De la Loi IRHA à la Loi Yadan: La pesanteur de Vichy à la...
En France, une nouvelle proposition de loi relance le débat sur l’assimilation entre antisionisme et antisémitisme. Ses détracteurs y voient un outil de censure destiné à museler les critiques d’Israël et le soutien à la Palestine, au risque d’appauvrir le débat public et de fragiliser la liberté d’expression politique.
Iran : négocier sans renoncer à enrichir
En répétant que son droit à enrichir l’uranium est « incontestable » tout en assurant que le niveau de cet enrichissement reste négociable, l’Iran a clarifié sa ligne pour la suite des échanges avec Washington. Téhéran ne cherche pas à fermer la porte, mais à empêcher que la reprise du dialogue soit lue comme un renoncement imposé par la guerre et la pression américaine. Le Pakistan sert désormais de canal de survie diplomatique, tandis que les États-Unis continuent d’exiger un encadrement beaucoup plus dur et durable du programme iranien.
Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.
Trump dit la guerre presque finie
Donald Trump assure que la guerre avec l’Iran est « presque finie » et évoque une reprise des négociations dès cette semaine au Pakistan. Pourtant, derrière cette déclaration spectaculaire, les faits racontent une autre histoire. Le cessez-le-feu reste fragile, le blocus américain des ports iraniens s’intensifie, le détroit d’Ormuz demeure largement paralysé et le dossier nucléaire continue de bloquer tout accord. Entre communication politique, pression maximale et diplomatie sous contrainte, la désescalade reste possible sans être encore acquise.
Netanyahou piégé par la guerre iranienne
La guerre contre l’Iran devait replacer Benyamin Netanyahou au centre du jeu politique israélien. Elle a surtout révélé les limites de sa stratégie. Les derniers sondages montrent un premier ministre affaibli, incapable de convertir la dureté de l’opinion en majorité stable. Entre cessez-le-feu contesté, front libanais toujours actif, coût économique élevé et reprise du procès pour corruption, la campagne législative d’octobre s’annonce moins comme un plébiscite sécuritaire que comme un test de crédibilité sur sa capacité à gouverner un pays sous tension permanente.
Liban : le retrait israélien d’abord
Joseph Aoun a placé le retrait israélien au cœur de la position libanaise avant l’ouverture des discussions à Washington. Pour Beyrouth, aucune stabilité durable n’est possible tant qu’Israël occupe des territoires au Sud-Liban. Le président veut que l’armée libanaise se redéploie jusqu’aux frontières reconnues et devienne seule responsable de la sécurité de la zone. Cette ligne entre directement en collision avec l’agenda israélien, centré sur le Hezbollah, la pression militaire et une future architecture de sécurité favorable à Israël.
Liban : les exigences israéliennes
À Washington, Israël ne vient pas négocier un simple cessez-le-feu avec le Liban. Son agenda public vise le désarmement du Hezbollah, refuse toute trêve préalable et ouvre déjà un débat sur la place du mouvement dans l’État libanais. La discussion s’étend désormais bien au-delà de la seule frontière sud aujourd’hui.
Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.
Liban : la médiation française évincée
La France ne participe pas au nouveau format de négociation ouvert à Washington entre les États-Unis, Israël et le Liban. Cette absence contribue à la faiblesse de la diplomatie libanaise et marque une rupture majeure. Paris avait pourtant co-parrainé le cessez-le-feu de 2024, siégé dans son mécanisme de surveillance et tenté, jusqu’en mars, de défendre une sortie graduelle de crise. En acceptant un cadre sans la France, Beyrouth perd un contrepoids diplomatique occidental au moment même où Israël impose une discussion sous pression militaire et où la FINUL entre dans une phase de retrait programmé.
Pékin et la nouvelle donne au Moyen-Orient
La crise autour de l’Iran et d’Ormuz révèle une nouvelle donne régionale : Pékin gagne du terrain au Moyen-Orient sans remplacer militairement Washington. La Chine profite des failles du système américain, garde des liens avec Téhéran et le Golfe, et transforme chaque tension en levier diplomatique, énergétique et commercial majeur.
Trump face au pape, la tentation du sacré
Trump pape : après avoir attaqué Léon XIV, Donald Trump diffuse une image quasi christique et relance le débat sur le culte du chef.
Liban: le spectre d’une nouvelle guerre civile, 51 ans
Le 13 avril 2026 ne renvoie pas seulement au souvenir du bus de Aïn el-Remmaneh et du début de la guerre civile de 1975. Il renvoie à un risque très actuel : celui d’un Liban fragilisé par une offensive israélienne qui ne détruit pas seulement des infrastructures et des vies, mais remet aussi sous tension les fractures internes du pays. Entre déplacements massifs, pression sur l’État, divisions autour du Hezbollah et peur d’une relecture confessionnelle de la guerre, le pays voit réapparaître des mécanismes qu’il croyait contenus.
Le couple ( Trump ; Netanyahou): Hitler du XXIe siècle ?
Dans ce texte, Mohamed El Bachir décrit Gaza comme le cœur d’un basculement mondial, accuse Israël et ses soutiens occidentaux, et voit dans l’affrontement avec l’Iran et les résistances arabe, libanaise, irakienne et yéménite le risque d’une guerre régionale majeure, voire d’un embrasement durable à l’échelle du Moyen-Orient tout entier.
LE LIBAN FACE À SON ÉPREUVE D’ALLÉGEANCE — ENTRE FIDÉLITÉ NATIONALE ET DÉRIVE TRANSNATIONALE
Face aux allégeances transnationales, le Liban ne peut préserver sa souveraineté qu’en réaffirmant une loyauté unique envers l’État. De l’histoire des communautés aux enjeux actuels liés au Hezbollah et aux influences régionales, ce texte plaide pour une neutralité active, le contrôle des actes et l’exclusivité nationale de la décision stratégique.




















