De Bernard Raymond Jabre
Le Point 1 est un point géographique fondamental qui détermine le tracé des frontières maritimes du Liban. À l’origine, ce point devait se situer sur le continent, exactement au point terminal de la Ligne verte séparant Israël et le Liban avant la mer. Cette position correspondait à la limite terrestre officielle entre les deux pays et servait de base pour calculer la délimitation maritime selon le droit international.
Voici la synthèse claire, structurée et comparative des deux études techniques majeures qui ont encadré la délimitation maritime sud du Liban :
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
1. l’étude du UKHO (United Kingdom Hydrographic Office)
2. l’étude du bureau hydrographique de l’armée libanaise (LAF – Lebanese Armed Forces)
C’est la clé pour comprendre l’origine des divergences entre le « Point 1 » choisi en 2007 et les « Ligne 23 / Ligne 29 » revendiqué plus tard.
1. Étude UKHO (2006–2011)
Mandat confié par le gouvernement Siniora pour assister le Liban dans la préparation d’une délimitation maritime conforme au droit international.
Objectif de l’UKHO
• Déterminer une ligne équitable selon l’UNCLOS (articles 15, 74, 83).
• Choisir les points de base (baselines) pertinents de la côte libanaise.
• Proposer un tracé techniquement défendable pour la déclaration de la ZEE.
Méthode UKHO
• Analyse de côte haute résolution (orthophotos + cartes marines UK Admiralty).
• Sélection des points de base selon :
o terre ferme,
o projections naturelles,
o absence de perturbations artificielles (digue, port, plage artificielle…).
• Calcul de l’équidistance entre les points libanais et israéliens.
Conclusion UKHO : deux options
UKHO a présenté deux tracés possibles au gouvernement libanais :
Option A — Ligne 23 (considérée « prudente »)
• Basée sur des points de base moins agressifs et plus proches de la côte.
• Représente une version modérée, politiquement moins conflictuelle.
• Perte implicite d’environ 860 km² par rapport à l’interprétation la plus favorable au Liban.
Option B — Ligne 29 (considérée « défendable légalement »)
• Basée sur les points de base les plus avancés et géométriquement corrects.
• Suit strictement le principe d’équidistance non affectée par distorsions côtières.
• Donne au Liban ≈ 1 430 km² de ZEE supplémentaires par rapport à la Ligne 23.
• Reconnu par les ingénieurs UKHO comme juridiquement solide selon UNCLOS.
Point clé :
➡ UKHO a clairement indiqué que la Ligne 29 est défendable, mais la décision politique appartient au Liban.
2. Étude de l’armée libanaise (2011–2020)
Réalisée par le Bureau hydrographique de l’armée (LAF) + experts en géodésie.
Objectif de l’armée
• Vérifier la validité de la ligne déposée à l’ONU (Ligne 23).
• Déterminer si un tracé plus favorable existe selon le droit maritime.
• Corriger les erreurs commises en 2007 lors de l’accord Liban–Chypre.
Conclusion principale de l’armée
1. Le « Point 1 » choisi en 2007 est incorrect
• Le Liban a accepté un point déplacé artificiellement vers le nord,
• pas situé sur la frontière terrestre réelle,
• Contrairement aux exigences de l’UNCLOS qui impose que la ZEE commence à partir de la frontière terrestre incontestable.
Conséquence :
➡ Ce déplacement réduit l’angle de projection du Liban vers la mer → perte vis-à-vis d’Israël et vis-à-vis de Chypre (effet domino géométrique).
2. La LAF confirme que la Ligne 29 est la seule correcte
• Les ingénieurs militaires démontrent que les points de base libanais réels (roche naturelle, pas quai, pas dépôt de sable) permettent un tracé bien plus avantageux.
• La ligne 29 est strictement conforme à l’équidistance non déformée.
• Appuyée par :
o relevés GPS terrestres,
o cartes UKHO,
o orthophotos de haute précision.
