Le conflit entre Israël et le Hezbollah s’intensifie, avec des vagues de frappes aériennes israéliennes touchant le sud de Beyrouth, le sud du Liban, ainsi que des régions à l’est du pays. Lundi soir, l’armée israélienne a demandé aux habitants de certaines parties du sud de Beyrouth d’évacuer, une mise en garde suivie presque immédiatement par des frappes, provoquant de lourdes pertes humaines et des dégâts considérables aux infrastructures.
Frappes près de l’hôpital universitaire Rafik Hariri : un enfant parmi 13 morts
Dans l’un des incidents les plus meurtriers, des frappes israéliennes ont touché des zones proches de l’hôpital universitaire Rafik Hariri, le plus grand hôpital public du Liban, situé à quelques kilomètres du centre-ville. Le ministère de la Santé libanais a confirmé que 13 personnes, dont un enfant, avaient été tuées.
Le bilan initial de quatre morts a été révisé à la hausse alors que les secours continuaient de retrouver des corps. 57 personnes ont également été blessées, dont sept dans un état critique. Les frappes ont détruit plusieurs bâtiments situés face à l’hôpital, causant des dégâts importants à celui-ci, alors que les habitants du quartier de Jnah, proche de l’hôpital, n’avaient reçu aucun ordre d’évacuation.
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Victimes dans le district d’Ouzai et ciblage des équipes de secours
Dans le district densément peuplé d’Ouzai, au sud de Beyrouth, trois personnes ont été tuées et de nombreux autres blessés lors de frappes israéliennes lundi soir. Ce quartier, principalement affilié au Hezbollah, n’avait pas encore été directement visé avant cette attaque.
Par ailleurs, les équipes de secours ont elles aussi été prises pour cible. En 24 heures, quatre secouristes ont été tués, dont trois paramédics liés au Hezbollah et un affilié au mouvement Amal. Ces frappes contre des travailleurs humanitaires ont été dénoncées par les autorités libanaises.
Frappes près de la frontière entre le Liban et la Syrie
Israël a poursuivi ses frappes sur les passages frontaliers entre le Liban et la Syrie, ciblant mardi le poste de Jdeidet Yabous, laissant un deuxième grand cratère sur l’autoroute. Cela fait suite à une attaque précédente le 5 octobre sur le passage de Masnaa, qui avait bloqué l’autoroute et empêché les véhicules de traverser vers la Syrie. L’armée israélienne accuse le Hezbollah d’utiliser ces passages pour transporter du matériel militaire en provenance de Syrie.
Riposte du Hezbollah et tirs de roquettes
En réponse à l’escalade des frappes israéliennes, le Hezbollah a lancé des roquettes vers le centre et le nord d’Israël. Des sirènes d’alerte ont retenti dans certaines des zones les plus peuplées d’Israël, alors que les roquettes visaient des positions israéliennes à Tel Aviv et Haïfa, ainsi qu’une base navale. L’armée israélienne a confirmé avoir frappé une base navale du Hezbollah dans le sud de Beyrouth en représailles.
Affrontements à la frontière
La frontière entre le Liban et Israël reste sous haute tension. Le Hezbollah a affirmé avoir touché un char israélien Merkava mardi près du village libanais de Taybeh, au sud du pays. Le groupe a également déclaré avoir repoussé une tentative d’infiltration israélienne, provoquant des affrontements avec les troupes israéliennes.
Evacuations et frappes près de Tyr
Dans le sud du Liban, Israël a frappé des zones proches de la ville de Tyr après avoir lancé des avertissements d’évacuation. Les frappes ont visé Al-Hawsh, au sud de la ville, où des colonnes de fumée ont été aperçues après les bombardements.



