Élections sous menace: pourquoi la rumeur de report devient elle-même une crise politique
La rumeur de report des législatives libanaises, pourtant fixées aux 3 et 10 mai 2026, devient une crise politique. Entre incertitude sécuritaire, bataille de récits sur la souveraineté et litige juridique sur le vote de la diaspora, la confiance se fissure. Chaque hésitation administrative alimente soupçons, recours et polarisation.
FMI, salaires publics et recettes: l’équation de contrainte qui enferme l’État
Le Liban doit financer près de 800 millions de dollars de hausses salariales publiques, sous la contrainte du FMI: pas de dépense sans recette. Le gouvernement privilégie TVA et essence, recettes rapides mais socialement explosives. Protestations, risque inflationniste et recours juridiques fragilisent la crédibilité fiscale, rendant l’accord extérieur plus difficile à soutenir.
TVA, essence, salaires: la mécanique qui transforme une hausse en nouvelle ponction
Pour financer environ 800 millions de dollars de hausses de salaires et d’indemnités, l’État mise sur deux leviers rapides: carburant et consommation. Une taxe sur la “safiha” d’essence (4 dollars ou 300.000 livres) et +1% de TVA renchérissent transport et achats, alimentant protestations, rumeurs et contestations.
Aoukar: quand l’ambassade américaine réduit sa présence et que le pays retient son souffle
Une décision américaine datée du 23 février ordonne le départ du Liban des employés non essentiels et des membres de leurs familles. Dès le lendemain, des dizaines de personnes quittent le pays via l’aéroport de Beyrouth. La mesure, présentée comme temporaire et liée à une évaluation sécuritaire continue, alimente inquiétude et rumeurs.
Taxe sur l’essence devant le Conseil d’État: le recours qui teste la légalité de...
Un recours du barreau de Beyrouth devant le Conseil d’État conteste la hausse de la taxe sur l’essence appliquée via un droit de consommation interne. Les requérants demandent l’annulation partielle et la suspension urgente, invoquant compétence, procédure et légalité de l’impôt. Le dossier oppose urgence budgétaire et protection des contribuables en crise.
Naim Kassem et le “droit à la défense”: un discours qui vise d’abord l’intérieur
Dans son discours du 24 février 2026, Naim Kassem présente la guerre contre le Liban comme une guerre “américaine par intermédiaire israélien” et dénonce des pressions visant le retrait des armes. Il cherche à verrouiller le débat interne, à dissuader le gouvernement de céder aux conditionnalités, et à imposer le “droit à la défense” comme ligne rouge.
Corruption, ce “taux” qui écrase la croissance: quand l’économie paie une taxe invisible
Au Liban, la corruption agit comme une “taxe invisible” qui renchérit les prix, freine l’investissement et réduit la croissance. Elle alimente les fuites fiscales, la contrebande et la défiance, rendant toute hausse de TVA ou de taxe sur l’essence plus explosive. La sortie passe par traçabilité, systèmes modernisés et règles applicables.
Réformer l’État avant d’augmenter les taxes : l’urgence oubliée
Augmenter les taxes au Liban sans réformer l’État aggrave une crise déjà insoutenable. Cette tribune plaide pour réduire les dépenses improductives, rationaliser l’administration, combattre réellement la corruption, lancer un audit forensic (Énergie/EDL) et garantir l’indépendance de la justice. Le redressement passe par transparence, discipline budgétaire et État de droit.
FMI: la négociation sort du théâtre, l’addition commence
Les discussions avec le FMI entrent dans le dur: moins de slogans, plus de détails techniques. Le Liban doit avancer sur un cadre budgétaire à moyen terme et une réforme bancaire qui tranche la répartition des pertes, notamment via le principe « un déposant, une banque ». Sans votes rapides au Parlement, Washington pourrait devenir une occasion manquée.
Conférence de Paris sur l’armée: l’aide internationale mise au service d’un État sous contrainte
Le 5 mars 2026, Paris réunit une conférence pour soutenir l’armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure, coprésidée par Emmanuel Macron et Joseph Aoun. L’objectif: une aide coordonnée et durable (salaires, carburant, maintenance, équipement) pour éviter un vide sécuritaire, malgré les risques de politisation et de discontinuité.
Négocier sous menace: la méthode Iran–États-Unis pour gagner du temps sans perdre la face
La négociation Iran–États-Unis avance sans faire baisser la tension. Washington maintient le dialogue tout en affichant des lignes rouges et une posture militaire renforcée, pour gagner du temps sans paraître céder. Téhéran cherche à prolonger le processus sans humiliation. En arrière-plan, Israël impose l’urgence et augmente le risque d’incident.
Quand l’eau coule, l’influence reste: la stratégie française qui s’installe dans les robinets et...
Au Liban, la France consolide une influence discrète en investissant dans l’eau potable et la santé. Selon Olivier Cadic, l’action de l’AFD permettrait à 1,5 million de personnes d’accéder à l’eau, tandis que des programmes visent cancer et lutte anti-tabac. Une diplomatie du quotidien, utile et durable.
“Commission des cinq”: ce que les ambassadeurs demandent vraiment
La “commission des cinq” suit de près le rapport du commandant Rudolf Heikal et lie le soutien international à l’armée à des progrès mesurables sur la souveraineté sécuritaire. Le test central concerne la phase au nord du Litani, avec attente de calendrier, contrôle territorial et cohérence politique, avant un rendez-vous international d’aide.
Risque d’escalade Iran-Israël: lecture de signaux et scénarios de contagion pour le Liban
Entre négociation et menace, le face-à-face Iran-Israël s’intensifie sous une posture américaine de pression assumée. L’alerte israélienne et l’hypothèse de fronts multiples ravivent le risque de contagion au Liban. L’article décrypte signaux, canaux de choc économiques et politiques, et trois scénarios allant de la désescalade à la rupture brutale.



















