vendredi, février 20, 2026

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Escalade en Syrie : les milices irakiennes soutenues par l’Iran déployées pour soutenir Assad

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La guerre en Syrie connaît une nouvelle intensification alors que des milices irakiennes soutenues par l’Iran sont mobilisées pour appuyer la contre-offensive du gouvernement syrien. Cette mobilisation intervient après une avancée surprise des insurgés, menés par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham, qui ont pris le contrôle de la plus grande ville du pays, Alep.

Offensive des insurgés et riposte gouvernementale

La semaine dernière, les insurgés ont lancé une attaque coordonnée sur Alep, s’étendant au sud vers les campagnes d’Idlib et de Hama. En réponse, les forces gouvernementales ont établi une ligne défensive fortifiée dans le nord de Hama. Les frappes aériennes syro-russes se sont intensifiées, ciblant les positions rebelles principalement dans les provinces d’Idlib et de Hama.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé en Grande-Bretagne, des milices irakiennes soutenues par l’Iran ont renforcé le front gouvernemental. Environ 200 combattants irakiens, transportés sur des pickups, ont franchi le passage stratégique de Bou Kamal dans la nuit de dimanche à lundi pour se déployer à Alep et soutenir la contre-offensive.

Soutien iranien renforcé à Assad

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré dimanche à Damas le président syrien Bachar al-Assad, réaffirmant le soutien total de l’Iran. « J’ai clairement annoncé le soutien total au président Assad, à son gouvernement, à son armée et à son peuple par la République islamique d’Iran », a déclaré Araghchi. Il s’est ensuite rendu à Ankara, où il a tenu des discussions avec la Turquie, principal soutien des rebelles.

Depuis le début du conflit en 2011, l’Iran s’est positionné comme l’un des principaux alliés politiques et militaires de la Syrie. Téhéran a déployé des conseillers militaires ainsi que des forces pour renforcer le régime d’Assad dans sa lutte contre l’opposition armée.

Crise humanitaire dans le nord

Le conflit a provoqué une crise humanitaire majeure, en particulier dans les zones de combats. À Tel Rifaat, des milliers de Kurdes ont fui après que des rebelles soutenus par la Turquie ont pris le contrôle de la ville, auparavant sous l’administration des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis. Les FDS, après s’être en grande partie retirées, ont demandé l’ouverture d’un corridor humanitaire pour permettre l’évacuation sécurisée des civils vers des zones contrôlées par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Dans la province d’Idlib, au moins dix civils ont été tués par des frappes aériennes russes et syriennes, selon les Casques blancs opérant dans les zones tenues par l’opposition. Les victimes incluent des femmes et des enfants, témoignant une fois de plus du lourd tribut payé par les populations civiles dans ce conflit.

Réactions internationales

Le Kremlin a exprimé son soutien continu à Bachar al-Assad malgré les récents revers militaires subis par son gouvernement. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré : « Nous continuons bien sûr à soutenir Bachar al-Assad et analysons la situation pour déterminer les mesures nécessaires à la stabilisation. » Cette déclaration souligne l’engagement persistant de Moscou en faveur du régime syrien.

Par ailleurs, la mobilisation des milices irakiennes soutenues par l’Iran met en évidence l’implication croissante de Téhéran dans ce conflit complexe. Ces mouvements pourraient aggraver davantage les tensions régionales, notamment avec la Turquie, qui soutient les rebelles syriens.

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Newsdesk Libnanews
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