Conclusion technique de l’armée :
➡ Le Liban a droit à ≈ 1 430 km² de plus qu’indiqué dans sa déclaration officielle (ligne 23).
3. L’armée demande à modifier le Décret 6433/2011
• Le décret 6433, qui fige la ligne 23, aurait dû être amendé.
• L’armée a préparé les documents techniques pour correction.
• Mais le gouvernement (Aoun–Diab puis Mikati) ne l’a jamais signé, malgré l’appui technique complet.
Comparatif UKHO vs Armée libanaise
| Critère | UKHO | Armée libanaise (LAF) |
| Objectif | Donner options conformes au droit | Déterminer la ligne réelle selon UNCLOS |
| Tracé retenu politiquement | Ligne 23 | Refusé – propose Ligne 29 |
| Analyse des baselines | Technique + prudence politique | Strictement technique |
| Position sur Ligne 29 | Défendable juridiquement | Obligatoire juridiquement |
| Position sur Point 1 | Ne tranche pas politiquement | Confirme que le Point 1 2007 est incorrect |
| Conséquence | Perte de 860 km² par rapport à optimum | Perte cumulée de 1 430 km² si non corrigé |
Synthèse finale
✔ UKHO a fourni deux solutions :
• Ligne 23 : politiquement prudente
• Ligne 29 : techniquement correcte et défendable
✔ L’armée libanaise a confirmé que :
• le Point 1 de 2007 est faux,
• la ligne 23 est sous-optimale,
• la ligne 29 est la seule conforme au droit maritime international.
✔ En ne revendiquant pas la Ligne 29 à l’ONU,
Le Liban a perdu automatiquement sa capacité à revendiquer les 1 430 km² — qu’Israël a ensuite exploités dans les négociations de 2022.
Pourquoi le Liban a-t-il renoncé à sa ligne maritime optimale ?
Le Liban se trouve à un carrefour stratégique, tant sur le plan géopolitique que sur le plan énergétique. Depuis la découverte de réserves de gaz et de pétrole en Méditerranée orientale, la question de la délimitation de sa frontière maritime avec Israël est devenue centrale. Pourtant, malgré les études scientifiques et juridiques solides – notamment celles réalisées par l’armée libanaise et le bureau hydrographique britannique – le pays a choisi de ne pas revendiquer sa ligne maritime maximale, pourtant défendable au regard du droit international.
Une ligne optimale juridiquement défendable
La fameuse « ligne 29 » correspondait à la projection exacte de la frontière terrestre entre le Liban et Israël sur la mer. Selon les experts, cette ligne aurait permis au Liban de sécuriser sa zone économique exclusive dans sa totalité, maximisant ainsi son accès aux ressources naturelles. Juridiquement, elle reposait sur des bases solides, alignées sur les conventions internationales et les recommandations des spécialistes.
La prudence dictée par le contexte politique
Alors pourquoi cette option n’a-t-elle pas été adoptée ? La réponse se trouve autant dans la complexité politique du Liban que dans la réalité régionale. Tout d’abord, le Liban reste un État profondément divisé, où chaque décision stratégique doit obtenir un consensus fragile entre factions politiques, communautés religieuses et acteurs militaires. Revendiquer la ligne 29 aurait été perçu comme un geste agressif par certaines parties internes et aurait pu éventuellement fragiliser l’équilibre politique déjà précaire.
Le facteur israélien et la pression internationale
Sur le plan extérieur, une revendication ambitieuse aurait presque automatiquement déclenché des tensions avec Israël, qui conteste cette zone. Les dirigeants libanais ont dû mesurer le risque : un conflit ouvert aurait pu avoir des conséquences économiques et sécuritaires dramatiques. Par ailleurs, les pressions internationales, notamment de la part des États-Unis et de certains pays européens, ont également poussé le Liban à adopter une posture plus prudente, privilégiant la négociation à l’affrontement direct.
