Smotrich et Ben Gvir défient Trump en voulant occuper le Sud-Liban
Bezalel Smotrich affirme qu’Israël ne se retirera pas du Sud-Liban après la signature attendue de l’accord entre les États-Unis et l’Iran. Itamar Ben Gvir défend, lui, la poursuite du contrôle israélien et des destructions, même contre l’avis de Donald Trump. Pour le Liban, ces déclarations installent une inquiétude majeure : la diplomatie américaine peut-elle produire une désescalade réelle si les ministres israéliens assument une occupation durable et empêchent le retour des habitants ?
Leçon d’une guerre perdue pour les USA ou comment le dossier iranien est devenu...
L’Institut Montaigne dresse une analyse sévère de la guerre menée contre l’Iran. L’opération devait affaiblir la République islamique, réduire son programme nucléaire et restaurer la dissuasion américaine. Elle aurait produit l’effet inverse : un Iran plus central, un Golfe plus méfiant, une relation américano-israélienne plus tendue et une Europe marginalisée. Le dossier iranien devient ainsi une leçon sur les limites de la puissance brute.
Le crime du sens
Je suis allé marcher seul dans la nuit.
Pas pour réfléchir. Pas pour trouver une réponse. Pas même pour chercher un peu de paix.
Je suis...
Israël cherche-t-il l’escalade au Sud-Liban ?
Vue du Liban, l’escalade israélienne au Sud-Liban interroge directement la solidité de l’accord en préparation entre les États-Unis et l’Iran. Les frappes, les incursions et le maintien de forces israéliennes interviennent alors que Washington cherche à conclure rapidement avec Téhéran. Benjamin Netanyahu, soumis à une pression électorale et à une opinion israélienne favorable à une ligne dure, prend le risque de tendre sa relation privilégiée avec Donald Trump.
Le refus israélien de se retirer du Liban renforce le Hezbollah
Le refus israélien de se retirer du Liban risque de renforcer le Hezbollah au lieu de l’affaiblir. En maintenant des positions au Sud-Liban, Israël veut protéger sa frontière nord et empêcher le retour du mouvement chiite près de la Ligne bleue. Mais cette présence offre au parti un argument politique puissant, complique le débat sur ses armes et s’inscrit aussi dans une séquence électorale israélienne marquée par la sécurité, la coalition Netanyahu et la perspective d’un scrutin d’ici octobre 2026.
La relation avec Riyad, clé d’un retour arabe du Liban
La reprise des exportations vers l’Arabie saoudite ouvre une période probatoire pour le Liban. Riyad ne se contente pas de rouvrir un marché : il teste la capacité de Beyrouth à contrôler ses frontières, lutter contre le Captagon, stabiliser ses institutions et restaurer une souveraineté crédible. La relation avec Riyad peut devenir la clé d’un retour arabe du Liban, mais seulement si l’État transforme ce signal économique en preuves politiques durables.
La diplomatie libanaise peut-elle parler d’une seule voix ?
La diplomatie libanaise doit trouver une ligne commune alors que l’accord Iran-USA place le pays au centre d’un jeu régional qu’il ne maîtrise pas. La présidence, le gouvernement, le Parlement et le Hezbollah partagent certaines demandes, comme le retrait israélien et l’arrêt des frappes. Mais les fractures restent profondes sur les armes, l’Iran et la négociation avec Israël. Le retrait de l’accréditation de l’ambassadeur iranien a en outre privé Beyrouth d’un canal officiel utile avec Téhéran.
Les garanties américaines valent-elles face à Israël ?
Les garanties américaines promises dans l’accord entre Washington et Téhéran seront jugées au Liban sur leur capacité à contenir Israël. Téhéran affirme que le front libanais doit être inclus dans le cessez-le-feu régional, tandis que Benjamin Netanyahu refuse de perdre sa liberté d’action contre le Hezbollah. Pour Beyrouth, la crédibilité américaine dépendra d’actes concrets : arrêt des frappes, retrait israélien, rôle de la Finul et retour sécurisé des habitants du Sud.
Qatar, Pakistan, Suisse : les coulisses de l’accord régional
L’accord régional entre les États-Unis et l’Iran est le produit d’une diplomatie à plusieurs canaux. Le Qatar a rouvert une porte à Téhéran, le Pakistan a porté l’annonce politique et la Suisse doit offrir le cadre de signature. Cette méthode indirecte a permis de contourner l’absence de confiance entre Washington et Téhéran, de rouvrir Ormuz et de repousser les dossiers les plus difficiles. Le Liban reste toutefois le point de rupture potentiel.
Israël peut-il accepter une limite à ses opérations au Liban ?
Israël affirme vouloir préserver sa liberté d’action au Liban contre le Hezbollah, mais l’accord Iran-USA change le calcul. Washington veut protéger la désescalade régionale, Téhéran affirme que le Liban est inclus dans le cessez-le-feu et Beyrouth réclame un retrait complet. Entre frappes ciblées, retrait partiel, zone tampon et surveillance internationale, la stratégie israélienne doit désormais composer avec une contrainte nouvelle : ne pas faire échouer l’accord régional.
Pourquoi le Liban est devenu le test de l’accord Iran-USA
Le Liban concentre les contradictions de l’accord Iran-USA. Téhéran veut inclure le front libanais dans la désescalade. Israël refuse de perdre sa liberté d’action contre le Hezbollah. Washington cherche à préserver son deal avec l’Iran sans rompre avec son allié israélien. Beyrouth revendique sa souveraineté, mais ne maîtrise pas seul le terrain. Le cessez-le-feu sera donc jugé au Sud, dans les villages, sur les routes de retour et autour des positions israéliennes contestées.
La frappe israélienne sur Beyrouth qui a fait plier les États-Unis
La frappe israélienne sur Beyrouth a provoqué un effet politique immédiat. En menaçant de faire échouer l’accord entre Washington et Téhéran, elle a poussé Donald Trump à accélérer la conclusion d’un compromis réduit à l’essentiel : arrêt des opérations, réouverture d’Ormuz et négociations ultérieures sur le nucléaire iranien. L’épisode révèle une divergence croissante entre les calculs électoraux de Benjamin Netanyahu et ceux du président américain, sous pression avant les midterms.
Après le deal avec l’Iran, quel impact ?
Le deal avec l’Iran ne met pas fin aux tensions régionales. Il suspend les hostilités, rouvre Ormuz et renvoie les sujets clés à une négociation ultérieure. Les États-Unis peuvent revendiquer une désescalade, mais ils apparaissent aussi contraints par le coût politique, énergétique et militaire de la guerre. Dans le Golfe, le parapluie américain est remis en question. Au Liban, l’inclusion revendiquée par l'Iran du front libanais renforce le Hezbollah et complique la ligne de Joseph Aoun et Nawaf Salam.
Titre: La Guerre-Trading : quand les marchés semblent connaître la guerre avant les peuples
Bernard Raymond Jabre analyse le Guerre-Trading, phénomène où les marchés semblent anticiper les crises avant les peuples. Entre pétrole, options, indices et discours politiques, l’article interroge les mouvements suspects, l’information privilégiée, la volatilité géopolitique et la transformation possible de la guerre en actif financier et enjeu démocratique majeur contemporain mondial.




















