Au Sud-Liban, Israël déracine les vies avec les oliviers
Au Sud-Liban, la destruction des oliveraies révèle une dimension durable de la guerre. Environ 54 000 hectares de terres agricoles ont été affectés à l’échelle du pays, tandis que 47 000 oliviers avaient déjà été recensés comme détruits dès les premiers mois du conflit. Dans le Sud, qui fournit autour de 40 % des olives libanaises, les dégâts touchent aussi les pressoirs, les coopératives, les pépinières et les réseaux d’eau. Pour les familles déplacées, reconstruire une maison ne suffira pas si la terre qui assurait leur revenu reste détruite ou inaccessible.
RAISON D’ÊTRE DU LIBAN
Le Liban ne pourra durablement se réformer sans définir ce qui justifie son existence comme État commun. Bernard Raymond Jabre propose un nouveau pacte fondé sur la souveraineté, l’égalité des citoyens, la liberté des identités et l’État de droit, afin de transformer la diversité libanaise en véritable projet national partagé.
Trump, Ghosn et le nouveau salon VIP
Vu du Liban, l’épisode Trump rappelle l’évasion de Carlos Ghosn : l’un transféré discrètement dans un camion de catering, l’autre caché dans une caisse de matériel audio. Deux histoires très différentes, mais une même leçon visuelle : plus le passager est célèbre, plus son transport doit devenir banal pour rester vraiment invisible.
Amnistie : le bras de fer entre Salam et l’armée
Le projet d’amnistie générale a déclenché une crise institutionnelle au Parlement libanais. Nawaf Salam et le ministre de la Défense Michel Menassa se sont opposés sur la présentation des réserves de l’armée, tandis que Gebran Bassil et Hussein Hajj Hassan invoquaient le droit des ministres à être entendus par la Chambre. Derrière cette bataille constitutionnelle se trouve un dossier beaucoup plus sensible : longues détentions, peines à perpétuité, détenus islamistes, Ahmad al-Assir et condamnations liées aux attaques contre l’armée.
Peine de mort : les députés auraient-ils eu peur pour eux ?
Le Parlement libanais vient d’abolir la peine de mort. Une avancée juridique incontestable qui inspire pourtant une question satirique : les députés auraient-ils aussi pensé à eux-mêmes ? Derrière la plaisanterie se dessine un problème plus sérieux : au Liban, l’abolition de l’impunité politique reste encore une réforme à accomplir entièrement.
Pakistan : la puissance nucléaire qui inquiète Israël
Le Pakistan ne se contente plus de sa relation historique avec l’Arabie saoudite. En 2026, Islamabad a déployé quelque 8 000 militaires ainsi que des chasseurs, des drones et un système antiaérien dans le royaume, participé aux négociations entre Washington et Téhéran et rejoint l’alliance de défense formée avec Riyad et Ankara. La seule puissance nucléaire du monde musulman devient ainsi un fournisseur de sécurité au Moyen-Orient. Pour Israël, l’enjeu tient moins à une menace directe qu’à l’émergence d’un contrepoids régional qu’il ne contrôle pas.
Riyad-Ankara-Islamabad : Israël face à un nouvel axe
L’alliance de défense signée à La Mecque par l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan introduit un nouvel acteur collectif dans les équilibres du Moyen-Orient. Riyad apporte ses ressources et son poids diplomatique, Ankara son armée et son industrie de défense, Islamabad ses forces conventionnelles et l’ambiguïté liée à sa dissuasion nucléaire. Pour Israël, le défi est surtout politique et stratégique : la Turquie conteste sa liberté d’action en Syrie tandis que l’Arabie saoudite construit une sécurité régionale qui ne dépend plus d’une normalisation avec Jérusalem.
USA-Israël : vers une crise majeure sur trois fronts ?
Donald Trump cherche désormais à réduire simultanément les opérations israéliennes à Gaza, au Liban et face à l’Iran. Selon la presse israélienne, le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, aurait transmis à Israël un message américain demandant d’avancer vers la fermeture des trois fronts. Benjamin Netanyahu résiste pourtant au calendrier de Washington. Le rejet du plan américain pour Gaza, l’absence de nouveau retrait au Liban et les divergences sur l’Iran font désormais apparaître le risque d’une crise stratégique entre les deux alliés.
Le Liban et ses « Beautiful Ones »
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Riad Salamé n’a pas gouverné seul
Le déficit de l’État, la dette publique, la Banque du Liban et les banques dans la fabrication de la catastrophe libanaise
Il est toujours rassurant,...
La richesse n’est pas une vertu
Au Liban, la richesse est trop souvent confondue avec la respectabilité. Pourtant, une fortune créée par le travail n’a pas la même valeur morale qu’un butin issu du vol, de la corruption ou des réseaux. Admirer l’argent sans interroger son origine transmet aux jeunes un message profondément destructeur et durable.
L’État et les Libanais : le divorce
L’une des principales raisons pour lesquelles une partie des Libanais ne croit plus en l’État est qu’elle ne croit plus en ceux qui sont...
Rome, nouveau centre des négociations au Sud-Liban
Rome peut-elle remplacer Naqoura comme centre des négociations entre le Liban et Israël ? La capitale italienne accueille désormais des discussions qui dépassent la gestion militaire des incidents frontaliers. Retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise, avenir des armes du Hezbollah, zones pilotes et garanties américaines figurent au cœur du processus. Son succès pourrait redéfinir la sécurité et l’équilibre politique du Sud-Liban. Son échec risquerait de prolonger l’occupation, les déplacements et la menace d’une nouvelle escalade.




