Les calculs stratégiques
Au-delà de la peur du conflit, la décision reflète un calcul stratégique : le Liban n’était pas encore prêt à exploiter pleinement ses ressources gazières et pétrolières. Choisir une ligne trop ambitieuse aurait impliqué non seulement des tensions diplomatiques mais aussi un investissement immédiat pour sécuriser et exploiter cette zone, un luxe que le pays ne pouvait pas se permettre à ce moment.
Conséquences de ce choix
Le refus d’adopter la ligne 29 a eu des conséquences directes sur l’économie potentielle du Liban. Une partie de sa zone maritime, qui aurait pu lui rapporter des milliards en revenus gaziers et pétroliers, a été laissée de côté. De plus, ce compromis a eu un effet domino sur la délimitation avec Chypre et Israël, modifiant indirectement la carte énergétique et stratégique de la Méditerranée orientale.
En résumé, le Liban disposait d’un choix optimal juridiquement défendable, mais la prudence politique, le risque de conflit avec Israël, les pressions internationales et la complexité interne ont conduit les dirigeants successifs à renoncer à cette option. L’histoire de la ligne 29 illustre ainsi les dilemmes constants entre légalité, intérêt national et pragmatisme politique dans un pays où chaque décision stratégique est minutieusement pesée.
Ainsi, le Point 1 actuellement adopté par le Liban a été défini par l’ancien Premier ministre Fouad Siniora en 2007 et a depuis été confirmé par les présidents successifs : Michel Sleiman,( Carte de la ligne 23 envoyée à l’ ONU) , Michel Aoun ( Signe un accord sur la base de la ligne 23 avec Israel), Joseph Aoun, ainsi que par le président de la Chambre, Nabih Berri. Ce point officiel ne se situe plus exactement sur la ligne verte, mais légèrement décalé, ce qui a des conséquences directes sur l’espace maritime libanais, notamment vis-à-vis des zones contestées avec Israël, ainsi que les droits maritimes par rapport à Chypre et la Syrie. Car :
• Déplacer le Point 1 même d’une courte distance sur la côte modifie la position des lignes médianes parce que la règle d’équidistance se calcule à partir de ces originaux.
• Quand la médiane se déplace en faveur du voisin (Israël, puis Chypre), la zone perdue s’ajoute : une perte face à Israël peut par angle/direction modifier la ligne d’intersection avec la zone de Chypre et réduire encore la surface libanaise disponible — d’où l’effet domino.
• En pratique (sur la vraie carte) ces pertes peuvent se chiffrer en centaines voire milliers de km² selon la géométrie réelle des côtes et l’emplacement précis des points de base — d’où l’enjeu stratégique majeur.
Ainsi, comprendre la distinction entre le Point 1 d’origine sur le continent et le Point 1 adopté officiellement est essentiel pour analyser les enjeux géopolitiques et économiques liés aux ressources maritimes du Liban.
En 2007, lorsque le Liban a adopté le tracé maritime basé sur le « point 1 », beaucoup avaient alerté sur une erreur technique majeure. L’armée libanaise ainsi que la société anglaise UKHO spécialisée dans le tracage de frontières maritimes internationales. Mais entre inertie politique, improvisation diplomatique et absence de volonté de corriger le tir, cette faute s’est transformée en engrenage géopolitique. Le pays se retrouve aujourd’hui affaibli, confronté à une cascade de revendications de ses voisins, qu’il a lui-même involontairement déclenchée.
Le premier choc est venu du tracé transmis à Chypre : plus de 3000 km² d’espace maritime potentiellement riche en ressources ont été concédés sans justification solide. Ce « cadeau involontaire » est devenu immédiatement un précédent. Ankara, au nom de Chypre Nord, s’est engouffrée dans la brèche en revendiquant au moins 2000 km² supplémentaires, arguant que la partie turque de l’île n’avait aucune raison d’être moins favorisée que la partie grecque. Ainsi, en une seule décision mal étudiée, Beyrouth s’est retrouvé pris dans un double conflit chypriote qui ne le concernait pas.
