population interrogent sa mise en œuvre.
Dossier libanais : Geagea défie Vance
Samir Geagea interpelle J. D. Vance au moment où les négociations entre l’Iran et les États-Unis incluent une cellule de déconfliction liée au Liban. Le chef des Forces libanaises demande à Washington de séparer le dossier libanais du marchandage régional, de traiter exclusivement avec l’État et de soutenir le désarmement du Hezbollah. Son message vise à empêcher que la désescalade ne consacre une influence iranienne accrue sur la sécurité libanaise.
Après Islamabad: Geagea et Gemayel face au Hezbollah
Les Forces libanaises de Samir Geagea et les Kataëb de Sami Gemayel ont réagi aux accords régionaux en replaçant le Hezbollah au centre du débat libanais. Les deux partis refusent qu’un cessez-le-feu reconduise l’ancien équilibre sécuritaire. Ils réclament le monopole des armes par l’État, le retrait israélien, la reprise de la décision de guerre et la reconstruction par les institutions. Mais la séquence régionale leur impose un terrain politique difficile.
Nabih Berri, passage obligé de la stabilité libanaise
Nabih Berri redevient un acteur central de l’après-accord régional. Président du Parlement depuis 1992, chef d’Amal et interlocuteur du tandem chiite, il occupe une place que ni Joseph Aoun, ni Nawaf Salam, ni les médiateurs étrangers ne peuvent ignorer. Son rôle peut faciliter le cessez-le-feu, le retour du Sud et le dialogue sur les armes. Mais sa proximité avec le Hezbollah, les critiques internes et les attentes internationales fixent des limites nettes.
LFI se déplace au Liban avec Rima Hassan et Manon Aubry
Une délégation de quatre parlementaires de La France insoumise se trouve au Liban du 8 au 12 juin 2026. Elle réunit Manon Aubry, Rima Hassan, Andrée Taurinya et Arnaud Le Gall. La mission, présentée comme un déplacement de solidarité, prévoit des rencontres avec les autorités libanaises, les formations politiques représentées au Parlement, la FINUL et des organisations de secours. LFI veut porter plusieurs demandes, dont un cessez-le-feu durable, le retrait israélien du Liban et la suspension de l’accord UE-Israël.
Sud-Liban : le CPL appelle à l’unité
Le CPL appelle à l’unité face à l’offensive israélienne au Sud-Liban et alerte sur les déplacements et les destructions.




















