mardi, janvier 13, 2026

Les derniers articles

Articles liés

Conflit à Gaza : les déclarations de Benjamin Netanyahu des 12 et 13 août 2025

- Advertisement -

Dans un contexte de tensions accrues autour du conflit israélo-palestinien, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est exprimé à plusieurs reprises les 12 et 13 août 2025, principalement dans une interview accordée à la chaîne i24NEWS et lors de prises de parole publiques. Ces déclarations, centrées sur la situation à Gaza, abordent les négociations pour un cessez-le-feu, l’intensification des opérations militaires et la gestion de la crise humanitaire. Voici un compte-rendu factuel de ses propos.

Refus d’un cessez-le-feu partiel

Lors de son intervention sur i24NEWS le 12 août, M. Netanyahu a catégoriquement écarté l’idée d’un cessez-le-feu partiel avec le Hamas. « La possibilité d’un accord partiel est révolue », a-t-il affirmé, répondant aux critiques l’accusant de bloquer les pourparlers. Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’un accord global, visant à obtenir la libération simultanée de tous les otages – environ 49, dont 27 seraient décédés selon les estimations militaires israéliennes. « Je veux tous les otages, vivants et morts », a-t-il déclaré, conditionnant la fin du conflit à la reddition du Hamas et à la démilitarisation de Gaza. Il a par ailleurs accusé le mouvement palestinien de « duplicité » dans les négociations passées, sans apporter de précisions supplémentaires.

Proposition de départ volontaire des Palestiniens

Le Premier ministre a également réitéré une proposition controversée, suggérant que les Palestiniens puissent quitter Gaza, en particulier les zones de combat. « Nous ne les expulsons pas, mais nous leur permettons de partir », a-t-il indiqué, précisant que cette mesure s’appliquerait d’abord aux zones de conflit, puis, de manière générale, à l’ensemble du territoire pour ceux qui le souhaitent. Évoquant les déplacements de populations observés dans d’autres conflits, comme en Syrie ou en Ukraine, M. Netanyahu a soutenu l’idée d’un départ volontaire vers des pays voisins comme l’Égypte ou la Jordanie, tout en soulignant que les frontières de Gaza resteraient sous contrôle israélien.

Cette proposition, qui fait écho à des déclarations antérieures de responsables israéliens et à une suggestion de l’ancien président américain Donald Trump, a suscité de vives inquiétudes parmi les Palestiniens, qui y voient une référence à la « Nakba » de 1948.

Poursuite des opérations militaires

M. Netanyahu a confirmé l’intensification des opérations militaires israéliennes, notamment à Gaza-Ville et dans les camps centraux, où il estime que se concentrent les dernières forces du Hamas. « Là où cela a commencé, cela se terminera : à Gaza, avec le Hamas », a-t-il déclaré. Selon lui, environ 70 à 75 % du territoire de Gaza est déjà sous contrôle israélien, mais les zones restantes doivent être ciblées pour « achever la défaite » du mouvement palestinien. Il a promis des mesures pour permettre aux civils d’évacuer vers des zones sécurisées, où ils recevraient une aide humanitaire.

Défense de la politique humanitaire

Face aux accusations de famine orchestrée à Gaza, le Premier ministre a vigoureusement défendu la position d’Israël. Il a affirmé que près de 2 millions de tonnes d’aide humanitaire avaient été acheminées depuis le début du conflit, accusant le Hamas de détourner ces ressources pour ses propres besoins. Il a également critiqué l’ONU pour des lenteurs dans la distribution de l’aide, annonçant des mesures pour pallier ces obstacles, telles que l’ouverture de corridors sécurisés, l’augmentation des points de distribution via des organisations locales comme la Gaza Humanitarian Foundation, et des largages aériens coordonnés avec les États-Unis.

Contexte et réactions internationales

Ces déclarations s’inscrivent dans un climat de pressions internationales croissantes, alors que des pourparlers au Caire, soutenus par l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, visent à obtenir un cessez-le-feu de 60 jours incluant un échange d’otages et de prisonniers. Les propos de M. Netanyahu, marqués par une fermeté assumée, interviennent après une série de frappes israéliennes à Gaza-Ville, qui ont causé la mort d’au moins 33 personnes le 12 août, selon l’agence de défense civile de Gaza. Ces opérations ont suscité des condamnations de plusieurs pays, dont la Russie, ainsi que de l’ONU, qui évoque des violations potentielles du droit international. En Israël, des manifestations à Tel-Aviv ont également exprimé l’inquiétude de certains citoyens face aux risques encourus par les otages.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

A lire aussi