Israël, observant ce laxisme libanais, a recalculé sa propre stratégie. Si Beyrouth peut concéder 3000 km² à Chypre, pourquoi devrait-il se contenter des 1400 km² déjà gagnés grâce au point 1 ? Désormais, Tel-Aviv estime que le Liban a ouvert la porte à une renégociation totale et pourrait exiger encore plus que ce qui avait été obtenu en 2007.
La Syrie, à son tour, a suivi la logique du précédent. Damas considère que si le Liban a offert sans contrepartie des espaces à Chypre et à Israël, rien ne justifie qu’il ne puisse pas revendiquer lui aussi une part plus importante au nord. Le Liban se retrouve donc encerclé par quatre voisins qui utilisent sa propre erreur comme argument de revendication.
Pris dans cette spirale, le pays assiste à une érosion continue de son espace maritime. Chaque concession, même involontaire, devient un argument pour la suivante. L’incapacité des responsables libanais à corriger l’erreur initiale transforme une simple imprécision technique en crise structurelle.
Le paradoxe est d’autant plus frappant que la justification invoquée depuis des années — la nécessité d’avancer rapidement pour exploiter le gaz et le pétrole — ne tient pas face à la réalité du terrain. TotalEnergies a rappelé qu’aucune production n’est possible avant au moins six ans, le temps d’explorer, de forer, d’évaluer et de construire des plateformes offshore. Ce qui devait être une course contre la montre s’avère en fait un marathon que le Liban ne maîtrise pas.
À cela s’ajoute un obstacle politique majeur que peu osent aborder frontalement : la présence des armes du Hezbollah. Les chancelleries occidentales, tout comme le Qatar, estiment qu’aucune exploitation à grande échelle ne peut débuter tant que l’État libanais n’a pas autorité pleine sur son territoire et ses décisions stratégiques. En d’autres termes, même si le Liban corrigeait demain le point 1, rien ne garantirait l’accès rapide à ses ressources.
Résultat : tout est bloqué. Les frontières maritimes restent contestées, les opportunités énergétiques s’éloignent, et l’erreur du point 1 continue d’empêcher toute sortie de crise. Le Liban, par refus de reconnaître un mauvais choix, s’est retrouvé de Charybde en Scylla — glissant d’un faux pas technique vers un piège diplomatique dont il semble aujourd’hui incapable de s’extraire.
Sitographie :
Voici un résumé du rôle du United Kingdom Hydrographic Office (UKHO) dans la délimitation des eaux maritimes du Liban — ce qu’il a fait, ses recommandations, et pourquoi c’est important pour le Liban aujourd’hui.
Qui est l’UKHO
• L’UKHO est l’agence britannique chargée de fournir des données hydrographiques et géospatiales marines, des cartes nautiques et des services pour la marine, les armateurs et les États maritimes. Wikipédia+1
• Ces cartes et données servent — entre autres — à définir les côtes, la ligne de base à partir de laquelle sont mesurées les eaux territoriales, la zone économique exclusive (ZEE), et les autres droits maritimes. Nations Unies+1
Ce que l’UKHO a fait pour le Liban
• En 2009–2010, l’UKHO a fourni des cartes nautiques utilisées comme base pour la délimitation de la côte sud du Liban. Les cartes concernées : Admiralty chart n° 2634 (Beirut–Gaza) et n° 183 (Ra’s at Tin–Iskenderun). الجيش اللبناني+2American University of Beirut+2
• À la demande du gouvernement libanais, l’UKHO a mené une étude d’évaluationde la délimitation maritime faite en 2009 (notamment la ligne proposée pour la ZEE). LCPS+2Ici Beyrouth+2
• Dans son rapport, l’UKHO a proposé deux options pour la frontière sud-maritime du Liban. La seconde — dite « ligne 29 » — aurait accordé au Liban environ 1 430 km² supplémentaires par rapport à la ligne utilisée jusque-là (la « ligne 23 »). LCPS+2The National+2
Pourquoi c’est important (et controversé)
• Si la ligne 29 avait été adoptée, cela aurait donné au Liban une zone maritime sensiblement plus large — ce qui est crucial pour ses droits d’exploration des ressources offshore (gaz, pétrole, etc.). Fondation pour la Recherche Stratégique+2Orient XXI+2
• Mais — malgré cette recommandation — le gouvernement n’a jamais officiellement soumis la ligne 29 à l’Organisation des Nations unies. À la place, en 2011, le Liban a déposé un décret (Décret 6433) reprenant la ligne 23 comme position officielle. The Policy Initiative+2LCPS+2
• Certains experts et militaires libanais considèrent que cette omission a privé le pays de centaines — voire milliers — de km² potentiels, ce qui a alimenté la contestation dans le cadre des négociations maritimes avec Israël. Orient XXI+2American University of Beirut+2
Conclusions & statut actuel
• Le travail d’UKHO fournit la base technique et cartographique sur laquelle le Liban peut asseoir des revendications maritimes.
• Toutefois, la recommandation d’extension (ligne 29) n’a jamais été adoptée officiellement — ce qui a réduit le poids du pays dans les négociations.
• Aujourd’hui, la délimitation maritime reste un enjeu stratégique pour l’exploitation des ressources offshore du Liban (gaz, pétrole) — et le travail de l’UKHO reste un élément de référence souvent évoqué dans les débats.
Voici un schéma géographique réaliste — dans la mesure des cartes disponibles publiquement — illustrant la différence entre la revendication « ligne 29 » et la ligne officiellement adoptée pour la mer / ZEE du Liban par rapport à Israël (et — de façon pertinente — l’espace de Chypre).
Ce que montre la carte
• La côte libanaise au nordest de la Méditerranée, le point sudouest de Ras Naqoura (frontière terrestre avec Israël) comme point de départ.
• La délimitation maritime officiellement utilisée — c’estàdire la ligne « de compromis » entre Liban et Israël (souvent appelée « ligne 23 » dans le cadre des négociations) — tracée selon les coordonnées déposées à l’ONU en 2010. timesofisrael.com+2marineregions.org+2
• La zone revendiquée par le Liban comme « ligne 29 » (ou en tout cas une ligne plus ambitieuse que la ligne officielle), telle que défendue par l’armée libanaise et des études (notamment selon l’interprétation d’un tracé plus favorable à la ZEE libanaise). L’Orient Today+2trt.global+2
• La « zone perdue » — c’estàdire la surface maritime supplémentaire que le Liban aurait pu revendiquer (et exploiter) si la ligne 29 avait été adoptée. Cette zone correspond à l’écart entre la ligne 29 et la ligne officiellement retenue. trt.global+2globalsecurity.org+2
• Également, l’impact — sur la répartition des zones maritimes — visàvis d’Israël etde Chypre, puisque la délimitation libanochypriote et israélochypriote est influencée par ce tracé. marineregions.org+2UNDP+2
Données & enjeux visibles
• La zone litigieuse (ou « potentiellement revendiquable » dans la ligne 29) est estimée — dans certains analyses — à l’ordre de ≈ 1 430 km² supplémentaires par rapport à la ligne officielle. trt.global+2globalsecurity.org+2
• Selon des sources, l’accord officiellement adopté en 2010/2011 par le Liban (mais sans ratification définitive dans certains cas) partait du point de Ras Naqoura et s’étend jusqu’au point 23 (dans la carte soumise à l’ONU). marineregions.org+2marineregions.org+2
• Cependant, cette délimitation a été contestée — le Liban la juge sousestimée — notamment en ce qui concerne les futurs potentiels de gaz et pétrole offshore (ex : champs comme Karish, ou le zonage revendiqué comme lui appartenant). trt.global+1






